En bateau, Lakevio !

21 août 2017

Lundi 72

 

Brocha Teichman -painting-of-sisters

 

Douce est rentrée en larmes dans la cuisine fraîche où se tient sa mère. Elle hoquète et des mots inarticulés sortent de sa bouche. De nombreuses perles roulent sur ses joues rebondies. Elle a vraiment l'air en souffrance. Brune lui demande de se calmer tout en cherchant du regard l'ombre de Douce, sa grande amie Clara. Comme celle-ci n'est pas là, elle a déjà compris et calîne sa fille en attendant la confidence :

- Clara, elle veut plus me causer !...

Brune comprend bien le problème. Douce lui ressemble. Ainsi nommée pour l'aider à, comment dire..., assouplir un caractère bien trempé ! Douce veut commander, prêter ou ne pas prêter, jouer ou embêter... C'est une adorable petite fille, blonde, jolie, intelligente et vive. Mais parfois trop et le geste dépasse l'intention... Clara a aussi son caractère. Quand on dit qu'elle est l'ombre de Douce, ce n'est pas qu'elle se tiendrait effacée, c'est seulement parce qu'elle est aussi brune que Douce est blonde et, surtout, parce que malgré les cris, les batailles, les disputes, elles sont inséparables depuis... la crèche ! L'une ne va pas sans l'autre. Elles ne sont pas encore bien grandes mais elles ont déjà beaucoup partagé.

Tout à l'heure, sur l'escalier, Brune les entendait. Elles avaient chacune cueilli un bouquet. 

- C'est pour ma maman.

- Non, c'est pour la mienne !

- C'est pour ma maman, je te dis !

- Mais c'est pour la mienne aussi ! On n'a pas la même !

Elles se sont regardées et elles ont ri. Puis Clara a dit :  Non, c'est pour toi. Et Douce lui a répondu. : Attends, avec les miennes, on va faire une couronne pour toi. On dirait qu'on est des reines...

Un quart d'heure plus tard, Douce était venue bouleversée. Douce est hypersensible. Elle a du mal à trouver sa place dans sa grande fratrie et pourtant c'est Clara qu'elle a choisi. Clara, exigeante et déterminée, à la rude école de cinq frères aînés ! Brune rassure, console. Elles vont à la recherche de Clara dans le jardin. Elle tourne le dos, affligée, dans son coin. Brune l'appelle sur un ton enjoué. La petite fille tourne la tête, un peu sur la défensive mais confite de chagrin, les yeux rouges et le menton tremblant. Douce a reculé.

- Vous savez quoi, les filles, j'ai une idée, dit Brune. Vous avez chaud, on va jouer à s'arroser ! Enlevez les robes !

Elle a tourné le robinet et l'eau gargouille dans le long tuyau jaune. Voici le jet que Brune règle en fines gouttelettes avec son pouce.

- Courez ! je vous attrape !

Le jet s'élève, le tuyau tournoie, l'eau poursuit les petites filles qui courent sur l'herbe en poussant des cris de joie. Elles dansent et sautent sous l'eau fraîche, s'ébrouent, tentent de capter les gouttes qui filent entre leurs doigts. Et puis elles se heurtent dans leur danse. Elles s'arrêtent et se contemplent, ruisselantes, trempées, ravies. Elles se prennent les mains, puis s'étreigent sous le jet d'eau et continuent leur sarabande main dans la main. La dispute est finie.

 

© Lakévio

 

 

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19 août 2017

Comme une soeur...

 

Ou mieux qu'un frère :

Meilleur(e)s ami(e)s

Brocha Teichman -painting-of-sisters

Brocha Teichman - summer-on-the-lake

Brocha-Teichman

 

Qui a conservé son (sa) meilleur(e) ami(e) d'enfance ?...

Souvenir ou fidélité, en s'appuyant sur un des tableaux,

racontez pour lundi !

 

 

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18 août 2017

Surprise !

 

Oui c'est une belle surprise que la découverte de ce jeune créateur aux oeuvres surréalistes.

erik johansson portrait

 

Erik Johansson, grand manipulateur...

