En bateau, Lakevio !

05 juillet 2019

Le dernier

 

Bateau sur l'eau

Bateau prend l'eau...

Il est temps que j'accoste sur de nouveaux rivages.

edward cucuel woman in a boat

 

Cela devait arriver. Après bien des essais de sevrage, je suis déterminée. Je laisse ma barque sans regrets. J'ai vécu des moments magnifiques et inoubliables au rythme du flot des mots. J'ai nagé sur vos pages avec délectation et reconnaissance pour tout ce que vous donniez de vous-mêmes.... Vous êtes tous si formidables ! J'espère vous avoir réjoui aussi. Onze ans et des poussières de chaleureuse amitié que je n'oublierai jamais.

Je reprends pied sur la terre ferme. Tel est mon désir. Onze ans, ce fut longtemps ! Le temps qu'une nouvelle génération éclose... De jolis yeux sur nous se posent, des mains se tendent, des rires fusent et nous voici entourés d'une bande de lutins charmeurs, attirants, exigeants. Ce sera donc pour eux que nous poursuivrons, LeMaître et moi, nos "histoires inventeuses" ! 

Basile, Rosine, Douce, Béatrice, Augustin, Vivien et les autres qui viendront vous remercient.

 

Vous l'avez donc compris : ce billet sera le dernier.

MERCI

 

dorothy pavey a costwold manor garden aquarelle

 

 Bonne route à tous !

 

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03 juillet 2019

Sensuelles

 

20190619 chat noir sur la plage de Gouverneur

comme les ondulations du sable sur les plages d'une île lointaine...

les aquarelles de Marcos Beccari

 

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Plus sur Marcos ? C'est ICI

 

 

 

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01 juillet 2019

Conte du lundi 154

 

nicolas odinet-apres_la_regate_au_candy_store-100x100

 

Ainsi, après bien des années, je me retrouvais chez moi. C'est vrai, j'étais parti sur un coup de tête mais c'était quand même une profonde envie qui me tenaillait depuis longtemps. Au matin de ma trentaine, j'avais décidé de faire le tour du monde en solitaire sur mon voilier. Rien ne me convenait de la petite vie tranquille que je menais alors. Et je n'étais pas pressé, ni limité par la durée. Ce n'était pas une fuite juste un désir d'ailleurs et d'autrement, au gré du vent dans le sens littéral du terme. J'avais rassemblé mes économies et après avoir simplement dit "je pars" à mes parents et mon meilleur ami, j'avais largué réellement les amarres. Il m'avait fallu quinze ans pour avoir envie de revenir.

A quai, j'avais filé directement, sans m'attarder à de possibles retrouvailles, à la maison où je savais que plus personne ne m'attendait. La densité de la poussière me prit à la gorge. Je remarquai les chaussons de ma mère, placés sous la chaise à côté du buffet et la pipe ébréchée de mon père dans le cendrier. Sur la table restait encore le dernier journal qu'il avait lu. Je poussai vite la porte de la cour pour gagner le studio que je m'étais aménagé dans le garage, dès mes dix-huit ans. Il sentait l'humidité et le renfermé. J'ouvris la fenêtre et les persiennes mais le soleil fut trop cru sur la désolation des lieux : je tirai aussitôt les volets. Une fois le lit défait, je m'ancrai dans un profond sommeil. Après tout, j'étais rendu.

Au réveil, je ne savais même plus quel jour j'étais arrivé. J'eus du mal à reconnaître l'homme hirsute et barbu dans la glace et lorsque je comparai à une ancienne photographie laissée sur le cosy, je décidai qu'un grand nettoyage était nécessaire. De l'homme et des lieux. L'habitude aussi de ne rien laisser traîner et de briquer ma coque. A l'heure de l'apéro, j'étais prêt et je savais que je retrouverais mes Jojos. Georges et Johan. Ils étaient là, au café où nous avions nos habitudes. Non plus accoudés au zinc mais en terrasse parce qu'il faut dire que la petite ville côtière avait bien pris son essor. Mais c'était eux, sans aucun doute. Un peu empâtés, un peu tassés devant leurs bières mais ils sacrifiaient toujours à l'heure de césure avant la soirée. Je n'avais pas écrit ; ils ne pouvaient me joindre mais j'étais certain qu'ils ne m'avaient pas oublié. Aucun d'entre nous n'avait quitté les pensées des autres. J'allais les surprendre. Je retenais encore l'émotion qui n'allait pas manquer de déborder. Ils attendraient longtemps, avec la pudeur qu'il faut, pour me questionner. Eux parleraient pour me mettre au diapason du temps d'ici et moi, j'aurais juste à leur dire : la vie, voyez-vous, ce n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit.

