Edward au Grand Palais
Il est là, il était temps !
Lui qui a passé quelques années d'études dans l'atelier d'Henri Robert à Paris n'avait jamais eu un tel hommage en France. Et pour cause : ses oeuvres sont restées essentiellement aux USA !
Mais QUI ? Mais Où ?
Le fabuleux HOPPER, bien sûr. Au Grand Palais, comme je l'ai dit dans le titre !
Edward Hopper (1882 - 1967) Autoportrait 1925-1930
Hopper a appris le dessin à New York (1900) mais aussi en partie en France (trois séjours en 1906, 1909 et 1910).
Edward Hopper - Couple buvant - 1906-1907 - aquarelle, crayon et Conté sur papier, 34,3x50,2cm, Whitney Museum of American Art, New York City, Legs de Josephine Hopper
Edward Hopper - Escalier au 48 Rue de Lille, Paris 1906, Whitney Museum of American Art
Edward Hopper - Dories in a Cove (Maine) - 1914. Whitney Museum of American Art, New York. Heirs of Josephine N. Hopper
Ses oeuvres de jeunesse n'ayant pas eu l'heur de plaire, il trouva un travail alimentaire en tant qu'illustrateur, dessinateur publicitaire puis graveur (1905-1925)
Edward Hopper - Couverture du livre de Victor Hugo, couvertures magazines
Edward Hopper. Night Shadows, 1921. Gravure, 17,5 x 21 cm. Philadelphia Museum of Art : Purchased with the Thomas Skelton Harrison Fund, 1962 © Philadelphia museum of art
En 1924, lors d'un séjour à Gloucester (Nouvelle Angleterre), il peint, en utilisant l'aquarelle, de nombreuses maisons victoriennes, à sa manière originale et lumineuse.
Edward Hopper, House at the Fort, Gloucester, 1924. Watercolor, 33.9 x 49.6 cm. Museum of Fine Arts, Boston, Massachusetts.
Edward Hopper - Two Lights Village - 1927 - aquarelle sur papier, Fitchburg Art Museum, Massachusetts
Son style changea peu depuis cette date car il a toujours affectionné les angles particuliers, l'ombre et la lumière.
Edward Hopper - Maison de Hodgkin , Cape Ann , Massachusetts, 1928. Huile sur toile, 71,1 x 91,4 cm. Collection privée
Le succès est venu à la fin des années 20 et Hopper a enfin pu n'étudier que ce qui l'intéressait le plus : la lumière, la somptueuse lumière rasante du petit matin ou du soir.
De ces tableaux on ne retient que celle-ci et donc, les ombres dérangeantes. On cherche les personnages, énigmatiques, simples et mystérieux comme chacun, solitaires et pensifs bien souvent. En attente d'un événement terrible ou dans un après irrémédiable. Un instant d'intense conscience. Le regard est happé par la fenêtre et la lumière, la lumière envahit l'espace, sublimant maisons, objets, paysages... Il est important d'examiner lentement un tableau de l'artiste, un peu comme le mouvement d'une caméra pour la création d'un film. D'ailleurs, on sait à quel point il a inspiré le cinéma avec ses angles de vue et sa mise en lumière fantastiques.
Edward Hopper - Apartment Houses - Maison de rapport, 1923, huile sur toile, 61 x 73,5 cm1923 - Collection privée
Edward Hopper, Room in New York, 1932. Huile sur toile, 74,4 x 93 cm. Sheldon Museum of Art, University of Nebraska – Lincoln, UNL-F.M. Hall Collection © Sheldon Museum of Art
Edward Hopper, Cape cod evening. 1939. Huile sur toile 76,8 x 101,6. Washington, national Gallery of art
Edward Hopper - Summer in the City - 1949. Collection privée
Edward Hopper, Morning Sun, 1952, huile sur toile, Columbus Museum of Art, Ohio
Edward Hopper - Summetime - 1943 Huile sur toile, Delaware, Art Museum of Wilmington
Edward Hopper, South Carolina Morning, 1955 – Huile sur toile, 76,2×101,6 cm – New York, Collection of Whitney Museum of American Art
Edward Hopper - Hotel près d'un chemin de fer - 1952 - Collection privée
Edward Hopper Four Lane road, 1956, Huile sur toile, 69,8 x 105,4 cm. Collection privée
Edward Hopper - New York office, 1962. Huile sur toile, 101,6 x 139,7. Montgomery, Alabama, Musée des beaux-Arts.
La fin de l'exposition est vraiment surprenante, Hopper touchant à l'abstraction et à l'essentiel.
Edward Hopper - An empty room (une chambre vide)- 1963 huile sur toile. Collection privée
Et le dernier tableau de l'artiste, un clin d'oeil, un véritable adieu.
Edward Hopper - Deux Comédiens - 1965. Huile sur toile, Collection particulière
Le peintre et son épouse Joséphine, son unique modèle, tirent leur révérence. En fantômes légers, ils vont disparaître du devant de la scène.
Fondu noir et le mot FIN.
Edward HOPPER
Grand Palais
jusqu'au 28 janvier 2013




















