07 novembre 2009
Ma Mode adolescente années 60 - 70
Après ça :
1959 (photo du Net)
Souvenez-vous : les jeunes filles avaient l'air de poupées avec leurs jupons gonflants !...
(Ces mots me font penser immanquablement à la belle chanson d'Yves Montand :
"Une demoiselle sur une balançoire
Se balançait, à la fête, un dimanche
Elle était belle et l'on pouvait voir
Ses jambes blanches sous son jupon noir !")
Les années 60 ( Collège et Lycée) vont paraître bien plus modernes ! Et, regardez bien, vous verrez les jupes raccourcir jusqu'à la minijupe !
Petites robes sages pour aller... au concert des Beatles ?... Disait-on "concert" à l'époque ?... Il me semble que c'était réservé aux seules "JMF"... On allait simplement écouter Adamo au Théâtre municipal ou au Jardin Lecoq l'été !...
Ce sont les années des mariages de mes frère et soeur et je me rappelle la remarque de ma grand-mère Jeanne à ma belle-sœur (1966) : "Une femme mariée ne montre pas ses genoux !" Et lorsque nous disions : "C'est la mode, grand-mère!" elle rétorquait : "C'est indécent !"
Les jupes raccourcissent mais l'ensemble reste sage ! 
Je me rappelle parfaitement ce jaune soleil ! Et aussi les jupes-culottes que j'aimais beaucoup ! Et pour la plage, le maillot-short et le bermuda. Sans oublier les ensembles en éponge!
Les petites robes pour les "surprise-parties" ! La mode collège et les robes souples à motifs psychédéliques de l'été 69...
Années 70 - Années étudiantes.
La majorité n'est qu'à 21 ans !
La petite robe chasuble et les sous-pulls (1972)
Les coordonnés pastels et toujours le pantalon patte d'eph
Les twin-set, mocassins et les grosses chaussettes
Les blousons poilus en dedans mais aussi au-dessus!
Le daim chic, le cuir, le manteau en peau de mouton retournée et les grandes bottes
J'espère que cette plongée dans l'univers des sixties et seventies vous a amusés !
Edit de midi :
Pour Marie-Ange et mes lecteurs qui ont pu dire "Oh Yeh" avec Antoine et sa chemise à fleurs, les paroles d'une chanson de Georges CHELON :
MERCI D'ETRE VENUS (chanson manquée)
Album : Lettres ouvertes
Merci d'être venus malgré tous vos soucis
La grève du métro, le dernier Loft Story
Merci d'avoir bravé peut-être la tempête
Un sacré mal de dos, un fichu mal de tête
[...]
Merci d'avoir traîné quelques jeunes avec vous
Ils me connaissent peu, très peu ou pas du tout
Qu'importe, ce qu'il faut, n'en prenez pas ombrage,
C'est baisser à tout prix notre moyenne d'âge
[...]
On a tous en mémoire les trois mois de vacances
Le dernier bonnet d'âne, le lait de Mendès-France
Et les caramels mous et les chewing-gums gagnants
Victor Hugo sur les billets de cinq cents francs
Laïka tourne autour de la Terre qui se plaint
Le téléphone est rouge, le mur est à Berlin
A Dallas, Kennedy va croiser son destin
On marchera sur la lune dans les bottes de Tintin
James Dean et Marylin, Bardot, Gérard Philipe
C'est la fureur de vivre et Fanfan la Tulipe
C'est la Guerre des Boutons et les Jeux Interdits
Zitrone en noir et blanc, Bonne Nuit les Petits
C'est la Nouvelle Vague, c'est la Baie des Cochons
Les pantalons patte d'eph, les jeans, les bas nylon
C'est la guerre d'Algérie, le retour des pieds-noirs
De Gaulle, Mai 68 et un nouvel espoir
Dans la deudeuche on fait l'amour sans la capote
La première mini-jupe au ras de la culotte
C'est la vie sans portable, la vie sans carte bleue
La vie sans autoroute, les temps moyenâgeux
Brel, Brassens, les Beatles, Take Five et Paul Anka
Brenda Lee, les Platters, la table en formica
Warum et les yéyés et les disques en plastique
Dans les boums, le Teppaz pour cracher la musique
Bobet, Fausto Coppi, Killy, Kopa, Pelé
Jazzy, Di Stefano, Yachine, sans oublier
Carrieri, des noms certes moins nobles
Mais qui ont porté haut les couleurs de Grenoble
Comme vous le voyez, on est tous dans le même train
On a les mêmes souvenirs, on a les mêmes chagrins
Dans les wagons de tête, on les voit qui nous quittent
C'est comme si pour eux le train roulait déjà trop vite
Merci d'être venus, ça me fait chaud au coeur
Je sais qu'il y a des soirs où l'on n'est pas d'humeur
On s'mettrait bien au lit avec une bonne tzigane
Mais non... une bonne tisane !