Photographe professionnel, né en Suède en 1985, vivant à Prague. Spécialiste de la photo retouchée. (Vous qui avez essayé Photoshop... restez assis !)

Erik Johansson peintre surrealiste

 

Il n'hésite pas à se mettre en scène dans des situations étranges...

erik-johansson-73456

erik johansson 56

 

erik johansson 3

 

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erik johansson 78

 

 

 erik-johansson-designboom-1800

 

erik johansson 6

Cliquez sur les photos pour les voir en plus grand. Elles valent le coup d'oeil !

 

Si vous en voulez plus, regardez ICI

 

 

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16 août 2017

Mea Culpa !

 

Lundi, la maîtresse n'était pas là !

Elle marchait, comme prévu, sur le sable en bord de Loire

 

Ile Behuard - Maine et Loire 39

 Ile Behuard

 

st florent le vieil - maine et loire 69

 Saint Florent le Vieil

 

Elle menait la vie de Château !

chateau de Gizeux 82

 Gizeux - Indre et Loire

 

chateau de Montgeoffroy - Maze 49

 Château de Montgeoffroy à Mazé,  Maine et Loire.

 

Peut-être même s'est-elle perdue dans les labyrinthes des sites troglodytiques les plus improbables...

troglo helice terrestre Warminski 23

troglo helice terrestre 30

L'Hélice Terrestre de Jacques Warminski à L'Orbière, Saint Georges des Sept Voies. (49)

 

 

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15 août 2017

15 Août

 

Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie.

 

Marie glorieuse

 

Salut, ô Reine,

Mère de Miséricorde

Ô clémente, ô tendre,

Ô douce Vierge Marie.

 

Bonne fête à toutes celles (et ceux !) qui portent "Marie" dans leurs prénoms.

 

 

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14 août 2017

Lundi 71

 

marc chalme

 

La fournaise était intenable dans sa petite chambre. Cet été était une horreur ! Comme chaque année depuis la mort de ses parents, Géraldine avait loué les chambres de la maison familiale à des vacanciers. Au rez-de-chaussée, il y avait une famille anglaise avec deux petites filles rousses portant lunettes et appareils dentaires ; d'horribles petites pestes toujours en train de se chamailler. Au-dessus, une autre famille, belge celle-là, avec un jeune garçon timide et un ado qui passait son temps à jouer sur sa tablette. Sa mère parlementait des heures chaque matin pour qu'il consente au moins à prendre l'air. Il s'installait sous le magnolia, tournant le dos à la mer, n'allait jamais rejoindre ses parents à la plage et à leur retour se laissait supplier de rentrer dîner. Odieux.

Au troisième, il y avait les amoureux d'un côté et de l'autre, Ludovic, le solitaire. Géraldine ne pouvaient manquer les ébats nocturnes du couple mais cela n'avait pas l'air de déranger leur voisin d'étage. Ils s'endormaient au petit matin et paressaient jusqu'à midi avant d'aller déjeuner à la plage. Géraldine, elle, passait de longues heures à tenter de trouver le sommeil, accablée de chaleur sous le toit mal isolé et troublée par l'amour tapageur de ses hôtes. Le gars seul était plus matinal. Elle le voyait partir avec un appareil photo, chapeau de soleil et sac à dos vers huit heures au moment où elle-même descendait faire les courses. Les premiers matins, elle lui avait proposé de le déposer où il voulait mais c'était un vrai célibataire taciturne et il avait aimablement décliné.

Ce n'est pas que Géraldine ait eu besoin d'amis. Elle avait ce qu'il fallait au village où tout le monde la connaissait depuis l'enfance. Mais elle sortait peu, surveillant la maison, restant à disposition des clients et les laissant profiter de la cuisine et du jardin. Après les courses, elle allait à la plage alors que le soleil ne dardait pas encore ses rayons mauvais. Elle déjeunait souvant avec Stéphane qui tenait la buvette Bleu de Mer. C'était un ami depuis l'école et elle l'aimait bien. Il aurait pu y avoir quelque chose entre eux - il y avait eu passagèrement à l'adolescence quelques bécotements - s'il n'avait eu un penchant précoce pour l'alcool. Il disait toujours en plaisantant que c'était à cause de Géraldine qui l'avait plaqué trop tôt, trop vite. Puis elle rentrait pour la sieste parce que la maison était calme à cette heure.

