28 novembre 2009
Saint Barth
Rien que ça !
Prenez votre chapeau de paille et vos lunettes de soleil ! L'Eden est là !
Atterrissage par la mer à St Jean.
Nichée entre la mer des Caraïbes et l'Océan Atlantique, au nord de l'Arc Antillais, l'île Saint-Barthélémy, Saint-Barth pour les initiés, est une petite île de 25 km2 qui possède dix-sept plages !
A St-Barth, il fait toujours beau, la température oscille entre 22° et 30°C. Les pluies sont rares et l'on peut se baigner toute l'année dans une eau transparente, jamais inférieure à 26°C.
Un peu d'histoire :
Saint Barthélémy a été découverte en 1493 par Christophe Colomb qui lui donna le nom de son frère Bartolomeo.
Achetée par la France en 1674 à l'Ordre de Malte qui en était le propriétaire depuis 1651, Saint Barthélémy qui ne produisait aucune richesse fut rapidement considérée comme inutile.
Saint-Barthélémy, terre suédoise :
Par le traité du 1er juin 1784 avec le roi de Suède, l'île Saint-Barthélémy a été échangée contre un droit d'accès pour les navires français au port et entrepôts de Göteborg. La capitale de l'île se nomme d'ailleurs Gustavia en l'honneur du roi de Suède.
Saint-Barthélémy, rétrocédée à la France :
Un siècle plus tard, par un traité en date du 10 août 1877, Saint-Barthélémy revient à la France et est rattachée à la Guadeloupe. Ce traité garantit le maintien du statut de port franc et est approuvé par la population de Saint-Barthélémy consultée par référendum.
Saint-Barthélémy aujourd'hui :
Le développement touristique de l'île est très récent et a mis fin à la pauvreté qui y régnait. Il est le principal moteur de l'île.
Depuis le 15 juillet 2007, la commune de Saint-Barthélémy est devenue une Collectivité d'Outre-Mer.
Visite :
Maillot, huile solaire, surf et 4x4 pour passer d'une plage à l'autre car il y a des creux et des bosses (les Mornes) sur St Barth ! En route !
Les plages sont signalées par de grands tableaux de céramique.
Il y a deux accès à la baie de St Jean :
Gustavia
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Le bain de Laure à Saline
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Artisanat local : le tressage des feuilles séchées de latanier.
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La baie de Lorient (rien à voir avec le Lorient sur le continent !) depuis le bungalow.
La cabane des surfeurs
LeFils "attendant la vague"...
Le bungalow au toit blanc sur la plage. Parfait ! comme le dit le bateau.
LeFils a trouvé son port d'attache ! Juste un bungalow, les pieds dans l'eau et un hamac...
Une petite soirée tranquille. L'ordinaire, quoi !...Pour nous, du rêve à l'état pur !
LeFils, Saint-Barthélémy, Novembre 2009
26 novembre 2009
C'était au temps où Bruxelles rêvait...
C'était au temps du cinéma muet...
La Place de Brouckère
La Place Ste Catherine, les messieurs en gibus et les omnibus...
Mais pas de Place Ste Justine à Bruxelles, Brel l'a inventée pour la rime !...
La Grand Place au début du XXème siècle .
La Grand Place dans les années 60
Du crottin aux vapeurs d'essence...
Bruxelles, aujourd'hui, par Blondine.
Spéciales dédicaces...
aux amateurs de Bière (sans les frites!)
.de Chocolats belges...
de dentelles,
d'Art ... cinématographique !
Blondine, Bruxelles, Novembre 2009
22 novembre 2009
Un Bal, dans les années 20
A ma mère.
Il y a bal, ce soir... Les parents y conduisent leur toute jeune fille. Elle est si heureuse; elle adore danser ! Souvent, le dimanche, elle-même et les cousins écoutent les disques crachotant sur le phono et dansent !
