27 février 2009
Cousinade
Ils ont six mois les bébés de l'été !
Le coucou chante
Le coucou chante au bois qui dort.
L'aurore est rouge encore,
Et le vieux paon qu'Iris décore
Jette au loin son cri d'or.
Les colombes de ma cousine
Pleurent comme une enfant.
Le dindon roue en s'esclaffant :
Il court à la cuisine.
Paul-Jean Toulet (1867-1920)
Contrerimes
25 février 2009
Enfant des Montagnes
Je suis là !
euh..., peut-être là !...
Photos du Net
En tous cas, en pause Petitou!
Voici ce que j'avais préparé pour mettre dans mes bagages...
Les boutons paraissent noirs; en fait, ils sont bleus marine.
Et pour vous, cette comptine anonyme...
Là-haut là-haut sur ces montagnes
Là-haut là-haut sur ces montagnes
Il y avait un doux berger
Qui disait dans son langage
Qu'il voulait se marier.
Belles bergères entrez en danse
Regardez comme l'on danse
Faites un tour demi-tour
Belles embrassez vos amours !
A bientôt!
23 février 2009
Sports d'hiver
C'est la saison !
Photo Paris360 - Jardin des Tuileries sous la neige
Oups ! NON... ! Là, c'est ...sports d'hiver à Paris, sans bâtons, ni skis! mais l'image est belle!
Amical salut à tous ceux qui y sont, qui partiront ou qui en reviennent !
LeFils - Vars-Risoul - Février 2009
En piste !
Le soleil maintenant
allonge son parcours
L’aube plus tôt sourit aux
bois impénétrables ;
Mais l’air est toujours
vif, l’autan rugit toujours
Parmi les rameaux nus et
glacés des érables.
L’avalanche sans fin
croule du ciel blafard ;
Nos toits tremblent au
choc incessant des tempêtes.
Cependant à travers bise,
neige, brouillard
Nous formons de nos jours
une chaîne de fêtes.
Et tous les rudes sports d’hiver
battent leur plein
Au milieu de clameurs
follement triomphales ;
Sur des flots dont le gel
fit un cirque opalin
Les grands trotteurs
fumants distancent les rafales.
Sur le ring ou l’étang par
le vent balayé
Le gai patineur file ou
tourne à perdre haleine.
Le sourire à la lèvre et
la raquette au pied,
Des couples d’amoureux
cheminent dans la plaine.
Par un souffle inconnu
chacun est emporté.
Dans tous les yeux le feu
de plaisir étincelle ;
Et dans le bourg naissant
comme dans la cité
Le bruyant carnaval agite
sa crécelle.
Les hôtels sont bondés de
lointains visiteurs.
Maint Pierrot dans la rue
étale sa grimace.
La nuit, torches aux
poings, les fougueux raquetteurs
S’élancent à l’assaut des
grands palais de glace.
A d’émouvants tournois la
multitude accourt.
Tout le peuple s’ébat,
tout le peuple festoie,
Car, puisque Février est
le mois le plus court,
Il voudrait s’y griser de
la plus longue joie.
Fleurs de givre
L’année canadienne
Bonne semaine !
22 février 2009
Hiver
Matin d'hiver
À Mademoiselle Marguerite Coutanseau.
La neige tombe en paix sur Paris qui sommeille,
De sa robe d'hiver à minuit s'affublant.
Quand la ville surprise au grand jour se réveille,
Fins clochers, dômes ronds, palais vieux, tout est blanc.
Moins rudes sont les froids, et la Seine charrie :
D'énormes blocs de glace aux longs reflets vitreux
Éclaboussent d'argent l'arche du pont Marie,
Poursuivent leur voyage et se choquent entre eux.
Les cloches qui tintaient à si grandes volées,
Pour fêter dignement les jours carillonnés,
N'ont plus qu'un timbre mat et des notes voilées,
Comme si leurs battants étaient capitonnés.
Les barques des chalands au long des quais rangées,
De leur unique voile ont fermé l'éventail,
Et toutes dans la glace, en bon ordre figées,
Sont prises dans leur coque et jusqu'au gouvernail.
