En bateau, Lakevio !

22 juillet 2017

Un long dimanche...

 

david hettinger - chenoa-and-bear

 

ou un lundi...

N'oubliez pas vos devoirs de vacances !

 

 

 

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21 juillet 2017

Des visages, des figures ...

 

 

Wu-Tong_pic

Wu Tong - sculpteur chinois contemporain

art  figuratif sur céramique 

 

wu tong sculpture

Wu Tong_ chinese sculptor (3)

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Wu Tong_ chinese sculptor (7)

 

 

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19 juillet 2017

Vite, de l'eau !

 

Les températures grimpent et les queues s'allongent devant les piscines tout comme devant le nouveau lieu de baignade des parisiens sur le Bassin de La Villette... Chance à ceux qui sont loin du macadam et du béton et qui peuvent opter pour un plongeon au coeur de la nature, dans les lacs sublimes, les fraîches rivières, l'océan frondeur ou la mer argentée...

C'est aujourd'hui Lynn Boggess, peintre contemporain américain, qui nous offre ce rafraîchissement.

lynn boggess portrait

Lynn Boggess est né en 1955 à Washington. C'est un peintre d'extérieur qui peint à la truelle et au couteau pour mieux exprimer la beauté de la vraie nature sauvage, fougueuse, rugueuse... Il peint les saisons sur place en travaillant souvent sous des abris de fortune et peint ce qu'il voit. Sa technique se rapproche de celle des impressionnistes bien que la truelle soit plus difficile à manier que la brosse !...

lynn boggess 5_june_2013_72

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lynn boggess

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17 juillet 2017

Lundi 67

 

Lin Fealing - Judy

 

Tout le monde avait remarqué : Abigail était venue. Elle avait même trouvé un chapeau pour coiffer sa tignasse rousse et semblait s'amuser comme une folle.

Tout le monde se souvenait d'Abigail même si personne n'en parlait jamais à voix haute. Les commérages étaient devenus chuchotements puis silence éloquent et enfin on avait presque oublié ce que rappelait son nom. Presque, seulement !

Abigail, vêtue de rose, allait de groupe en groupe et son rire sonnait clair devant l'étonnement au sujet de sa présence. Elle avait décidé de revenir à Chaltham seulement parce que Bridget se mariait. Elle n'avait jamais oublié Bridget. Elle la contemplait, radieuse sous sa couronne de fleurs, au bras d'un brun magnifique qui la couvait des yeux. Ils avaient l'air très amoureux. Elle n'était pas encore allée les saluer ; elle savait que ce serait émouvant et tendu pour nombre de convives. Abigail regardait le domaine où elle avait vécu sept ans de sa vie : Abigail avait été la nounou de Bridget. Puis on lui avait demandé de partir et elle était devenue folle. De douleur. Il lui était impossible de quitter cette maison, cette famille, George, Olivia, Priscille et surtout Bridget ! Voilà tout.

Pasteur Salomon la serra dans ses bras, lui affirmant qu'il était heureux de son retour mais s'informant aussitôt de ses intentions de rester ou non. Abigail éclata de rire. Comme elle l'avait dit et redit dans chaque groupe de la communauté villageoise, elle n'était là que pour Bridget... Elle savait que derrière les sourires et hochements de tête, l'angoisse pointait. Revenait-elle s'installer ou non ?... S'installer ? Alors que Bridget partait à Seattle ? Certes non ! Si elle en avait eu les moyens, elle l'aurait suivie en Amérique mais ce ne serait pas possible. Au moins avait-elle renoué le fil avec son histoire, affermi le lien qu'elle avait forgé avec Bridget depuis quatre ans. Bien qu'elle ait été écartée de son enfance, elle avait suivi dès qu'elle avait pu, de loin, son devenir et à la fin de ses études c'était elle - personne n'était au courant - qui lui lui avait trouvé une place de jeune professeur des Arts dans le Collège où elle-même travaillait comme professeur d'anglais. Oui, cela en stupéfiait plus d'un qu'Abigail ait pu reprendre des études et soit devenue quelqu'un !...

Priscille avait eu un "oh" d'étonnement en l'apercevant mais courageusement, elle était venue lui présenter ses enfants. Elle était plus fertile que sa mère et avait eu quatre petites filles qui présentement servaient de demoiselles d'honneur en robes blanches ceintes de rubans vert d'eau.

Et puis, soudain, elle se trouva face à Olivia. Une Olivia grisonnante et si pâle dans sa robe jaune paille. Une Olivia qui avait bien perdu de sa hauteur et de sa superbe, humide et tremblante, et même sur le point de fondre en larmes. Abigail ouvrit son sac et se repoudra avant de regarder la femme qui l'avait chassée vingt ans plus tôt.