La salle est superbe. Comme il s'agit du grand Bal des Jardiniers, il y a des guirlandes de fleurs partout. L'odeur vous grise déjà ! Le père a acheté un petit bouquet de corsage pour sa fille et on a justement proposé à la jeune fille de devenir bouquetière d'un soir. La voici qui se glisse parmi les invités qui se pressent, portant sa corbeille de fleurs odorantes, fière de son rôle malgré sa timidité. Son allure ne passe pas inaperçue ! Elle est gracieuse, a des bras et des épaules d'une blancheur laiteuse miraculeuse. Elle est blonde et un casque de boucles entourent son visage. Elle a hérité des beaux yeux bleus de son père. Elle est enchantée de sa robe en lamé et velours marron. Ses bas de soie sont tellement doux et ses chaussures à petits talons si confortables qu'elle a l'impression de glisser sur un nuage ! Elle s'émerveille de tout. Elle n'a pas besoin de proposer; on se presse autour d'elle...
- Mademoiselle! Mademoiselle! S'il vous plaît !...
La Bouquetière de Prudhon
La corbeille est presque vide. Les deux derniers bouquets seront pour ces beaux militaires en tenue bleue horizon, tout bronzés. Elle surprend qu'ils reviennent du Maroc. Mais elle n'entend pas la suite de la conversation...
L'un des militaires dit à l'autre :
- Tu as vu cette petite blonde ?... Et bien, ce sera ta femme !
Le beau brun est bien surpris !
- Comment peux-tu le savoir; tu es devin?
- Tu verras !...
La jeune fille est emportée par le tourbillon des valses et des fox-trot. Elle s'amuse ! C'est un rêve!
Parfois elle va se recoiffer ou se rafraîchir pour discuter un peu avec ses amies. Tout le monde est d'accord pour trouver que la soirée est réussie.
Entre chaque danse, elle retourne vers les mères qui discutent. Elle se jette sur la chaise ce qui lui vaut un regard réprobateur de sa mère mais elle pose la tête sur son épaule et murmure :
-Je voudrais que ce soir ne finisse jamais ! C'est le plus beau bal de ma vie !
Elle a quinze ans et ne croit pas si bien dire...
Voici que le grand militaire brun s'approche. Il s'incline et demande au papa la permission de danser avec la demoiselle... Il rit intérieurement en pensant à ce que son ami a dit ! Si elle est celle qui doit devenir sa femme, autant faire connaissance aujourd'hui !
C'est une valse. La jeune fille la danse bien. Le militaire en est content car il aime danser. On échange quelques mots :
- Quel âge avez-vous, Mademoiselle ?
- Devinez, Monsieur.
- Dix-huit ans, Mademoiselle ?
- C'est cela, Monsieur !
Aurait-il demandé l'autorisation de la revoir s'il avait su qu'elle n'avait que quinze ans?... Sans doute, puisque le sort en était jeté : ils se marièrent deux ans après !
Mes parents ont célébré leurs Noces d'Or le 15 octobre 1979 par une grande Fête. Ils sont allés jusqu'aux Noces d'Orchidée : 55 ans.
"Au Café de Paris" 1929
21 novembre 2009
La Nuit des Rois
et

Twelfth Night or What you will,
la douzième nuit après Noël. Celle qui concluait, dans le calendrier elisabethain, les fêtes de Noël et pendant laquelle on pouvait se travestir, faire des farces, provoquer et s'amuser.
"Rien n'est de ce qui est"
C'est en effet une intrigue échevelée, avec quiproquos, confusions, mensonges, délires et travestissements...
Thème : En Illyrie, où règne le duc Orsino, amoureux de la riche et belle Comtesse Olivia, une tempête a provoqué le naufrage d'un navire venant de Messine. Viola et son jumeau Sébastien ont survécu au naufrage, échouant à deux endroits de la côte et chacun croyant son jumeau disparu... Viola se travestit en garçon et se place chez le Duc afin d'observer ce qui se passe dans cette région avant de dévoiler qui elle est.
Mise en scène : Nicolas Briançon
Avec : Sara Giraudeau, Arié Elmaleh, Chloé Lambert, Henri Courseaux, Yves Pignot, Jean-Paul Bordes, François Siener, Emilie Cazenave, Thibaud Lacour, Aurore Staudercauchy, Sophie Mercier, Pierre-Alain Leleu.
