Goya, à la Pinacothèque
Enfin voici le dernier volet (dernier pour nous, mais en fait le second dans la chronologie) de la Trilogie des Peintres témoins de leur temps. (1746-1828)
"Le rôle officiel de Goya auprès de la cour et les opinions personnelles de l'artiste sur quelques-unes des problématiques fondamentales de cette période troublée lui confèrent une importance toute particulière pour le sujet que nous abordons. Le choix des thèmes ainsi que le traitement graphique ou esthétique appliqués font de Goya l'un des inventeurs de la modernité. Cette modernité n'a pu naître que par l'approche contemporaine que l'artiste avait de son époque : cette volonté de dénoncer et de s'insurger contre son temps a obligé Goya à des choix esthétiques violents, lui conférant un rôle majeur dans l'histoire de l'art." (...)
(Marc Restellini)
La surprise de cette exposition est qu'elle montre la quasi totalité des gravures (eaux-fortes et aquatintes) de Goya. Mais, attention, claustrophobes et nerveux s'abstenir, de même que les âmes sensibles car les salles sont en sous-sol et peu éclairées, les gravures sont innombrables et les sujets ... plutôt violents. Nous sommes contentes de l'avoir gardé pour la soirée !
La tauromachie (Tauromaquia) 1815-1816
Les caprices (Caprichos) 1799
Série de 80 gravures satiriques de la société espagnole du XVIIIème siècle, particulièrement du clergé (période de l'Inquisition) et de la noblesse, mais aussi de l'éducation et la maltraitance des enfants, des vices humains (défense des prostiuées), de la médecine (Goya avait été très malade, proche de la mort, en était revenu sourd, avec une mauvaise vue et des problèmes d'équilibre). Goya tenta de les vendre mais effrayé par l'Inquisition, les offrit au Roi (1803) en échange d'une pension pour son fils Javier.
Ils se refont une beauté !
Les gnomes
Belle Maîtresse !
Si, il a cassé le pot !
Les désastres de la guerre (1810)
Goya montre en 82 gravures, entre 1810 et 1815, ce qu'on ne peut qu'imaginer alors lorsqu'on est loin des champs de bataille : les atrocités des Guerres, (napoléonniennes, Indépendance de l'Espagne, Restauration). Nous, qui avons reportages, films, etc, nous nous épargnerons ces visions...
Con razón o sin ella
Lo mismo
Quel courage !
Madre infeliz
Elles ne veulent pas.
Là, je n'ai pas le temps
Charretées pour le cimetière
Les portraits de cour (à partir de 1775)
Portrait de Carlos III en chasseur - 1787-88
Portrait de Carlos IV - 1788
Portrait de Fernando VII - 1814
La marquesa Viuda de Villafranca - 1795
Carton pour tapisseries, salle à manger du Prince des Asturies au Palais du prado
La Maja y los embozados -1776-78 (La jeune élégante et les masques)
Un univers assez cruel donc, illuminé de petits tableaux plus enjoués (mes préférés, évidemment) :
Jeux d'enfants -1776-1785 (toiles peintes ou carons pour tapisseries)
Enfants jouant à saute-mouton
Enfants jouant à la balançoire
Enfants jouant aux soldats
Enfants jouant au taureau
Enfants se chamaillant pour des chataîgnes
Enfants cherchant des nids
La balançoire (carton pour tapisserie)




































