Le sapin est là !
Pas chez moi !
Celui-ci est un peu trop grand pour un appartement, à la rigueur un jardin...
Il sagit du sapin placé sur le parvis de Notre-Dame généreusement offert par... la Russie ! Le coût de l'arbre ayant doublé cette année, le Recteur de Notre-Dame, Mgr Jacquin avait fait appel à des mécènes et c'est Moscou qui a répondu.
Sur le parvis, vous avez peut-être remarqué des lignes plus claires parmi les pavés
Au Moyen-Age le parvis était beaucoup plus petit et devant la Cathédrale était construit tout un quartier avec maisons en bois de petite taille, échoppes, auberges, fontaine et bien sûr lacis de ruelles et même église !
"Le Parvis, où se trouvait jadis l'échelle patibulaire de l'évêque et la statue du Grand Jeûneur, était bien plus étroit qu'aujourd'hui et encombré de boutiques. A l'époque de la Révolution, la place était limitée au nord par les vieilles maisons de la rue Saint-Christophe, au midi par les bâtiments de l'Hôtel-Dieu qui ont disparu vers 1882, au couchant par l'hospice des Enfants-Trouvés. C'était à peu près le quart de la surface actuelle. Le Parvis actuel est formé de l'ancien Parvis et de la rue Neuve-Notre-Dame construite en 1163 par Maurice de Sully. Cette rue s'appela jadis rue Sainte-Geneviève-des-Ardents, à cause de la chapelle qui, placée en face de la cathédrale, devint Notre-Dame-la-Petite, ou des Miracles. Cette chapelle fut érigée en paroisse en 1132 et démolie en 1745. Sur son emplacement s'éleva un hôtel qui devint l'hospice des Enfants-Trouvés. Cet hospice, édifié par Boffrand en 1748, servit aux Enfants-Trouvés jusqu'en 1838, époque où ils furent transférés rue d'Enfer, puis devint le Bureau central des Hôpitaux jusqu'à sa démolition en 1877. La rue Neuve Notre-Dame, dite de la Raison en 1793, disparut en 1865. Au sud du Parvis se trouve la statue de Charlemagne, oeuvre du sculpteur Louis Rochet, qui figura aux expositions de 1867 et de 1878 et ne fut inaugurée officiellement qu'en 1882."
Cela resta ainsi jusqu'au XVIIème siècle où il fut agrandi, puis au cours du temps plusieurs fois remodelé.
Et puisque nous sommes une nouvelle fois devant Notre-Dame, admirons...
comme ces jeunes nonnettes...
un autre portail de la Cathédrale, Le Portail Ste Anne, qui célèbre la mère de la Vierge Marie.
Sur le trumeau, St Marcel, évêque de Paris
De gauche à droite : Elie, la veuve de Sarepta, Salomon et St Pierre
St Paul, David, La (les) Sybille(s) "prophètes" du Christ et Isaïe
Scènes de la vie de Ste Anne et de la Vierge
Vierge en Majesté
Dans la brume et sous le fin crachin de l'automne parisien, traversons la Seine.
Nos pas vont nous mener vers d'agréables abris
aux nourritures savantes
et suaves !
Heure Bleue, c'est ouvert !
Les petits choux sont toujours délicieux.
Et de l'étage on a une très belle vue sur Notre-Dame et St Julien le Pauvre.
Paris, 26 novembre 2014

