Jusqu'au 29 Novembre 2009
Du Mardi au Vendredi à 20h30
Le samedi à 17h et 21h
Le dimanche à 17h
Mon avis : Pièce
savoureuse et truculente avec bouffonneries et joie de vivre. Je dois
dire que j'ai une tendresse particulière pour cette pièce puisque j'ai
joué le rôle de Viola au lycée ! Sara Giraudeau confirme ses aptitudes.
J'ai aimé Arié Elmaleh en bouffon déjanté plus tendre que cruel. Sir
Toby et Sir Andrew, ainsi que Malvolio sont parfaits.Les "jumeaux",
excellents. Par contre Orsino n'a pas la fougue amoureuse que
j'attendais et Maria, la suivante de la Comtesse, n'articule pas assez et
pourtant elle a une charmante voix grave.
L'économie de décor est ici exceptionnellement suggestive; c'est à remarquer.
19 novembre 2009
Auvergne. Montferrand, suite
Visite aujourd'hui des beaux hôtels que j'ai connu sinistrés, envahis de mousse et de mauvaises herbes et menaçant de s'écrouler ! La restauration avance mais reste encore à poursuivre...
Hôtel Fontfreyde ou Maison de Lucrèce.
Je ne sais pourquoi le maître des lieux a choisi ce thème pour le balcon de sa demeure... Lucrèce est représentée au milieu, se perçant le cœur d'une dague. L'entourent son mari et son violeur...
Hôtel Régin ou de l'Annonciation


L'Ange Gabriel fait son annonce à Marie. Sur le pilier, Saint Christophe portant l'Enfant Jésus.
Hôtel de la Porte ou Maison de l'Architecte.
Au-dessus de la porte, le blason de la famille de La Porte. Il n'est pas sûr qu'un architecte ait habité là. Le nom vient peut-être seulement de la structure octogonale de l'escalier.
Hôtel de Fontenilhes
Hôtel d'Albiat ou Maison des Centaures.
Hôtel de Lignat ou Maison du Notaire
Hôtel Gaschier
Maison de l'Elephant.
D'origine romane, elle a été remaniée au XVe et XVIe siècles.
Maison de l'Ange.
Le tympan de la porte montre un ange tenant un écu aux armes de la famille propriétaire de la maison entouré de feuilles de chêne.
Maison d'Adam et Eve.
Fait partie de l'Hôtel de la Chanterie sans doute nommé ainsi parce que le Chantre de l'Eglise toute proche devait y habiter. La façade, du XIIIème, est gravement défigurée et les fenêtres, retouchées à la Renaissance, partiellement bouchées).
Le balcon de la cour est orné d'une Tentation.
Ces photos ont été trouvées sur internet. La plupart sont de Marcel Tichit (cliquez sur son nom pour en voir d'autres). Je vous recommande aussi son livre :
Montferrand, Marcel Tichit, éditions CREER.
Il y a bien d'autres trésors au fond des cours. Il suffit souvent de pousser une porte. Cette année, on poursuit la restauration des remparts.
Il fut un temps où Montferrand était un vrai château-fort entouré de douves et de fossés. Il y a encore un pont avec octroi mais il n'enjambe que la chaussée ! Et la "rue des fossés sous le séminaire" n'est plus au bord de l'eau... Qui sait, peut-être un jour la Tiretaine chantera à nouveau sous le pont !
Cet endroit me tient au cœur parce que j'ai grandi tout près, dans la propriété de mon grand-père (l'homme à la moustache assassine) où il faisait cultiver de l'angélique et fournissait ainsi tous les confiseurs de Clermont-Ferrand. Mais ceci est une autre histoire !
17 novembre 2009
Montferrand, en Auvergne
On connaît la ville de Clermont-Ferrand. Mais sait-on que ce nom vient en fait d'une union, décidée en 1630, de deux cités Clermont et Montferrand.
Un peu d'histoire :
- Clermont-Ferrand est né de la fusion, effective au 18ème (1730), de 2 cités longtemps opposées : Clermont et Montferrand.
