Figures Intimes de Corot
Bien sûr, je vais encore au Musée ! Moins qu'avant parce que je suis très snob et que la Culture n'étant pas pour les veaux, je déteste les hordes qui se pressent aux expos !
Je plaisante, copains, copines ! Enfin... à moitié ! Si vous n'avez pas vu les masses de visiteurs du monde entier aux guichets du Louvre, vous ne pouvez imaginer !... Difficile en effet d'accepter de se faire bousculer et marcher sur les pieds pour voir un tableau, quand ce n'est pas devoir attendre que la foule du premier rang veuille bien ranger sa tablette pour apercevoir un morceau de toile... Je vous jure que c'est vrai ! Et quel besoin de photographier l'oeuvre alors que sur le net, on va trouver la tableau désiré, photographié par des spécialistes, qui plus est... Sinon, bien sûr, La Culture... c'est pour tous !
Donc, j'aime les petits musées, les expos tranquilles où on a le temps de s'attarder, regarder, revenir, arpenter les salles deux ou trois fois, histoire de découvrir des détails...
Ce fut le cas, début juillet, au Musée Marmottan-Monet.
*** Je vous le dis tout de suite, l'exposition a été prolongée jusqu'au 22 Juillet. Parisiens, Franciliens, touristes, vous pouvez encore y aller !
Pourquoi "Figures intimes" ?
Parce que l'exposition est consacrée à une part "secrète" de son œuvre, les peintures de figures. Jean-Baptiste Corot (1796-1875) n'a pas réalisé ces figures pour les exposer. Il portraiturait ses proches ou ses amis ou les enfants de ses amis pour leur offrir en cadeau. Plus tard, lors de voyages, il s'exerça à croquer des personnages typiques et pittoresques, faisant poser ses modèles, mais n'envisageait pas de les vendre. Il s'agit plutôt d'études, dont il était parfois très fier et qu'il montrait volontiers à ceux qui venaient lui rendre visite, à son atelier.
Comme son premier nu, peint à Rome, en 1842., alors qu'il était déjà reconnu comme un grand peintre paysagiste.
Jean-Baptiste Camille Corot - Marietta ou l'Odalisque romaine -1843
Paris, Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
Elles n'en sont sorties qu'après sa mort pour être vendues, souvent à des collectionneurs américains. En revanche, les musées français possèdent peu de figures de Corot Cette part de l'œuvre a été connue quand 23 figures ont été présentées au Salon en 1909, plus de 30 ans après sa mort.
Jean Baptiste Camille Corot - Madame Marie-Louise Laure Sennegon, (1816-1835),
soeur de Claire, plus tard Madame Philibert Baudot, nièce de l'artiste - 1831
Paris, Musée du Louvre, département des Peintures.
Jean-Baptiste Camille Corot - Portrait de Claire Sennegon, (1821 -?) nièce de l'artiste, future Madame Charmois" - 1837
Paris, musée du Louvre, département des Peintures
Jean-Baptiste Camille Corot - Le moine italien, assis, lisant -vers 1826-1828
Albright-Knox Art Gallery, Buffalo, USA
Jean-Baptiste Camille Corot - La Moissonneuse tenant sa faucille, la tête appuyée sur la main -1838
Boston, Boston Museum of Fine Arts
Jean-Baptiste Camille Corot - La Femme à la perle - vers 1868-1870
Paris, musée du Louvre, département des Peintures
Jean-Baptiste Camille Corot - La Jeune Grecque - vers 1868-1870
Shelburne (Vermont), Shelburne Museum .
Jean-Baptiste Camille Corot - Zingara au tambour basque - vers 1865-1870
Paris, musée du Louvre, département des Peintures
Jean-Baptiste Camille Corot - Le moine au violoncelle- 1874
Kuntshalle de Hambourg
Ce serait l'ultime oeuvre du peintre dont on a dit, parfois, qu'il s'était représenté lui-même.