A bientôt,... à une autre époque !
05 novembre 2009
SLC, Salut les Copains !
1964
17 heures, rendez-vous avec le transistor ou la radio. Juste le temps de rentrer des cours et ... Yé, Yé !!!
Daniel Philipacchi nous offre de la musique de "Jeunes" sur Europe 1 ! On va "twister" devant le poste ! Et danser le Madison, le Mash Potatoes, le Hully Gully et le Rock'n roll, bien sûr !
Comme "l'école est finie", on écoutera "siffler le train" en cherchant comment se faire "la plus belle pour aller danser" Oui, "belle, belle, belle" ! Facile ! : "tenant d'une main ta petite glace ronde , [...] tu dessines en un tour de main un... œil de biche" pour aller au "bal des gens bien"! Evidemment,"tous les garçons et les filles de mon âge [...] s'en vont ,amoureux, sans peur du lendemain"...
Ah, "souvenirs, souvenirs"...
Philipacchi ne nous a pas seulement offert de la musique, car SLC, c'est aussi un magazine ! Longues heures à admirer les photos des chanteurs, copier leur "style" (on ne disait pas encore "look"!) et lire les potins sur les "idoles des jeunes" : leurs vacances, leurs amours, leurs tournées, leur nouveau disque... et à apprendre les paroles des chansons !...
Suivre l'histoire de la mascotte Chouchou qu'on pouvait acheter... (Mais moi je savais très bien les dessiner et je passais mes cours de maths (chut!) à fournir les commandes des copines!)
Puis, juste pour les filles, la petite soeur de SLC :
MAT ! Mademoiselle Age Tendre...
qui reprend le titre d'une émission télévisée animée par Albert Raisner "Age tendre et Tête de Bois". Souvenez-vous : encore des photos de nos idoles (on ne disait pas "stars" ou "people "à l'époque !), de la mode, souvent présentée par les chanteuses.
On y trouvait aussi le "courrier du cœur", des conseils de beauté ou de psychologie (les parents, le flirt, le premier baiser) et même... de sexualité ! Ah, les années 60 ! Quelle chance nous avons eue !
Age Tendre et Tête de Bois à la télévision.
02 novembre 2009
Le Clermont de mes jeunes années
Deuxième volet : les années soixante.
C'est la ville de mon enfance et mon adolescence, telle que je me la rappelle.
Voici ce que j'ai vu... entre 1955 et 1970.
Place de Jaude et les bus de la ville. Plus de tramway à cette époque, il a disparu en 1956. Mais je me rappelle l'avoir pris avec ma mère. Il était rouge et beige, avec des bancs-sièges en bois. 

Vercingétorix, toujours vainqueur, et le théâtre. Et le souvenir d'un petit salon de thé (disparu au milieu des années 60) au rez de chaussée du théâtre, juste au coin de la place et du boulevard Desaix. Ma mère m'y emmenait souvent après le shopping aux "Nouvelles Galeries" (que nous appelions les Galeries de Jaude). Pour les Clermontoises, nous allions aussi chez Pomone, à côté des Galeries ou A Trianon, rue du 11 Novembre.
La Place de Jaude, ou "fond de jaude" derrière la statue du Maréchal Desaix. (Pour votre information, les clermontois prononcent "Dezai". De même que Riom (à 15 kms de Clermont) se dit "Rion" et non pas Riome).
Place de Jaude, côté Vercingétorix et la rue Blatin. Place aux voitures ! Le Crédit (deLyon) est toujours là, ainsi que le Grand Hotel de la Poste.