 

© Lakévio

 

 

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28 juin 2019

Des soirs qui ont déjà le goût des vacances...

 

nicolas odinet-apres_la_regate_au_candy_store-100x100

 

Vous commencerez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Ainsi, après bien des années, je me retrouvais chez moi." Propos tenu par Milan K., qui plaisante.

 

Vous terminerez par la phrase suivante : "La vie, voyez-vous, ce n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit." Ainsi philosophe la bonne Rosalie, personnage de Guy de M., quand il raconte Une Vie.

 

Entre les deux, casez ce que vous voulez !

 

Vaste programme... 

A lundi !

 

 

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27 juin 2019

Un petit tour...

 

 à la piscine. (On se demande bien pourquoi !)

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26 juin 2019

Les raisins sauvages

 

Saint Barth

Un peu de pub au retour de deux semaines inoubliables, plongés dans les racines de l'ile.

En cette période de canicule, je vous épargne les plages, le soleil et les brises de mer. Juste un coup d'oeil sur le bungalow familial où nous étions . Mais, comme il a les pieds dans l'eau, il y a l'océan aussi !

 

Les Raisins sauvages

Bungalow sur la plage

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La plage de Lorient

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Le bungalow, bien dégagé depuis Irma.

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 Vieux et nouveaux palmiers de Floride.

Période de grande sécheresse sur une île qui devrait être verte...

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Ça ce sont les raisins sauvages, en grappe mais avec noyau, salés, légèrement acidulés mais aussi sucrés.

Irma avait tout arraché mais cela repousse très vite.

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On les déguste lorsqu'ils sont bruns.

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Ce bungalow peut se louer.

Ce sont des cousins de Princess Lau, ma belle-fille, qui s'en occupent : Alexandra et Markku.

Sur Airbnb

C'est ici :  https://www.airbnb.fr/rooms/21947306?source_impression_id=p3_1561390804_VvzGXxmiiLjZLNmt

 

 

Et ICI, vous pouvez retrouver un ancien billet où vous verrez le bungalow avant (ile verte) et après Irma. 

24 juin 2019

Conte du lundi 153

 

 

Marcos-Beccari-Quarta-feira

Les dix à caser :

cheval

cinglant

stigmate

outrage

porcelet

caravane

pouf

parfum

digérer

limitrophe

 

Lou était loin d'être à cheval sur les principes, toujours prête à l'originalité et les surprises, mais là, elle ne décolérait pas. Benoît n'était qu'une sombre brute dégoûtante ! Il y avait des limites, quand même ! Elle garderait longtemps les stigmates du cinglant outrage que ce mufle avait causé. Il avait osé ! Il savait pourtant que c'était son domaine secret, là où elle se ressourçait, dans le silence et la paix. Elle avait besoin de cela après les heures difficiles qu'elle vivait chaque semaine au journal...  Rien que de penser à ce que cette ordure avait fait, elle en était révulsée. Non, elle ne pourrait jamais le digérer ! Et il avait ri l'andouille ! Satisfait de ce qu'il appelait sa blague... Tu parles d'une blague !... Et il en rajoutait : "Hume ce parfum ! Hume ce parfum !" alors qu'elle contemplait le saccage de sa caravane, la "Margotte" de son enfance... Elle ne pourrait jamais y retourner. 

Elle voulait un endroit à elle. Quelle sotte d'avoir accepté de placer la vieille caravane dans le champ limitrophe de leur propriété ! C'était encore trop près. A fuir, ce type ! Non mais, quelle idée ! Quelle idée ! Sa "Margotte", souillée à jamais... Non, elle ne lui pardonnerait jamais. Elle n'aurait pas dû accepter de revenir à la propriété. Elle n'aurait même pas dû accepter le pouf qu'il était venu déposer sur le balcon. Il était vraiment trop con ! Elle était humiliée. Elle s'était découverte, s'était confiée. Il n'avait pas compris sa réaction au désastre. Pour qui la prenait-il ?...

Mais, quelle crédibilité, au journal, s'il le racontait ?... Il n'oserait pas. Il l'avait invitée. Il lui avait même dit qu'elle pourrait rester toujours ici, qu'elle avait sa chambre dans la grande maison, qu'elle pouvait y venir quand elle désirait. Il allait lui donner les clés... Qu'est-ce qu'il voulait dire, au juste ?...

- Lou, viens déguster l'objet du délit. Nous avons fait rôtir le porcelet.

Lou en resta suffoquée.

 

© Lakévio 

 

 

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21 juin 2019

Les dix

 

Marcos-Beccari-Quarta-feira

Aquarelle de Marcos Beccari

 

La toile du jour et les dix mots choisis à introduire dans votre histoire :

 

cheval

cinglant

stigmate

outrage

porcelet

caravane

pouf

parfum

digérer

limitrophe

 

Retour sur image... le prochain lundi

 

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14 juin 2019

Prendre ses aises

 

Au Jardin d'Eze

Eze village 20190503_173515

 Eze est un village perché des Alpes Maritimes.

C'est lui que vous voyez sur son piton.

Derrière nous apercevons Saint Jean Cap-Ferrat et l'entrée de la rade de Villefranche sur Mer.

 

Nous allons donc descendre, puis remonter... 

Eze village_20190503_151551 

pour visiter son Jardin Exotique et méditerranéen. 

Eze village 20190503_155006

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Les sculptures aggtémentant la visite sont de Jean-Philippe Richard.

 

Jardin exotique d'Eze. Alpes-Maritimes.

Mai 2019

 

 Billet programmé parce que je sais que je vous manque ... 

 

 

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07 juin 2019

Je ne m'enfuis pas, je vole...

 

Direction la plage...

caraibes beach

Oui, je sais... Mais celle-ci est plus loin ! 

air caraibes

welcome to st barth

 

Petite surprise... Cadeau du Fils

Après dix heures d'avion, quand même !

Même pas peur, sauf des moustiques.

Au programme : Soleil, plongée et surf (non je rigole ! ce sera plutôt hamac sous les cocotiers - s'il en reste après l'ouragan). Et surtout, la famille des îles, Augustin à la plage, la plage et encore la plage et... une visite à Johnny (inévitable puisqu'installé non loin du grand-père de notre Princesse !)

 

Vous l'avez compris, c'est vacances pour vous aussi.

 

 

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05 juin 2019

Jacqueline Duhême, Imagière.

 

jacqueline-duhême

Illustratrice et écrivain, née à Versailles en 1927

 

Expo Jacqueline Duheme_20190524_180145

 

Une belle surprise vous attend à la Bibliothèque Forney,

Hôtel de Sens, Paris IVème.

 

C'est frais, c'est gai et coloré.

Et peut-être cela vous rappellera-t-il des souvenirs enfantins...

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 L'Opéra de la Lune

expo j

 

 Page d'écriture 

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 Paul Eluard - Grain d'aile - L'enfant qui ne voulait pas grandir

expo j

 

expo j

 

 Maurice Druon - Tistou les pouces verts

expo j

 

expo j

 

expo j

 

 

reportages, bandes dessinées

Le voyage de Jacqueline Kennedy et sa soeur en Inde

expo j

 

Tapisseries sur cartons de J. Duhême

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expo j

 

 

Petite fille en bleu

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Enveloppes illustrees

expo j

 

Jusqu'au 13 juillet 2019

Bibliothèque Forney, Parie IVème

et

Médiathèque Françoise Sagan, Paris Xème.

 

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03 juin 2019

Conte du lundi 152

 

peder monsted

 

Jules avait vraiment déployé des trésors de patience et de diplomatie pour décider Augustine à accepter une promenade. Cela faisait des semaines qu'il lui rendait visite chaque jour à cinq heures. Il avait fallu attendre plus de deux mois pour qu'elle accepte de congédier sa mère qui jouait les chaperons. Un chaperon !... Mais quelle idée ! Augustine n'était plus une enfant, même si elle avait parfois de ces préciosités enfantines. Elle allait avoir trente-huit ans. Elle était vieille fille. Mais elle avait du charme, un beau sourire, une vraie prestance.

Il aurait bien voulu lui prendre le bras sur ce chemin sablonneux mais sans doute aurait-elle rougi et aurait secoué la tête comme lorsqu'il lui avait touché la main, la première fois... Peut-être se trompait-il. Il avait poursuivi ses visites sentant qu'il était approuvé et pourtant, quelque chose... Oui, quelque chose. Augustine n'était pas vraiment causante ; elle écoutait surtout et Jules n'était pas avare de compliments dans l'espoir de plaire. Remplacer sa pauvre Adèle n'était pas une mince affaire. Il avait quand même attendu huit ans avant de chercher une autre épouse. Et dans la contrée, les veuves manquaient et les autres étaient par trop jeunes. Il avait bien vu que le notaire lui faisait les yeux doux ; il lui restait encore une fille à caser. 26 ans, joliette, mais avec un passé, disait-on. Faut-il écouter les ragots de commère ?... Enfin, il s'était tourné vers Augustine dont on lui avait parlé. L'âge allait. C'était mieux que d'épouser une jeunette ! 

Jules repassait tout cela dans sa tête depuis qu'il s'était tu. Il en avait eu assez de parler tout seul. Dans le silence des sous-bois, il entendait son coeur battre, il sentait les pulsations dans ses veines et une chaleur, un désir lui venait. Augustine était trop calme ; elle ne savait rien de l'amour et n'attendait rien. Cela se voyait à son allure nonchalante, son pas tranquille, sa poitrine qui à peine se soulevait. Adèle... Adèle, dans l'ardeur de sa jeunesse, prenait des mines, relevait ses cheveux, balançait son jupon montrant sa mignonne cheville. Il se rappelait que tout s'était joué losqu''il lui avait dit, lors d'une promenade comme celle-ci :

Vous savez que je vous aime. La preuve, c'est que je pourrais tenir votre main pendant des heures alors qu'elle est moite de chaleur et même embrasser vos lèvres toutes emperlées de sueur...

- Goujat ! entendit-il. Jules ne savait pas qu'il avait parlé tout haut. Il reçut des coups d'ombrelle et Augustine le planta là.

Une fois la surprise passée, Jules s'assit au bord du chemin. Puis il se mit à rire et à rire encore, à rire de plus en plus fort. Adèle avait choisi pour lui. Point de vieille fille comme Augustine ! Il en avait perdu du temps ! Il allait voir du côté du notaire... La joliette n'avait pas l'air bégueule et peut-être serait-elle plus vive de corps et d'esprit. Parce qu'une absence totale d'humour rend la vie impossible.

 

© Lakévio

 

 

 

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01 juin 2019

J'assume

 

ce que la verve du Maître lui fait écrire...

 

women talking Alfred Mc Namara

Toile de  Alfred Mac Namara

 

Poeme blablabla CL 20190527

© C. L.

Mai 2019

 

 

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31 mai 2019

Romance

 

Fraîche ou rance.

peder monsted

Peder Monsted

 

Frais ombrages, amers ou doux secrets

On se découvre, on se frôle,

les baisers se donnent ou se volent.

En route pour l'été

Ou pour l'éternité...

A vous de composer.

 

PS : Phrase à inclure dans votre récit : 

"Une absence totale d'humour rend la vie impossible."

(tirée de Chambre d'hôtel de Gabrielle Sidonie Colette.)

 

 Belle fin de semaine à tous

A lundi !

 

 

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29 mai 2019

Matt Wilson

 

 Rangez vos couverts ou cet artiste américain les escamotera et les transformera...

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Gare au chat !

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Le recyclage est devenu un Art !

 

 

 

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27 mai 2019

Conte du lundi 151

 

aquarelle trevor waugh

 

 

 - Vous savez, mes belles, profitons de l'été qui vient. Nous ne savons pas à quelle sauce nous serons mangées Noël revenu...

 - Toujours pessimiste, ma pauvre Jemina ! Quand bien même nous aurions une funeste destinée, à quoi bon nous en inquiéter à l'avance ! Profitons des jours heureux, libres, blanches et dodues, belles à croquer pour qui saura le mériter.

 - Belles à croquer ! Non mais tu t'entends, Daisy ? Ce n'est pas parce que tu as un prince charmant prêt à caresser tes jolies plumes qu'il faut croire que nous sommes pareilles !

 - Voyons, Blanche ! Il t'arrive bien aussi de rêver, toi qui t'imagines princesse !

 - Un jour...

 - Quoi, un jour, Blanche ? De la basse-cour à la cour ?... Tu me fais rire !

 - Tu es méchante, Jemina. Pourtant on ne voit plus que cela, des histoires de contes de fées dans tous les royaumes ! Ne t'en fais pas, Blanche Canette, un jour, ton prince viendra à toi aussi.

 - Merci, Daisy. Dame Canétang, vous rêvez aussi. Je vous ai surprise à vous dandiner devant le grand miroir relégué à la grange. A quoi pensiez-vous donc ?

 - Ne vous moquez pas, mes amies. Curieuse je le suis et j'aime suivre l'actualité. Il m'arrive de retirer des ordures un ou deux journaux à sensation. Dans le dernier, j'y ai vu tout un groupe de volailles grimper à la queue leu leu les marches rouges d'un haut lieu de festivité. Je ne sais pas si elles étaient habillées ou déshabillées mais c'était quelque chose ! Alors, j'essayais de prendre la pose et je m'imaginais sous les projecteurs dans le feu de la mitraille des photographes...

 - La mitraille ! Mais vous êtes folles, mes chéries !

 - Pourquoi, tu préfères pan sur le bec ?

 - Ou pire, pan sur le cou ! Ah, ah, ah !

 - Il faut bien rire un peu pour ne pas pleurer... Avez-vous écouté la propagande de nos leaders de poulailler ? Notre sort dépendra du plus fort.

 - Stop Daisy ! Pas de politique ici.

 - Mais quand même, je ne souhaite ni être déplumée, ni être engraissée pour être mangée ! Pas vous ?

 - M'est avis que nous n'avons pas beaucoup de marge de manoeuvre.

 - Ni beaucoup voix au chapitre ! Le résultat risque fort d'être le même pour nous. Allons donc voir ce que nous ferons loin de la basse-cour en effervescence...

 - Pourquoi ne pas aller à la pêche au fil de l'eau avec nos petiots ? Ils nous fêteront certainement avec bouquets et rubans ?... 

 - Bonne idée. Venez, les enfants !

 

 

 

 © Lakévio

 

 

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25 mai 2019

Mistral gagnant.

 

Souvenirs de vacances.

Pâques 2019

 

Pas de chance pour la semaine de Brunette :

un ciel très mitigé... avec quand même de belles éclaircies

grâce au Mistral ... glaçant

Capture

 Basile devant la tour d'Auguste.

 

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Comme vous le voyez, ça s'est arrangé ensuite, toujours grâce au mistral...

qui nous permet, en chassant les nuages, de griller au soleil

et de geler à l'ombre !

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Les contemplations d'Augustin.

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Charlot, sors de ce corps !

 

 

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24 mai 2019

Le point de vue des animaux.

 

 

aquarelle trevor waugh

Aquarelle de Trevor Waugh

 

Trois canes dans un pré.

Les canes, ça cancanne...

 

Elles sont trois, ce sera donc le sujet à trois "personnages".

 

Festival de Canes... lundi !

