En bateau, Lakevio !

10 décembre 2016

Le dedans, le dehors...

 

 

Jasmine Hsiao Hui Huang

 Aquarelle de Jasmine Huang

 

A vous lire, lundi !

 

Posté par lakevio à 06:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags :


09 décembre 2016

Chapeau rouge

 

chapeau rouge - zygmunt menkes

 

 

chapeau rouge Andre Kohn

 

 

chapeau rouge eliseu visconti

 

 

chapeau rouge veronique didierlaurent

 

 

chapeau rouge vita sackwell-west

J'aime beaucoup les chapeaux même si ceux-ci ne me vont pas vraiment et surtout me font le cheveu plat ! Ainsi j'ai ma tête d'été (bouclée) et ma tête d'hiver !...

 

J'aime bien celui-ci aussi ...

pere nono clochette

Il se montre, pointe le bout de son nez et agite sa clochette avec un regard encourageant...

Petits et grands, vous avez encore le temps d'être sage pour ne pas voir le Père Fouettard à sa place !

 

 

 

Posté par lakevio à 06:09 - - Commentaires [15] - Permalien [#]

08 décembre 2016

Le mois

 où l'on rêve...

catrinwelzstein-9

 

Peut-être, comme moi, vous glisserez-vous facilement dans les rêves de

Catrin Welz-Stein

 

Catrin Welz-Stein Tutt'Art@

artiste contemporaine germanique, peinture surréaliste et onirique.

 

catrinwelzstein-35

 

 

Catrin Welz-Stein Catrin

  

catrinwelzstein-92

 

catrinwelzstein

  

catrinwelzstein 64

 

Catrinwelzstein 22

  

catrin welzstein Girl-with-sailing-a-ship

 

catrin welzstein Ride-a-White-Swan

  

catrin-welz-stein carmen

 

catrinwelzstein 89

 

 

Pour en voir plus : le blog de Catrin : ICI

 

 

 

Posté par lakevio à 06:08 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :

06 décembre 2016

La couronne de l'Année

 

Je sais, j'ai pris du retard. L'Avent est bien entamé !... Et je n'ai rien montré des préparatifs...

L'Avent a bien commencé au jour dit, le 27 Novembre, et même en fanfare ! Enfin avec L'Harmonie de Paray-le-Monial pour animer la messe à la Basilique. Puis ce fut l'installation de la crèche avec ma couronne d'enfants pour fêter le retour de leur maman. Chaque jour, Joseph, Marie et l'Ane doivent progresser pour s'approcher de l'étable... Qui va avancer les santons ? Un peu risqué, non ?...

En attendant la couronne de l'Avent 2016, voici la couronne d'enfants - grâce à Morgan Weistling...

 

Morgan Weistling - Tristan

Morgan Weistling (12)

Morgan Weistling - Hanna

morgan weistling - juicy peach

 

Chaque jour, comme surprise du calendrier de l'Avent, ils envoient à toute la famille et aux amis un petit bonheur en partage. Un poème, une chanson, une danse, une recette, une histoire... C'est une chouette idée de leur maman.

 

A la maison, j'avance doucement dans ma décoration...

 Ma couronne 2016

Rose, gris, étoiles et laine.

couronne avant 2016 77

 

 

Posté par lakevio à 06:06 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :

05 décembre 2016

La Vérité-vraie 39

 

Edward Hopper People in the Sun

 

- J'aime trop cette photo, Tante Annie ! Tous ces gens alignés en rang d'oignon... Mais que font-ils donc devant ce paysage si nu. Elle est bizarre mais si drôle !

- Oui, elle est drôle, Estelle. Et pourtant, tout avait si mal débuté...

J'avais vingt ans et je venais juste de commencer à travailler. Je voulais me montrer sous mon meilleur jour, aussi je faisais du zèle et j'emportais parfois du courrier à taper chez moi. En ce temps-là, nous prenions les compte-rendus ou lettres en sténo, ce sont des signes pour écrire en raccourci, et comme j'avais une machine que papa m'avait payée, je pouvais travailler un peu le soir. Le patron m'a remarquée assez vite - tu vois, c'est lui, devant, en costume gris - parce que j'étais rapide et mes dossiers prêts et bien rangés. Il me sollicitait souvent, me donnant toujours et toujours plus de travail ! Mes collègues se moquaient de moi, d'autres me jalousaient.. Je commençais à me sentir en faute, alors un jour j'ai râlé auprès du patron. Il m'a dit que j'aurais ma récompense... Je pensais que j'aurais une prime mais rien n'est venu lors de la paye du mois. J'étais vraiment en rogne, d'autant plus qu'au bureau on me prenait en grippe et que même mes amies disaient que je m'étais mise dans de sales draps !...

