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7 août 2008

A ma fille

 

William_Bouguereau
William Bouguereau

qui vient de me donner le doux nom de grand-mère, ce poème :

 

 

AUX PETITS ENFANTS

 

(Alphonse Daudet (1840, 1897) - écrit en 1858)

Ouvrage Les Amoureuses

 

 Enfants d’un jour, ô nouveau-nés,

Petites bouches, petits nez,

Petites lèvres demi-closes,

Membres tremblants,

Si frais, si blancs,

Si roses ;

 

Enfants d’un jour, ô nouveau-nés,

Pour le bonheur que vous donnez

A vous voir dormir dans vos langes,

Espoirs des nids,

Soyez bénis,

Chers anges !

 

Pour vos grands yeux effarouchés

Que sous vos draps blancs vous cachez.

Pour vos sourires, vos pleurs mêmes,

Tout ce qu’en vous,

Etres si doux,

On aime ;

 

Pour tout ce que vous gazouillez,

Soyez bénis, baisés, choyés,

Gais rossignols, blanches fauvettes !

Que d’amoureux

Et que d’heureux

Vous faites !

 

Lorsque sur vos chauds oreillers,

En souriant vous sommeillez,

Près de vous, tout bas, ô merveille !

Une voix dit :

« Dors, beau petit ;

Je veille. »

 

Cest la voix de l’ange gardien ;

Dormez, dormez, ne craignez rien ;

Rêvez, sous ses ailes de neige :

Le beau jaloux

Vous berce et vous

Protège.

 

Enfants d’un jour, ô nouveau-nés,

Au paradis, d’où vous venez,

Un léger fil d’or vous rattache.

A ce fil d’or

Tient l’âme encor

Sans tache.

 

Vous êtes à toute maison

Ce que la fleur est au gazon,

Ce qu’au ciel est l’étoile blanche,

Ce qu’un peu d’eau

Est au roseau

Qui penche.

 

Mais vous avez de plus encor

Ce que n’a pas l’étoile d’or,

Ce qui manque aux fleurs les plus belles :

Malheur à nous !

Vous avez tous

Des ailes.

 


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Commentaires
L
beaucoup de bonheur pour toute ta famille, et tu as raison d'être totalgaga!!!
Répondre
B
Que voilà une bien jolie façon de terminer la semaine. A bientôt
Répondre
M
"Une femme qui tenait un nouveau-né contre son sein dit : parle-nous des enfants.<br /> Il dit :<br /> Vos enfants ne sont pas vos enfants.<br /> Ils sont les fils et les filles du désir de la Vie pour elle-même.<br /> Ils passent par vous mais ne viennent pas de vous,<br /> Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.<br /> Vous pouvez leur donner votre amour, mais pas vos pensées.<br /> Car ils ont leurs propres pensées.<br /> Vous pouvez loger leurs coprs, mais pas leurs âmes.<br /> Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même en rêve.<br /> Vous pouvez vous efforcer d'être semblables à eux, mais ne cherchez pas à les rendre semblables à vous,<br /> Car la vie ne revient pas en arrière et ne s'attarde pas avec le passé.<br /> Vous êtes les arcs à partir desquels vos enfants, telles des flèches vivantes, sont lancés.<br /> L'Archer vise la cible sur la trajectoire de l'infini, et Il vous courbe de toutes ses forces afin que les flèches soient rapides et leur portée lointaine.<br /> Puisse votre courbure dans la main de l'Archer être pour l'allégresse,<br /> Car de même qu'Il chérit la flèche en son envol, Il aime l'arc aussi en sa stabilité."<br /> RV devant le manège, une autre fois !<br /> (K. Gibran)<br /> <br /> Bisous,Mary-Claude
Répondre
H
Ce sera avec plaisir le thé cet hiver. Merci jeune grand-mère...
Répondre
L
Joli poème.Une belle aventure s'ouvre à toi.Aimer,choyer,s'occuper de l'enfant de son enfant,quelle bénédiction.Profites bien d'etre à ses cotés il y a tellement de grands parents qui n'ont pas la chance d'etre proche de leurs petits enfants.Encore félicitations!
Répondre
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