En bateau, Lakevio !

Rêves et ... réalités.

30 novembre 2008

La robe du dimanche



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et en semaine : le tablier !


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Quelques photos de classe à l'époque où l'on y portait le tablier. Je préviens tout de suite les jeunes âmes moqueuses et peu charitables : je n'y figure pas !

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Classe unique rurale : on reconnaît les frères et soeurs car ils portaient les mêmes vêtements.


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Classe nombreuse du baby-boom ! Tiens, des jumelles !

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Photos de classes de Royaumeix (Meurthe et Moselle). Années 50



Vous avez remarqué comme l'écossais était à la mode ! Même les tout-petits qui n'allaient pas encore à l'école s'y mettaient ! Regardez ma garde-robe d'époque !


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et Blondine aussi a porté les tabliers de sa maman !

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Dis, maman, la vie avant, elle était en noir et blanc ?...




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28 novembre 2008

L'échange

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A l'affiche pour la saison 2008-2009.

L'Echange de Paul Claudel.

Mise en scène Yves Beaunesne.



Du 12 novembre au 14 décembre 2008 au Grand Théâtre .


Composée à New York et Boston en 1893-1894, L'Échange est la pièce la plus dépouillée de Claudel : trois actes, un décor naturel unique, deux couples, l'infidélité qui rôde et entraîne la mort. Elle est créée en 1914 par Jacques Copeau.

Louis Laine a ramené de France sa femme Marthe qu'il a arrachée à son foyer. elle l'a suivi sans regret, car il a su lui inspirer la "passion de servir". Il a été engagé comme gardien de la propriété d'un riche américain, Thomas Pollock Nageoire, marié à Lechy Elbernon, actrice. Thomas Pollock Nageoire, séduit par la modestie et la sagesse de Marthe, offre à Louis Laine de lui acheter sa femme ; Laine accepte le marché, consent à partir et empoche l'argent. il annonce sa décision à Marthe et cherche à la persuader qu'il répare ainsi le tort qu'il lui a fait en l'épousant. Marthe le supplie de la garder : elle ne cherche pas le bonheur "mais la peine et la douleur" qui sont la part de la femme mariée.

Entretemps, Louis Laine est devenu l'amant de Lechy Elbernon qui vient insulter Marthe, lui révélant son déshonneur…


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Photos du Net



L'Échange selon Paul Claudel
            
            
            
 

 

"Ne donnez jamais rien pour rien"
           Thomas Pollock Nageoire.

   


            "La chimie moderne a découvert des substances qui du seul fait de leur présence, elles-mêmes intactes, déterminent la combinaison d'éléments autrement indifférents l'un à l'autre. C'est ce que l'on appelle des catalyseurs. Des catalyseurs, il y en a aussi entre les âmes. Voici l'un d'entre eux, acteur inerte, exposé sur une table boiteuse, au milieu de cette pièce appelée précisément L'Echange. C'est l'argent. L'argent ou possibilité d'autre chose. Le moyen quasi mystique de se procurer autre chose.
            
            L'"Agent de change", Thomas Pollock, est l'officiant solennisé par le destin pour présider à tout ce qui peut résulter d'une comparaison entre les valeurs. Pourtant serait-ce en vain qu'il a fait foisonner cette liasse verte - dollars! - aux yeux d'un sauvage doué d'une absence, disons congénitale, de poches? Elle       garde sa puissance de suggestion, irrésistible. Louis Laine, dernier représentant d'une race condamnée, en qui s'accroît peu à peu l'appel de l'horizon et de la mort, est allé chercher là. bas, de l'autre côté de l'Océan, le seul être, Marthe, une femme, qui ait le pouvoir en même temps que la vocation de l'arracher à sa pente. Mais dans nos grandes villes elles-mêmes manque-t-il aussi de sauvages, c'est-à-dire d'irréductibles, engagés dans la protestation, est-elle complètement illégitime? de l'individu contre la règle? Ce drame, L'Echange, nous montre un de ces conflits, où les amants, malgré une attraction réciproque, née précisément de la contrariété, sont séparés par des intérêts divergents. Marthe est la raison, la vertu, le salut, l'avenir symbolisé par cet enfant qu'elle porte dans son sein. Mais celle-ci à son opposé dans le jeu des Quatre Coins, celle-ci, Lechy Elbernon, qui est l'Imagination, l'Inconnu, qu'elle est forte sur une jeune âme obscure! Akkeri   ekkeri ukkeri an ! La voici qui procède à une redistribution des rôles.
            