- Villes très différentes, Clermont est une ancienne cité épiscopale d'origine antique, Montferrand une ville "neuve" fondée au 12ème siècle par les comtes d'Auvergne.
- Clermont proche de Gergovie et métropole des Arvernes, devint une brillante cité sous Auguste.
- Siège d'un évêché dès le 4ème, la première croisade y fut décidée au 11ème.
- Souvent pillée et envahie, la ville fut au centre des conflits opposant les comtes et les évêques d'Auvergne.
- Après son annexion par Philippe Auguste, l'évêque fut confirmé seigneur de Clermont.
- Catherine de Médicis se fit adjuger la seigneurie de la ville et contribua à sa prospérité.
- Enfin Louis XIII l'annexa à la Couronne.
- Rivale de Riom, elle fut embellie et agrandie par ses intendants au 18ème.
- Ville universitaire paisible jusqu'à la fin du 19ème, elle connut depuis, avec l'industrie du caoutchouc, une expansion industrielle exceptionnelle.
- Patrie de Pascal (1623-62).
- La basilique Notre-Dame est classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO, dans le cadre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle.
- Maire : Serge Godard.
Borne qui montre la limite des deux cités
Montferrand, au 12ème siècle est la possession des comtes, puis des dauphins d'Auvergne, qui y établirent une base défensive.
- La ville passa aux Beaujeu, puis aux 15ème au duc de Berry, et enfin au comte d'Artois au 18ème.
- Ville marchande prospère aux 15ème et 16ème avec un atelier monétaire et ses célèbres foires.
- Au 16ème, création de la Cour des Aides, qui fut transférée à Clermont au 17ème.
- Sa fusion avec Clermont a marqué son déclin, mais a eu l'avantage de protéger son caractère médiéval.
Montferrand
Le plan général de la ville est dominé par la place ronde Marcel Sembat, site de l'ancien château dont il ne reste qu'une tour importante à l'entrée de la petite rue du château, et l'agencement des pâtés de maisons par rapport à deux grandes voies se croisant à angle droit, rues des Cordeliers et Jules Guesde (Nord-Sud), rues du Séminaire et de la Rodade (Est-Ouest). La plupart des rues sont parallèles à ces axes. C'est le long des deux grandes voies perpendiculaires que se trouvent la plupart des belles maisons du XVe et du XVIe siècles. Elles sont de deux types, d'une part la grande maison de pierre à deux corps de logis reliés par des galeries où l'essentiel de la décoration est concentré dans la cour intérieure (tourelle d'escalier, galeries), parfois une porte extérieure monumentale, d'autre part la maison à pans de bois et à encorbellement (c'est-à-dire dont les étages sont en saillie par rapport au sol).
En application de la loi Malraux de 1962, le patrimoine de Montferrand
a été classé en " secteur sauvegardé ", ce qui a permis une
restauration qui actuellement reste partielle.
L'église Notre-Dame de Prospérité est de style gothique ; elle a conservé une tour de guet surmontée d'une lanterne.
La rue Notre Dame rejoint la rue Jules Guesde (autrefois rue de la fontaine) par un escalier.
Rue Jules Guesde, au niveau de la rue Notre Dame
Carrefour des Taules, Rue Jules Guesde, Rue du Séminaire
Rue du Séminaire
Maison des 4 têtes
Autre côté de la rue du Séminaire
Hotel Pradal
Carrefour des Taules, depuis la rue de la Rodade, vue sur la rue du Séminaire.
La Maison de l'apothicaire
détails en levant le nez ! le clystère:
le malade !
La Maison des Capucins
Remarquez les différences de niveau dans les rues et le nombre d'escaliers pour accéder aux portes d'entrée. C'est que la ville est construite sur une butte et que pour faciliter la circulation - non pas des voitures,mais des charrettes et tombereaux des cultivateurs et vignerons, le sommet en a été arasé. On se retrouvait donc au niveau des soubassements et des caves et il a fallu créer les escaliers pour parvenir aux entrées du rez-de-chaussée !