Boulevard Desaix, en direction de Jaude. La statue de la bergère à la place de la maison de Blaise Pascal.
Rue du 11 Novembre
Début de la Rue des Gras. Flâner au mlilieu des pots d'échappements...
Plus haut dans la Rue des Gras
et... toujours les voitures!
La Place de la Victoire et la Cathédrale...
et son parking de voitures !...
La Place Gaillard : son terre-plain fleuri et son... ballet de voitures...
La Nouvelle Gare
et...
et...
la grande nouveauté :
la Piscine ! "olympique découverte" Pierre de Coubertin ! Vous avez vu le site ? Au pied du Puy de Dôme ! A Clermont, il suffit de lever le nez et on voit la Nature !
Un vrai bonheur! Lieu de rendez-vous des amis.
Que d'heures passées dans l'eau ou sur les dalles à bronzer ou sur les gradins à papoter !...
Impossible de ne pas la mentionner : elle fait partie des mes années 60 !!!
La prochaine fois que je vous montrerai Clermont , ce sera celui d'aujourd'hui...
19 octobre 2009
La demande en mariage
1911
Il y avait une très jeune laitière, blonde et svelte, qui, très droite sur son petit banc et tenant les rênes d'une main habile, conduisait sa carriole tirée par un âne pour livrer le lait chaque matin.
Il y avait un fringant jeune homme, yeux bleus et moustache blonde assassine, qui, chaque matin, sortait de son domicile exactement à l'heure où la petite laitière arrivait...
La petite laitière ne regardait pas les passants, occupée à distribuer les pots et bouteilles devant chaque maison.
Le jeune homme ne regardait personne. Il était triste. Eprouvé par la perte d'un père qui, de plus, avait dilapidé la fortune familiale, il avait fait face en travaillant pour subvenir à ses besoins et ceux de sa mère. Il s'était fait "coupeur" dans la première entreprise de confection industrielle de la ville. Et puis,... Marguerite lui avait brisé le coeur...
Mais un matin, Cupidon était d'humeur joueuse et le soleil, crevant la nue laiteuse d'une aube hivernale, s'attarda quelque peu sur la petite laitière. Un rayon d'or sembla traverser la rue. Et le sourire de cette jeune frimousse remerciant le soleil d'hiver parvint jusqu'aux beaux yeux du gandin ! Il s'attarda pour la voir faire son ouvrage. Un joli tableau que cette petite, vive et alerte ! Le lendemain, il la guettait pour la saluer et le soir-même il demandait à sa mère si elle savait qui elle était...
A l'époque, on se "renseignait" sur les personnes pour savoir si elles étaient "fréquentables" et je pense que Madame Mère s'empressa de se "renseigner" afin d'oublier le souvenir même de ... Marguerite!
La jeune fille n'était pas tout à fait du même milieu social mais les filles peuvent s'élever par le mariage et... puisqu'on était ruiné !... Les rentes perdues, le rang de la personne n'avait plus beaucoup d'importance !... De toutes façons l'essentiel était l'élan de Georges s'accompagnant, bien sûr, de la réputation absolument sans contestation de la jeune fille et de sa famille. Or ils se trouvaient être des gens simples et honnêtes, fiers et courageux.
Et c'est ainsi que la visite de Madame Mère et de son cher fils fut annoncée à la famille de la jeune fille par une dame "entremetteuse".
Cet après-midi-là, à l'heure du porto, la famille endimanchée attendait dans le salon briqué. Les meubles avaient été cirés, le parquet brossé, les napperons lavés et repassés ; on avait retiré les housses des fauteuils. Il y avait de l'excitation dans l'air. ..
Madame Mère fit son entrée, de noir vêtue, très imposante, précédant son fils, sanglé dans son élégant pardessus, chapeau et canne à la main gantée de cuir "beurre frais"... Les hôtes furent reçus avec chaleur mais solennité et on les pria de s'asseoir...
-Chère Madame, cher Monsieur, vous n'ignorez pas que Monsieur mon fils a remarqué Mademoiselle votre fille. Il m'a dit avoir une inclination pour elle. C'est pourquoi j'ai l'insigne honneur de vous demander l'autorisation pour lui-même de fréquenter Mademoiselle Jeanne en vue d'un mariage...