C'était malgré tout une sieste lourde, plutôt un état comateux dans un bain de sueur. Cinq minutes après la douche fraîche qu'elle s'accordait, sa peau redevenait à nouveau insupportablement brûlante. Mais c'était l'heure tranquille où elle retrouvait la calme de sa maison d'enfance et elle aimait savourer le silence, écouter le bois qui craquait, percevoir la rumeur océane perdue dans le tumulte des visiteurs... Une petite brise parvint enfin jusqu'au vasistas et des nuages assombrirent un instant son ciel. Quelques gouttes roulèrent sur le toit qui n'auraient aucun effet sur la terre. Géraldine prit un livre pour se reposer encore quelques instants. C'est alors qu'elle entendit quelque chose se briser dans la cuisine... Elle se dit qu'un de ses hôtes, effrayé par quelques gouttes était rentré. Le silence emplissait pourtant à nouveau la maison et elle acheva sa descente sur la pointe des pieds, pensant surprendre le fauteur de trouble...

Depuis le seuil, elle embrassa un spectacle insolite. Juché sur la table, les bras au plafond, le grand Ludovic se tenait immobile, fixant quelque chose au sol. Géraldine se racla la gorge et Ludovic sursauta de frayeur. Il la regardait à présent, halluciné, terrifié.

- Je... je suis rentré plus tôt car je... mon appareil est en panne... Géraldine vit la carafe brisée et la citronnade répandue sur le carrelage. 

- Et elle m'a suivie, reprit-il en pointant le doigt devant lui et reculant encore dangereusement sur la table.

- Attention ! dit Géraldine. Voyant le regard affolé de Ludovic, elle ajouta qu'il allait tomber s'il reculait davantage et elle s'accroupit pour voir ce qu'il y avait de l'autre côté.

- Je vois, dit-elle. C'est Lola.

Pour ne pas le mortifier davantage et parce qu'elle n'avait pas envie qu'il la déteste ou qu'il parte car elle perdrait de l'argent, elle n'ajouta rien. La petite tête de Lola penchait à droite puis à gauche en mouvements rapides, l'oeil rond la fixait. Tournant le dos au géant sur sa montagne, Géraldine avait à présent une furieuse envie de rire. Ludovic, le grand photographe des oiseaux des rivages, étangs et marais avait peur... des poules !

 

© Lakévio

 

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12 août 2017

L'escalier de l'été

 

marc chalme

Marc Chalme

 

 

Ce sont les vacances, c'est vrai.

Je propose, vous disposez

Rien n'est imposé

Mais si vous le voulez, rendez-vous dans l'escalier...

lundi !

 

 

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10 août 2017

Couple d'artistes

 

louis-treserras-et-berit-hildre

Louis Treserras  et Berit Hildre 

 peintre (photographe) et sculpteur contemporains, tous deux autodidactes.

Louis Treserras est né à Toulouse en 1958. "Je cherche à transmettre des émotions, pas forcément à raconter ds histoires."

Berit Hildre est norvégienne ; ils vivent en Ardèche.

Inspirés par le corps féminin, leur expression est proche ; ils se complètent et s'inspirent l'un l'autre. Recherche de la pureté, de l'innocence. Douceur, pudeur, sérénité.

