31 octobre 2008
Chauds les marrons !
Ceux-ci ?
Malgré leur aspect luisant, attirant et sympathique, ils ne sont pas comestibles mais restent très décoratifs ! Ce sont les "marrons d'Inde".
On peut, par exemple, amuser un moment les enfants, en ces temps de vacances !
Ceux-là sont nettement meilleurs !

Ce sont des châtaignes mais
curieusement leur dégustation se fait toujours sous l'appellation
"marrons". Il y a pourtant une différence : les marrons sont les plus gros fruits qui s'épanouissent seuls dans la bogue alors que s'il y a plusieurs fruits dans une bogue, ce sont des châtaignes.
Dégustez-les ! ! En purée, en crème, en gâteau
(l'ardéchois, miam ! la bûche, miam miam !...), mijotés, glacés ou grillés, ils
sont toujours bons !
Photos du net
Qui veut un cornet ?...
29 octobre 2008
La Nuit d'Octobre (2)
de Alfred de Musset
Nouvelles Poésies
ERATO, La Muse de la Poésie amoureuse.
LA MUSE
Poète, c'est
assez. Auprès d'une infidèle,
Quand ton illusion n'aurait duré qu'un jour,
N'outrage pas ce jour lorsque tu parles d'elle ;
Si tu veux être aimé, respecte ton amour.
Si l'effort est trop grand pour la faiblesse humaine
De pardonner les maux qui nous viennent d'autrui,
Épargne-toi du moins le tourment de la haine ;
À défaut du pardon, laisse venir l'oubli.
Les morts dorment en paix dans le sein de la terre :
Ainsi doivent dormir nos sentiments éteints.
Ces reliques du coeur ont aussi leur poussière ;
Sur leurs restes sacrés ne portons pas les mains.
Pourquoi, dans ce récit d'une vive souffrance,
Ne veux-tu voir qu'un rêve et qu'un amour trompé ?
Est-ce donc sans motif qu'agit la Providence ?
Et crois-tu donc distrait le Dieu qui t'a frappé ?
Le coup dont tu te plains t'a préservé peut-être,
Enfant ; car c'est par là que ton coeur s'est ouvert.
L'homme est un apprenti, la douleur est son maître,
Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert.
C'est une dure loi, mais une loi suprême,
Vieille comme le monde et la fatalité,
Qu'il nous faut du malheur recevoir le baptême,
Et qu'à ce triste prix tout doit être acheté.
Les moissons pour mûrir ont besoin de rosée ;
Pour vivre et pour sentir l'homme a besoin des pleurs ;
La joie a pour symbole une plante brisée,
Humide encor de pluie et couverte de fleurs.
Ne te disais-tu pas guéri de ta folie ?
N'es-tu pas jeune, heureux, partout le bienvenu ?
Et ces plaisirs légers qui font aimer la vie,
Si tu n'avais pleuré, quel cas en ferais-tu ?
Lorsqu'au déclin du jour, assis sur la bruyère,
Avec un vieil ami tu bois en liberté,
Dis-moi, d'aussi bon coeur lèverais-tu ton verre,
Si tu n'avais senti le prix de la gaîté ?
Aimerais-tu les fleurs, les prés et la verdure,
Les sonnets de Pétrarque et le chant des oiseaux,
Michel-Ange et les arts, Shakspeare et la nature,
Si tu n'y retrouvais quelques anciens sanglots ?
Comprendrais-tu des cieux l'ineffable harmonie,
Le silence des nuits, le murmure des flots,
Si quelque part là-bas la fièvre et l'insomnie
Ne t'avaient fait songer à l'éternel repos ?
N'as-tu pas maintenant une belle maîtresse ?
Et, lorsqu'en t'endormant tu lui serres la main,
Le lointain souvenir des maux de ta jeunesse
Ne rend-il pas plus doux son sourire divin ?
N'allez-vous pas aussi vous promener ensemble
Au fond des bois fleuris, sur le sable argentin ?
Et, dans ce vert palais, le blanc spectre du tremble
Ne sait-il plus, le soir, vous montrer le chemin ?
Ne vois-tu pas alors, aux rayons de la lune,
Plier comme autrefois un beau corps dans tes bras,
Et si dans le sentier tu trouvais la Fortune,
Derrière elle, en chantant, ne marcherais-tu pas ?
De quoi te plains-tu donc ? L'immortelle espérance
S'est retrempée en toi sous la main du malheur.
Pourquoi veux-tu haïr ta jeune expérience,
Et détester un mal qui t'a rendu meilleur ?
Ô mon enfant ! plains-la, cette belle infidèle,
Qui fit couler jadis les larmes de tes yeux ;
Plains-la ! c'est une femme, et Dieu t'a fait, près d'elle,
Deviner, en souffrant, le secret des heureux.
Sa tâche fut pénible ; elle t'aimait peut-être ;
Mais le destin voulait qu'elle brisât ton coeur.
Elle savait la vie, et te l'a fait connaître ;
Une autre a recueilli le fruit de ta douleur.