Je suis retournée le voir pour réclamer et là, avant même que je parle, il me tend une enveloppe. Il avait donc réagi ! J'étais contente et je le remerciai... Mais il me demanda de regarder dedans et là je vis... un billet d'avion à mon nom !

- Je vous emmène, mon petit ! qu'il me dit.

J'étais si déconfite et abasourdie que je me suis mise à pleurer. Et quand il a voulu me consoler, je me suis enfuie. Mais l'après-midi, il m'a fait rappeler en présence de la chef de bureau. C'est elle qui m'a expliqué que je partais en Grèce avec le directeur pour prendre des notes pendant la conférence...

A cette époque, je n'avais jamais voyagé, jamais pris l'avion. Mais partir comme ça, seule avec le patron... Papa ne décolérait pas, voulait aller le trouver, lui dire le fond de sa pensée. Toutes mes amies pensaient qu'il ne prendrait pas de chambre à l'hôtel pour moi, qu'il me préparait la promotion-canapé ou qu'il voulait faire de moi sa maîtresse, etc... Et au bureau, si tu avais vu la tête des collègues. j'entendais des petits noms derrière mon dos ; beaucoup commençaient par un p... Figure-toi que tout s'est calmé subitement à l'arrivée de la femme du patron. Elle était très hautaine, cette femme-là. Toujours très élégante, perchée sur ses grands talons, avec son chignon impeccable et ses tailleurs sur mesure... Elle est passée lentement devant chacune, les regardant droit dans les yeux. Elle s'est arrêtée devant moi et m'a toisé de haut en bas ; j'ai cru que je gelais sur place. Puis elle s'est retournée vers le patron qui était à la porte du bureau, assez mal à l'aise.

- C'est bon, Albert, je viens et j'emmène le comptable !

Que je te montre, Estelle. Tu as vu le patron. A côté de lui, c'est sa femme. Et à côté de sa femme, c'est Dany le comptable... Il était bien gentil. Il n'a pas vraiment compris pourquoi il était du voyage ! Moi, rassurée parce que j'avais des chaperons, je n'ai pas résisté à l'attrait de toutes ces nouveautés, au voyage et à l'hôtel gratis... Nous sommes partis. C'était en février et il pleuvait à Orly mais à Athènes, j'ai vu la mer. Il y avait une lumière extraordinaire et un soleil inoubliable...

Les péripéties ne sont pas finies. On nous a emmenés à l'hôtel, loin de la ville. En fait, il n'y avait rien. Rien que l'hôtel à peine terminé et cette petite terrasse, en pleine campagne, face aux champs et montagnes lointaines, où nous prenions le soleil entre deux réunions.

Chaque jour, Madame Guibert, la femme du patron, était d'une humeur plus massacrante que la veille. Elle s'ennuyait ferme mais ne voulait pas céder une place que je ne cherchais pourtant pas à prendre ! Elle jetait sur moi un regard glaçant dès qu'elle me voyait. De la tête elle m'assignait une place en compagnie de Dany le plus loin  possible d'elle et de son mari, que ce soit au restaurant ou lors des conférences. C'est Dany qui, le plus souvent m'apportait mon travail et c'est à elle que je devais le remettre. Mais moi, je me fichais bien de tout cela ! J'étais simplement heureuse de ma chance dans une affaire qui aurait pu tourner à mon désavantage...

Donc là, sur la photo, on est tous les quatre au premier rang à prendre le soleil et goûter le silence. Moi aussi, quelquefois, je m'ennuyais et j'avais déjà lu quatre fois le roman que j'avais emporté... Quelques minutes après cet instantané, je me suis un peu trop balancée sur mon transat qui s'est écroulé sous moi. Et c'est ce jeune homme au premier plan qui s'est dressé le premier pour m'aider à me relever... Tu ne le reconnais pas ? C'est ton oncle Jean ! Il était venu juste une jounée pour photographier les conférenciers... 