La Maison de l'échauguette
L'Hôtel de Baillage
Maison à pans de bois
La Maison des Echevins
Porte de l'Hôtel Doyac
Les photos ne sont pas miennes mais de Marcel Tichit, Stéphanie Lechêne et Fille de l'Air.
Si cela vous a plu, poursuite de la Visite jeudi.
15 novembre 2009
Pluie d'automne
...épaisse, lancinante et glacée... Les rues désertes d'un dimanche à Paris qui ressemble à un dimanche en province. Les voitures fuient, les quais restent vides, les jardins pleurent. Les salles de cinémas et les théâtres déversent périodiquement des foules compactes sous les regards haineux de ceux qui attendent sous le parapluie du voisin qui dégouline. C'est une pluie interminable, intarissable... Elle emporte avec elle les dernières feuilles des arbres têtus qui refusaient de se laisser dépouiller. Il y a de la buée aux vitres des cafés et les manteaux exhalent de la vapeur lorsqu'on y pénètre. C'est la pluie de novembre, celle de l'entre-deux, entre l'automne et l'hiver... Une pluie qui ressemble aux larmes d' un chagrin lourd, comme une perte, un deuil, un souvenir...
Spleen : Pluviôse, irrité contre la ville entière
Pluviôse, irrité contre la ville entière,
De son urne à grands flots verse un froid ténébreux
Aux pâles habitants du voisin cimetière
Et la mortalité sur les faubourgs brumeux.
Mon chat sur le carreau cherchant une litière
Agite sans repos son corps maigre et galeux :
L'âme d'un vieux poète erre dans la gouttière
Avec la triste voix d'un fantôme frileux.
Le bourdon se lamente, et la buche enfumée
Accompagne en fausset la pendule enrhumée,
Cependant qu'en un jeu plein de sales parfums,
Héritage fatal d'une vieille hydropique,
Le beau valet de cœur et la dame de pique
Causent sinistrement de leurs amours défunts.
Charles BAUDELAIRE (1821 - 1867)
Au Père Lachaise
Photo : Olivier Vancayzeele
Tombe au Père Lachaise
Tombe de Balzac
photos Olivier Vancayzeele
A mon père...
12 novembre 2009
Clermont-Ferrand 2009
Troisième volet : Voyage dans le Clermont actuel.
On peut reconnaître aisément les lieux choisis en 1900 et 1960, en fait : le centre-ville . Mais beaucoup de quartiers ont énormément changés. De nombreux vieux immeubles en pierre de lave ont disparu, cédant la place au béton et au verre... La politique du maire ressemble à "on rase tout" ! Heureusement, les Gaulois veillent et certains chantiers s'arrêtent pour cause de "fouilles archéologiques" !
Cependant il faut reconnaître que Clermont est beaucoup plus agréable que dans les années 60 ! Le centre ville a retrouvé sa sérénité grâce aux secteurs piétonniers mais aussi une certaine modernité. C'est, par exemple, LA ville du "court métrage"...
Vue générale depuis Montjuzet. Quelques immeubles de plus. la ville s'étend à présent sur les collines environnantes.
La place de Jaude entièrement redonnée aux piétons, avec cafés et terrasses.
Le Grand Hotel (1960) (de la Poste 1900) est devenu local pour une Mutuelle...
Les jets d'eau et les bassins sont bien rafraîchissants l'été !
Le "Fond de Jaude" a beaucoup changé ! Le quartier devant l'Hotel-Dieu a été rasé pour faire place à un grand complexe commerces et loisirs : le Centre Jaude ou Carré Jaude 1.
Le tramway est revenu ! Et il est rouge ! Ici, place de Jaude et toujours devant l'hôtel de Lyon ! (voir photo tramway 1953) Clermont-Ferrand a été la première ville de France à avoir un tramway électrique en 1890.
Le tramway avenue des Etats-Unis (anc. rue de l'écu suivie de la rue St louis) !
Je ne sais de quelle couleur était le tramway de 1900 mais celui que j'ai à peine connu était rouge aussi (et beige).
Rue Blatin. Le Cré*it L*onnais n'a pas quitté le coin de la rue et Vercingétorix n'est pas descendu de cheval !