Louis Treserras

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louis treserras

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Louis TRESERRAS La Vierge et L'Enfant

 

 

Berit Hildre

berit hildre 3

 

berit hildre--sculptures-groupes

 

berit hildre 27

 

berit hildre--art-sculptures-modern-sculpture

 

berit hildre 603_o

 

 

un petit plus ICI

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08 août 2017

Le chemin de la plage

 

Aller à la plage tôt le matin, lorsque les gens n'ont pas encore envahi le bord de mer. Sentir le sable fin sous ses pieds, escalader les dunes, goûter la fraîcheur des ajoncs, percevoir le ressac des vagues se couchant sur le rivage  avant d'apercevoir le bleu de la mer et ressentir l'apaisement de ce chant naturel...

brian blood cap code

Brian Blood

 

Morning Walk Through Dunes, Oil, 16x20 Debra Lee Valerie, Westbrook, Mass

 Debra Lee Valerie

 

Sue Charles Cape code

 Sue Charles

 

Colley Whisson Baker Beach, San Francisco

Colley Whisson blue and gold

Colley Whisson 85

 Colley Whisson

 

 

Pour ma part, c'est sur le sable du bord de Loire que je vais aller marcher !

 

 

 

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07 août 2017

lundi 70

 

James Durden, été à Cumberland (1925)

 

Edmée était ravie : cette jeune fille lui plaisait beaucoup. Gérald était encore très jeune et comme c'était son dernier, elle ne l'imaginait pas vouloir fonder une famille. D'ailleurs, elle n'avait même pas songé à quelques demoiselles dans ses relations à Philly. Et voici qu'il l'étonnait ! Il avait demandé la permission d'amener quelqu'un pour quelques jours de vacances, une surprise... Une très agréable et charmante surprise. Une jeune française, étudiante à Harvard, la soeur de son ami Bruno, venus dans le cadre d'un échange avec la Sorbonne. 

Edmée connaissait peu de jeunes étudiantes. Dans son milieu, les demoiselles à l'université étaient encore rares. Tout ce qu'on demandait aux filles étaient  de se pomponner pour trouver un mari puis de savoir prendre soin de son ménage, c'est-à-dire, gérer la maison et garder l'époux ! Edmée rit ; elle savait bien qu'elle était d'un autre siècle !... Cette jeune fille était exactement ce qu'il fallait pour Gérald. Moderne mais réservée, cultivée mais simple. Elle pourrait sûrement le seconder dans son travail...

Malgré ses inquiétudes, Blanche maîtrisait parfaitement le test de cette première invitation. Blanche savait être délicieuse et comment séduire cette société. Le maintien, l'art de la conversation, faire des grâces et des compliments, elle connaissait ; ce n'était pas si éloigné des bonnes manières inculquées par sa mère même si elle avait appris beaucoup d'autres choses à La Sorbonne ! C'est Bruno qui lui avait présenté Gérald. Un étudiant acharné, un sportif incomparable, mais un séducteur né et un fêtard aussi ! Après tant de beuveries enfumées entre fraternités et sororités, il avait bien fallu se refaire une santé pour les compétitions et surtout réviser pour les derniers examens. Blanche avait beaucoup travaillé avec les garçons. La récompense était arrivée avec le succès et une remise de diplôme comme on ne connaît pas en France ! Et puis, avec la joie des études terminées, un plus : voilà, Blanche se rendit compte que l"amour était né...

Elle avait vu Edmée à la cérémonie des diplômes. Le milieu fermé de Philadelphie lui donna quelque peu la chair de poule mais pourquoi pas ? Elle avait donc accepté d'être l'invitée officielle. Gérald parlait souvent de sa maison à Cumberland et Blanche s'était imaginé une villa dans un petit parc boisé ainsi qu'il le racontait ; elle se rendit compte de son erreur lorsqu'ils prirent la route du Rocky Gap State Park. L'environnement magnifique de montagnes, forêts et lacs la stupéfièrent. Ils prirent même un bateau pour traverser le lac Habeeb et Gérald lui montra la villa sur la colline où ils se rendaient. Fox, qui veillait sur la propriété vint les chercher en voiture et ils terminèrent le voyage en empruntant le chemin de terre qui menait jusqu'à la maison. L'accueil d'Edmée fut charmant et sincère. Elle fit les honneurs de sa demeure puis lui montra la chambre qu'elle lui avait réservée avec une vue  époustouflante sur l'étendue des forêts et le lac. 