Enrobant le Soleil sous deux ailes de flamme,
Un goéland du Havre ou de Pont-Audemer
Vient comme un Saint-Esprit planer sur Notre-Dame :
On reconnaît de loin le grand oiseau de mer.
Ce fut par de joyeux et clairs matins de neige,
Où l'aurore allumait ses premiers feux pourprés,
Qu'autrefois les Normands, blonds fils de la Norvège,
Dressaient la haute échelle à Saint-Germain-des-Prés.
André Lemoyne (1822 - 1907)
Chansons des nids et des berceaux
Pissaro - Matin d'hiver
Pissaro - Avenue de l'Opéra Effet de neige
Il ne neige plus souvent à Paris et quand ça arrive cela devient bien vite un désastre! Trottoirs glissants, chaussée grisâtre... La Seine ne charrie plus de gros blocs de glace et on ne peut jamais plus la traverser en patins ... Et si une fois, juste pour voir, on avait un jour, un jour seulement... l'hiver d'antan...
Qu'en pensez-vous ?
1879
- En ce temps-là, la Seine gelait fortement. La neige qui encombrait
les rues était déblayée, mise en tombereaux qu'on vidait depuis les
ponts sur la glace du fleuve. Elle restait là jusqu'à la "débâcle", cad
la fonte de la glace au printemps !
Bon dimanche à vous qui passez là!
19 février 2009
La Célestine
... loin d'être angélique !
Spectacle actuel dont voici la bande-annonce : cliquez ICI
La Célestine, née en 1499 sous le plume de Fernando de Rojas, fut un roman avant de devenir une tragi-comédie. L’œuvre connaîtra de nombreuses versions, et ce personnage hantera la littérature européenne jusqu’à l’époque baroque. De ce texte foisonnant, Henri Lazarini a tiré un spectacle d’une heure trente, très « grand public », en réduisant l’intrigue à ses éléments essentiels. Calixte, amoureux fou de Mélibée, fait appel, par l’intermédiaire de son valet Semporio, à une mère maquerelle, la Célestine, pour parvenir à ses fins. Les ruses et les manipulations de la Célestine (l’éternel combat du vice contre la vertu !) constituent l’essentiel des péripéties, avant le rendez-vous nocturne dans le jardin de Mélibée. Le texte est fascinant en ce qu’il contient en germe tout un pan de la littérature européenne. Il permet en particulier de mesurer l’influence de ce théâtre espagnol sur le théâtre français, de Molière (on pense à l’entremetteuse de l’École des femmes) aux romantiques.
.
Tout l’intérêt de l’œuvre réside dans la peinture des caractères. Cette femme, la Célestine, est « une femme telle que les vices des hommes l’ont faite ». Corruptrice de jeunes filles, son expérience lui permet de contourner tous les obstacles et d’amadouer les plus revêches. C’est une figure inquiétante et satanique à plusieurs titres. D’abord parce qu’elle recourt à des sortilèges pour envoûter Mélibée et la convaincre de rencontrer Calixte. Ensuite parce qu’elle met à nu les mobiles les moins avouables du comportement humain, à commencer par la cupidité.
Article de Fabrice Chêne. Les Trois Coups
La Célestine, de Fernando de Rojas
Adaptation : Henri Lazarini
Mise en scène : Frédérique et Henri Lazarini
Avec : Biyouna, Luis Rego, Rona Hartner, Myriam Bella, Céline Caussimon, Éloïse Labro, Gaspard Legendre, Didier Lesour, Tristan Lhomel
Scénographie et lumières : Xavier Lazarini
Son : Isabelle Surel
Costumes : Patricia Leroy-Lacassagne
Accessoires : Clément Seurat
Vingtième Théâtre • 7, rue des Plâtrières • 75020 Paris
Réservations : 01 43 66 01 13
Métro : Ménilmontant
Du 14 janvier au 1er mars, du mercredi au samedi à 19 h 30 ; dimanche à 15 heures
Durée : 1 h 30
22 € | 12 €
Représentations les 13 et 14 mars 2009 à 21 heures
au Théâtre des Trois-Vallées, avenue du 8 Mai-1945 • 91120 Palaiseau
Renseignements et réservations : 01 60 14 29 32
Mon avis : Une bonne soirée. Spectacle musical et coloré avec des imperfections qu'on pardonne tant Biyouna vaut le détour !