Jeanne rougit et après un bref regard à la moustache assassine, baissa les yeux sur ses genoux. Elle pouvait voir quand même le léger tremblement des mains gantées qui faisaient tourner le chapeau... Les parents parlèrent... "Honorés de votre demande" .... "si notre fille est d'accord"...
Oh oui, elle est d'accord ! C'est lui ! Elle en est sûre! Pour le meilleur et pour le pire ! Il lui plaît ! Il la veut ; Elle le veut !
C'est cependant d'un oui timide, comme il sied à une jeune fille de vingt ans, qu'elle dira son acquiescement.
Lui seul saura qu'elle est forte, autoritaire et ardente !
Et je me rappelle que ma grand-mère répétait toujours : "Entre la connaissance et le mariage : vingt-neuf jours !"
C'est qu'elle a dû les compter !
15 octobre 2009
La poupée de ma grand-mère
Vous ne verrez pas la poupée de ma grand-mère...
Jeanne était une petite fille têtue, brouillon, maladroite. Elle se voyait ainsi dans les yeux de sa mère. On la comparait sans cesse à sa sœur aînée, douce et serviable, docile et adroite. A celle-ci on passait tout car elle était de santé fragile. Les autres enfants, des garçons, étaient tout comme Jeanne élevés à la dure.
Le matin, on servait un bol de lait avec une goutte de café avant d'aller à l'école, seule Marie avait le droit d'ajouter le chocolat.
Un jour, Jeanne : - "J'en aurais pas, moi, du chocolat ?"
Sa mère : - "Ah, tu en veux du chocolat ? Et bien, en voilà !"
Et elle donne une bonne gifle à la pauvre Jeanne...
Et la poupée ?
Jeanne avait un parrain. Un bon parrain. Gentil et généreux. Il apporta un jour une merveilleuse poupée pour sa filleule. Une de ces superbes poupées articulées avec de beaux cheveux sur une tête de porcelaine. Jeanne était fière de son cadeau. Elle adorait jouer avec sa belle poupée. Marie n'était pas jalouse. Comme elle était habile, elle cousait des vêtements pour la poupée. Jeanne était la petite maman qui allait chez la couturière vêtir "Mademoiselle".
Mais un jour, Jeanne fut appelée par sa mère alors qu'elle jouait sur le perron. Elle rentra en se dépêchant après avoir appuyé la poupée contre la porte...
Hélas, la poupée glissa-t-elle ? La porte se referma-t-elle ? En tous cas, la poupée tomba sur la pierre et fatalement la tête se brisa...
Avisant les larmes de sa fille, la maman de Jeanne jeta aussitôt la poupée en disant :
"On ne pleure pas sur une poupée, Mademoiselle!"
Poupée vue sur le site lespoupeesdautrefois
12 octobre 2009
Clermont 1900
Le début du XXème siècle, côté ville.
Imaginer mes grands-parents déambuler dans les rues et sur les places que j'ai connues plus d'un demi-siècle plus tard est pour moi quelque chose d'intense et merveilleux. A l'époque des débuts de la photographie on photographiait tout et ce fut un jeu d'enfant que de refaire un tour en ville... en 1900 !
Clermont-Ferrand au début du siècle. La première église devant la Cathédrale est l'église Saint Eutrope, paroisse de ma mère quand elle était enfant.
La place de Jaude
Le Théâtre et Vercingétorix, le Gaulois
Rue de l'Ecu (Avenue des Etats-Unis après la première Guerre)

Rue Neuve (Rue du 11 Novembre après la première Guerre)

La Cathédrale et la Place de la Victoire
Cocher ! A l'Hôtel de Ville, s'il vous plaît ! (Je retourne aux archives...)
*** Si vous voulez, vous aussi, retrouver des vues anciennes de votre ville, notez l'adresse internet sous les cartes postales.
08 octobre 2009
Message... pas sage !
Désolée d'être peu présente sur vos blogs !
C'est que je voyage ... J'ai pris la machine à remonter le Temps ! Et je suis restée coincée en 1900 ! Enfermée dans les archives de Clermont-Ferrand (numérisées et en ligne, génial!) !... Si quelqu'un arrive à me faire sortir de là, Merci ! (Un bisou de Petitou, peut-être!)