Quand j'ai été sur pieds, Madame Guibert a littéralement marché sur moi.

- Gourgandine, vos manoeuvres ne marcheront pas ! Vous voulez vous faire remarquer ; éloignez-vous de nous !

Malgré les regards assassins de cette femme et les pauvres excuses de son mari - c'est vrai qu'il n'était pas net et devait avoir eu des idées derrière la tête - j'ai vécu ensuite deux jours exquis, comme au paradis. Le photographe qui devait repartir était resté... à l'hôtel, puis nous a suivis à Paris, puis s'est installé dans ma vie. J'ai quitté le bureau de Monsieur Guibert et j'ai travaillé au studio avec... Jean, qui est devenu mon mari !

 

© Lakévio

 

Posté par lakevio à 06:05 - - Commentaires [30] - Permalien [#]
Tags :


03 décembre 2016

Et si on cherchait

 

... le soleil !

 

Edward Hopper People in the Sun

 Edward Hopper - People in the sun

 

Tâchez de le trouver avant lundi !...

 

 

Posté par lakevio à 06:03 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags :

02 décembre 2016

Disparition

 

Il paraît que le soleil existe.

Ailleurs.

Chez nous, on l'a perdu,

il a dû s'endormir, paresseux, sur des côtes sauvages.

On l'a pourtant vu ! Autrefois, il était là, il a fui...

Le mystère s'épaissit : où donc est-il parti ?...

 

Sur des toiles de Benoît Trimborn

Benoit Trimborn - peintre

 Peintre contemporain français

 

benoit trimborn 1

 

benoit trimborn 14

 

benoît trimborn 21

 

benoit trimborn 66

 

benot trimborn 58

 

 Si ces images vous glacent, ce n'est pas de mon fait. Regardez par la fenêtre !

 

Posté par lakevio à 06:02 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags :

01 décembre 2016

Brume d'automne

 

La Bourgogne où je me rends est en zone humide.

Une rivière, un canal, de multiples étangs, d'anciens marécages.

Paysage d'eau, de mousse et ... de brume.

En cette saison, les arbres fantômes au tronc moussu, émergent le matin de nappes de brouillard flottant.  Le jardin immobile se réveille à peine. J'aime ce voile qui efface les contours abrupts de la civilisation. Les maisons, les passants s'enfoncent et disparaissent laissant place au rêve et à l'imagination. Songer aux nuages, à l'ailleurs, au passage, à un monde meilleur. La brume s'étire, le peut-être se dessine. C'est l'heure tranquille avant que le rideau ne se déchire et que tout commence !

 

Merci à Naomi Tydeman d'évoquer si bien quelques instants des dernières journées.

Naomi tydeman

artiste aquarelliste contemporaine, Royaume Uni,

membre du Royal Institute of painters in watercolour.

 

naomi tydeman 76

 

 

naomi tydeman 82

 

 

naomi tydeman Serpentine

 

 

naomi tydeman 89

 

 

naomi tydeman woodlands 3

 

Son site : ICI

 

 

Posté par lakevio à 06:01 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags :

29 novembre 2016

Mes jours

 

... de grand-mère à temps plein !

Paray nov 2016 42

Tour St Nicolas (ancienne église) Paray-le-Monial.

 

Il y eut des soirs et il y eut des matins...

 

Des matins radieux

Paray nov 2016 61

 

 

Des matins brumeux

Paray nov 2016 66

 

 

Des jours de pluie

Paray nov 2016 39

 

Du l'aube jusqu'à la nuit

Paray nov 2016 41

 

 

Mais toujours des heures lumineuses

Paray nov 2016 4

 

car empreintes de tendresse.

 

C'était VRAIMENT bien chez les Parodiens !

 

 

 

 

 

Posté par lakevio à 06:09 - - Commentaires [12] - Permalien [#]

28 novembre 2016

La Vérité-Vraie 38

 

john mckenzie_photo2

 

C'est là qu'elle habitait, Huguette. Au deuxième étage, au fond de la courette, au-dessus du magasin.