 

 

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22 mai 2019

Attention, malaise

 

RON MUECK (1958- )

Ron Mueck photo portrait

Sculpteur australien, né à Melbourne

Après avoir réalisé des marionnettes et des effets spéciaux pour le cinéma, l´artiste australien Ron Mueck développe à partir de 1996 une œuvre personnelle, étrange et puissante, qui a profondément renouvelé la question de la sculpture contemporaine.
C'est une une œuvre hyperréaliste entre univers réel et monde fantasmagorique, qui dérange et fascine. Si l´illusion du vivant est rendue par l´imitation parfaite des moindres détails du corps humain, tels que les veines, les rides ou la pilosité, les sculptures, souvent disproportionnées, sortent du champ du réalisme pur par leur gigantisme ou leur petitesse.
À travers ces personnages prostrés, fermés sur eux-mêmes, somnolant ou fermés sur eux-mêmes, somnolant ou aux aguets, l´immense subtilité du travail de Ron Mueck réside dans l´évocation d´univers personnels et intimes, déplaçant vers la sphère psychologique les enjeux du réalisme artistique.

texte de Robert Rosenblum

Remarquable d'hyperréalisme

ron mueck 1

Ron Mueck 60

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Ron Mueck 112

Ron Mueck MASK-II_BD_large

Ron1

 

 

 

Ces sculptures suscitent en moi un profond malaise par leurs disproportions, surtout les gigantesques...

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Ron Mueck boy

Ron MUeck femme couchee

Ron Mueck expo

Ron Mueck 28

 

Ron Mueck standing woman

ron mueck4

Ron Mueck visiteur

Vous pouvez en découvrir d'autre sur le Net et me dire ce que vous en pensez...

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20 mai 2019

Conte du lundi 150

 

michael carson 06

 

Et en plus, il me photographie ! Est-ce qu'on photographie les gens à un... une... enfin un simili-enterrement ? ... C'est bien pour lui faire plaisir que je suis là ! Parce que le grand-oncle Emile, moi, je ne le connais pas. Il n'a même pas dit "par respect", "par politesse", "par reconnaissance"... Il aurait pu parce que c'est quand même lui qui nous a laissé la maison avant de filer en bateau jusqu'à Hawaii ! Même pas ! Il a dit "pour me faire plaisir" ! Où il est le plaisir ? Qu'est-ce qu'il a à m'exhiber comme ça ? Il n'y a pas de quoi être fier. S'il savait que j'en fiche pas une rame au lycée et que je vais sûrement n'obtenir qu'une université moyenne, à cause de mes SAT... Mais bien sûr, je suis l'héritier dans une maison de femmes et il a voulu me montrer à ses frères et soeurs...

Je voudrais bien me tirer d'ici. C'est lugubre. Teints gris de vieilles fausses pleureuses, plus une flopée de pisseuses et glousseuses qui me lorgnent à cent pas. Moches de chez moches, les cousines. Les mecs bedonnants accrochés à leur alcool comme c'est pas permis. La chaleur accablante de ce salon décrépi. Cela aurait été plus drôle en chemises à fleurs, comme là-bas ! Enfin, plus drôle, façon de parler. Mais il paraît qu'il était cocasse l'oncle Emile... Et bien, on ne rend pas hommage à sa cocasserie, ici ! Ouais, cela aurait eu de la gueule, une cérémonie là-bas, mais il a fallu que Tante Vera rapporte ses cendres chez elle. Quand je pense que tout ce qu'il en reste du père Emile, c'est ce vase sur la cheminée... C'est vraiment ignoble...

 - Non merci. Et j'en ai marre du pain de viande et des tartelettes !... Quand est-ce qu'on s'en va ? On ne va pas y passer la journée ! Je crois que je préfèrerai même être au lycée ! Je n'aurai pas de cravate noire qui me serre le cou et au moins, il y aurait des filles jolies...

Oh my gosh ! Qui c'est, cette bombe ?...

- Hello, je suis ta cousine Mirella. Emile était mon Grand'Pa.

 

Ce fut une bombe, en effet, cette année-là, dans notre petit monde, à Tulsa.

 

 

 © Lakévio

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