- Abigail, s'il vous plaît... C'est un jour spécial... pour nous tous. Vous n'allez pas... Vous ne voulez pas...

Olivia fut rejointe prestement par George venant à la rescousse. On sentait à quel point il était inquiet et... en colère. Mais sur la prairie, au milieu de la réception en l'honneur du mariage de Bridget, il ne pouvait pas grand-chose. Abigail leur serra la main en silence puis, avec un sourire appuyé, prit congé ; il était temps d'aller féliciter Bridget et Roger. En marchant à grandes enjambées de façon à ce que personne ne l'arrête, elle se rappela les dernières heures "d'il y a vingt ans"...

Olivia estimait qu'Abigail s'attachait trop à Bridget et que cela ne convenait pas à leur arrangement. Elle lui avait demandé de quitter la maison sans plus attendre et pour toujours. George n'avait rien dit mais lorsque la jeune fille voulut s'enquérir de ce qu'il en pensait, rouge, soufflant et suant, il se mit en colère et affirma qu'il était temps en effet qu'elle disparaisse. Abigail supplia, pleura, cria. Olivia hurlait qu'elle n'en pouvait plus, qu'elle avait signé un contrat spécifique, qu'elle n'avait plus aucun droit... George lui jeta au visage qu'il en avait assez de sa présence... lourde et insistante. Abigail s'était enfin retirée dans sa chambre pour préparer ses bagages. Après avoir tant pleuré, elle s'était endormie sur la couverture en piqué. Quelque chose l'avait réveillée soudainement. La maison était silencieuse ; on n'entendait pas les filles. Elle ne savait pas quelle heure il était. Pas encore la nuit, mais tard, très tard. Et une idée s'imposait à son esprit. Elle se redressa, déterminée. Elle alla dans la cuisine chercher des ciseaux et des allumettes. Puis elle se rendit au dressing de George et entreprit de mettre les costumes de Monsieur en pièces. Elle en fit autant avec les robes de Madame. Puis retournant au salon, elle mit le feu aux rideaux. Alors, elle se coucha sur le canapé et attendit, bien décidée à mourir... C'est Miss Longsdale, la voisine, sujette aux insomnies, qui avait vu les lueurs depuis sa maison et prévenu les pompiers et les Clifford. On avait réussi à sauver Abigail, trouvée inconsciente au milieu des flammes et elle avait été conduite à l'hôpital. Elle n'avait pas été poursuivie mais envoyée plus tard en hôpital psychiatrique où elle resta six ans. Dans ce lieu, elle avait pu malgré tout se retrouver, faire des études, poursuivre sa vie...

Bridget vit Abigail approcher. Avec Roger, elle alla à sa rencontre. Elles se regardèrent tendrement, puis la nounou, avec cette attitude charmante, eut ce sourire éclatant sous ses boucles rousses. Bridget la serra dans ses bras longuement. Alors, on remarqua que la couleur de cheveux de Bridget s'accordait parfaitement avec ceux d'Abigail. Elle avait teint ses cheveux pour l'occasion. Un signe de reconnaissance, d'acceptation.

Normal, elle était sa fille !

 

© Lakévio

 

 

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15 juillet 2017

Pink lady

 

C'est l'été, la saison des invitations à retrouvailles, cousinades et autres cérémonies...

 

Lin Fealing - Judy watercolors

Aquarelle de Lin Fealing 

 

Vous me racontez lundi ?

 

 

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13 juillet 2017

Les fonflons du bal

 

 

14-Juillet-Fete-nationale

Bleu, blanc, rouge, les fanions sont posés,

l'estrade et la buvette installées.

Au bal des pompiers

Talons rouges et chemise blanche s'en sont allés.

Sous les lampions, on danse et on soupire

tandis que l'accordéon expire...

 

bal pop - rita revil

bal pop- raoul dufy

bal pop - simone baltaxe

bal-du-13juillet-1906-en-anjou-rouge - lugguy

bal-musette-003 - annie desfrennes 

bal pop - bela de kristo

bal pop accordeon

 

 

 

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11 juillet 2017

Charme au naturel

 

Delphine Poussot

 

delphine poussot portrait

 Aquarelliste française contemporaine

 

L'orage est venu et les pétales sont tombés... Les senteurs s'exhalent. Les fruits mûrs éclatent sur la branche. Cueillons-les comme gourmets pour titiller nos sens en odeurs de confitures et jolis décors de table. Delphine Poussot nous y invite...

