L'ours et la poupée...
Eux aussi voudraient bien de nouveaux habits !
J'ai commencé par Petit Ours Brun
à la demande de.... Petitou ? Sa maman, Brunette ?...
Non !
C'est LeFils qui a voulu que j'habille SON Petit Ours Brun à lui !
Passez au BLEU
en Tunisie,
à Sidi Bou Saïd.
Inoubliable...
Blondine - Novembre 2011
Marre de la grisaille ?...
Visitez la Tunisie ; vous retrouverez le soleil !
Blondine vous emmène à Carthage...
Tunis - La Goulette
Blondine. Novembre 2011
En hiver la terre pleure
C'est dimanche.
Mais pas un dimanche émerveillé. La faute à l'Exposition Munch. Pas gai, le Monsieur... La faute au temps trop ramollo, trop poissant, trop griseux, qui voudrait bien mais qui ne fait pas, qui joue les sautes d'humeur depuis l'automne. Ou je transpire ou je frissonne.
ON EST EN HIVER, bon sang ! Un peu de gel, un peu de givre, du vrai froid, une mauvaise bise et du verglas (euh, non, ça tu gardes) mais l'HIVER, pas l'automne ou le printemps ! Tout ça pour nous causer plus tard des catastrophes de tornades et de tempêtes, des calamités de précipitations et d'inondations. Eh, oh, du calme là-haut ! On respecte les SAISONS ! on est dans un pays TEM-PÉ-RÉ !... Non mais !
Bon, assez râlé. Je vous le donne mon poème du dimanche.
En hiver la terre pleure ;
Le soleil froid, pâle et doux,
Vient tard, et part de bonne heure,
Ennuyé du rendez-vous.
Leurs idylles sont moroses.
- Soleil ! aimons ! - Essayons.
O terre, où donc sont tes roses ?
- Astre, où donc sont tes rayons ?
Il prend un prétexte, grêle,
Vent, nuage noir ou blanc,
Et dit : - C'est la nuit, ma belle ! -
Et la fait en s'en allant ;
Comme un amant qui retire
Chaque jour son coeur du noeud,
Et, ne sachant plus que dire,
S'en va le plus tôt qu'il peut.
Victor HUGO
Les Quatre vents de l’Esprit
Liudmila Kondakova
Munch à Beaubourg
Vu in extremis grâce à la prolongation exceptionnelle jusqu'au 23 janvier.
Pourquoi "l'Oeil moderne" ?...
Il y a bien sûr les représentations obsédantes du tumulte intérieur de l'artiste qui le conduiront à un court internement volontaire, ses reprises compulsives de certains thèmes empruntés à sa vie tourmentée mais aussi son intérêt pour les progrès de la modernité : la photographie et le cinéma qui lui ont suggéré des cadrages très originaux pour ses tableaux.
« J'ai beaucoup appris de la photographie. J'ai une vieille boîte avec laquelle j'ai pris d'innombrables photos de moi-même. Cela donne souvent d'étonnants résultats. Un jour lorsque je serai vieux, et n'aurai rien d'autre de mieux à faire que d'écrire mon autobiographie, alors tous mes autoportraits ressortiront au grand jour. » (Edvard Munch, interviewé par Hans Tørsleff, 1930)
Et puis, en 1930, Munch a des troubles oculaires dûs à une hémorragie rétinienne dans son "oeil bon", l'autre ayant déjà perdu beaucoup de son acuité. Il décide d'explorer au maximum les visions que son oeil malade lui donne (vision des objets avec les taches sur sa rétine.) Ce qui a rendu ses tableaux de l'époque très modernes, à la limite de l'abstrait...
Cette exposition complète à merveille celle de la Pinacothèque du début 2011. Quatre thèmes servent de fil conducteur dans ce parcours très didactique : la méthode de travail très personnelle de Munch, ses recherches sur le rayonnement, sa découverte de nouveaux espaces et la multiplication des autoportraits.