Blanche passait beaucoup de temps avec Gérald, partageant promenades, canotage, baignades et tennis avec quelques amis mais elle aimait bien tenir compagnie à sa mère. Comme celle-ci était très bavarde et avait des idées précises sur le savoir-vivre, le bon goût et le qu'en dira-ton, cela amusait Blanche de se conformer à ce qu'elle attendait. Comme un rôle... Sa famille était beaucoup plus libre et moderne mais elle ne voulait pas lui déplaire. Elle l'aimait bien. Mais elle aimait par-dessus tout la vérité. A la fin des quatre jours de villégiature, elle savait que le jeu devait cesser.

Gérald ne partirait pas à Paris fiancé à Blanche. Elle se refusait à cette mascarade. Qu'il admette qu'il ne l'aimait pas. Qu'il séloigne de sa famille, elle le comprenait même si elle pensait très fort que s'accepter était la meilleure chose à faire. Blanche regrettait beaucoup sa conduite. Tromper et se tromper ne faisait décidément pas partie de son mode de vie. Elle avait décidé de se retirer de la partie et de laisser les garçons se débrouiller. Non, elle ne serait pas l'épouse de convenances de Gérald parce qu'il devait dire au monde entier que c'était Bruno qu'il aimait.

 

© Lakévio

 

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05 août 2017

Ete à Cumberland

 

James Durden, été à Cumberland (1925)

 

Le thé en été, vous le préférez chaud ou glacé ?

 

Réponse lundi !

 

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03 août 2017

A celle qui aimait la mer

 

Tania Rivilis - the-way-to-the-sea-01

Tania Rivilis

 

Douleur de l'absence, nostalgie.

Silhouette fragile, naïade alanguie,

Des cheveux blonds qui dansent

sous le chapeau de paille,

un vélo sur le chemin de la plage...

Je la cherche.

Tant de lieux pour se rappeler...

Tant d'autres où tu voulais aller

Et qu'à présent tu connais

dans l'infini de l'éternité.

Ma Caro, jamais je ne t'oublie.

Dans mes songes, tu me souris.

 

belle Isle 5 aout 2013 - 42

Caro et sa nièce Manuella, le 5 août 2013 à Belle-Isle.

 

ICI, le lien tableaux et texte inspirés par ma blonde Caro, en 2014.

 

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02 août 2017

Bon Séjour

 

... aux heureux vacanciers d'août !

 

Nicolas Odinet

nicolas odinet 38

nicolas odinet 14

Nicolas Odiner 72

 

nicolas odinet 24 

nicolas odinet 27

nicolas odinet 8

 

 

Quant à moi, je reste là !

nicolas odinet 49t

 

L'été "océan" de Nicolas Odinet, peintre du Havre.

 

 

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01 août 2017

Le temps de l'insouciance

 

brocha teichman docked-lazy-summer-day

Boris Prozakov 6

boris prozakov

Michael Malm - Lumieres dete

boris prokazov 12 

Jeffrey T

  

A surveiller, pour de super vacances !

 

 

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31 juillet 2017

lundi 69

 

robert kenton nelson sacs

 

Frida contemplait le sac dans la vitrine. Elle était extrêmement fière de Jakob qui avait remarquablement réalisé ce chef d'oeuvre. Pour elle. Rien que pour elle. Unique et rouge... Elle ne pouvait détacher son regard de l'étal. Il en avait fallu des heures pour la confection ! Choisir la matière, trouver la couleur exacte... Combien de fois était-elle venue àu magasin pour voir, examiner, prendre les mesures ?... Combien de fois était-elle allée au rayon chaussures, jouant la cliente difficile ou hésitante pour obliger le vendeur à descendre à la réserve afin d'être seule dans la boutique pour photographier l'objet sous toutes les coutures, mesurer et noter les détails ? Cela lui avait coûté une paire de sandales en soldes à vingt euros mais dans le sac en papier brun qu'elle tenait à deux mains en jubilant devant la vitrine, elle avait LE magnifique sac rouge qui en valait, lui, deux cent quatre-vingts ! Les passants, comme elle, pouvaient admirer une magnifique copie dûe à Jakob. Et quelle copie !

