Dali
ne fait pas mes délices, aujourd'hui.
J'aime pourtant depuis longtemps cet extravagant, psychédéliquement tonitruant, génialissimement débordant les toiles et les écrans. Un surréaliste foisonnant...
C'est dire si j'étais contente du rendez-vous au Centre Pompidou !
Photo LeFigaro
Et bien je fus déçue.
Non pas du peintre, évidemment. Dali reste toujours délicieusement Dali. Mais de la queue, de la foule, du bruit, de l'espace, de la mise en scène... Trop, c'est trop !
Je n'aime pas l'espace d'exposition à Beaubourg, trop grand. Les salles immenses où s'engouffrent les visiteurs qui se collent en ventouse ensuite aux oeuvres, ceux qui prennent tout en photo avec leur téléphone, les troupeaux avec audio-guide,... Les rares sièges pris d'assaut et lorsqu'enfin vous pouvez poser une fesse sur le bloc de béton mis à votre disposition, la cohue vous donne vite le tournis ! Ajoutez les divers écrans animés, les phrases du "Maître" ressassées à perpétuité et à haut niveau sonore pendant votre expédition et tout le plaisir est gâché !
Ces oeuvres, vous comprenez, il faut les goûter, se délecter des infimes et infinis détails que l'oeil découvre en scrutant la toile. Le "gros" vous saute à la figure, la difformité des déformations, les couleurs, car Dali est un peintre gai, le titre de l'oeuvre qui vous attire, vous surprend, vous accroche. Donc il faut rester scotché longtemps devant un tableau. Et là, c'est impossible. La masse des curieux, bien sûr, mais l'abondance, aussi ! Car c'est une exposition riche, vaste, avec des oeuvres connues et sublimes.
Mais bon, ce n'était pas le bon jour, la bonne heure!...
J'y retournerai sans doute, après 18 heures de préférence.
Pour le moment je reste sur le plaisir d'avoir partagé cette exposition avec ma nièce Caro et d'avoir revu avec elle le film "Un Chien andalou" que Dali a réalisé avec Buñuel, cauchemar éveillé surréaliste, présenté dans l'exposition.
Dali - Autoportrait au cou raphaëlesque - c. 1921. huile sur toile, 40,5x53 cm. Fundaciò Gala-Salvador Dali, Figuerès
Dali - Le Grand masturbateur (visage du Grand Mastubateur) - 1929, huile sur toile 110x150 cm, Museo Nacional Centre de Arte Reina Sofia, Madrid
Dali - Le spectre du sex-appeal - c.1934, huile sur bois, 17,9x13,9 cm, Fundaciò Gala-Salvador Dali, Figuerès
Dali - Enfant géopolitique observant la naissance de l'homme nouveau - 1943. huile sur toile, 45,5 x 50 cm, Salvador Dali Museum, St Petersburg (Fla)
Dali - L'énigme sans fin - 1938, huile sur toile, 114,5x146,5, Museo Nacional Centre de Arte Reina Sofia, Madrid
Dali - Construction molle avec pois bouillis - Prémonition de la Guerre civile - 1936, huile sur toile, 99,9x100 cm, Philadelphia Museum of Art, Philadelphie, Collection louise et Walter Arensberg.
Dali - La Tentation de Saint Antoine - 1946, huile sur toile, 89,5x119,5, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles
Dali - Dormeuse, Cheval, Lion invisibles - 1930, huile sur toile, 52x30 cm, Collection particulière
Dali - Le grand paranoïaque -1936 - huile sur toile, 62 X 62cm - Musée Boymans-van Beuningen, Rotterdam
Dali - L'ascension du Christ - 1958, huile sur toile, 115x123 cm, Collection Pérez Simón, Mexico
Dali - Portrait de mon frère mort - 1963, huile sur toile, 175x175 cm, Salvador Dali Museum, Saint Petersburg (Fla)
Deux cents oeuvres exposées. A voir, sans aucun doute.
Mais préférez les nocturnes !