 

delphine poussot - SweetCherries

delphine poussot 11

delphine poussot 12

 

delphine poussot - JollyBerries

delphine poussot JuicyRed

 

delphine poussot

delphine poussot 4

delphine poussot 6

delphine poussot 17

 

 

Son site : ICI 

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10 juillet 2017

lundi 66

red shoes helena renwick

 

Reseda était plus du genre shorts en jeans et baskets que mini-jupe et talons hauts. Reseda n'était pas son nom mais le surnom que lui avait donné son père depuis toujours car elle adorait porter du rouge. Cela n'était pas logique et elle avait été déçue de découvrir un jour que le réséda n'était pas du tout de cette couleur, mais son père  ne connaissait rien à la botanique et pour lui, ça sonnait "rouge"... Enfin, Réséda, c'était mieux que Géranium ! Et elle aimait fort peu son vrai prénom hérité de sa grand-mère cubaine : Ramona. Les parents ont parfois des idées saugrenues et se nommer Ramona Sterling au lycée, c'était pénible. Réséda tout court, c'était mieux. C'était vif et frais, comme elle.

Sauf que... Ça c'était au collège ! Et jusqu'à l'année dernière où elle se préoccupait fort peu des garçons de sa classe, elle avait heureusement réussi à éviter le bal de fin d'année. En première, tout avait changé, parce que Cole était arrivé. Elle n'avait pas compris ce qui lui arrivait. S'il la regardait, elle se sentait rougir. D'accord le rouge lui allait bien mais sur ses joues et son front, non ! Et puis les autres pouvaient le remarquer. Les premières fois où il lui avait adressé la parole, elle avait senti ses mains devenir moites et était restée coite elle qui avait toujours eu des réparties brillantes. Bref, il avait fallu que les copines lui révèlent sa vérité : elle était amoureuse. Evidemment, elle s'était défendue. Elle avait joué copain-copain, poussées, taloches, rebuffades, éclats de rires à ses plaisanteries, parties de billard, bière et fumette. Ils étaient potes. L'avantage était qu'elle traînait avec lui, l'inconvénient c'est qu'il reluquait d'autres filles et lui demandait même son avis sur des pouffes dont elle n'avait jamais remarqué l'existence... Il avait fallu que Mona et Betty lui disent qu'elle allait finir comme faire valoir de quelque pétasse en travaux d'approche pour réfléchir à ce qu'elle voulait vraiment...

C'était clair : elle voulait Cole pour elle. Et pour cela, elle comprit qu'elle devait revenir à Ramona. Mais il fallait la jouer subtil car elle avait une image de marque, elle était estampillée garçon manqué, brut de décoffrage... Elle s'essaya au vernis sur ses ongles trop courts. Noir, ça passe plus inaperçu que rouge. Mais elle l'enlevait avec ses dents et après c'était atrocement laid... Elle tenta de mettre du khol et pleura un matin entier avant d'arriver avec des lunettes noires en classe. Elle passa toute une après-midi à tirer sur la mini-jupe prêtée par Sonia car elle n'était pas aussi à l'aise qu'en short. Pas facile de devenir Ramona... Le jour où elle sortit de la salle de bains avec le rouge à lèvres rose vif de Carmen, sa soeur aînée, celle-ci le remarqua aussitôt. Enfin, elle comprit d'abord que Reseda avait fouillé dans ses affaires avant de visualiser le changement. Mais comme elle était gentille et aimait bien sa petite soeur, elle proposa ses conseils.

C'était fou ce que pouvaient faire des cheveux détachés flottant dans le vent et un leger décolleté soulignant la poitrine. Si Reseda, future Ramona, n'était pas encore tout à fait à l'aise avec son sex-appeal, les regards étonnés puis appuyés des garçons de la classe la confortèrent rapidement. Surtout lorsque Cole lui dit qu'elle était bien jolie "aujourd'hui". Elle était sur le bon chemin...

Les efforts de Ramona pour paraître plus féminine eurent l'avantage de faire se rapprocher une meute d'affamés qui voulaient tous l'emmener au cinéma ou l'accompagner à la plage. Elle continuait à jouer au billard avec Cole et rire avec lui mais ils restaient désespérément "potes". S'ils allaient à l'océan ou se promener en rollers, c'était toujours en bande. Pourtant il n'avait pas de girl-friend, juste des filles qui lui tournaient autour et Ramona ne désirait pas du tout être grupie. Elle voulait la meilleure place. Cole n'était ni aveugle, ni insensible, il avait même complimenté Reseda pour avoir "sorti ses seins" et la jeune fille s'était demandé ce qu'elle devait penser de cette remarque...