J'étais rentré dans l'impasse pour fumer tranquille, je crois. Le patron, y m'avait mis les nerfs ; j'avais décidé de prendre la pause. 

Je la connaissais bien l'impasse, à cause de l'épicerie où Jojo m'envoyait chercher les litrons. Ils buvaient sec au garage ! Pas moi ; j'aimais pas ça et puis ça me rendait malade quand je voulais faire comme tout le monde. C'est pour ça qu'ils me taquinaient. Taquiner, oui, parce que c'était pas bien méchant après tout. Faut dire que j'étais bizarre pour eux. Je boutonnais la combi, je cirais mes pompes de travail, je me lavais les mains pour manger le casse-croûte... Ils me disaient que c'était des manies et que je resterai vieux garçon...

L'impasse était un peu sombre mais la courette assez lumineuse. Il y avait un petit arbre dans un bac et surtout une fontaine qui m'évitait de trop me laver au garage jusqu'à ce que la concierge me gueule dessus rapport à l'eau de l'immeuble gaspillée...

Cette fois-là, j'étais colère et je tournais le dos à la boutique. Ils iraient la chercher tous seuls leur vinasse, s'ils la voulaient !  Je m'allumais la deuxième cigarette quand je fus hélé par l'épicier. Son commis n'était pas fort et souvent il embauchait quelqu'un du voisinage pour descendre ou remonter les barriques. Il était gentil, alors je suis allé l'aider. Nous avons péniblement hissé un gros tonneau de la cave à la charrette dans la cour. Quand on a eu fini, après s'être épongé le front, il a sorti le tabac pour rouler la cigarette. C'est là qu'on a entendu la voix fluette au-dessus de nous.

- Bonjour Monsieur Henri ! C'est bien dur ce que vous faites.

- Ah, c'est toi, Huguette ! Tu prends un peu le soleil ?

- Pas trop longtemps, Monsieur Henri ! J'ai beaucoup de travail...

Elle me reluquait l'Huguette tout en parlant à l'épicier. J'avais ôté ma casquette et je l'avais saluée. Elle m'avait souri. Elle avait un beau visage sous une cascade de cheveux blonds qu'elle remonta prestement avec un peigne. Elle se pencha pour décrocher son arrosoir et arrosa ses quatre petits pots. Puis elle me regarda encore avec un sourire amusé. C'est malin, les filles. Elle raccrocha l'arrosoir puis me demanda tout de go :

- C'est quoi, votre petit nom ?

- Eugène. Et vous ? Ah oui, je suis bête ! C'est Huguette ! Vous vous appelez Huguette...

- Oui. Au-revoir, Eugène. Il faut aller travailler !

Je remis ma casquette et tournai les talons. je n'étais plus en colère du tout. j'étais fou ! J'étais déjà fou d'Huguette...

 

*********

- M'enfin, Eugène ! Tu aurais pu m'attendre et m'aider ! Elle est si dure à monter cette rue ! Regarde comme je suis essoufflée...

J'ai cru que je pourrais pas y arriver ! Ce que tu étais pressé ! Pourquoi que tu as voulu venir ici, Eugène ? Vois donc comme c'est vieux et cassé ! Exactement comme nous, après toutes ces années. Un drôle de pélerinage... Il y a quoi ? cinquante ans ? que je n'étais pas revenue dans ma courette... Ca fait peine à voir, ça donne à penser !...

- Tu as des regrets, ma mie ?

- Oh non, mon Eugène. C'est juste que le temps a passé bien vite...

- Mais la fontaine et le bac sont toujours là. Viens t'asseoir au soleil. Je t'ai amenée ici parce qu'ils vont le démolir le pâté de maisons et qu'on ne peut pas bien se rappeler sur un chantier, non ? Et il est temps de se rappeler... Ferme les yeux. Tu es à ta fenêtre et moi je suis en bas avec le commis...

- C'était pas le commis, c'était Monsieur Henri !

Eugène sourit et prit la main fatiguée d'Huguette. Puis il attendit, fermant les yeux aussi.

- C'est quoi, votre petit nom ?

- Eugène. Et vous ? Ah oui, je suis bête, c'est Huguette ! Vous vous appelez Huguette !...

