On dirait Les Buissonnets...
Serguei Toutounov
Vous est-il arrivé d'avoir ce sentiment puissant et fort, violent et bouleversant, ce désir d'y être encore juste un instant ?...
Le petit banc de pierres de lundi m'a ramenée à ce coin de ma maison d'enfance, celle du jardin dans la ville.
Les toiles de Serguei Toutounov et les aquarelles de Jill Stefani Wagner ont évoqué pour moi Les Buissonnets, la maison de mon père héritée de sa mère. Ma maison de campagne, au coeur d'un hameau - Les Buissonnets - de deux douzaines d'âmes où j'ai vécu des heures libres et des jours enchantés. La maison paternelle, un nid, un refuge où j'ai toujours mieux dormi qu'ailleurs, veillée sans doute par La Grenadière, la grand-mère que je n'ai pas connue...
J'en ai souvent parlé sur ce blog. Certains diront qu'on enjolive son enfance. Mais je dis non. J'ai vraiment eu la chance d'apprécier ce que j'avais. Cette maison qui était pour moi celle des fins de semaines et des vacances au coeur de la nature, libre alors d'aller vagabonder au fond du pré, ou à travers champs, ou encore sur la colline, ou bien au coeur des bois... Je ne m'y sentais pas si solitaire, accompagnée de mes amis imaginaires puis, plus tard, des poètes et auteurs qui soulignaient de leurs mots la moindre de mes aventures, au pays de mes aïeux.
Serguei Toutounov
Aux Buissonnets (photo)
Jill Stefani Wagner
Les Buissonnets (photo)
Serguei Toutounov
Et même l'heure du goûter, avec la brioche achetée à Combronde,
le thé à la bergamote et la confiture maison,
dans le salon, derrière la fenêtre fleurie,
au frais l'été,
dans la chaleur de l'âtre à l'automne...
Ma Caro, à son tour, a , elle aussi, beaucoup aimé Les Buissonnets...
Trent Gudmundsen

Les Buissonnets - printemps 1968
Une maison si souvent emplie d'amis, la maison des fêtes de famille,
la maison des "cousinades" d'aujourdhui.