Lentement mais sûrement le papillon sortait de son cocon. Ramona avait à présent un presque-boyfriend qui la suivait partout en portant ses livres, lui offrait des glaces et du popcorn et lui tenait la main au cinéma. La main sur le genou ou le baiser avec la langue, c'etait niet ! Mais elle gardait Nick sous la main parce que la fin de l'année était proche et que le bal approchait. Cette année, elle ne le manquerait pas. Au fond d'elle-même, tout en priant et croisant les doigts, elle se disait que Cole ferait n'importe quoi. Lorsqu'elle avait parlé de la soirée dans la bande, les filles avaient gloussé, les garçons hurlé, complètement déjantés, comme d'habitude. Cole, lui, l'avait regardée et lui avait fait un clin d'oeil avec un sourire en coin qui ne présageait rien de bon. Bien sûr, il ne l'avait pas invitée... Donc Ramona avait décidé de jouer le tout pour le tout au soir du bal...

Lorsque Nick vint la chercher et lui offrir son bouquet, il en bafouilla de surprise. Ramona descendait lentement l'escalier dans une magnifique robe longue de taffetas chatoyant. Une robe choisie avec sa soeur et sa mère. Il n'était pas question de porter l'une de Carmen : elle n'avait pas la même silhouette et pas du tout les mêmes goûts et il aurait fallu la retoucher parce que Carmen était beaucoup plus grande. Il ne fallait pas que ce soit une robe de jeune fille ni une robe de pouffe. Si elle avait une coupe sage, elle était suffisamment décolletée pour mettre en valeur son buste et elle l'avait voulu très longue et ample et... rouge, mais d'un rouge un peu sombre. En l'aidant à fermer son collier, son père lui avait glissé à l'oreille : "Mon petit Reseda, tu n'aurais pas un peu grandi ?"... Et elle avait souri, les lèvres closes sur son secret...

Son secret, il était à ses pieds. Obéissante, elle avait passé, pour la photo et le départ, les escarpins noirs achetés pour l'occasion. Mais Ramona savait déjà que ce serait une dépense inutile car elle avait décidé de ce qu'elle porterait... Elle avait caché sous un buisson du jardin les super méga hauts talons rouges de Carmen ! Elle s'était entraînée dur en cachette pour marcher avec ces choses-là et bon sang, est-ce que c'était vraiment possible ? Elle pensait qu'appuyée au bras de Nick elle arriverait à gravir l'escalier de la salle des fêtes et, en effet, elle y parvint. La porte était ouverte et un flot de jeunes gens se pressait pour entrer. Elle songeait à l'effet qu'elle allait faire sur Cole. Déjà Nick n'avait pas dit un mot sur le trajet. Elle allait lentement, soutenue par son cavalier. L'espace d'un instant, une éclaircie se fit dans la foule alors qu'ils atteignaient la salle de bal et là, tout se gâta. Tout d'abord elle vit le flot de gaze rose qui entourait Jennifer, une fille de Terminale et ses yeux s'arrêtèrent sur son danseur. Il se tenait juste sous un projecteur qui illuminait ses cheveux blonds. C'était Cole ! Il avait le sourire parfaitement idiot de celui qui concourt pour être le roi de la promo... Reseda restait figée, n'ayant rien su deviner. Elle ne connaissait rien de Cole ! Elle l'avait cotoyé au lycée, l'avait accompagné dans des sorties et il n'avait jamais mentionné qu'il était amoureux, et pire qu'il sortait avec une Terminale ! Comme il avait dû se moquer de ses efforts de séduction ! Ou bien il l'avait réellement prise pour une "pote", ou considérée comme une "petite" soeur...

Nick la pressa d'avancer et le regardant, elle ne put le supporter. Après un non vigoureux, elle se précipita vers la sortie, oubliant qu'elle portait les "super méga hauts talons" de Carmen. Son élan la propulsa jusqu'à la porte où elle s'accrocha mais elle échoua lamentablement à atteindre le perron de la salle des fêtes. Elle s'étala sous les regards, un talon brisé, la cheville tordue et le coeur en miettes... Le désastre était complet.

 

© Lakévio

 

 

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08 juillet 2017

Les chaussures rouges

 

red shoes helena renwick

 

 

Les garderez-vous aux pieds jusqu'à lundi ?...