Je me promène Rue Saint François, rue Saint André, rue Saint Genès, rue Saint Hérem, rue Saint Esprit, rue Saint Dominique, rue Sainte Rose, avec les Saints Patrons des paroisses Saint Joseph, Saint Bonnet, Saint Cirgues, Saint Patrocle et Saint Adjutor... et vous croyez que j'ai envie de quitter le Paradis ?!!!...
05 octobre 2009
Des mains si ravissantes
Après la Mana, la manie.
Une vilaine manie : je me rongeais les ongles ! Mais pis encore : affreux ! horrible ! atroce ! je conservais les rognures - Beurk, beurk, beurk ! - dans la jupe ... de mon Teddy Bear ! (Modèle "pour Françoise" de Modes et Travaux, la jupe, cousue par ma grande sœur.)
J'avais sept ans.
Teddy était assis sur une chaise à mon chevet et après la catastrophe de la perte des premières rognures j'avais bien interdit à ma mère d'y toucher!!! Petite dernière, tyran, enfant gâtée...
La bizarrerie dérangeait quand même beaucoup la famille mais moi je vérifiais chaque matin si mes chères rognures étaient toujours là et je déplorais que mes ongles ne poussent pas assez vite pour ronger encore et emplir plus vite le creux de la jupe ! Que faire ?...(le psy, Madame ! Chut, taisez-vous ! Cette enfant n'est pas folle !)
Ma chère grande sœur eut une fois de plus - après la Mana - raison de la manie. Elle promit la belle trousse de cuir rouge entièrement garnie de matériel scolaire et des fabuleux crayons de couleur "Cocarde". L'attrait de la chose convoitée, l'idée de l'admiration de mes petites camarades et bien sûr mon ENORME force de caractère m'aidèrent : ma sœur gagna le droit d'acheter l'objet !
La mienne était à l'identique, mais rouge foncé et elle est encore dans quelque placard de ma maison d'enfance...
Je ne me rongeais plus les ongles mais à l'âge du vernis j'aimais surtout l'enlever avec mes dents. De toutes façons il était toujours mis de travers et je n'avais pas vraiment la patience d'attendre qu'il sèche! Et non, à seize ans, j'étais coquette mais pas soigneuse ! Jusqu'à... ce jour où mon premier petit copain me parla des partitions de piano dont il venait de se débarrasser...
Moi : Oh, tu aurais dû me les donner !
Lui : Je les ai données à Trucmuche; elle a des mains si ravissantes...
J'ai rougi mais j'ai grandi !...
28 septembre 2009
Il est doux, ce doudou !
Le doudou de Petitou est un mouton!
Deux moutons ! Gaston et Léon. Interchangeables pour cause de lavage.
J'avais fait de même avec mes enfants.
Brunette avait un oiseau. Deux oiseaux : Lalo vieux et Lalo bleu
Lefils adorait les peluches ! Il en eut beaucoup ... !
Une armée de singes...
Kiki
Popi
Gogorille
Petit Ours brun
Pluto fut aussi un grand ami qui fut cependant oublié dans un train !
... avant d'adopter et de conserver longtemps, trrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrès longtemps (Mais non, je n'ai pas dit que tu l'avais encore ! Ah bon ? je l'ai dit ?)... un 'Ro Minet
Mais le préféré fut un beau Nounours rayé...
... nommé "Djibann" et qui n'eut pas de jumeau ! ( Et même si c'était le préféré - ou peut-être PARCE QUE - c'est celui-ci que LeFils choisit pour l'offrir à une crèche en Roumanie )
Blondine eut aussi un mouton,tout petit et bleu le mouton (deux moutons aussi). Ils s'appelaient "Goumgoum".
Et moi, et moi, et moi... j'ai eu ma Mana !
Kesséksa?
C'était un grand mouchoir de mon papa. Propre le mouchoir,hein ! Du moins le premier soir ! J'en suçais un coin pour m'endormir. Je le retrouvais chaque soir et plus les jours passaient plus il était goûteux ! Incomparable le jus sucé et resucé, mmmmmmmmm........ Et lorsque ma mère me le retirait pour le changer car sa couleur aussi avait changé, je hurlais à l'infamie et la trahison!!!