Ils n'étaient pas faussaires. C'était juste un défi, une improvisation. Elle avait parlé, parlé de ce sac à Jakob, l'avait saoulé dans l'espoir, totalement irréaliste, qu'il le lui offrirait. Elle adorait les sacs ; elle en avait une petite collection dont se moquait gentiment son ami. Si au moins on pouvait les manger, disait-il, comme Charlot croquant ses semelles dans La Ruée vers l'Or, parce que l'art ne nourrit pas toujours son homme ! Jakob était maître verrier mais n'avait que peu de commandes. Frida, avec les perles de verres, réalisait des bijoux ou de petits objets qui se vendaient bien mais pas assez pour se permettre d'avoir des goûts de luxe ! Jakob lui avait dit que c'était une toquade, qu'elle finirait par se lasser et changer son esprit, que cette somme conséquente pouvait servir à bien d'autres choses. Des paroles raisonnables, sensées mais Frida et sa petite cervelle butée était devenue de plus en plus triste. C'est alors que Jakob avait eu l'idée...

Un projet où s'investir tous les deux, une fantaisie, une blague... pour obtenir un sourire et le plaisir de la création, la satisfaction de l'artisan-artiste. Il y avait eu plusieurs prototypes que Frida allait comparer à l'objet dans la boutique. Enfin, vint un jour le choc du choix, le dur travail de maturation, la réalisation qui demanda plusieurs essais, ainsi que de nombreuses heures de travail. Ce fut si ardu que Frida et Jakob finirent par être d'accord tous les deux : ils avaient bien mérité le sac rouge !...

Frida était donc retournée une fois de plus dans la boutique de sacs et chaussures pour essayer... les chaussures en soldes. Elle envoya plusieurs fois le vendeur à la réserve et lorsqu'elle fut entourée de boites de chaussures diverses, elle opta pour les sandales dorées. Le vendeur encaissa la vente, puis, assez découragé, empila les boîtes pour les redescendre. Elle lui sourit et fit mine de partir. Lorsqu'elle fut seule, elle retira précautionneusement la copie du sac de papier brun. C'était un moment assez délicat. Elle s'approcha de la vitrine et la déposa  puis, d'un geste vif, saisit le sac de cuir rouge - elle ne put s'empêcher de le caresser et de le sentir - et l'enfouit dans le sac brun. En se hâtant, elle posa par-dessus la boîte contenant les sandales. Elle poussa alors la copie avec douceur à la place vide. Puis elle sortit du magasin avant que le vendeur ne remonte.

Oui, Jakob était vraiment doué. Il était même tout à fait génial... Elle éclata de rire en imaginant la tête du marchand et des acheteurs si le sac se déformait sous les lampes ou sous l'ardeur du soleil ou lorsqu'on découvrirait enfin, en le soulevant, que le merveilleux sac qu'ils croyaient en cuir rouge était en fait... en biscuit et sucre glace ! *** 

 

© Lakévio

 

 

*** C'est bluffant : ICI

 

 

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29 juillet 2017

Le sac

 

robert kenton nelson sacs

 

 

J'en connais parmi vous qui sont collectionneuses de sacs... (euh... moi aussi !)

Alors, shopping ?

Parlez-en lundi !

 

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27 juillet 2017

La terre et les rêveries du repos

 

Jill Stefani Wagner Rogers Farm

 Jill Stefani Wagner

 

Chemins de terre sèche,

Pierres écartez-vous !

Voici des enfants qui passent.

Les blés se courbent, les bleuets saluent.

Colline en pente douce,

Tâches rouges des coquelicots

Chapeaux fleuris de princesses d'un jour.

Bouquet voltigeant de papillons géants.

Ballet de mouches et bourdons dans les prés,

Ronds dans l'eau des demoiselles.