Au fait, question pour "Qui veut gagner des millions ?"... Sur quelle partie du corps le cheval de Vercingétorix repose-t-il sur le socle ?
a - pattes avant
b - pattes arrières
c - le ventre
d - la queue
A vos claviers !
Boulevard Desaix : le Pri*unic est devenu Mon*prix
Rue du 11 Novembre (anc. rue neuve). La belle façade, sur la gauche, était le salon de thé de mon enfance ( A Trianon) ; c'est à présent un magasin de chocolats et pâtisseries "La Ruche Trianon".
Rue des Gras, en bas. On peut y flâner à nouveau : plus de voitures!
Rue des Gras, plus haut. Au fait, "rue des Gras" (que les minces peuvent aussi emprunter, n'est-ce pas, Mab ?) veut en fait dire "rue des gradins", dans le sens de "escaliers" car elle est très pentue et se termine par une volée d'escaliers jusqu'au porche de la cathédrale.
La Place de la Victoire, rendue aux piétons, elle aussi. C'est peut-être le lieu qui a le moins changé en un siècle. Mêmes certaines boutiques comme un magasin de tissus et une pharmacie sont encore là !
En arrivant Place Gaillard : ni vespasiennes ni horloge. Place au tramway !
La Rue du Port. beaucoup de crépi rose ou crème sur les façades pour égayer le noir de la lave. Belle restauration. Circulation limitée aussi.
La Gare de Clermont. Toujours plus grande !.. MAIS quand aurons-nous le TGV auvergnat ? On pourrait créer un TGV transversal : le BCG (mais non, pas le vaccin !) Bordeaux Clermont Grenoble remplaçant le sempiternel PLM ! ( Paris Lyon Marseille )
C'était : "une ville, un siècle". Fin du reportage.
Merci de votre fidélité.
09 novembre 2009
Flâner avec Blondine en Alsace
Euh... ? En Alsace ?...
Aaaah !!! Ouiiiiiiiiiiii !
Nous sommes bien à Strasbourg !
Et les vendanges sont faites !
Ouh, c'est haut ! C'est même plus haut que Notre-Dame !
Flânerie en "Petite France"... à la tombée du jour...
Merci Blondine !
Ce petit reportage date d'octobre mais je vous le montre aujourd'hui pour célébrer mon apprentie-journaliste. Aujourd'hui est son anniversaire. Elle a 21 ans. (Et oui, elle avait un an à la chute du mur, nous ne l'avons pas fait exprès !)
Aussi, je lui souhaite un Très Bon Anniversaire et beaucoup de "Felicità" -Bonheur - ( qui est le nom du blog qu'elle vient de créer).
Longue, longue et belle vie à toi, ma chérie, et à ton blog !
Blondine : Paris-Berlin 2008
07 novembre 2009
Ma Mode adolescente années 60 - 70
Après ça :
1959 (photo du Net)
Souvenez-vous : les jeunes filles avaient l'air de poupées avec leurs jupons gonflants !...
(Ces mots me font penser immanquablement à la belle chanson d'Yves Montand :
"Une demoiselle sur une balançoire
Se balançait, à la fête, un dimanche
Elle était belle et l'on pouvait voir
Ses jambes blanches sous son jupon noir !")
Les années 60 ( Collège et Lycée) vont paraître bien plus modernes ! Et, regardez bien, vous verrez les jupes raccourcir jusqu'à la minijupe !
Petites robes sages pour aller... au concert des Beatles ?... Disait-on "concert" à l'époque ?... Il me semble que c'était réservé aux seules "JMF"... On allait simplement écouter Adamo au Théâtre municipal ou au Jardin Lecoq l'été !...
Ce sont les années des mariages de mes frère et soeur et je me rappelle la remarque de ma grand-mère Jeanne à ma belle-sœur (1966) : "Une femme mariée ne montre pas ses genoux !" Et lorsque nous disions : "C'est la mode, grand-mère!" elle rétorquait : "C'est indécent !"
Les jupes raccourcissent mais l'ensemble reste sage ! 
Je me rappelle parfaitement ce jaune soleil ! Et aussi les jupes-culottes que j'aimais beaucoup ! Et pour la plage, le maillot-short et le bermuda. Sans oublier les ensembles en éponge!
Les petites robes pour les "surprise-parties" ! La mode collège et les robes souples à motifs psychédéliques de l'été 69...
Années 70 - Années étudiantes.
La majorité n'est qu'à 21 ans !
La petite robe chasuble et les sous-pulls (1972)
Les coordonnés pastels et toujours le pantalon patte d'eph
Les twin-set, mocassins et les grosses chaussettes
Les blousons poilus en dedans mais aussi au-dessus!
Le daim chic, le cuir, le manteau en peau de mouton retournée et les grandes bottes
J'espère que cette plongée dans l'univers des sixties et seventies vous a amusés !
Edit de midi :
Pour Marie-Ange et mes lecteurs qui ont pu dire "Oh Yeh" avec Antoine et sa chemise à fleurs, les paroles d'une chanson de Georges CHELON :
MERCI D'ETRE VENUS (chanson manquée)
Album : Lettres ouvertes
Merci d'être venus malgré tous vos soucis
La grève du métro, le dernier Loft Story
Merci d'avoir bravé peut-être la tempête
Un sacré mal de dos, un fichu mal de tête
[...]
Merci d'avoir traîné quelques jeunes avec vous
Ils me connaissent peu, très peu ou pas du tout
Qu'importe, ce qu'il faut, n'en prenez pas ombrage,
C'est baisser à tout prix notre moyenne d'âge
[...]
On a tous en mémoire les trois mois de vacances
Le dernier bonnet d'âne, le lait de Mendès-France
Et les caramels mous et les chewing-gums gagnants
Victor Hugo sur les billets de cinq cents francs
Laïka tourne autour de la Terre qui se plaint
Le téléphone est rouge, le mur est à Berlin
A Dallas, Kennedy va croiser son destin
On marchera sur la lune dans les bottes de Tintin
James Dean et Marylin, Bardot, Gérard Philipe
C'est la fureur de vivre et Fanfan la Tulipe
C'est la Guerre des Boutons et les Jeux Interdits
Zitrone en noir et blanc, Bonne Nuit les Petits
C'est la Nouvelle Vague, c'est la Baie des Cochons
Les pantalons patte d'eph, les jeans, les bas nylon
C'est la guerre d'Algérie, le retour des pieds-noirs
De Gaulle, Mai 68 et un nouvel espoir
Dans la deudeuche on fait l'amour sans la capote
La première mini-jupe au ras de la culotte
C'est la vie sans portable, la vie sans carte bleue
La vie sans autoroute, les temps moyenâgeux
Brel, Brassens, les Beatles, Take Five et Paul Anka
Brenda Lee, les Platters, la table en formica
Warum et les yéyés et les disques en plastique
Dans les boums, le Teppaz pour cracher la musique
Bobet, Fausto Coppi, Killy, Kopa, Pelé
Jazzy, Di Stefano, Yachine, sans oublier
Carrieri, des noms certes moins nobles
Mais qui ont porté haut les couleurs de Grenoble
Comme vous le voyez, on est tous dans le même train
On a les mêmes souvenirs, on a les mêmes chagrins
Dans les wagons de tête, on les voit qui nous quittent
C'est comme si pour eux le train roulait déjà trop vite
Merci d'être venus, ça me fait chaud au coeur
Je sais qu'il y a des soirs où l'on n'est pas d'humeur
On s'mettrait bien au lit avec une bonne tzigane
Mais non... une bonne tisane !
A bientôt,... à une autre époque !




























































































































