Ne sommes-nous pas les uns aux autres nos propres Parques ? "

         


            Paul Claudel (1952), "Mercure de France"

         


           “L’esclavage où je me trouvais en Amérique m’était très pénible, et je me suis peint sous les traits d’un jeune gaillard qui vend sa femme pour recouvrer sa liberté. J’ai fait du désir perfide et multiforme de la liberté une actrice américaine, en lui opposant l’épouse légitime en qui j’ai voulu incarne la passion de servir."

                                                                           

                                                                              Paul Claudel à Marguerite Moreno 29 avril 1900



Mon avis :  Tout d'abord, Ce n'est pas la pièce que je préfère de Claudel ! Le décor est minimaliste mais convient tout à fait à la gestuelle des acteurs et à l'accent mis sur le texte. Les comédiennes sont excellentes, surtout Marthe, la douce-amère. Les comédiens sont justes aussi, si l'on excepte le phrasé scandé de Louis Laine absolument inutile et le costume (mais ça ce n'est pas de son fait!) de JR dans Dallas de Thomas Pollock ! Cependant,... un peu longuet, manque d'envolée sur un tel lyrisme, donc? ... applaudissements peu nourris ! Etait-ce la salle de ce mercredi soir?...


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26 novembre 2008

Retour à Lisbonne



... avec

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Fernando Pessoa.


Une "personne"  (pessoa = personne, en portugais) à écritures multiples...puisqu'il s'était créé trois hétéronymes, à qui il a inventé des origines et vies différentes et sous le nom desquels il a publié divers ouvrages : Alberto Caeiro, Ricardo Reis, Alvaro de Campos...


« C’était le 8 mars 1914 - je m’approchai d’une commode haute, et prenant un papier, je commençai d’écrire, debout, comme je le fais chaque fois que je le peux. Et j’écrivis trente et quelques poèmes d’affilée, dans une sorte d’extase dont je ne parviendrais pas à définir la nature. Ce fut le jour triomphal de ma vie et je n’en retrouverai jamais d’autre semblable. Je débutai par un titre : « Le Gardeur de troupeaux » et ce qui suivit fut l’apparition en moi de quelqu’un à qui je donnai aussitôt le nom d’Alberto Caeiro. Pardonnez-moi pour l’absurde de la phrase : mon maître m’était apparu. Telle fut ma sensation immédiate. A tel point que, une fois écrits ces trente et quelques poèmes, je m’emparai aussitôt d’un autre papier sur lequel j’écrivis, d’affilée également, les six poèmes qui constituent « Pluie oblique » de Fernando Pessoa - Immédiatement et intégralement... Ce fut le retour de Fernando Pessoa Alberto Caeiro à Fernando Pessoa lui seul. Ou, mieux encore, ce fut la réaction de Fernando Pessoa contre son inexistence en Alberto Caeiro »


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Pessoa .  Dessin de Jùlio Pomar



Je ne chante la nuit parce que dans mon chant

Le soleil que je chante en nuit s'achèvera.

Ce que j'oublie, je ne l'ignore pas.

C'est pour l'oublier que je chante.


Puissé-je suspendre, fût-ce en songe,

L'apollinienne course, et me connaître,

Même insensé, jumeau

D'une heure impérissable!


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Statue de Fernando Pessoa devant le café A Brasileira à Lisbonne, dans le quartier du Chiado

photo du Net



Pour être grand, demeure entier : rien

De toi n'exagère ou n'élimine.

Sois tout en chaque chose. Ce que tu es, mets-le

Dans le moindre de tes actes.

Ainsi sur chaque lac la lune tout entière

Brille, elle qui vit de haut.



Sourire...

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Les secrets de Blondine à Fernando...

 


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24 novembre 2008

Rome des amoureux...

Instants précieux...



Una ragazza innamorata !


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A tuo ritorno !



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22 novembre 2008

La Festa del cioccolato a Perugia





Nous approchons des Fêtes de fin d'Année...

Alors, voici un petit parfum de chocolat qui vient vous chatouiller les narines pour vous préparer aux débauches chocolatées qui s'annoncent !


Octobre 2008 : Pérouges

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Entrée dans la ville

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On n'est pas tout seul !

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C'est la fête ! La Fête du Chocolat !

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Baci di Perugia !


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Enorme !

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Oui, c'est bien lui!


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Et elle, vous la reconnaissez ?

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C'est Milka, la vache violette (et moi !) !


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Ici, on casse le chocolat à la hache!

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Là, on prépare le chocolat chaud.


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Encore un peu de tourisme

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et du lèche-vitrine (c'est le cas de le dire !)

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... avant la dégustation !

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Ciao, carissimi !

Signé : Blondine.


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20 novembre 2008

Désolée !


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Certains l'auront peut-être remarqué, mais j'avais un petit problème sur la page d'accueil de mon blog : impossible de changer la couleur de mes liens, bloqués sur le violet ou le bleu électrique et donc devenus quasi illisibles sur le bleu !...