C'est fête à la campagne !

Odeur du pain bis.

Tomates, pâté, fromage, chocolat et gâteau,

Eau fraîche du ruisseau et pêches de vigne,

Mûres du côteau, 

Elle a bien soufflé ses bougies.

Au soir qui tombe

Chants d'oiseaux

Murmure du vent dans les grands arbres.

Les vélos sont fleuris.

Retour aux Buissonnets, notre petit paradis.

 

claude Fossoux ete

 

claude fossoux

 

 

Claude Fossoux (47)

 

 

claude fossoux 63

 Claude Fossoux

 

Gleb Goloubetski

Gleb Goloubetsky

 

 

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25 juillet 2017

L'eau et les rêves

 

L'idée de mon dernier billet n'est pas étrangère à ma recherche picturale pour celui d'aujourd'hui. Mais c'est sans effort aucun car l'eau et les songes, l'innocence et la noyade sont des thèmes qui ont marqué nos premières années de vie commune, LeMaître et moi.

Uniquement littéraires et picturaux, je vous rassure, pour cause de thèse...

Voici quelques interprétations d'artistes pour la noyade ... 

 

La tragédie d'Ophélie, héroïne shakespearienne.

Ophelia - John_Everett_Millais

ophelie - paul delaroche - 1855 jeune martyre

ophelie - gaston-bussiere -1900

ophelia - Theodor von der Beek

ophelie - Alice Pike Barney - Ophelia 1909

 

Ophelie - Lucien Levy-Durmer - Ophelia, 1900

ophelia is drowning - Ashley Leazer photography

ophelie - elisabetta trevisan

Ophelia - Viet Ha Tran potographe 2

ophelie Hu Jundi

 

 

 

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24 juillet 2017

Lundi 68

david hettinger - chenoa-and-bear

 

Sa mère lui avait dit de mettre les habits du dimanche et d'attendre bien tranquille au salon... On allait venir la demander ; elle n'aurait qu'à dire oui tout de suite et tout rentrerait dans l'ordre. Philomène ne savait pas bien de quel ordre il s'agissait. Ni qui allait la demander, ni pourquoi. Sauf si... Et Philomène se mit à rêver...

Paule, la mère, regardait sa dernière fille derrière la porte vitrée. Elle serrait les poings, partagée entre la pitié et la rage. Il avait fallu qu'elle mette au monde sa huitième fille à un âge avancé et bien sûr Edmond le lui avait reproché ! Et il ne s'était jamais occupé de la pauvrette. Du jour où on lui avait dit qu'elle était attardée, il n'avait jamais plus osé la regarder. Philomène, sa Philomène, son vilain petit canard pourtant si joli et si doux. Heureusement que ses soeurs l'aimaient et avaient pris soin d'elle car il avait bien fallu qu'elle-même ne montre pas trop d'affection à cause d'Edmond... Mais au moins, cela avait calmé ses ardeurs et il l'avait laissée tranquille de peur d'avoir un autre vilain canard ; elle était si féconde...

Rosamonde arrivait. Au moins Paule ne se sentit plus si seule face au cauchemar. Célia était là aussi, la soeur que Philomène préférait car c'était la fille dévouée qui n'avait jamais quitté la maison. Toutes deux pourraient expliquer, faire entendre raison à la benjamine. C'était délicat. Mais il fallait bien faire quelque chose ! Si Edmond était encore là... Qu'est-ce qu'il aurait fait Edmond, au juste ?...

Philomène songeait. Elle se rappelait la pluie battante qui l'avait surprise alors qu'elle sortait de chez Madame Ducastin où elle avait apporté les derniers draps brodés pour le trousseau de Cécile, leur fille. Elle s'était abritée maladroitement sous le porche, serrant les billets dans sa poche. C'était beaucoup de billets parce que la dame l'aimait bien et admirait toujours son travail. Elle en donnerait la moitié à sa mère comme d'habitude et mettrait le reste dans la boîte en fer pour ses économies. Elle essayait de se rappeler combien elle avait lorsqu'elle fut tirée à l'intérieur d'une main vigoureuse. C'était Joseph, le fils Ducastin. Il l'avait mise à l'abri, lui avait essuyé les gouttes sur le visage, l'avait fait asseoir sur le banc de velours du porche et il était resté avec elle. Comme ça. Elle sentait qu'il l'aimait bien. Ils avaient écouté longtemps la pluie de l'orage sur la véranda et parce qu'elle tremblait un peu de froid, il était allé chercher sa veste pour la mettre sur ses épaules. C'est comme ça que faisait Michel, le mari d'Amélie. Alors, Philomène avait su qu'il l'aimait. Elle s'était penchée sur lui et l'avait embrassé. Il lui avait caressé la joue, remis ses boucles en place et dit qu'elle était belle et gentille.

Claudia les avait rejointes. Elles discutaient dans la salle à manger. Philomène n'aurait jamas dû sortir de la maison. Il y avait suffisamment à faire pour l'occuper ! Père n'aurait jamais été d'accord pour utiliser ses talents. Parfaitement, utiliser ! Dans sa faiblesse, elle n'avait pas à travailler pour payer sa part de nourriture. Il fallait la pro-té-ger !  La protéger. La mère avait manqué à ses devoirs. Claudia et Rosamonde haussaient le ton, Célia était plus nuancée : on ne pouvait pas la mettre sous cloche non plus ! Mais elle était si jolie... C'était fatal !

Elle avait revu Joseph. Elle sortait en cachette. Il lui donnait rendez-vous dans le parc, au bord de l'étang : c'était joli. Ils s'asseyaient pour observer les canards, ils se tenaient la main comme des amoureux et quand il l'embrassait, c'était doux...

Philomène entendit la sonnette à la porte d'entrée et la porte qui s'ouvrait. C'était peut-être lui qui venait la demander. Elle attendit, bien sagement et bien droite comme sa mère lui avait dit et la porte vitrée du salon s'ouvrit... Derrière sa mère et ses soeurs, elle aperçut un veston, un chapeau qui fut promptement retiré lorsqu'il se présenta. De surprise, Philomène s'était levée : Monsieur Patrocle se tenait devant elle. Elle dut lui serrer la main puis on lui demanda de se rasseoir.  Soudain effrayée, elle tira Fido, le chien, contre elle. Monsieur Patrocle, du grand bazar, lui avait toujours fait peur. Quand elle allait au magasin, il l'avait plus d'une fois attirée dans un coin, soit-disant pour lui montrer une babiole mais il en profitait surtout pour la palper partout. Elle ne savait pas comment se défendre si ce n'était que d'aller droit au commis ou à Mademoiselle Suzanne pour éviter de le suivre.

Elle ne comprenait pas ce qu'on lui disait. Oui elle voulait bien se marier mais avec Joseph. Un bébé ? Quel bébé ? Pourquoi Monsieur Patrocle parlait de bébé ? Un jour, elle aurait un bébé avec Joseph !... Philomène secouait la tête, serrait le chien qui finit par montrer les dents. Elle se leva et se mit à frapper son visage à coups de poings. Elle cria et alla se cogner la tête contre la porte vitrée. Puis soudain, elle l'ouvrit et s'enfuit avant qu'aucune personne présente n'ait pu la retenir.

Un bébé ? Comment on faisait un bébé d'abord ? Il lui avait fait un bébé en glissant sa main sous sa robe ?... Philomène courait sans s'arrêter. Elle traversa la ville, pénétra dans le parc, entra dans l'étang...  Elle voulait faire partir le bébé. Elle voulait que Joseph vienne la chercher. Joseph... Ce nom si chéri mourut avec elle, au milieu de l'eau, dans de jolies bulles arc-en-ciel.

 

© Lakévio

 

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22 juillet 2017

Un long dimanche...

 

david hettinger - chenoa-and-bear

 

ou un lundi...

N'oubliez pas vos devoirs de vacances !

 

 

 

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