 

© Lakévio

 

 

Posté par lakevio à 06:08 - - Commentaires [30] - Permalien [#]
Tags :

26 novembre 2016

Memories

 

john mckenzie_photo2

 

Ces lieux qui gardent la mémoire...

A lundi !

 

 

Posté par lakevio à 06:06 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :

25 novembre 2016

Marron glacé

 

pour Augustin

Gilet A nov 2016 IMG_4079

Je sais bien qu'on le dirait gris mais la couleur est bien marron glacé.

laines lang

 

 

La photo a donné cela mais parfois, à la lumière électrique, le gilet apparaît kaki, ce qui amuse son mili de papa !

On l'appelle donc le gilet caméléon !

 

Posté par lakevio à 06:05 - - Commentaires [9] - Permalien [#]

24 novembre 2016

Thanksgiving

 

C'est le dernier Thanksgiving à la Maison Blanche pour Barak Obama...

 

USA November Thanksgiving

 

 

Tradition d'Outre-Atlantique, cette fête d'action de grâces est toujours célébrée le quatrième jeudi de Novembre. C'est la fête préférée des Américains. Noël est encore loin mais les dindes rotissent déjà et les tartes aux potirons cuisent réunissant famille et amis...

Thanksgiving signifie "Merci pour les dons". C'est une tradition qui remonte au XVIIème siècle (1621) lorsque les nouveaux arrivants venus du vieux continent ont débarqué dans le Nouveau Monde à bord du Mayflower. Les Pilgrims, pèlerins d'alors, pensant qu'ils avaient bénéficié d'une aide divine pour leur traversée et leur arrivée à bon port, ont voulu remercier Dieu pour leur installation et les premières bonnes récoltes. Mais les colons voulaient aussi remercier les Indiens qui les avaient aidé à s'installer et survivre en leur apprenant à chasser et cultiver le maïs.

De nos jours, si les Américains remercient pour l'implantation de leur première colonie dans le Nouveau Monde au XVIIème siècle, ils célèbrent tous les grands et petits bonheurs de leur vie dans l'année écoulée.

C'est Abraham Lincoln qui a décrété que Thanksgiving serait jour de fête nationale en 1863. Ce n'est qu'en 1941 que ce jour de grand rassemblement familial a été officiellement déclaré "legal holiday" par le Congrès.

 

Si j'ai pensé à cette fête alors que je suis en Bourgogne c'est parce que LeFils est aux USA mais aussi que j'ai retrouvé par hasard une photo que m'avait envoyé mon amie Eva lorsqu'elle habitait à Washington... Clin d'oeil du jour, elle avait choisi un gâteau en forme de... dinde !

Thanksgiving Turkey

 

Posté par lakevio à 06:04 - - Commentaires [8] - Permalien [#]

22 novembre 2016

J'aime la pluie

 

De l'ondée soudaine du printemps qui verse sur vous, avec les gouttes, les neufs pétales blancs des pommiers jusqu'à la pluie d'orage qui martèle le sol et ruine les fines sandales d'été. Celle-ci laisse, si elle dure un peu, le merveilleux et fort parfum de terre mouillée.

Et puis, voici la pluie d'automne, longue, fine, pénétrante. Voile gris et humide de la vapeur de brume qui fait friser les cheveux et fumer les habits... C'est ma préférée. Rideau gris, gaze dansante qui atténue les formes, dilue les couleurs, étouffe les bruits. Le temps fraîchit, les manteaux sont de sortie, les vitrines s'illuminent... Dans un mois, c'est l'hiver !

J'ai donc particulièrement apprécié l'univers de Lorraine Christie, mouvant et sophistiqué, mystérieux et... mouillé !

Lorraine christie painter

Artiste peintre d'origine irlandaise, vivant aux USA (Géorgie)

 

Lorraine Christie - Tutt'Art@ (41)

  

Lorraine Christie, he knew a lady once

 

Lorraine Christie - What-Lies-Ahead

 

lorraine-christie-lone-lilly

 

lorraine christie paris5

 

lorraine christie Rhapsody

 

Lorraine Christie They Met Most Afternoons

 

lorraine christie

 

lorraine-christie-poets-walk-artwork

 

lorraine christie paris-remembered

 

 

Posté par lakevio à 06:02 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags :

21 novembre 2016

La Vérité-vraie 37

 

kendra baird offering the truth

 

Le sauvetage.

