10 décembre 2018

Conte du lundi 133

     Je ne demandais qu'à m'évader de cette fureur et de ce bruit. Je voulais voir autre chose que cette marée humaine dans les rues... Non, que je ne compatisse mais j'ai toujours eu horreur de la foule et des cris. Alors, oui, j'avais envie d'espace et de silence... Guillaume était d'accord pour partir ; il n'avait qu'une peur, c'est que sa voiture flambe dans notre quartier. Quel idiot ! Notre coin est si tranquille... Et puis, prendre la bagnole, c'était vraiment, mais vraiment très bête, avec tous les barrages... [Lire la suite]
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03 décembre 2018

Conte du lundi 132

  i - Dorothée, veux-tu ôter cette moue de ta face ? Tu as eu la chance d'être élue pour saluer notre généreuse Comtesse Poupesco lors de sa venue annuelle à l'école. Tu feras la révérence et donneras la fleur blanche qu'elle attend. Tu ne peux pas porter de robe blanche parce que c'est sa couleur préférée et qu'elle veut être sans égale. Tu comprends ? D'autre part, aucune de tes camarades ne sera en blanc. Toutes, vous avez la tenue de classe offerte avec tant d'amour par notre mécène. Je te donne un court moment pour te... [Lire la suite]
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26 novembre 2018

Conte du lundi 131

    Bon, j'entends plus rien. J'espère qu'ils ne vont pas recommencer ! Sont durs à cuire ces zèbres ! Moi qui voulais avoir ma soirée tranquille, c'est raté. C'est toujours comme ça. Mais ceux-là, ils sont particulièrement coriaces. Deux affreux gamins qui ont réponse à tout. Si c'était mes frères, je leur en collerai bien une à chacun pour qu'ils aillent pleurer dans leur lit et s'endormir au milieu des larmes. Rien à faire. J'aime pas les gosses. Enfin, ceux-là. C'est pas les miens. Moi, je crois que j'en aurai... [Lire la suite]
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19 novembre 2018

Conte du lundi 130

      Voici l'heure où commence l'histoire de Germaine Malorthy, du bourg de Terninques, en Artois. Histoire tragique, comme vous le savez, intense et brève... Germaine Malorthy n'avait jamais fait parler d'elle. C'était une jeune fille gentille, assez jolie, qui avait grandi tranquillement à Terninques. La dernière d'une fratrie de treize enfants. Bien sûr, ils n'étaient pas bien riches, les Malorthy. Ils trimaient dur dans leur ferme, par goût et pas nécessité, ce qui ne les empêchait pas de garder un oeil sur... [Lire la suite]
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12 novembre 2018

Conte du lundi 129

    Bonjour, moi c'est Arlette, je suis gardienne.  C'est pas une tare d'être gardienne. On peut même choisir d'être gardienne ; c'est ce que j'ai fait. Ben oui, gardienne, je dis bien ; j'ai horreur qu'on dise concierge. Avec concierge, y'a tous les trucs qui vont avec : les ragots, la curiosité, le mauvais caractère, les sautes d'humeur, les odeurs de la loge, les tracasseries aux occupants... Bref. j'aime pas parce que je suis pas comme ça. Moi je suis la gardienne des immeubles 52-54, rue des Saules. Pour les... [Lire la suite]
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05 novembre 2018

Conte du lundi 128

    Ce pauvre grand benêt... Il en aura mis du temps pour se décider ! Depuis le temps que je désirais accrocher cette fleur à sa boutonnière ! Et maintenant, il ressemble plus à un grand-père mariant sa petite-fille qu'à un jeune marié ! Que d'années perdues... Si fier, si invincible, si rancunier finalement ! Comment passer à côté de sa chance en s'enfermant dans sa rancoeur, le regard ancré sur sa blessure d'amour-propre, les poings serrés sur le vide alors que ses élégantes mains auraient pu... Et rien. Raide,... [Lire la suite]
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29 octobre 2018

Conte du lundi 127

     Les dix mots à caser : épouvantail cendre escargot tombereaux pourchassait fondra minuscule vantard amorce Sud-africaine   L'épouvantail. Emile avait toujours été un peu vantard. Très souvent lorsqu'il racontait ses soit-disant exploits, il enjolivait pour se rendre intéressant, ce qui agaçait énormément ses camarades. A grands coups de bourrades, ils avaient obtenu qu'Emile leur confie sa plus grande peur... Le si valeureux Emile était terrorisé par l'épouvantail. Il rêvait souvent... [Lire la suite]
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22 octobre 2018

conte du lundi 126

      ... Allo, Mélie ? C'est moi. Tu as du temps pace que j'en ai une bien bonne ! Non, Pas du tout. ... Ne me fais pas ça, il faut que je te raconte ! J'étais avec So hier. après-midi. On était chez Carmina à essayer des robes pour la soirée chez Guy, l'américain, tu sais, celui qui... En fait, là, je n'ai pas le temps. Et même tu me déranges. ... Ouh la la ! Tu es d'une humeur ! C'est important, je te dis ! Il nous est arrivé un truc. Faut que tu sois au courant ! Tu es déjà au courant ?... Non, mais je... ... [Lire la suite]
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15 octobre 2018

conte du lundi 125

    Hilda l'avait dégoté dans une troupe de théâtre.  Elle en avait écumé de ces petits théâtres amateurs ! Elle en voulait un beau, un grand, raffiné, crédible, quoi ! Mais avant de lui donner le grand rôle, elle avait voulu voir de quoi il était capable. C'est qu'il y en avait déjà deux qui avait raté leur examen de passage : un qui ne savait pas jouer au tennis et l'autre parce qu'il ne savait pas se tenir à table et elle n'avait pas le temps de leur apprendre les bonnes manières. Celui-ci laissait encore à... [Lire la suite]
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08 octobre 2018

Conte du lundi 124

  Les Gonfleurs de Texte : D'après Les Mémoires d'un Ane de La Comtesse de Ségur.   Depuis qu'elle était venue s'installer à la campagne, ma petite maîtresse m'aimait beaucoup. Elle me soignait tous les jours avec tendresse, me caressait longuement et j'aimais ses petites mains douces sur mon front. Quand il faisait mauvais, qu'il pleuvait ou gelait, et que nous ne pouvions pas sortir sous peine de se tremper ou de prendre froid, elle venait me voir dans mon écurie trop petite et malodorante ; elle m'apportait du pain... [Lire la suite]
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