 

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07 juillet 2017

La villégiature de Gustave

 

Il était peintre, architecte naval et régatier, philatéliste et horticulteur. Il eut la chance de naître dans une famille aisée et de pouvoir vivre ses passions à l'abri du besoin tant qu'il en avait encore le temps. "Dans la famille, on meurt jeune" ... Lui, c'est à 45 ans qu'il a quitté ce monde.

Gustave Caillebotte (1848 - 1894)

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L'orangerie

 

IMG Gustave Caillebotte - Le Casin

  

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Peintures d'hier, photos d'aujourd'hui.

Propriété de Caillebotte - "Le Casin"

8, rue de Concy,

Yerres (91330)

Parc ouvert l'été de 9h à 21h

Maison du peintre, du mardi au dimanche de 14h à 18h30

 

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05 juillet 2017

Jours chauds

 

Nous avions des étés chauds et attendions impatiemment de prendre nos quartiers à la campagne où, si la chaleur restait tout aussi palpable qu'en ville, au moins la maison gardait la fraîcheur grâce aux murs épais et au sol de pierre. Mais comme il était dur de rester enfermés, nous étions souvent dans la cour ou dans le pré.

Après le déjeuner qui traînait un peu dans l'ombre fraîche de l'ancienne bergerie

david hettinger 13

david hettinger - the-question

c'est sous le feuillage des grands arbres de la prairie que nous nous installions pour la sieste.

david hettinger - blue dress

david hettinger - summer-dreamer

 

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Parfois, il était dur d'attendre que les autres se réveillent...

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Mais Miette pouvait toujours aller retrouver sa mère

david hettinger-david-three-friends

 

ou déranger Fine...

david hettinger - the-red-dress

david hettinger 3

 

en attendant l'heure des jeux

david hettinger - rescuded

ou de la promenade

david hettinger - fishing lesson

 

en bord de Morge...

david hettinger - cool spot

 

 

Merci à David Hettinger,

david hettinger photo

 peintre impressionniste américain, né en 1946,

 

pour avoir retrouvé Miette, aux Buissonnets...

 

 

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03 juillet 2017

Lundi 65

 

nadia isakova

 

Bruno remontait le train. Il l'avait attrapé in extremis comme toujours. Il avait couru et sauté à la porte du dernier wagon qui s'ébranlait lentement. Il avait secoué sa crinière couleur de geai et avait attendu de reprendre haleine avant de pousser la porte des toilettes afin d'avoir une image sereine et assuré de lui-même. Il regarda longuement sa belle gueule d'ange, remis son col en place et lissa son pantalon. Il n'avait pas de bagages. Il partait à l'aventure, peut-être en vacances. Pour cela, il lui fallait aller en première classe. C'était le train du matin. A cette heure-ci, les voyageurs poursuivaient leur nuit dans les compartiments mais il savait qu'il trouverait qui il lui fallait dans un des couloirs. Quelqu'un qui serait excité par le départ et la perspective de l'été qu'il ou elle imaginait, celui qui commençait à cet instant, alors que le long serpent de fer quittait la gare. Il longea plusieurs compartiments de voyageurs endormis, croisa deux toutes jeunes filles survoltées et bruyantes, dépassa un vieux monsieur qui avait déjà besoin de vider sa vessie, arriva aux wagons de première classe.

Sonia n'avait aucune envie de dormir ; ce petit matin était si radieux et plein de promesses. Le soleil se levait sur Paris et même si c'était encore la banlieue, elle voulait qu'il inonde sa peau et humer le parfum jouissif des vacances. Ses premières vraies vacances depuis six ans ! Six ans occupés à boucher les trous des autres, de CDD en contrats pour remplacements de quelques semaines ou, lorsqu'elle avait de la chance, de quelques mois. Certes à chaque fois, une bonne paye ; on est nanti lorsqu'on sort d'une grande école, mais toujours la même rengaine : vous avez le cursus et le diplôme mais pas l'âge pour occuper le poste que vous convoitez avec raison... Enfin, depuis janvier, un chasseur de têtes lui avait déniché une place en or et elle avait pu envisager ces premières vacances. Peu importe si Lucas n'avait pu venir... D'ailleurs, elle envisageait sérieusement de le recycler celui-là !...

Un jeune homme, sorti de nulle part, s'était accoudé à la fenêtre juste avant elle pour fumer. D'un coup d'oeil qu'elle voulait discret, elle le détailla : grand, brun, peau mate, un profil de rêve, une classe certaine dans les vêtements, mocassins de cuir... La main qui tenait la cigarette avait une chevalière et le poignet une montre de prix. Ouf, il n'avait ni alliance, ni chaîne au cou ! Il ne la regardait pas mais fumait tranquillement avec élégance, les yeux mi-clos sur la campagne qui envahissait le paysage. Et soudain, il la vit, s'excusa de l'avoir enfumée par les fenêtres ouvertes... Il avait un beau visage ferme et sculpté sous des boucles noires et brillantes. Il était presque trop beau pour être vrai.