Le baiser sur la plage au clair de lune - 1914-1916 - Huile sur toile, 77 x 100 cm,
Coll. Munch Museet, Oslo,
Cheval au galop - 1910-1912 - Huile sur toile, 148 x 120 cm,
Munch-museet, Oslo, Norvège
La vigne vierge rouge - 1898-1900 - Huile sur toile, 148 x 120 cm,
Munch-museet, Oslo, Norvège
Neige fraîche sur l'avenue - 1906 - Huile sur toile, 80x100 cm, Coll. Munch Museet, Oslo
Jalousie - 1907 - Huile sur toile, 89 x 82,5 cm
Munch-museet, Oslo, Norvège -
La Meurtrière - 1907 - Huile sur toile, 89 x 63 cm
Munch-museet, Oslo, Norvège
Homme et Femme - 1913-1915 - Huile sur toile, 89 x 115,5 cm
Munch-museet, Oslo, Norvège
Femme en pleurs 1907-1909 - Huile et pastel sur toile, 110,5 x 99 cm
Munch-museet, Oslo, Norvège
La Bagarre - 1932-1935 - Huile sur toile, 105 x 120 cm
Munch-museet, Oslo, Norvège
Le Soleil - 1910-1913 - Huile sur toile, 162 x 205 cm
Munch-museet, Oslo, Norvège
Le Meurtrier - 1910 - Huile sur toile, 94,4 × 154,4 cm
Munch-museet, Oslo
Marins dans la neige - 1910-1912 - Huile sur toile, 96 x 76 cm
Munch-museet, Oslo, Norvège
L'oeil malade de l'artiste -Illusion d'optique - 1930 -aquarelle et crayon noir sur papier, 49,7x47,1 cm, Coll. Munch Museet, Oslo
Autoportrait devant la mort de Marat - 1930 - Épreuve gélatino-argentique, 11,5 x 8,8 cm
Munch-museet, Oslo, Norvège
Autoportrait avec un chapeau (profil droit) - 1930 - Épreuve gélatino-argentique, 11,7 x 7,9 cm
Munch-museet, Oslo, Norvège
Autoportrait à Bergen - 1916 (53 ans) - Huile sur toile, 89,5 x 60 cm
Munch-museet, Oslo, Norvège
Autoportrait avec la grippe espagnole 1919 (56 ans) - Huile sur toile, 150 x 131 cm
Nasjonalmuseet for kunst, arkitektur og design, Oslo
La Noctambule - 1923-1924 (60 ans) - Huile sur toile, 90 x 68 cm
Munch-museet, Oslo, Norvège
Autoportait Entre l'Horloge et le lit - 1940-1943 (80 ans) -
Huile sur toile, 149,5x120,5 cm, Coll. Munch Museet, Oslo
Le Goût de l'Art
Lorsque j'étais enfant, ma seconde occupation favorite après la lecture était le dessin ou la peinture.
Davidson Knowles - Watercolours by the window
J'avais eu du Père Noël 1955 une magnifique boîte de peinture en métal rouge avec des petits carrés de toutes les couleurs. J'aimais tout autant les jolies nuances que le pinceau étalait sur le papier que celles, douçâtres, dans le verre d'eau. Citron, orange, framboise, menthe... ou thé, pour les poupées ; j'étais parfois tentée de les boire !...
Photo du Net
Les cousins à l'oeuvre autour de la boîte de peinture.
Et je me rappelle les crayons fabuleux qu'étaient les Cocarde ou mieux encore les fameux Carand'Ache Prismalo qui permettaient des chefs d'oeuvres absolus...
Les crayons :
Photos du Net
Les oeuvres :
Lakévio - (années 50) Certains dessins sont retouchés au stylo-bille par... le professeur, une vieille Ursuline !
Il semble que mon petit-fils ait aussi ce goût du coloriage et de la création picturale. Voyez l'étiquette qu'il a coloriée pour mon cadeau de Noël
et le cadeau qu'il m'a fait avec l'aide de sa maman.