Le forum m'a donné la solution. Merci les supertechniciens du
Forum
CanalBlog !

Mais... en essayant de sauvegarder mon message, je n'ai pas tout compris... et... Horreur, peste et vinaigre ! I'm so sorry ! Je l'ai pas fait exprès, je l'ai pas voulu ! Pardonnez ma nullité crasse en informatique, Mea Culpa ! C'est ma faute ! Je suis une vraie quiche... les gentils commentaires sur " La Veillée sous la lampe" se sont envolés !...


Ne vous croyez pas punis ! Je vous aime !

*Signé : Lakévio, rouge de honte.



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Lisbonne du poète

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Lisbonne : terrasse sur le Tage


Découvrez António


VERSANTS DU REGARD

    Poèmes en prose

de
Eugénio de ANDRADE

 

PARVIS DE SAINT-VINCENT

         Quand je suis arrivé sur la terrasse et que j'ai avisé le Tage, j'ai eu envie de demeurer là jusqu'à me faire pierre. La lumière descendait des toits pour monter aux mâts, et longuement l'air tremblait au moment d'effleurer les eaux. Un superbe matou s'étirait dans l'ombre rosée des briques, vint par lentes approches près de moi, les yeux réduits à deux fentes. Il se laisse caresser non sans condescendance : il est d'une voluptueuse blancheur. Tout à coup les cloches de l'église Saint-Vincent -- ding-ding-ding, dingdengdong -- me tombent dessus et, tout effarouchés, les moineaux jaillissent des arbres qui s'appuient presque aux murs tout autour du parvis. Voyez comme tout est bleu : bleu rayé d'oiseaux.

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Lisbonne : Saint-Vincent de Fora  au crépuscule

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Ruelle et toits de Lisbonne  (photo destination.lagons)

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Envolée d'oiseaux. Aquarelle de Mic-Gilles Roux



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18 novembre 2008

La veillée sous la lampe


Les soirs d'été sont loin....

Ils sont dans ce laps de temps, entre regrets des derniers couchers de soleil et espoirs des prochaines poussières d'étoiles dans un ciel d'hiver très froid et très clair...

Mais viennent maintenant des veillées que j'aime tout autant, au chaud, sous la lampe, en lisant...


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les ... poèmes en prose de

Eugénio de ANDRADE

  Mémoire d'un autre fleuve (1976-1977)
                                                         
                                                      

                                                            
                                                             SUR LE LIN

         

         De ce ciel de paysans j'ai rapporté l'azur, l'azur net du lin, l'azur blanc. Je l'étends ici, où la nuit est la plus dure (exactement comme autrefois sur la berge des femmes d'une haute antiquité venaient étendre leur linge sur les pierres du matin) et sur lui je me couche. Puissé-je, comme elles, dormir à présent tranquille, ma tâche accomplie.

                                                    

                                                   SYLLABE SUR SYLLABE

 
         J'apprends une grammaire d'exil, sur les versants du silence. C'est un apprentissage qui requiert jambes solides et main assurée, choses dont je ne peux plus guère me vanter, pourtant, bien que précaires, mes mains furent animaux de patience, et mes jambes,elles, continuent de grimper aux jours sans l'aide de quiconque. Sans la désinvolture de plus d'un, mais tirant parti des accidents variés de la pierre, que je connais bien, me voici posant syllabe sur syllabe. De l'aube au coucher du soleil.




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17 novembre 2008

Découvrir...

un poète !

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Eugénio De Andrade - 1923-2005


Bonjour Eugénio !

Je te découvre et, comme le chat, ronronne de plaisir en m'essayant aux sonorités portugaises...


Ce poème est dédié à mes amies du Sud, les sédentaires, les nomades, les passagères, les amoureuses...

 

DE RAMO EM RAMO

O branco do linho ou dos muros

do sul,

o carmin matutino,

 

o claro azul mediterrâneo, o limao

humido ainda,

o laranja, o verde das oliveiras

 prateado [...]


DE BRANCHE EN BRANCHE

 

Le blanc du lin ou des murs

du Sud,

le carmin matinal,


le bleu clair méditerranéen, le citron

encore humide,

l'orange, des oliviers le vert


argenté, le jaune épuisé

de gloire, le violet assoupi

de la fleur qui lui donne son nom,


l'ocre du blé moissonné,

le noir presque

maternel de la terre labourée,


c'est dans les yeux qu'ils sont un oiseau

dans le concert des branches confondu.

 

Eugénio DE ANDRADE 

Les Lieux du Feu


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Photos du Net







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15 novembre 2008

Chez nous


Un peu de repos après tout ces mouvements !

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Toile de Margaret Dyer


Chutttttttttttttttttttttttt !



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