Bon, jusqu'à quand, la Mana ?...
Oserai-je?... Oserai-je vous dire que j'ai traîné ma Mana bien après l'entrée à l'école, bien après savoir lire et avoir eu mon premier prix d'orthographe!!!
Bon, allez ! Puisque vous y tenez ! Six ans et demi !
Oui, je l'ai lâchée à six ans et demi, en une nuit .
Je vous raconte :
Ma grande soeur m'avait emmenée voir mes grands-tantes en villégiature à Echandelys. Nous dormions dans le même lit. La nouveauté, l'excitation d'être seule avec ma sœur sans les parents...
Vous connaissez la ritournelle : "les dents, pipi, la prière et au lit!"...
Voilà, je suis au lit et c'est très amusant de chuchoter avec ma grande sœur. Et soudain... quelque chose manque ! Ma Mana !...
Moi : "J'ai pas pris ma Mana !"
Ma sœur : "Tu la prendras demain !
Moi, les paupières mi-closes : "Tu crois ?..."
Ma sœur : "Mais oui. On est bien au chaud dans le lit. On ne va pas ressortir pour chercher dans la valise. Demain !
Moi, calant ma tête dans l'oreiller de plumes : "Bon."
Et je m'endors.
Je ne l'ai plus jamais réclamée ! Ni le lendemain, ni au retour des vacances. Complètement oubliée !
21 septembre 2009
Le pensionnat
Ma mère avait deux ans lorsque son père partit à la guerre, sept lorsqu'il en revint. Si vous faites le compte il y a une année en trop par rapport aux dates de la première Grande Guerre. C'est que mon grand-père, chanceux de rentrer vivant et entier, fut cependant réquisitionné pour occuper l'Allemagne une année de plus...
Malgré les bouquets de fleurs déposés devant le cadre sur le buffet et les baisers envoyés à la photo, elle ne reconnut pas son père à son retour et lui dit, en enfant polie : "Bonjour, Monsieur"...
Mes grands-parents habitaient en ville et ma mère allait à l'école Sainte Claire non loin de sa maison. Elle n'a jamais compris pourquoi dès le retour de son père on l'envoya... à la campagne, au pensionnat !
Le pensionnat Sainte Cécile à Saint Amant Tallende.
Elle n'y fut pas heureuse. Elle y eut peur, froid et même faim.
Passer de "cette bonne Anna" ( la jeune femme qui s'occupait de ma mère) à "Ne chipotez pas, mesdemoiselles" devant un bout de gras qui vous soulevait le cœur fut dur pour la fillette ; partager un dortoir glacé fut terrible aussi. L'hiver, les élèves avaient le droit d'aller aux cuisines chercher une brique chaude pour chauffer le lit et faire revivre les pieds engourdis. Les grandes avaient toujours, à coups de ruses voire d'intimidation, suffisamment de papier pour envelopper la brique ; les petites devaient les porter dans leur tablier.
Il y avait aussi cette cour immense et terrifiante pour un cœur tendre de huit ans, surtout lorsqu'il fallait la traverser le soir pour aller "aux cabinets" où vous attendait à coup sûr "l'homme noir" qui attrapait les petites filles ! Un soir de novembre, à l'heure de l'étude quand il fait déjà nuit, la petite Suzanne ressent une pressante envie... Mais pas question de sortir de la chaude torpeur qui règne dans la salle de classe. Malheureusement, c'était une de ces envies urgentes et malencontreuses qui s'échappa soudainement et inonda le plancher !...
- Mademoiselle, Suzanne a fait pipi !
- Ce n'est pas moi ! balbutia la fillette, honteuse et rougissante.
La surveillante s'approcha :
- Montez au dortoir, Suzanne ! Comment osez-vous mentir à ce point ?!
Le lendemain elle dut se promener une heure durant, dans la cour, sous les fenêtres des classes, avec un écriteau dans son dos : MENTEUSE
Encore un souvenir cuisant qui vous reste pour la vie!...
Une classe de 1920, le jour de la distribution des prix, avec Monseigneur.






































