Elle marchait lentement sur le trottoir crotté et mouillé, se laissant bousculer par les gens pressés qui entraient et sortaient des Grands magasins du Boulevard Haussmann. C'était un jour gris et maussade comme son humeur. Ses cheveux étaient collés par la pluie et elle n'avait aucune envie de s'arrêter pour fermer le vêtement qui l'aurait protégée. Les passants la poussaient, marchant sur ses talons, agressifs et coléreux, car elle cassait le flot rythmé de la foule sur ce passage. Elle était sans but, ne sachant même plus pourquoi elle était sortie du métro à cette station... Trente-cinq ans, célibataire sans enfants... et, en plus, prof de maths pour ados. Même à Sceaux, ce n'est pas une sinécure !... Ella avait l'impression d'avoir déambulé dans la vie avec une lenteur incroyable. Et son psy qui était parti en vacances !...

- Chauds, chauds, les marrons ! Alors, vous les prenez, ma p'tite dame ?...

Elle leva les yeux, étonnée, sur la face rougeaude du marchand devant lequel elle avait marqué le pas. Y avait-il longtemps qu'elle était plantée devant l'étal ? Elle hésita un instant, puis secouant la tête, elle tourna le dos à l'homme et poursuivit son chemin derrière sa frange d'eau.

Cette fois-ci un coup de klaxon la rejetta vivement sur le trottoir qu'elle venait à peine de quitter.

- Mais que m'arrive-t-il, que m'arrive t-il ?...

Qu'est-ce qu'il t'arrive, en effet, pauvre Agnelle ?...

"Agnelle", en voilà un prénom d'abord ! Exactement un prénom d'enfant sacrifiée... Tout ne venait-il pas précisément de là ?...Ce n'était donc pas le ciel de Novembre comme une chape de plomb fermant le noir horizon parisien. Non plus que ces feuilles s'accrochant désespérément aux branches, repoussant de façon dérisoire leur sort inéluctable. Alors qu'elle, elle connaissait bien ce goût, ce désir, parfois, de clore sa vie, un goût d'onde amère comme une vieille nausée persistante, désir ensommeillé de se noyer dans le ventre d'une mère dont elle ne peut s'échapper. Contradiction difficile. Fuite ou rejet... Sacrifiée...

- Je hais ma mère.

Ayant enfin traversé pour le trottoir moins bondé, après avoir ressenti un bref instant la fierté d'un sentiment avoué et assumé, elle rougit de honte et dit à haute voix : "Va, je ne te hais point."... ce qui fit taire un moment sa vieille rancune. C'était le prénom qu'elle détestait. Sa mère l'avait ainsi nommée alors qu'elle l'abritait dans sa matrice, voulant faire original et comptant sur une fille chaleureuse et douce qui ne la quitterait jamais.

- D'ailleurs, c'est vrai. Depuis que je ne la vois plus, elle est devenue frileuse et se couvre de petites laines...

Oui, elle détestait ce prénom que personne ne comprenait. On le lui faisait répéter, interloqué, ou bien on comprenait Danielle ou Agnès. Et on l'avait dit si souvent que, pour faire cesser les remarques, elle avait décidé un temps de s'appeler ainsi. Mais ça ne changeait rien au ressentiment, à la peur d'un danger permanent, la menace d'un couteau au-dessus de sa tête ou sur sa gorge ou bien à la culpabilité d'un crime imaginaire : "si ce n'est toi, c'est donc ton frère !"... Ce sentiment d'être entre le loup et le boucher...

Des bruits violents la percutèrent et tarirent le flot de sa pensée : des pneus qui crissent, de la tôle froissée, des exclamations, un cri apeuré... Elle s'est retournée.

Le fichu. Le fichu de cette femme... Cette couleur orange délavée... Lui revient en mémoire un nom, "Vivette". Un visage. Des yeux bleus fatigués et cette tendresse. Toute cette tendresse dans les bras aimés, contre la laine du gilet sous lequel battait un coeur d'ange. Sa mère. Sa vraie mère. Celle qui l'a élevée et dont elle souhaitait qu'elle fut sa vraie mère. Vivette ! Sa Vivette d'amour, qui ne l'appelait jamais Agnelle...