16 février 2009
Angélique
cette photo de petits anges qui se sont envolés aux quatre coins de France et d'ailleurs...
Pour dire "Bonjour", pour dire" Merci", pour dire "Je pense à vous"...
Bonne semaine !
14 février 2009
A Valentin
L'éternelle chanson
Lorsque tu
seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux bruns seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore de jeunes amoureux,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux bruns seront des cheveux blancs.
Sur notre banc ami, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer,
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant toujours par un baiser.
Combien de fois jadis j'ai pu dire " Je t'aime " ?
Alors avec grand soin nous le recompterons.
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons.
Un rayon descendra, d'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose, se poser,
Quand sur notre vieux banc tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.
Et comme chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain,
Qu'importeront alors les rides du visage ?
Mon amour se fera plus grave - et serein.
Songe que tous les jours des souvenirs s'entassent,
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens.
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens.
C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main
Car vois-tu chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve,
Je veux tout conserver dans le fond de mon coeur,
Retenir s'il se peut l'impression trop brève
Pour la ressavourer plus tard avec lenteur.
J'enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare,
Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours ;
Je serai riche alors d'une richesse rare
J'aurai gardé tout l'or de mes jeunes amours !
Ainsi de ce passé de bonheur qui s'achève,
Ma mémoire parfois me rendra la douceur ;
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
J'aurai tout conservé dans le fond de mon coeur.
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux bruns seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d'antan,
Et je te sourirai tout en branlant la tête
Et tu me parleras d'amour en chevrotant.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille
Lorsque mes cheveux bruns seront des cheveux blancs.
Valentine
(par l'intermédiaire de) Rosemonde Gérard
12 février 2009
Un grand Monsieur
Michel Bouquet
Comme je suis une spécialiste des "dernières minutes" je me devais de vous faire part d'un spectacle... où vous ne pourrez plus aller ! ( oui, là je crois que ... j'exagère vraiment ! ) Mea Culpa ! Et pourtant, vous avez raté quelque chose !
Mercredi 28 janvier.
Théâtre de la Porte Saint Martin
Le Malade Imaginaire
Quoi? Tout un plat pour une pièce que tout le monde connaît !... OUI, MAIS... c'était avec Michel Bouquet ! Vous savez ce Monsieur qui peut jouer les méchants, les durs, les mafieux, les énigmatiques, les machiavéliques, les présidents... avec ses petits yeux bleus très froids et sa bouche pincée ! Et bien il fut un GRAND Malade Imaginaire. J'en ai vu beaucoup. Des sympas, certes, mais surtout des geignards, des ridicules, des grotesques, des bouffons, des outranciers.(Des noms!... des noms ! Euh... non, je ne veux offenser ni les morts ni les vivants!)
Lui, sobre, facétieux, attachant...
Un acteur complet, à son aise dans la Tragédie comme dans la Comédie.
Entouré d'une troupe unie, drôle, chaque rôle excellent. Un ton juste, sans exagérations. Les femmes se distinguent particulièrement. Quelle belle et douce Angélique, quelle belle mais fourbe Béline, quelle époustouflante Toinette ( qui n'est autre que la femme de Michel Bouquet) ! Et une salle enthousiaste que les acteurs ont apprécié.
Voilà, vous ne le verrez pas, le spectacle est terminé depuis le 1er février... Mais s'il y a une reprise ou une tournée, allez-y, vous passerez une bonne soirée!
09 février 2009
L'armoire des parents
Je parle de la "grande" armoire qui se trouvait dans la chambre à coucher des parents... Grande, pour nous qui étions petits ! Et puis vaste, sombre, mystérieuse...
(Ce n'est pas l'armoire de mon enfance mais elle lui ressemble énormément avec ses panneaux et la décoration des portes.)