La Crèche de Petitou. (Trois ans)
Oh, Christmas tree...
Cette fois, on y est.
Les Rois sont passés, les santons sont enlevés, les décorations rangées. Le sapin a été dépouillé de ses attraits et dûment enveloppé dans son sac (n'est-ce pas Mammilou !) ou, pour ce qui est du nôtre, rangé dans son carton jusqu'à l'an prochain..
Et il y a comme un vide dans la maison même si les choses ont repris leur place. Les Fêtes passent si vite !
Aussi je vous propose un petit retour dans le temps.
C'est l'Avent. Il y a foule dans les rues. Fébriles on cherche des idées puis des cadeaux.. A peine le temps de s'arrêter pour écouter les chanteurs de Noël ! Les vitrines ruissellent, les rues s'illuminent...
C'était à Boston et New York, en décembre
Boston
LeFils m'avait trouvé un supplément de déco tout à fait assorti au thème de l'année...
Et pour l'an prochain il suggère le sapin "tout Coca"... Je vais réfléchir...
Et il a filmé pour moi les chanteurs de rue qui chantaient ; "Oh, Christmas tree, oh Christmas tree"... (Mon beau sapin) Je vous épargne la vidéo ; ils n'ont pas sauté un couplet !...
New York
Autour du Rockefeller Center et sur la 5e Avenue
Le plus grand sapin de NY, au pied du Rockefeller Center. On peut patiner devant l'arbre illuminé.
Les anges du Rockefeller.
Merci LeFils !
La mort d'une mère
Vous avez peut-être remarqué : je fonctionne souvent par périodes... Semaines couture, instants décos, temps pour l'écriture, quinzaine photos, moments lecture...
En ce moment de repos après les Fêtes, je lis.
Ainsi donc, je peux vous présenter un autre livre de mon tas qui crie du désespoir de n'être pas lu !
Un livre attachant dès les premières lignes qui parlera à beaucoup d'entre nous. Mais attention, remuant, douloureux. Fascinant mais terrible...
Une femme, écrivain, va tenter de comprendre le suicide de sa mère en plongeant dans sa vie, de son enfance à sa mort, donc dans la sienne aussi, retouchant ainsi la saga familiale "joyeuse et dévastée".
Je vous livre ce début d'un morceau de "vraie vie".
Ma mère était bleue, d'un bleu pâle mêlé de cendres, les mains étrangement plus foncées que le visage, lorsque je l'ai trouvée chez elle, ce matin de janvier. Les mains comme tachées d'encre, au pli des phalanges.
Ma mère était morte depuis plusieurs jours.
J'ignore combien de secondes voire de minutes il me fallut pour le comprendre, malgré l'évidence de la situation (ma mère était allongée sur son lit et ne répondait à aucune sollicitation), un temps très long, maladroit et fébrile, jusqu'au cri qui est sorti de mes poumons, comme après plusieurs minutes d'apnée. Encore aujourd'hui, plus de deux ans après, cela reste pour moi un mystère, par quel mécanisme mon cerveau a-t-il pu tenir si loin de lui la perception du corps de ma mère, et surtout de son odeur, comment a-t-il pu mettre tant de temps à accepter l'information qui gisait devant lui ? Ce n'est pas la seule interrogation que sa mort m'a laissée.
Quatre ou cinq semaines plus tard, dans un état d'hébétude d'une rare opacité, je recevais le prix des libraires pour un roman dont l'un des personnages était une mère murée et retirée de tout qui, après des années de silence, retrouvait l'usage des mots. A la mienne j'avais donné le livre avant sa parution, fière sans doute d'être venue à bout d'un nouveau roman, consciente cependant, même à travers la fiction, d'agiter le couteau dans la plaie.