Elle a couru entre les voitures. La vieille dame était assise sur la chaussée, un peu hagarde, au milieu des badauds et des klaxons impatients. Son fichu avait glissé, laissant voir ses boucles blanches. Agnelle s'agenouilla près d'elle.

- Vivette ? Oh, Vivette...

- Aidez-moi à me relever. Je vous assure que je vais bien...

Une fois debout, accrochée au bras de la jeune femme, elle la regarda très attentivement.

- Mon petit agneau, c'est toi ?

- C'est moi. S'il te plaît, ne meurs pas ; j'ai besoin de toi.

- Oh, je mourrai un autre jour ! Viens donc prendre un café ; tu dois en avoir des choses à me raconter...

 

© Lakévio

 

 

Posté par lakevio à 06:01 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags :

20 novembre 2016

Absente...

 

Avis

Je serai chez mes Parodiens la semaine prochaine.

Mes billets sont tous pré-enregistrés,

mais je pourrai vous visiter !

Pour la lecture de lundi (demain), signalez donc bien dans les commentaires sur ma page que vous avez écrit !

Je ne pourrai mettre le lien direct qu'à mon retour.

Bonne semaine à tous.

Paray le monial basilique

 

Posté par lakevio à 06:02 - Commentaires [3] - Permalien [#]

19 novembre 2016

Dans la foule

 

 

kendra baird offering the truth

Kendra Baird - Offering the truth

 

Pour lundi !

 

Posté par lakevio à 06:09 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :

18 novembre 2016

April Gornik

 

April Gornik photo

artiste américaine contemporaine (1953)

peintre paysagiste et onirique.

 

C'est une femme qui a sûrement du caractère puisqu'elle aime la pluie, les tempêtes, et les orages...  Mais elle a aussi rejoint la cause féministe en défendant les femmes artistes qui ont travailé dans l'ombre d'artistes masculins plus connus comme Elaine de Kooning et Lee Krasner. Elle-même est l'épouse du peintre  Eric Fischl et a obtenu sa première exposition solo en 1981 après que Ed Thorp ait remarqué ses propres oeuvres lors d'une visite de l'atelier de son époux.

Elle a dit : "Il y a un problème : les femmes artistes reçoivent toujours des prix plus bas pour leur art et restent moins représentées que leurs homologues masculins".

J'aime beaucoup son talent à saisir les cieux changeants et tourmentés, les nuages captant la lumière tout en déversant des torrents de pluie au loin, leurs ombres mouvantes sur le sol...

 

 

 

April Gornik storminthedesert

 

 

april gornik 4f

 

 

April Gornik 6

 

April Gornik 79

 

 

April Gornik -620

 

 

April Gornik-StormRainLight2013

 

 

April Gornik moving storm

 

 

April Gornik STORM_and_PLAINS

 

 

Pour visiter son site : ICI

 

 

Posté par lakevio à 06:01 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :

17 novembre 2016

Bis !

 

Et moi, et moi, et moi ?...

J'en aurais pas, un joli bonnet rose, moi ?

 

Donald Zolan

Donald Zolan doit connaître Douce !

 

Comment ne pas résister à la frimousse exquise de Douce, ses yeux qui pétillent, ses bonnes joues, son sourire de confiture...

 

Donc,

après ça...

Echarpe bonnet oct 2016

 

Voici de quoi satisfaire le désir de jolie Douce.

 

Bonnet Douce nov 2016

 

 

Posté par lakevio à 06:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]

15 novembre 2016

L'Auvergne, encore.

 

Si chère à mon coeur que je m'en lasse pas.

L'Auvergne en couleurs d'automne. Celle sur laquelle j'ai ouvert les yeux et qui m'offrait chaque année son flamboyant festival à la fin de l'été.

L'Auvergne retrouvée grâce à Brunette qui a complété sa belle série des vacances de la Toussaint.

 

A Natzy et La Tour d'Auvergne.

20161029 1

 

20161101 2

  

20161101 3

   

20161030 2k

 

20161030 5

 

20161030 4

  

20161030 6

 

20161031 1

Merci Brunette !

 

 

Posté par lakevio à 06:05 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : ,