30 mars 2009
Casimir et Caroline
Ödön Von Horváth - (1901 - 1938)
Casimir et Caroline - (1932)
"C'est une ballade, celle du chauffeur sans travail Casimir, et de sa fiancée Caroline aux grandes ambitions, ballade d'une tristesse sereine, atténuée par l'humour, c'est-à-dire la banale certitude : "Il faut bien mourir !" (...) Tous les critiques ou presque ont écrit qu'il s'agissait d'une satire de Munich et de sa fête de la bière - je n'ai pas besoin de souligner qu'on s'est totalement trompé sur mes intentions, sur le lieu et le contenu ; il ne s'agit absolument pas d'une satire... (...) Je ne suis pas un auteur satirique, Messieurs ! On me reproche d'être grossier, trop répugnant, trop inquiétant et étrange, trop cynique et que sais-je encore parmi ce genre de solides qualités... et on oublie que ma seule ambition est de peindre le monde tel que hélas ! il est."
Odön von Horváth
Extrait de Ödön von Horváth repères, par Heinz Schwarzinger, Actes Sud-Papiers, 1992"
"Il était une fois un garçon et une fille. Ils s'aimaient assez pour aller s'amuser enemble à la foire. Pas assez pour en reparti ensemble. Lui vient d'être mis au chômage. Elle, rageusement, veut connaître tous les plaisirs, s'en va avec un homme plus âgé, riche, un patron. Cela se passe en un temps de crise économique mondiale, à Munich, juste vant la prise de pouvoir par Hitler. Mais Horvath ne vise pas le drame historique, ni social. Dans le tourbillon des musiques, des manèges, des faux-semblants de la fête, il montre "le peuple" dans toute sa diversité, raonte le jeu des désirs et des incertitudes au coeur d'un monde en déséquilibre. Un jeu intense, furieux, généreux, inexorable. La vie telle qu'elle est."
Colette Godard
C'était jusqu'au 27 mars au Théâtre de la Ville, Paris,
mise en scène d'Emmanuel Demarcy-Mota.
Avec Sylvie Testud, Thomas Durand, Hugues Quester.
mais aussi en Tournée :
1er, 2 avr. La Coursive de La Rochelle
7 - 11 avr. La Comédie de Reims
22 - 24 avr Le Quartz de Brest
11 - 20 mai Le Grand T de Nantes
27 mai - 6 juin TNB de Rennes
Mon avis :
Une mise en scène exceptionnellement époustouflante, tout à fait fascinante ! Peut-être un peu trop ! Elle finit par étouffer les personnages et surtout l'expression de leurs sentiments. On entend moins bien leurs interrogations, leur désarroi, leur lutte. Sylvie Testud est excellente, Thomas Durand assez inégal et on a la confirmation que Hugues Quester joue tous ses personnages ... de la même façon !
A voir parce que rare!
29 mars 2009
L'heure perdue...
Et oui! une heure en moins à nos montres!!!
Bon dimanche quand même !
La montre
Deux fois je regarde ma montre,
Et deux fois à mes yeux distraits
L'aiguille au même endroit se montre ;
Il est une heure... une heure après.
La figure de la pendule
En rit dans le salon voisin,
Et le timbre d'argent module
Deux coups vibrant comme un tocsin.
Le cadran solaire me raille
En m'indiquant, de son long doigt,
Le chemin que sur la muraille
A fait son ombre qui s'accroît.
Le clocher avec ironie
Dit le vrai chiffre et le beffroi,
Reprenant la note finie,
A l'air de se moquer de moi.
Tiens ! la petite bête est morte.
Je n'ai pas mis hier encor,
Tant ma rêverie était forte,
Au trou de rubis la clef d'or !
Et je ne vois plus, dans sa boîte,
Le fin ressort du balancier
Aller, venir, à gauche, à droite,
Ainsi qu'un papillon d'acier.
C'est bien de moi ! Quand je chevauche
L'Hippogriffe, au pays du Bleu,
Mon corps sans âme se débauche,
Et s'en va comme il plaît à Dieu !
L'éternité poursuit son cercle
Autour de ce cadran muet,
Et le temps, l'oreille au couvercle,
Cherche ce coeur qui remuait ;
Ce coeur que l'enfant croit en vie,
Et dont chaque pulsation
Dans notre poitrine est suivie
D'une égale vibration,
Il ne bat plus, mais son grand frère
Toujours palpite à mon côté.
- Celui que rien ne peut distraire,
Quand je dormais, l'a remonté !
Théophile Gautier
Emaux et Camées
26 mars 2009
Oncle Vania
Anton Tchekhov Portrait de Osip Braz - 1898
Gorki raconte : " j'ai vu Oncle Vania et j'ai pleuré comme une bonne femme, même si je ne suis pas un homme nerveux, écrit Maxime Gorki à Anton Tchekhov, dont il vient de voir la pièce, créée au Théâtre d'Art de Moscou, le 14 janvier 1900. C'était comme si on me sciait en deux avec une vieille scie. Les dents vous coupent directement le coeur et le coeur se serre sous leurs allées et venues, il crie, il se débat. Pour moi, c'est une chose terrifiante"
Il y a deux "Oncle Vania", en ce moments dans les théâtres parisiens, tous deux d'excellente facture !
Celui que j'ai vu, aux Bouffes du Nord, est le plus classique, mis en scène par Claudia Stavisky).
On y voit Didier Bénureau, Marie Bunel et surtout Philippe Torreton, l'acteur fétiche de notre famille depuis que nous l'avons vu débuter à la Comédie française dans le rôle de Thomas Diafoirus (Le Malade Imaginaire). Un grand moment où l'on comprenait que le jeune acteur avait de la ressource. Depuis il a largement fait ses preuves!
Présentation : Le vieux et vaniteux professeur Serebriakov est venu se retirer à la campagne dans la maison de sa première épouse. Il est accompagné de sa toute jeune femme, la belle Elena. Cette arrivée perturbe la vie paisible de Sonia, la fille que le professeur a eu de son premier mariage, et d'Oncle Vania qui, à eux deux, exploitent tant bien que mal le domaine.
Bouffes du Nord - Paris - jusqu'au 3 avril.
Mon avis :
La mise en scène est en effet classique et juste, pas de fausses notes. Le décor est sobre mais les objets et mobiliers sont très bien utilisés dans le jeu et dans l'espace. Bénureau (Oncle Vania) et Torreton (son ami le médecin) sont en tous points excellents. Un seul point négatif : depuis le balcon nous avions du mal à saisir toutes les paroles des jeunes femmes... (mais non je ne suis pas sourde!)
23 mars 2009
Sur le banc...
Qui se souviendra de cette émission radiophonique, au temps où la télévision n'existait pas ?
Sur le banc... avec Raymond Souplex et Jane Sourza dans les rôles des clochards parisiens nommés La Hurlette et Carmen.
Mes grands-parents maternels ne l'auraient loupée pour rien au monde. Ils l'écoutaient en se mettant à table, au moment du déjeûner et comme j'aimais bien picorer dans leurs assiettes avant de grimper à l'étage chipoter dans la mienne, j'en profitais parfois! Comme cela amusait mes grands-parents, je me rendais à leur jugement et riait avec eux. A présent, je ne saurais dire ce qu'ils racontaient... Je n'ai pas eu la curiosité d'acheter les CD avec les enregistrements originaux ! Peut-être verrai-je un jour le film qui a été tourné en 1954 !
Tout d'abord, il faut imaginer la radio... On était loin de la miniature, plus près d'un véritable meuble puisque mes grands-parents avaient la partie tourne-disques en -dessous. Disques 78 tours exclusivement sur lesquels on posait un bras fort lourd muni d'une aiguille énorme qu'on changeait lorsque ça commençait à crachoter !
Authentique, toujours dans la famille depuis les années 30 ! (excusez la qualité de la photo ! APN sur photo!)
Mon grand-père adorait les opérettes et dès 3 ans, je chantais à tue-tête à la maison ou en voiture : "Je t'aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaai donné mon coeur..." ou "La belle de Cadix a des yeux de velours, tchik a tchik a tchik aïe, aïe, aïe!"... ou encore "les poux de la reine, poux de la reine !"... Pauvre reine, pleine de poux!!!... Ah ! et celle-la aussi : "j'aime bien mes dindon-on ons ; j'aime mieux mes mouton-on ons... quand ils font glou ou glou ou glou... quand ils font mê ê mê ê mê... glou ou glou ou... mê ê mê ê..." STOoooooooooP !
...juste une autre encore que j'ai beaucoup répétée : "tea for two and two for tea"... (imaginez-moi devant la glace de l'armoire des parents... je m'y croyais!)
Mon grand-père m'emmenait aussi voir et entendre ces opérettes au théâtre et il paraît qu' on a eu toutes les peines du monde à m'empêcher de chanter "La belle de Cadix", debout sur mon siège, au théâtre de Clermont, en même temps que la chanteuse... (légende familiale!)
Et on s'étonnera que j'aime le flamenco!... tchik a tchik a tchik aïe aïe aïe !
20 mars 2009
Pour le plaisir des yeux...
Juste parce que c'est le printemps..., je ne vous offre point de fleurs, tableaux, grelots, bibelots, oiseaux, coeurs ou angelots ni de jolie flamme qui danse mais...

Photo Pierre Gonnard : "Leone" 2005
Je ne connais pas ce garçon, mais on a bien du plaisir à le regarder, non ?... (rire)
Et oui, c'est le printemps!!!
18 mars 2009
Avec méthode
Vous connaissez sans doute la célèbre méthode Boscher pour apprendre à lire.
Mais savez-vous qu'on peut aussi la broder !...
Voici le cadeau que m'a fait une amie brodeuse.
la page du livre (édition 1959)
Pour que cela ressemble vraiment à la page du livre, je vais broder un fil sur un fil, méthodiquement...
Ma première ligne...
Je n'ai pas encore beaucoup avancé... parce que j'ai enfin sorti ma MAC de sa boîte où elle m'attendait depuis Noël ! Je n'avais pas cousu à la machine depuis vingt ans ! je me suis donc remise à l'ouvrage avec des coussins et des housses d'oreiller avant de tenter la housse de chaise la semaine prochaine!...
15 mars 2009
Todo Bom !
Viva Brasil !
Fine fleur parmi les fleurs, ma Blondine revient du Brésil ! Elle rapporte soleil et couleurs et ces fleurs encore fraîches de la dernière ondée suave...
Pour vous...
Tu fais le tour de mon jardin secret
Je t'aide à semer la fleur de l'espérance.
Tu me fais sentir "l'éternité", le "à jamais".
Je te fais voir ma vie, ma totale confiance...
Tu retrousses les coins de ma bouche
Je te souris pour décorer ta journée
Tu es ma vie, mon calme, mon souffle
Je suis ton soleil, ta lumière, ton don d'aimer...
Tu es la main qui, instinctivement, me frôle
Je suis celle qui, tranquillement, s'y pose.
Tu fais vibrer les cordes de mon violon
Je te dédie à mon tour une douce chanson...
Tu regardes un côté de la médaille
Je fais la retourne pour regarder de l'autre.
Je te fais franchir ta muraille
Tu me fais apprécier la moindre chose...
Tu es mon matin ensoleillé
Je suis ta nuit tout étoilée.
Tu m'as fait découvrir la fraîcheur de la rosée
Je t'ai fait tâter le mystère de l'obscurité...
Tu as épicé ma vie d'avant
J'ai adouci, j'ai velouté la tienne.
Tu as ajouté la tendresse comme ingrédient
J'ai brassé le tout pour en faire des "JE T'AIME"...
Tu m'aimes non seulement pour ce que je suis
Je t'aime non seulement pour ce que tu es.
Nous nous aimons d'un amour agrandi
Nous nous aimons pour ce que ensemble nous avons fait
Jovette
Mimeault (1952 - 2003)
Deux cœurs, un amour
Bon dimanche !
12 mars 2009
La Charrue et les étoiles
De Sean O'Casey
Mise en scène d'Irène Bonnaud
Avec Dan Artus , Bernard Escalon, Marie Favre, Anne-Laure Luisoni, Roman Palacio, Sophie-Aude Picon, Roland Sassi, Martine Schambacher, Edmond Vullioud
La Charrue et les Etoiles :
« Un de
ces moments où la politique fait violemment irruption dans la vie de
tous, même de ceux qui juraient ne rien vouloir avoir à faire avec
elle. »
Comme dans ses précédentes mises en scène , Irène Bonnaud choisit un texte qui mêle la petite et la grande histoire, le social et l’intime, la guerre et la chambre à coucher. Nous sommes en Irlande, à la veille de l’insurrection sanglante de Pâques 1916, où les Irlandais membres de l’Irish Citizen Army ( dont O’Casey fut secrétaire en 1914) et de l’Irish Volunteers Force se révoltent contre l’armée britannique, qui exerce ensuite une implacable répression. Un épisode marquant de l’histoire irlandaise, qui demeure en mémoire par le nombre de ses morts.
Né dans une famille protestante très pauvre, O’Casey (1880-1964), dramaturge majeur de la scène irlandaise, est demeuré toute sa vie un socialiste engagé ; nationaliste convaincu au début du siècle, il est cependant peu enclin à se laisser aveugler par de grandes illusions, et dénonce l’absurdité amère de dérives qui condamnent des innocents.
Agnès Santi (extrait)



En tournée du 3 mars au 9 avril
Aujourd'hui au Théâtre 71 Malakoff
Durée prévue du spectacle : 2 h 15
mardi, vendredi, samedi à 20 h 30
mercredi, jeudi 19 h 30
dimanche à 16 heures
relâche lundi
Mon avis :
20 / 20 ! Pour le choix de l'auteur et de l'oeuvre choisie que l'on découvre avec plaisir, pour la transposition d'époque( années 80), pour la succession des scènes à un rythme d'enfer, pour le décor tournant montrant l'extérieur et l'intérieur de l'immeuble ou du pub où se retrouvent les militants et dont le nom est "La charrrue et les étoiles", pour les acteurs tous excellents et justes. Mentions spéciales pour l'oncle et Bessie Burgès !
Une excellente soirée. Bravo Irène Bonnaud!
09 mars 2009
Daffodils
Je me souviens de ce poème anglais appris en classe de quatrième... et du professeur au haut chignon que nous avions et qui insistait particulièrement sur l'accent tonique "DAffodils"...
I wandered lonely as a cloud
That floats on high o'er vales and hills,
When all at once I saw a crowd,
A host, of golden daffodils;
Beside the lake, beneath the trees,
Fluttering and dancing in the breeze.
Continuous as the stars that shine
And twinkle on the milky way,
They stretched in never-ending line
Along the margin of a bay:
Ten thousand saw I at a glance,
Tossing their heads in sprightly dance.
The waves beside them danced, but they
Out-did the sparkling leaves in glee;
A poet could not be but gay,
In such a jocund company!
I gazed—and gazed—but little thought
What wealth the show to me had brought:
For oft, when on my couch I lie
In vacant or in pensive mood,
They flash upon that inward eye
Which is the bliss of solitude;
And then my heart with pleasure fills,
And dances with the daffodils.
William Wordsworth
Je me promenais seul,
comme un nuage
Qui flotte par-dessus vallées et collines,
Quand tout à coup, je vis une foule
Une immense étendue de jonquilles dorées;
A côté du lac, sous les arbres,
Flottant et dansant dans la brise.
Aussi nombreuses que les étoiles qui brillent
Et scintillent sur la voie lactée,
Elles s’étiraient en une ligne sans fin
Tout au long de la baie:
En un clin d'œil, j’en ai vu des dizaines
de milliers
S’élancer en une danse alerte.
Les vagues dansaient derrière elles,
Mais l'éclat des feuilles brillantes était bien plus fort;
Un poète ne pouvait qu' être gai
En une si joyeuse société !
J'ai regardé et regardé, mais peu pensé
A la richesse que ce spectacle m’avait
apporté:
L'esprit vide ou songeur,
Elles illuminent mon regard intérieur
Qui est le bonheur de la solitude;
Alors, mon coeur s’emplit de plaisir,
Et danse avec les jonquilles.
Puisqu'elles sont là, en mon jardin, les précoces, les précieuses, elles qui font danser le printemps et nous font attendre les lilas, je vous l'offre, je vous les offre...
Daffodils Personified by Walter Crane
Daffodil Tile from Flora's Train by Walter Crane
08 mars 2009
Virginia, notre soeur...
En ce jour dédié aux femmes...
Une chambre à soi
"Laissez-moi imaginer ce qui serait arrivé si Shakespeare avait eu une soeur merveilleusement douée, appelée, mettons, Judith."
Telle est la proposition qui sert de fil discret à la conférence que Virginia Woolf prononce en 1928 devant les étudiants de Cambridge, intitulée Les Femmes et le Roman.
De Virginia Woolf à Edith Scob, il y a le choix d’Anne-Marie Lazarini, codirectrice du Théâtre Artistic Athévains, de donner à l’écrivain féministe, cette silhouette vibrionnante que la comédienne s’applique à copier-coller sur l’intonation de chaque mot théâtralisé, selon le récit d’Une chambre à soi.
Photo Marion Duhamel
Dans un magnifique décor de bibliothèque, dû à François Cabanat, bordée à cour et jardin d’une tenture rouge théâtre, Edith Scob va en parcourir les rayonnages, consulter les ouvrages, s’asseoir auprès des bureaux en salle de lecture, s’efforçant du geste et du regard à figurer le descriptif de chaque situation évoquée par l’auteur.
C’est par l’humour qu’Edith rejoint Virginia, là où "Oxbridge" et "Fernham" se regardent en chiens de faïence, là où la nourriture universitaire, au propre comme au figuré, n’était pas, il y a encore quelques décennies, à parité des deux sexes.
Alors Virginia a beau jeu d’imaginer une sœur à Shakespeare, Edith fera la démonstration in situ que Judith n’aurait jamais pu, à l’époque et à talent égal, avoir la moindre chance d’accomplir l’œuvre littéraire de son frère virtuel.
C’est en effet dans l’indépendance matérielle, gage indispensable à la liberté de l’esprit, que se trouve le sésame de toute créativité.
C’est surtout en accédant aux mêmes excellences de la culture et de l’éducation qu’homme et femme peuvent se compléter au gré de leurs prédispositions naturelles.
Ainsi, en observant l’histoire des mœurs et de la littérature au travers d’un rétroviseur thématique "Les femmes et le Roman" à l’occasion de cette conférence , Virginia Woolf fut alors motivée à publier un an plus tard cet essai fondateur sur la création au féminin.
Commentaire de Theothea.com (extrait)
Une chambre à soi, de Virginia Woolf
Traduction : Clara Malraux (éditions Denoël)
Adaptation : Sylvianne Bernard-Gresh
Création Les Athévains
Mise en scène : Anne-Marie Lazarini
Avec Edith Scob
Décor et Lumières : François Cabanat
Costumes : Dominique Bourde
Théâtre Artistic Athévains * 45 bis, rue Richard Lenoir * 75011 Paris
Réservations : 01 43 56 38 32
FNAC, Virgin, Agences, Resathéâtre : 08 92 70 77 05 (0,34 €/min)
Reprise de 2 au 15 mars 2009 pour 15 représentations supplémentaires mardi 20h; mercredi, jeudi 19h; vendredi,samedi 20h30; samedi, dimanche 16h; et le lundi 2 mars à 20h30.
Durée : 1 h 15
30 €, 20 €, 10 €
Mon avis :
Superbe décor auquel nous avons été particulièrement sensible (on se demande pourquoi,... !!!). Par la fenêtre on aperçoit des dessins évoquant Londres à diverses saisons et suivant la lumière du jour. Mais le must est la voix de Virginia Woolf qu'on entend entre chaque séquence...
Edith Scob incarne parfaitement la romancière. Nervosité frêle, profondeur de la réflexion, recherche du mot le plus juste.
















