Bruno sourit intérieurement de l'effet qu'il faisait. Il savait parfaitement jouer de ses cheveux, de ses prunelles ardentes, de son sourire aux lèvres fines sur dents blanches. Il aurait pu plus mal tomber. C'était une jolie fille qui savait tirer parti de sa silhoutte. Par exemple, elle portait de hauts talons pour agrandir ses jambes, le blond vénitien était savamment entretenu et avait le volume nécessaire pour la hausser encore. Bruno se rapprocha et entreprit de cerner la jeune femme. Que lui réservait cette rencontre ?...

Sonia fut heureuse d'avoir quelqu'un avec qui bavarder. Ils restèrent un long moment accoudés à la même fenêtre dans le couloir, puis se décidèrent pour le wagon restaurant lorsque les voyageurs commencèrent à avoir la même idée. Bruno avait une conversation agréable et savait aussi écouter. Sonia, mise en confiance lui avait rapidement narré son parcours et annoncé à plusieurs reprises combien elle était heureuse d'avoir obtenu le droit de se reposer. Enfin seule, disait-elle. Une grosse agence de com, travail de groupe, sorties en groupe, etc, etc... Quant à Bruno, il travaillait dans une aussi grosse boîte d'étude des sols et partait rejoindre son père pour quinze jours de vacances sur leur bateau qui les conduirait en Corse d'où sa famille était originaire. Bruno savait instantanément se mettre au diapason pour accrocher sa proie...

Car Sonia ne le savait pas mais elle était la proie de Bruno. Elle n'était pas la première, ne serait sans doute pas la dernière. Dans le lot, il y avait eu quelques garçons aussi, Bruno n'était pas regardant : un peu de sexe contre beaucoup d'argent. Il était toujours gagnant. Il donnait du plaisir tout en vidant les comptes ; les gens étaient si naïfs ! Mais loin d'être un gentleman cambrioleur, c'était un véritable prédateur qui n'hésitait pas à séquestrer ses victimes, et même - c'était arrivé deux fois - à leur faire passer l'arme à gauche s'il était démasqué, la première fois ne comptant pas ; c'était presque... un accident. 

A la fin du déjeuner, Sonia ne se sentit pas bien. Elle pensait avoir un peu trop mangé et elle était désolée car ses médicaments se trouvaient dans sa valise. Bruno se proposa aussitôt pour aller chercher son bagage. Sonia avait une valise blanche et un sac de voyage, blanc aussi. Il prit les deux. C'était un bagage trop féminin pour qu'il l'ouvre immédiatement mais il repéra un compartiment avec de la place - beaucoup de personnes étaient descendus à Avignon - et il s'installa calmement pour en évaluer le contenu qui déterminerait de la suite à donner. Les femmes sont vraiment inconséquentes ! Dans une poche du sac, Bruno trouva une réservation pour un hôtel de luxe de Bordighera. il fit la grimace. C'était moyen ; elle aurait pu s'offrir mieux. Peut-être pourrait-il la décider de s'arrêter à Nice ... Mais il tomba bientôt sur une véritable fortune, une liasse de beaux et bons billets faciles à prendre et dépenser. Quelle idiote à l'époque des CB !... On arrivait justement en gare de Marseille et il décida de descendre emportant les vacances de Sonia dans sa poche. Mais lorsqu'il ouvrit les rideaux qu'il avait pris soin de fermer, devant la porte coulissante du compartiment se tenait Sonia, qui, lasse d'attendre, revenait du restaurant. Elle le vit et remarqua, attérée, ses bagages éventrés. Saisie d'effroi et consternée par sa bêtise, elle restait immobile sans rien dire. Bruno la poussa, bouscula les quelques passagers qui gagnaient la sortie et sauta sur le quai.

Là, trois gendarmes l'attendaient et il fut menotté en un tour de main. Alors, prenant tout son temps, telle une starlette sur la Croisette, Sonia apparut à la porte puis descendit nonchalamment les marches du wagon.

De sa minuscule pochette noire, elle avait tiré quelque chose qu'elle mit sous le nez de Bruno.

- Commissaire Martine Duchamp. Serge Mourier, vous êtes en état d'arrestation.

 

© Lakévio

 

 

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01 juillet 2017

Le train des vacances est au départ !

 

nadia isakova

Peint par Nadia Isakova

Dans la valise, le devoir pour lundi !

 

 

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30 juin 2017

On dirait Les Buissonnets...

 

Toutounov serguei 12

Serguei Toutounov

 

Vous est-il arrivé d'avoir ce sentiment puissant et fort, violent et bouleversant, ce désir d'y être encore juste un instant ?...

Le petit banc de pierres de lundi m'a ramenée à ce coin de ma maison d'enfance, celle du jardin dans la ville.

Les toiles de Serguei Toutounov et les aquarelles de Jill Stefani Wagner ont évoqué pour moi Les Buissonnets, la maison de mon père   héritée de sa mère. Ma maison de campagne, au coeur d'un hameau - Les Buissonnets - de deux douzaines d'âmes où j'ai vécu des heures libres et des jours enchantés. La maison paternelle, un nid, un refuge où j'ai toujours  mieux dormi qu'ailleurs, veillée sans doute par La Grenadière, la grand-mère que je n'ai pas connue...

J'en ai souvent parlé sur ce blog. Certains diront qu'on enjolive son enfance. Mais je dis non. J'ai vraiment eu la chance d'apprécier ce que j'avais. Cette maison qui était pour moi celle des fins de semaines et des vacances au coeur de la nature, libre alors d'aller vagabonder au fond du pré, ou à travers champs, ou encore sur la colline, ou bien au coeur des bois... Je ne m'y sentais pas si solitaire, accompagnée de mes amis imaginaires puis, plus tard, des poètes et auteurs qui soulignaient de leurs mots la moindre de mes aventures, au pays de mes aïeux.

 

toutounov Serguei 42

 Serguei Toutounov 

 

Les Buissonnets 2005 2

 Aux Buissonnets (photo)

 

Jill stefani wagner tuscan casa

 Jill Stefani Wagner

 

Les Buissonnets 2005

 Les Buissonnets (photo)

 

Toutounov Serguei 93

Serguei Toutounov 

 

Et même l'heure du goûter, avec la brioche achetée à Combronde,

le thé à la bergamote et la confiture maison,

dans le salon, derrière la fenêtre fleurie,

au frais l'été,

dans la chaleur de l'âtre à l'automne...

 

 Ma Caro, à son tour, a , elle aussi, beaucoup aimé Les Buissonnets...

trent gudmundsen

 Trent Gudmundsen

 

Le Bour 2

Les Buissonnets - printemps 1968

 

Une maison si souvent emplie d'amis, la maison des fêtes de famille,

la maison des "cousinades" d'aujourdhui.

 

 

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29 juin 2017

Un dimanche d'été

 

Ils sont venus, ils sont tous là, autour d'une petite fille en blanc et en fleurs, au sourire éclatant. C'est son jour.

Rayon de soleil sous le soleil, rose parmi les roses, entourée de sa famille et portée par toute la communauté dans le beau parc des Chapelains, Rosine a partagé la communion pour la première fois.

 

paray le monial juin 2017 

premiere communion 77 

23-25 juin Paray fetes du sacre-coeur 

Premiere communion 70

 

 

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28 juin 2017

Pluie d'été

 

Les grands disent : un peu... pour abreuver le jardin et rafraîchir la maison.

Les enfants, eux, disent : beaucoup ! c'est merveilleux !

Rain Joy

rain - let rain down 

rainy day abondance 8

rain artist daily 9

rain - summer rain - steve hanks

rainy day 55

rainy day - krystal brown

rain walking in the rain

rainy day 391

 

Vive l'eau ! 

 

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26 juin 2017

Lundi 64

 

colley whisson -A-Symphony-Of-Shadows-

 

Parfois un tableau vous renvoie à l'impression ou plutôt la certitude du déjà vu. Oui, j'ai connu ce petit banc de pierre. Il est toujours là, sous la petite fenêtre, à côté de la porte, dans le domaine de mon enfance. La porte beige n'a pas de marche et reste partiquement ouverte à longueur d'année. Enfin, en ce temps-là où les quelques rares voleurs ne dérobaient qu'une poignée de cerises, un peu de lilas ou un ou deux raisins dépassant de la treille !...

Ce petit banc est d'origine. Grand-père a dû l'installer lors de la construction de la maison, en 1925. Côté ouest. C'est celui où il se reposait en rentrant du jardin, où il déposait corbeille de fruits ou paniers de légumes pour la cuisine. Il est fait d'un gros morceau de lave de Volvic reposant sur deux plus petites pierres. C'est du brut. Derrière lui, la maison, vaste, sereine, active. La fenêtre, c'est la buanderie, fraiche du lavoir et du puits. Devant, l'immense étendue du jardin, le champ d'angélique, puis, plus tard, les rectangles tirés au cordeau des plantations et cultures saisonnières.

Quand on revient du bout du bout du jardin, ce petit morceau de terrain contre le mur, c'est déjà la maison. Parce qu'on y sent la présence des ancêtres qui se sont assis là à toute heure du jour des années durant. Un temps, on pouvait y trouver des galoches et le petit tas de terre grise et humide que le propriétaire avait soigneusement raclé sur le demi-cercle fixé à l'entrée. Pas de terre dans le cuvage ! Devant lui encore, si près, les meilleures cerises noires du jardin et toutes les herbes aromatiques que grand-père m'apprenait à reconnaître.

Sur le petit banc gris, j'ai goûté, j'ai joué à la dinette, avec mes poupées. Je les ai parfois oubliées pour les retrouver le lendemain le sourire sage mais les joues pâles et la robe fanée. J'y ai lu mes magazines tout juste déposés par le facteur, préférant le banc au perron moins abrité des passants. Ma mère y a brodé, ma grand-mère crocheté et reprisé. Mon grand-père y a roulé ses cigarettes de tabac gris et mon père fumé avec lui. Il a servi aussi de dépose d'outils le temps d'une réparation ou de dépôt de linge lorsqu'il était temps de rentrer celui qui séchait sur les fils au-dessus des buis et des aromates. On y plaçait alors la grande corbeille d'osier qui allait contenir le linge rêche et frais. Toutes actions rapides et Il ne fallait pas laisser traîner les choses qui n'étaient pas à leur place. Jamais le banc n'a été utilisé comme décoration pour pots de fleurs. Celles-ci se tenaient sagement dans les parterres ou le long des allées qui menaient au perron ,aux portes des garages ou au jardin. Mes grands-parents aimaient l'ordre...

Pour eux, ce petit banc, l'été, était un salon pour lire les nouvelles du journal et les commenter à la tombée du soir, un hâvre pour prendre le frais après le dîner, au crépuscule, jusqu'à ce que la nuit d'un bleu profond dévoile ses étoiles. C'était un lieu de conversations et de confidences.  Il conserve d'ailleurs tous les secrets qui y ont été partagés...

Ce petit banc, pour moi, c'est un morceau d'enfance.

 

Le petit banc, l'été 35.

été 35

Le banc, où pouvait s'asseoir trois personnes,  a sans doute été "allongé" avec des chaises pour la photographie de la maisonnée d'alors.  Il y a quatre générations. Mon arrière grand-mère, mère de mon grand-père, mes grands-parents maternels, mes parents et Fine, ma grande soeur, qui avait deux ans. Photographe inconnu.

Miette, sur le banc en 1954. 

banc de pierre 1954

Photographie prise par Fine !

 

 

© Lakévio

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24 juin 2017

Le petit banc de pierre

 

de Colley Whisson

colley whisson -A-Symphony-Of-Shadows-

 

 

S'y asseoir pour attendre lundi...

 

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23 juin 2017

Au soleil, les gambettes !

 

Il fait chaud, chaud, sous les frondaisons bourguignonnes. Cela n'empêche pas les galipettes sur l'herbe du jardin. Donc, les filles en short !

Sur le modèle bloomer d'été des Nouveaux Intemporels pour Enfants d'Astrid Le Provost (mon livre de base préféré, simple et classique), voici de quoi montrer ses gambettes.

bloomer ete ALP - NIPK

 

bloomers filles juin 2017

bloomers ete filles juin 2017

 

Pour Douce, un extra, en plus d'avoir eu DEUX shorts, elle a reçu aussi une jupette, parce qu'il paraît que la choupette a une garde-robe estivale très, mais très... vide (le "j'ai rien à me mettre" d'une presque quatre ans... le "oui mais, c'était à ma soeur") !... Heureusement qu'il y a les Mamettes pour satisfaire quelques fantaisies et donner un peu d'avantage à la princesse du milieu !

jupette juin 2017 7

jupette juin 2017 9

jupette juin 2017 8

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22 juin 2017

Images pour vous rafraîchir

 

josep moncada 2

Josep Moncada 18

josep moncada 12

josep moncada 10

josep moncada-7

Josep Moncada

artiste peintre espagnol, né en 1967

 

38° à Paris, hier. 28° encore à deux heures du matin.

Prévu aujourd'hui : 36°

Tu vois, Mab, ça baisse. Si, si !...

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