Avec ses portes fermées à clefs, les tiroirs trop hauts à atteindre, son odeur de cire, de linge frais, ses froissements, ses craquements, tous ses secrets dérobés l'espace d'un instant par une porte restée ouverte... Pile de draps blancs ajourés et brodés, nappes de fête, tentures, rideaux, dessus de lit au crochet, couvertures de laine, oreillers, édredons... Coffret empli d'objets étranges, non identifiés, qu'on sortait parfois pour soigner grand-père... Mais aussi... doux pulls, guimpes et chemisiers amidonnés, chemises de nuit pour homme, lingerie fragile de dame, bas et corsets, chapeaux de paille, gants de cuir, velours ou dentelle, cravates soyeuses, mouchoirs parfumés, ceintures de soie, satin ou flanelle, pochettes et sacs à main... Et parfois : cadeaux enrubannés ! Trésors à portée des petites mains bien vite repoussées !
Et surtout : le MIROIR !
Qui n'a pas dansé avec le chapeau, la ceinture et les chaussures de maman devant la glace?!!! Qui n'a pas dialogué avec son double ? Qui n'a improvisé scénettes et courbettes devant la psyché?...
Et puis, il y avait la penderie... Encore plus haute, encore plus noire et plus profonde ! Celle où l'on pouvait se glisser si l'on n'avait pas peur des sorcières ou autres gnomes qui agitaient parfois les manches et les jambes des vêtements suspendus là... Car dans cet endroit obscur se tenaient les manteaux, pardessus, robes, jupes et jupons longs et autres costumes. Senteurs de cuir (la canadienne de chasse de Papa) et de fourrure (le renard de Maman). Ah ! plonger son visage dans les robes d'été parfumées, s'envelopper du manteau ample et doux, caresser la peau de bête, apprivoiser le renard pour y glisser son cou...
Mais ce que j'aimais par-dessus tout, c'était le petit coffret oublié là... Un petit coffret de bois peint, venu d'ailleurs et qui ne fermait pas... A l'intérieur, j'avais l'impression d'une mini-caverne d'Ali Baba ! Impression de petite fille...
Mais voyez plutôt...
Il est là !
Sésame, ouvre-toi !
Boucles de ceinture, broches, médailles, boucles d'oreilles... la boîte à trésors a perdu un peu de son contenu au gré des partages. On ne sait pas toujours à qui ces objets délaissés, dédaignés, ont appartenu...
Leur seule valeur est d'avoir été mon Trésor d'enfance...
05 février 2009
Sacro Monte di Varallo
choisi par l'Unesco pour faire partie du Patrimoine de l'Humanité. Le plus ancien et le plus évocateur des Monts sacrés du Piémont et de la Lombardie.
Créé (1480 - 1499) d'après l'idée géniale d'un moine milanais, Bernardino Caimi, qui après avoir été pendant des années en Palestine, imagina reconstruire les lieux saints sur ce rocher, la "Nouvelle Jérusalem".
Chapelle 42 - Bernardino Caimi
La basilique :
(Photo du Net)
et 45 chapelles contenant fresques, images, sculptures et statues racontant "l'Histoire du Salut".
Quelques chapelles :
Chapelle 8 - A l'intérieur : La Présentation au Temple
Chapelle 13 - La tentation au désert
Chapelle 19 - Entrée triomphale à Jérusalem 1587
Chapelle 22 - Jésus réveille les apôtres
Scènes sculptées (et) ou peintes :
Chapelle 2 - L'Annonciation. Bois sculpté et peint 1572
Chapelle 14 - La Samaritaine (1598)
Chapelle 17 - La Transfiguration (1586)
Chapelle 18 - Résurrection de Lazare (1582)
Chapelle 20 - La Cène
chapelle 43 (dernière sur la mosaïque)- Le Saint sépulcre.
Varallo Sesia sous la neige (photo Carlo Colombo)
























