Plains-la ! son triste amour a passé comme un songe ;
Elle a vu ta blessure et n'a pu la fermer.
Dans ses larmes, crois-moi, tout n'était pas mensonge.
Quand tout l'aurait été, plains-la ! tu sais aimer.
28 octobre 2008
La Nuit d'Octobre (1)
Alfred de Musset
in Nouvelles Poésies
Jours de
travail ! seuls jours où j'ai vécu !
Ô trois fois chère solitude !
Dieu soit loué, j'y suis donc revenu,
À ce vieux cabinet d'étude !
Pauvre réduit, murs tant de fois déserts,
Fauteuils poudreux, lampe fidèle,
Ô mon palais, mon petit univers,
Et toi, Muse, ô jeune immortelle,
Dieu soit loué, nous allons donc chanter !
Oui, je veux vous ouvrir mon âme,
Vous saurez tout, et je vais vous conter
Le mal que peut faire une femme ;
Car c'en est une, ô mes pauvres amis
(Hélas ! vous le saviez peut-être),
C'est une femme à qui je fus soumis,
Comme le serf l'est à son maître.
Joug détesté ! c'est par là que mon coeur
Perdit sa force et sa jeunesse ; -
Et cependant, auprès de ma maîtresse,
J'avais entrevu le bonheur.
Près du ruisseau, quand nous marchions ensemble,
Le soir, sur le sable argentin,
Quand devant nous le blanc spectre du tremble
De loin nous montrait le chemin ;
Je vois encore, aux rayons de la lune,
Ce beau corps plier dans mes bras...
N'en parlons plus... - je ne prévoyais pas
Où me conduirait la Fortune.
Sans doute alors la colère des dieux
Avait besoin d'une victime ;
Car elle m'a puni comme d'un crime
D'avoir essayé d'être heureux.
[…]
Honte à toi qui la première
M'as appris la trahison,
Et d'horreur et de colère
M'as fait perdre la raison !
Honte à toi, femme à l'oeil sombre,
Dont les funestes amours
Ont enseveli dans l'ombre
Mon printemps et mes beaux jours !
C'est ta voix, c'est ton sourire,
C'est ton regard corrupteur,
Qui m'ont appris à maudire
Jusqu'au semblant du bonheur ;
C'est ta jeunesse et tes charmes
Qui m'ont fait désespérer,
Et si je doute des larmes,
C'est que je t'ai vu pleurer.
Honte à toi, j'étais encore
Aussi simple qu'un enfant ;
Comme une fleur à l'aurore,
Mon coeur s'ouvrait en t'aimant.
Certes, ce coeur sans défense
Put sans peine être abusé ;
Mais lui laisser l'innocence
Était encor plus aisé.
Honte à toi ! tu fus la mère
De mes premières douleurs,
Et tu fis de ma paupière
Jaillir la source des pleurs !
Elle coule, sois-en sûre,
Et rien ne la tarira ;
Elle sort d'une blessure
Qui jamais ne guérira ;
Mais dans cette source amère
Du moins je me laverai,
Et j'y laisserai, j'espère,
Ton souvenir abhorré !
27 octobre 2008
Un petit air marin...
Sur la route de Rochefort sur Mer, une petite halte à La Rochelle (avec une douce pensée pour Fauvette ).
et sur le port, une rencontre : Mère Mule en famille!
Je l'avais déjà rencontrée à Vienne avec sa fille !
Mère Mule est une grande voyageuse ! (hihihi hanhanhan)
25 octobre 2008
Fierté d'une maman
Le 23 Octobre
Une cérémonie particulière...
Premier Galon !
Musique : Les Dragons de Noailles
Durant l'hiver 1674-1675, les troupes du
maréchal de Turenne, après avoir ravagé le Palatinat remportèrent les victoires
de Mulhouse et de Colmar. Turenne reçut à Paris un accueil triomphal et
solennel du Roi et de sa cour. Cette marche militaire, d'un rythme très lent
est attribuée à Lully et célèbre les faits d'armes d'un des plus illustres de
nos maréchaux, et de ses dragons.
1.
Ils ont traversé le Rhin
Avec Monsieur de Turenne
Au son des fifres et des tambourins
Ils ont traversé le Rhin
Refrain:
Lon lon la, laissez-les passer
Les Français sont dans la Lorraine
Lon lon la, laissez-les passer
Ils ont eu du mal assez
2.
ls ont incendié Coblence
Les fiers Dragons de Noailles
Et pillé le Palatinat
Ils ont incendié Coblence
3.
Ils ont pris tous les chemins
D’Anjou, d’Artois et du Maine
Et jamais ils n’ont peur de rien
Les fiers Dragons de Noailles.
4.
Ils ont pavoisé Paris
Les fiers Dragons de Noailles
Avec les drapeaux ennemis
Ils ont pavoisé Paris
23 octobre 2008
Jugendstil
Le but de notre voyage !
La Jugendstil est le nom allemand pour l'Art Nouveau. Il est formé du mot Jugend, nom d'une revue fondée en 1896 en Allemagne.
