En bateau, Lakevio !

26 septembre 2016

La Vérité vraie 29

 

Windowpane, Sharon Sprung

 

- Elle est revenue.

- Qui ça ?

- La femme à la fenêtre.

- Arrête ton délire ! Tu m'énerves avec ça ! Il n'y a personne dans cet appartement ! Tu le sais. Tu es même venue avec moi voir...

Pourquoi tu remets ça ?

- Te fâche pas, Nico... Mais je t'assure que je la vois ! Elle était là à sept heures. Il est neuf heures et demie ; c'est normal qu'elle ne soit plus là. On dirait qu'elle attend quelque chose ou quelqu'un... Il y avait même de la lumière derrière elle.

- Tu es complètement folle ! La lumière est coupée, tu le sais bien. Cet appartement est vide. VIDE ! V-I-D-E. Arrête avec ça.

- Je sais tout ça. Il n'empêche. Te fâche pas mais... j'ai eu l'impression qu'elle me regardait et elle était si triste.

- Bon sang ! C'est pas possible ! C'est n'importe quoi ! Je préfère sortir. Je reviens quand tu seras calmée !

...

 

- Eliette ? Tu dors ?... Reponds ! Fais pas semblant de dormir. j'ai quelque chose d'important à te dire... et même à te montrer.

- Quoi ? Tu veux te moquer de moi, encore ?

Eliette s'est redressée sur le lit. Elle regarde le visage de Nico. Il paraît troublé. Dans ses mains il tient une bougie verte.

- Je l'ai trouvée dans l'appart en face. Elle n'y était pas avant...

- Alors... Tu me crois ? demanda Eliette dans un souffle.

- Il y avait quelqu'un, c'est sûr.

Eliette, très émue, se mit à sangloter doucement.

- Comme tu es fragile, Eliette, dit Nicolas en prenant la jeune fille dans ses bras. Pourquoi tu pleures comme ça ? Parce que je ne te croyais pas ?

- Non. Enfin, oui mais... Je ne t'ai pas tout dit... Elle m'a mise mal à l'aise. très mal à l'aise. Je l'ai bien vue ce soir et... Les yeux dans les yeux, tu sais.   Et... on dirait moi !

- Que veux-tu dire ? Elle te ressemble ?

- Plus que ça Nico. Plus que ça. J'ai senti quelque chose. Quand elle a baissé la tête, comme moi. C'était mon portrait. C'était moi.

- Parfois des gens se ressemblent...

- Je veux que tu la voies avec moi. Rentre plus tôt demain, on guettera. Tu me diras. Ça paraît fou mais je ne suis pas tranquille. Tu sais que j'ai été adoptée et je me demande...

- Quoi ?

- Si... S'il se pourrait que j'ai une jumelle...

- On va retrouver cette fille. On va enquêter.

.....

 

 

BONSOIR ! Nous sommes en direct depuis le plateau TV de la 6 pour votre émission préférée : UNE HISTOIRE INCROYAAAABLE !

Ce soir, Eliette et Johanna, deux soeurs séparées à la naissance il y a vingt-cinq ans et qui viennent de se retrouver. Deux soeurs et, non, vous ne rêvez pas, un même visage, car ce sont des soeurs jumelles... A gauche, Eliette, née le 27 février 1991 au Venezuela, adoptée par une famille française. A droite, Johanna, née le 27 février 1991 au Vénézuela, adoptée par une famille américaine. Alors, Eliette, commençons par les retrouvailles...

 

© Lakévio

d'après une histoire vraie à lire ICI

 

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25 septembre 2016

Le premier anniversaire

 

Je n'en reviens pas. Le temps passe si vite !... Les six mois d'Augustin sont passés et aujourd'ui c'est le premier anniversaire de Béatrice

Il faut dire que sa grande petite soeur nous paraît encore une poupée à fossettes et que nous voyons le dernier poupon comme un gros bébé jovial. Elles ont tout juste deux ans d'écart. Douce a fêté ses trois ans le 10.

La petite dernière est une petite fille pleine d'énergie et pas du tout avare en sourires. Dans la nouvelle maison, elle a montré ses prouesses à quatre pattes, son petit derrière en l'air, et a trouvé rapidement une technique bien à elle pour descendre, assise, la marche entre la cuisine et la salle à manger. Elle semble préférer être debout et se lâche d'un meuble à l'autre et surtout... elle adore le tricycle sans pédales de Douce sur lequel elle se déplace à reculons ! C'est un petit phénomène très volontaire.

Aux dernières nouvelles, elle monte l'escalier à quatre pattes !

 

Joyeux anniversaire, Béatrice !

octobre good housekeeping october 1953

 

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24 septembre 2016

L'inconnue à la fenêtre

 

Windowpane, Sharon Sprung

 

Lundi, nous en saurons peut-être plus...

 

 

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23 septembre 2016

A la poursuite du temps perdu

 

C'est un peu mon péché mignon mais c'est aussi celui de Patricia Olive

patricia-olive-portrait

artiste peintre française contemporaine

 

Elle aime le bleu, la mer et... les années 30 ! Tout pour me plaire.

patricia olive 04

 

patricia olive 05

 

patricia olive - maillot bleu

 

patricia olive nageuses

 

patricia olice 03

 

 

 

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22 septembre 2016

Le soir, au Sud

 

cap sud 3

 

 

 

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21 septembre 2016

Bleu mouvant

 

Oh, les beaux jours !...

Tendresse du soleil généreux sur la peau sans la chaleur accablante.

Plage immense et désertée.

Chaude et douce Méditerranée.

Tobeen - Felix Elie Bonnet

The Swimmer’ - Tobeen (Felix Elie Bonnet) 1880 –1938

 

Nous sommes en effet au bord de la mer. 

J'emprunte les toiles à Félix-Elie Bonnet (artiste français, 1880-1938) pour montrer ces fragments de bonheur.

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20 septembre 2016

C'est le Sud !

 

cap sud 2

 

 

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19 septembre 2016

La Vérité vraie 28

Lia Kloppel - evanesce

 

La tentation.

Amélie hésita encore une fois. C'était peut-être une totale erreur qui allait détruire ce qu'elle avait patiemment construit... Le geste fatal. L'abandon d'un mode de vie. La démission...  Il suffisait de quelques marches. Traverser la rue... Elle savait qu'il l'attendait, qu'il serait toujours là pour elle mais était-elle prête ? Ce n'était peut-être qu'un désir sauvage comme elle en avait déjà connu... Des passades dont elle avait ensuite du mal à se relever. Sa honte, alors. Ses larmes. Ses regrets.

Amélie s'accrochait au chambranle de la porte. Elle était pourtant quasi sur le palier. Elle n'osait regarder encore une fois le décor tranquille qui allait être bouleversé par son absence, son renoncement... Si elle ne le voyait plus, elle l'imaginait pourtant. La table prête avec sa tasse préférée, le café au chaud, la biscotte sur le bord de l'assiette et le demi-verre de jus d'orange amoureusement pressée par Paul. Elle savait tout l'amour qu'il lui portait. Chaque matin, avant de partir à la boutique, il dressait la table pour elle. Il avait nourri le chat qui dormait tranquillement sur le sofa. C'était son chat et elle, elle ne l'aimait pas. Et puis Paul montrait tant de rigueur. Elle se sentait observée, jaugée et même soupesée !...

A présent, Amélie se trouvait au bord de l'escalier. Encore heureux qu'il fut neuf heures et que tout le monde soit parti au travail. On aurait pu lui demander ce qu'elle faisait vacillant contre la rampe, le souffle court, les mains tremblantes... Au moins il n'y aurait pas de témoin ! Deux marches puis deux encore. Et pourquoi finalement ne courait-elle pas, ne fuyait-elle pas cette routine devenant plus lourde, plus insupportable ?... Ses jambes ne voulaient pas l'emporter. Ses jambes ou sa fierté ?... Elle se pencha par-dessus la rambarde et regarda les quatre étages à descendre. Elle ferma les yeux et souffla un bon coup pour se donner du courage et de la fermeté. Alors, elle se redressa et regravit très vite la volée de marches jusqu'à son appartement. Elle s'assit sobrement devant sa biscotte, alluma la radio et se servit un mug de café.

C'est ainsi qu'Amélie renonça... au petit pain au chocolat.

 

© Lakévio

 

 

 

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17 septembre 2016

Bleu jean

 

Lia Kloppel - evanesce

 Amber-Lia Kloppel

 

ou bleu mer.

Mettre son jean pour partir à la mer...

A Paray, on pend la crémaillère, à Rome on vide l'appartement...

A Paris, on fait sa valise : l'heure est au Sud.

Mais je pars avec mon petit atelier sous le bras et je vous donne rendez-vous lundi pour lire sur quoi cette porte s'est ouverte...

 

 

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15 septembre 2016

Page d'écriture

 

Un oubli, il écrit aussi !

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Basile, septembre 2016

 

 

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13 septembre 2016

Un grand lecteur

 

Rien ne saurait faire plus plaisir au Maître que de savoir l'aîné de ses petits-enfants grand lecteur...

Du matin au soir, Basile lit.

Gobillard Paule-1

Levy-Sue-6

Shagaev-nikolai

 

Duke Jane

bronson-elizabeth

peyrache-gilles

Quand on le voit arriver, la mine déconfite... on sait ce qu'il va dire : "Je m'ennuie, je n'ai plus rien à lire...". Voici que la nouvelle maison lui procure le plaisir immense de pouvoir se rendre seul à la médiathèque chercher une énième moisson de connaissances. Il découvre les planètes, les chevaliers et les insectes mais il aime aussi les BD, les énigmes, les aventures et ... Harry Potter !

Pendant les vacances, j'ai dû lui suggérer qu'il pouvait aussi lire au jardin !...

Il joue aussi, rasssurez-vous. Il imagine les matchs de quidditch de Harry avec une petite balle et le plumeau de sa mère pour balai de sorcier (voir Harry Potter). Il visite et accueille des copains (et copines!) Il est sportif ; il nage et joue au rugby. Il est musicien, apprend le violon et chante aussi très bien.

C'est un merveilleux petit garçon attachant et sensible, très normal.

 

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12 septembre 2016

La vérité vraie 27

 

La demande.

james ormsbee chapin George Marvin and his daughter

James Ormsbee Chapin - George Marvin et sa fille

 

Il y a deux jours, James Mathew, notre voisin le plus proche, a demandé à me parler. Plus proche, c'est une façon de parler. Dans le bush, les distances entre les fermes sont de plusieurs dizaines de kilomètres ! Et puis, les Mathew, je ne les apprécie pas forcément... Mais dans ces terres arides on a souvent besoin de s'entraider.

Nous nous sommes vus hier. Nos 4x4 se sont rencontrés à mi-chemin de nos stations. C'est ainsi qu'on appelle nos fermes chez nous. Il avait la thermos de café et moi des petits pains frais. Je ne savais pas ce qu'il me voulait, pourquoi il ne voulait pas parler à la radio et pourquoi il avait besoin de me voir... Je n'ai vraiment rien vu venir...

Quand Susie s'est levée, ce matin, je l'ai bien regardée. Son regard était toujours limpide et franc et elle m'a souri avec tendresse. En plongeant dans le bleu de ses yeux, j'ai bien vu qu'elle ne me cachait rien. Comment lui parler alors ?... Cette histoire me ramène à des années en arrière, lorsque j'ai rencontré sa mère... Ce coup de chance ! Ma belle Anna, que j'ai tant aimée. Le voyage à Sydney et cette Irlandaise perdue sur le quai. Tout juste arrivée et jamais repartie. Elle m'avait suivi avec confiance, main dans la main... La maladie a fini par me l'enlever...

A qui puis-je demander conseil ? Où le voyait-elle ce Fraser Mathew ?... Moi je le connais à peine. Je me rappelle qu'ils se voyaient deux ou trois fois par an dans leur enfance quand nous faisions les grands barbecues pour se retrouver un peu... C'est celui des frères qui est installé dentiste à Perth. Ce serait Preston, encore ! Lui, il seconde son père à la station... Ce n'est pas possible pour ma petite-fille ! Elle est née là ! Elle aime tellement notre terre... James m'a dit de transmettre à Susie mais j'aurais dû en parler à son frère Charles avant ; il sait peut-être quelque chose. C'est souvent avec lui qu'elle va aux courses à Paraburdoo. Il ne l'emmène quand même pas au pub !... Il faut sans doute que je m'adresse à elle directement. Elle sera peut-etre aussi surprise que moi... Peut-être pas, en fait.  Qu'est-ce que je connais aux jeunes, moi ?... 

Mais je n'avais pas envisagé... Non, je ne pensais pas qu'elle pourrait me quitter. Elle m'avait dit à la mort de sa mère : 'Papa, je vais rester près de toi, ne me renvoie pas à Perth au Collège. Tu as besoin de moi". Et je l'ai laissée faire. Et le résultat est identique ! Pourtant elle n'a jamais dit qu'elle aimerait partir. Elle travaille autant que Charles et ne se plaint pas ; c'est une vraie fille du bush !...

Et à Perth, y'en a pas, des filles ?... James Mathew m'a dit que son fils n'avait pas le temps de chercher, ni l'envie de fréquenter des citadines. Voilà donc que ce gars a jeté son dévolu sur ma Susie ! C'est sûr que je ne m'attendais pas à une chose pareille.

Et qu'est-ce que tu lui imaginais comme avenir, pauvre vieux ? Tu voulais te la garder pour toi ? Demande-toi pourquoi tu n'as jamais songé à cette possibilité. Pourtant, combien de chances y a-t-il pour qu'un gars amoureux vienne s'installer à la ferme avec moi et Charles ? Il faudrait d'abord qu'il la trouve, ma Susie ! Tu ne la donnerais pas à n'importe quel garçon, hein, tête de mule ! Et, de toutes façons, sans doute possible, la marier, c'est tout de suite des centaines de kilomètres entre nous !... C'est bien pour ça que je n'ai pas voulu y songer !... Je ne suis qu'un vieil égoïste...

Allons, il faut mettre ça sur la table. Il faut sonder les coeurs, connaître les voeux.

- Ma chérie, tu as eu une demande en mariage...

 

© Lakévio

 

 

11 septembre 2016

C'était hier...

 

le jour anniversaire !

Mais hier était aussi jour de devoir... Aussi j'ai préféré lui donner SON jour même avec un peu de retard.

Douce vient d'avoir trois ans !

Christy Talbott 4204

Dessin de Christy Talbott

Ma Douce, à qui nous avons bien fait de donner ce surnom car elle traverse une petite période assez brutale... En font les frais la grande soeur qui ne prête pas son poupon, la petite soeur qui réclame trop d'attention, les copines qui piochent dans les jouets ou qui ont le culot de m'appeler "Mamette"... "C'est pas TA Mamette !"

Douce, tu es si jolie avec ton sourire à fossette, tes bonnes joues de poupée. Sois rassurée, tu as ta place dans notre coeur et dans la maisonnée. Tu as bien profité de ta belle journée, tes premières invitées, les cadeaux, le gâteau, les bonbons et nous espérons que tu apprécieras les chansons !

 

Humphrey Bogart Maud

 

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10 septembre 2016

La chasse est ouverte !

 

Euh... juste la chasse aux textes !

james ormsbee chapin George Marvin and his daughter

James Ormsbee Chapin

 

A lundi !

 

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09 septembre 2016

Jeunes filles en uniforme

 

Petits et grands sont rentrés à présent...

Brett Whiteley 2006 Samuel Wade (40)

 

Savez-vous que j'ai porté l'uniforme jusqu'à la Terminale ?...

 

Samuel Wade (39)

 

Austère l'uniforme. Jupe plissée à petits plis couchés bleue marine. Chemisier à petits carreaux bleu ciel et blanc une semaine, saumon et blanc en alternance. Surtout ne pas se tromper de semaine ! Chemisier blanc lors des cérémonies. Cardigan ou pull bleu marine. Blouse bleue obligatoire. Pantalon bleu marine autorisé l'hiver.

Cheveux attachés, pas de maquillage. Ne pas avoir de jambes nues, ni de chaussures découvertes et ne pas relever ses manches de tablier même l'été !

Mais je n'en ai jamais souffert. C'était plus simple et plus rapide que de songer à comment s'habiller. Au lycée, nous avions l'habitude, dès les beaux jours, de prévoir d'autres vêtements pour la sortie de fin d'après-midi ! Nous nous prêtions les foulards pour aller à la messe ou la tenue de gymnastique si nous les avions oubliés.

Un lundi matin, j'ai été priée de rentrer chez moi me changer parce que j'étais arrivée à l'Institution avec mon polo de sport !... Tenue de sport uniforme aussi : polo jaune, bloomer marine et jupette plissée marine. (Remarquez, ce sont les couleurs de l'ASM !) Comme j'habitais loin, je me suis donnée la matinée pour revenir...

En Terminale, nous avons eu le droit de ne pas porter l'uniforme (excepté les Jours de cérémonie), ni même la blouse. Un grand vent de modernité émancipative avait soufflé : mai 68 était passé par là !

L'Institution est devenue mixte et je ne crois pas qu'on y porte encore l'uniforme.

Je ne suis pas hostile à l'uniforme, pratique pour l'égalité des élèves quant aux vêtements, à condition que la municipalité ou l'établissement les offre. (Dans mon cours privé de filles il était à la charge des familles). De nombreux pays utilisent l'uniforme pour écoliers ou collégiens. Parfois un simple pull au logo de l'école sur un jean. Je trouve que cela soude aussi les élèves à leur établissement. J'en ai de bons souvenirs.

Michael Foulkrod - Veronica

Et vous, qu'en pensez-vous ?

 

 

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07 septembre 2016

Le retour de Lakévio

 

aout good housekeeping august 1915

 

 

Reprendre en main la maison...

 

vintage picture

 

home making

 

colliers

 

Cuisiner

heart and mode

 

Enfin, presque !...

magazine 1925

Papoter avec les amis (ceci explique le précédent !) 

vintage phone

Mais surtout, surtout, retrouver le chérubin Augustin !

babyjpg

 Il a six mois aujourd'hui !

 

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05 septembre 2016

La vérité vraie 26

 

 L'heure chaude.

Claude Gaveau - alombre

 

Treize heures. Le soleil semble immobile et tout s'est figé dans le village. Il n'y a plus que les mouches qui s'activent. A peine entend-on grincer un sommier sous le poids de quelque ménagère venue s'allonger à côté de son homme pour une sieste moite.

Les chiens cherchent la pierre mouillée sous l'évier et les chats se sont retirés à la cave où les souris peuvent leur tirer les moustaches : il fait trop chaud pour courir...

Silence. Volets clos. Le soleil écrase la rue, voile les couleurs. Les fleurs s'étiolent et se languissent comme les belles du village attendant la promenade du soir.

Nina, dont les seize ans ne sont pas sages, n'attend pas. Elle a donné rendez-vous à Rocco. Derrière la persienne entrouverte, elle guette. Elle sait qu'il apparaîtra dans l'ombre. Rocco ! Son Rocco ! Celui qu'elle n'a pas vu depuis quatre ans. Dont elle était déjà amoureuse. Elle a vu combien il n'en revenait pas de découvrir la femme qu'elle était devenue. Ses yeux lui disaient ce qu'il ne pouvait dire. Elle se tendait vers lui. Elle voyait bien que ses mains à lui en tremblaient. Hier, elle lui a dit à la promenade que s'il veut, il n'a qu'à monter et la prendre... Elle est folle, Nina. Folle de désir. Sa mère le sait. sa mère lui a dit que Rocco n'était qu'un moins que rien, qu'il revenait de prison, qu'il ne resterait pas, qu'elle devait se tenir tranquille... Nina ne veut pas être tranquille. Elle veut Rocco, même si ce n'est qu'une fois, même s'il s'en va. Peut-être qu'il l'emmènera... Même s'il a le double de son âge, s'il a été marié déjà. Ils iront en Italie ou bien où il voudra. Pourquoi ne vient-il pas, ce voleur de filles ?...

Nina s'agite. Elle marche de long en large, pieds nus. Elle vérifie une fois encore que la porte de la chambre des parents, du côté frais, est bien fermée. Elle a poussé le volet en signal comme il le lui a demandé. Elle a la gorge sèche mais n'ose pas descendre boire avant qu'il n'arrive. Elle regarde dans la glace sa ferme bouche rose, ses grands yeux noirs et les boucles sombres qui cascadent sur son cou et ses épaules ruisselantes. Elle fait glisser les bretelles de sa chemise et se cambre. Elle relève son jupon sur ses cuisses blanches. Elle n'en peut plus... Rocco !

Il est là dans l'ombre bleue du mur d'en face. Elle l'a vu. Ses pieds ont couru sur les marches de pierre pour entr'ouvrir la porte de chêne. Il est entré ; elle est dans ses bras.

Un coup de feu qui claque.

La course éperdue de Rocco dans la poussière des ruelles vides et endormies que rien n'éveillera, même pas un fusil qui parle.

Le silence revient et recouvre le village et la maison. Depuis le palier du premier étage, le père, la mère et le frère aîné contemplent Nina étendue sur la dalle fraîche où elle a glissé des bras de Rocco. Un filet de sang descend de sa tempe jusqu'à son sein et son linge se teinte de rouge.

- Merci, fils, dit le père.

- Elle avait le diable au corps. Il  n'y avait rien d'autre à faire, dit le frère.

- Aidez-moi à la remettre dans son lit, dit la mère. Au moins, elle est morte vierge.

 

 © Lakévio

 

 

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03 septembre 2016

Au travail !

 

Les vacances sont finies, mais oui, mais oui !

La classe est ouverte... sur des couleurs d'été.

 

Claude Gaveau - alombre

 Claude Gaveau - A l'ombre.

 

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01 septembre 2016

A l'école !

 

C'est toujours un moment important que le passage aux choses sérieuses : l'entrée à la grande école !...

C'est au tour de Rosine de passer chez les grands...

Et devinez la couleur de son cartable...

Oui, c'est bien cela, rose, bien sûr ! (et violet aussi).

 

 

septembre ladies home journal september 1934

 

 

Mais une toute petite fille va faire aussi son entrée à l'école...

Après avoir accueilli Béatrice, la petite soeur, à la Crèche, notre Douce se tourne à présent vers sa grande soeur Rosine, pour prendre sa place à la Maternelle !

Que de nouveautés pour les trois petites filles...

Bon courage à mes chéries et à tous les écoliers.

 

 

 

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31 août 2016

Le château sous le château

 

Sous le château de Brézé, Maine et Loire, se trouve un réseau souterrain troglodytique extraordinaire, un véritable château sous le château, long de plus d'un kilomètre. On y voit aussi un pont-levis et les douves sèches les plus profondes d'Europe (douze à vingt mètres au plus bas).

Breze le chateau sous le chateau

Bati entre les XIe et XIXe siècles au coeur d'un vignoble d'une surface de plusieurs dizaines d'hectares, le château de Brézé a appartenu à la puissante famille des Dreux-Brézé pendant des siècles, avant d'être repris en main, par mariage, par la famille de Colbert, descendante du Ministre de Louis XIV.

 

Brézé chateau

Breze cour terrasse

Breze chateau tour 3

 

 

Les souterrains

Breze chateau souterrain

 

 

Les douves sèches

Breze chateau douves 1

 

Dans les murailles, des espaces troglodytes, garde-manger, glacière, fours, caves...

 

Breze troglodyte four boulanger1

breze souterrain pressoir 1

breze troglodytes foudres

 

Le château du dessus !

Breze chateau douves 2

Breze chateau douve passerelle 4

 

Pour plus d'informations et la visite de l'intérieur, c'est ICI

 

 

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