En Autriche, on parle plutôt de la Sezessionstil, courant de l'Art nouveau, plus géométrique et moins végétal qu'en France ou en Belgique.
La Sécession est ainsi dénommée en raison de sa rupture avec la Künstlerhaus conservatrice et provinciale qui avait jusqu’alors dominé la vie artistique viennoise.
Courant très fertile à Vienne à partir de 1897, venu de la réunion d'artistes d'horizons différents comme Joseph Hoffmann (1870-1956), Marx Kurzweil, Karl Moll, Koloman Moser (1868-1918) , Joseph Olbrich (1867-1908), Rudolph Bacher .
Parmi ces créateurs, on trouve aussi des peintres comme Oskar Kokoschka,
Egon Schiele (1890-1918),
les deux protégés de Gustav Klimt (1862-1918), ce dernier devenant le président du mouvement.
La voix du mouvement se faisait au travers d'une revue, créée en même temps par Gustav Klimt "Ver Sacrum".
Otto Wagner, architecte, (1841-1918) rejoint la Sezession en 1899 et lui donne un nouveau souffle.
Quelques exemples d'architecture :
La Sécession : Immeuble conçu par Joseph Olbrich, où se trouve la Frise Beethoven de Gustav Klimt.
La Frise Beethoven de Gustav Klimt (détails)
Karlsplatz : Ancienne station de Métro devenue Musée Otto Wagner.
Les immeubles de O. Wagner :
Décor de Kolo Moser
La Maison des Majoliques (Majolikahaus)
La Caisse d'Epargne (Potsparkasse)
Horloge :
L'Ankeruhr de Frantz Matsch
Vaisselle :
Meubles :
Aufwiedersehen !
22 octobre 2008
Jour Gourmand !
Parce que c'est mon Anniversaire, je vous offre la tournée des Cafés de Vienne et un petit supplément qui ne devrait pas vous déplaire...
Entre deux parcours dans la Vienne Impériale,
immeubles colossaux, larges avenues, places gigantesques,...
nous éprouvions le besoin de nous reposer et de nous restaurer...
Quelques cafés viennois où nous avons posé nos... sacs !
1) Le très célèbre Café Central, toujours bondé.
2) Le Café Landtmann , plus huppé, café des journalistes et politiciens.
3) Le Muséum Café, au décor très dépouillé de Alfred Loos, plus jeune, plus artiste.
4) Le Café Hawelka, plus bruyant et enfumé, atmosphère estudiantine
5) Le Café Frauenhuber, vieillot et intime. Il paraît que Mozart y aurait joué...
6) le Hofburg Café, à l'ambiance musicale, où nous avons pris une dernière pâtisserie
Et maintenant, pour les chineurs, les amateurs, les brocanteurs, antiquaires, décorateurs, et pour les amoureux de Sissi...
La vaisselle de l'Impératrice !
Infime échantillon, évidemment !
Demain, troisième et dernier volet du voyage : découvrez la Jugendstil !
21 octobre 2008
A Vienne
LeMaître avait bien préparé le Voyage...
Et il fut un Guide efficace !
Nous avons donc les pieds en compote et ce n'est pas d'avoir trop dansé !!!
Evidemment, nous n'avons pas manqué l'une des plus belles bibliothèques du monde (si,si, c'est vrai !) et nous avons donc visité la Prunksaal ( Salle d'apparât de la Bibliothèque nationale).
Seulement, 200 000 volumes à la loupe, ça prend du temps !...
J'ai donc eu le temps d'admirer les trompe-l'oeil et le plafond...
Heureusement, je connais une très bonne adresse à Vienne...
et j'ai sonné chez... le Dr Freud !
J'ai attendu dans sa salle d'attente mais il était retenu ...à Londres !
J'ai donc prié le ciel et ses Saints pour qu'il n'y ait plus de bibliothèques sur notre chemin...
Saint Etienne (Stephan Dom)
Saint Pierre (Peterskirshe)
Saint Charles Borromée... (Karlkirshe)
Les Anges m'ont entendue !...
et si vous revenez demain, vous verrez qu'ils m'ont comblée !...
20 octobre 2008
Important !
Ceci est un message publicitaire personnel et ... UTILE
Je suis très fière :
Brunette vient d'ouvrir officiellement, le jour de sa fête, le site qu'elle vient de créer !
A partager et à propager !!!

17 octobre 2008
Louis II
.. de Bavière et sa cousine Elisabeth, Impératrice d'Autriche, nous reçoivent cette fin de semaine à Shönbrunn...
Je vous laisse en bonne compagnie.
Si la diligence ne verse pas, nous serons de retour mardi !
Tchüss !
Auf Wiederhesen !




















































































