Je n'ai aucun souvenir du lieu où se passait la remise du prix, ni de la cérémonie elle-même. La terreur je crois ne m'avait pas quittée ; je souriais pourtant. Quelques années plus tôt, au père de mes enfants qui me reprochait d'être dans la fuite en avant (il évoquait cette capacité exaspérante à faire bonne figure en toute circonstance), j'avais répondu pompeusement que j'étais dans la vie.
Je souriais aussi au dîner qui fut donné en mon honneur, ma seule préoccupation étant de tenir debout, puis assise, de ne pas m'effondrer d'un seul coup dans mon assiette, dans un mouvement de plongeon similaire à celui qui m'avait projetée, à l'âge de douze ans, la tête la première dans une piscine vide. Je me souviens de la dimension physique, voire athlétique, que revêtait cet effort, tenir, oui, même si personne n'était dupe. Il me semblait qu'il valait mieux contenir le chagrin, le ficeler, l'étouffer, le faire taire, jusqu'au moment où enfin je me retrouverais seule, plutôt que me laisser aller à ce qui n'aurait pu être qu'un long hurlement ou, pire encore, un râle, et m'eût sans aucun doute plaquée au sol. Au cours des derniers mois les évènements qui me concernaient s'étaient singulièrement précipités, et la vie, cette fois encore, fixait la barre trop haut. Ainsi, me semblait-il, le temps de la chute, n'y avait-il rien d'autre à faire que bonne figure, ou bien faire face (quitte à faire semblant).
Et pour cela je sais depuis longtemps qu'il est préférable de se tenir debout que couché, et d'éviter de regarder en bas.
Dans les mois qui ont suivi j'ai écrit un autre livre sur lequel je prenais des notes depuis plusieurs mois. Avec le recul j'ignore comment cela a été possible, si ce n'est qu'il n'y avait rien d'autre, une fois que mes enfants étaient partis à l'école et que j'étais dans le vide, rien d'autre que cette chaise devant l'ordinateur allumé, je veux dire pas d'autre endroit où m'asseoir, où me poser. Après onze années passées dans la même entreprise - et un long bras de fer qui m'avait laissée exsangue - je venais d'être licenciée, consciente d'en éprouver un certain vertige, quand j'ai trouvé Lucile chez elle, si bleue et si immobile, et alors le vertige s'est transformé en terreur puis la terreur en brouillard. J'ai écrit chaque jour, et je suis seule à savoir combien ce livre qui n'a rien à voir avec ma mère est empreint pourtant de sa mort et de l'humeur dans laquelle elle m'a laissée. Et puis le livre a paru, sans ma mère pour laisser sur mon répondeur les messages les plus comiques qui fussent au sujet de mes prestations télévisées.
Un soir de ce même hiver, alors que nous rentrions d'un rendez-vous chez le dentiste et marchions côte à côte sur le trottoir étroit de la rue de la Folie-Méricourt, mon fils m'a demandé, sans préavis et sans que rien, dans la conversation qui avait précédé, ait pu l'amener à cette question :
- Grand-mère... elle s'est suicidée, en quelque sorte ?
Encore aujourd'hui quand j'y pense cette question me bouleverse, non pas son sens mais sa forme, ce en quelque sorte dans la bouche d'un enfant de neuf ans, une précaution à mon endroit, une manière de tâter le terrain, d'y aller sur la pointe des pieds. Mais peut-être était-ce de sa part une véritable interrogation : compte tenu des circonstances, la mort de Lucile devait-elle être considérée comme un suicide ?
Le jour où j'ai trouvé ma mère chez elle, je n'ai pas pu récupérer mes enfants. Ils sont restés chez leur père. Le lendemain je leur ai annoncé la mort de leur grand-mère, je crois que j'ai dit quelque chose comme "Grand-mère est morte" et, en réponse aux questions qu'ils me posaient : "elle a choisi de s'endormir" (pourtant j'ai lu Françoise Dolto). Quelques semaines plus tard, mon fils me rappelait à l'ordre : un chat s'appelait un chat. Grand-mère s'était suicidée, oui, foutue en l'air, elle avait baissé le rideau, déclaré forfait, lâché l'affaire, elle avait dit stop, basta, terminado, et elle avait de bonnes raisons d'en arriver là.
Je ne sais plus quand est venue l'idée d'écrire sur ma mère, autour d'elle, ou à partir d'elle, je sais combien j'ai refusé cette idée, je l'ai tenue à distance, le plus longtemps possible, dressant la liste des innombrables auteurs qui avaient écrit sur la leur, des plus anciens aux plus récents, histoire de me prouver combien le terrain était miné et le sujet galvaudé, j'ai chassé les phrases qui me venaient au petit matin ou au détour d'un souvenir, autant de débuts de romans sous toutes les formes possibles dont je ne voulais pas entendre le premier mot, j'ai établi la liste des obstacles qui ne manqueraient pas de se présenter à moi et des risques non mesurables que j'encourais à entreprendre un tel chantier.
Ma mère constituait un champ trop vaste, trop sombre, trop désespéré : trop casse-gueule en résumé.
J'ai laissé ma soeur récupérer les lettres, les papiers et les textes écrits par Lucile, en constituer une malle spéciale qu'elle descendrait bientôt dans sa cave.
Je n'avais ni la place ni la force.
Et puis j'ai appris à penser à Lucile sans que mon souffle en soit coupé : sa manière de marcher, le haut du corps penché en avant, son sac tenu en bandoulière et plaqué sur la hanche, sa manière de tenir sa cigarette, écrasée entre ses doigts, de foncer tête baissée dans le wagon du métro, le tremblement de ses mains, la précision de son vocabulaire, son rire bref, qui semblait l'étonner elle-même, les variations de sa voix sous l'emprise d'une émotion dont son visage ne portait parfois aucune trace.
J'ai pensé que je ne devais rien oublier de son humour à froid, fantasmatique, et de sa singulière aptitude à la fantaisie.
J'ai pensé que Lucile avait été successivement amoureuse de Marcello Mastroianni (elle précisait : "vous m'en mettrez une demi-douzaine"), de Joshka Schidlow (un critique théâtre de Télérama qu'elle n'avait jamais vu mais dont elle louait la plume et l'intelligence), d'un homme d'affaires prénommé Edouard, dont nous n'avons jamais connu la véritable identité, de Graham, un authentique clochard du 14e arrondissement, violoniste à ses heures et mort assassiné. Je ne parle pas des hommes qui ont vraiment partagé sa vie. J'ai pensé que ma mère avait dégusté une poule au pot avec Claude Monet et Emmanuel Kant, lors d'une même soirée dans une banlieue lointaine dont elle était rentrée par le RER, et s'était vue privée de chéquier pendant des années pour avoir distribué son argent dans la rue. J'ai pensé que ma mère avait contrôlé le système informatique de son entreprise, ainsi que l'ensemble du réseau RATP, et dansé sur les tables des cafés.
Je ne sais plus à quel moment j'ai capitulé, peut-être le jour où j'ai compris combien l'écriture, mon écriture, était liée à elle, à ses fictions, ces moments de délire où la vie lui était devenue si lourde qu'il lui avait fallu s'en échapper, où sa douleur n'avait pu s'exprimer que par la fable.
Alors j'ai demandé à ses frères et soeurs de me parler d'elle, de me raconter. Je les ai enregistrés, eux et d'autres, qui avaient connu Lucile et la famille joyeuse et dévastée qui est la nôtre. J'ai stocké des heures de paroles numériques sur mon ordinateur, des heures chargées de souvenirs, de silences, de larmes et de soupirs, de rires et de confidences.
J'ai demandé à ma soeur de récupérer dans sa cave les lettres, les écrits, les dessins, j'ai cherché, fouillé, gratté, déterré, exhumé. J'ai passé des heures à lire et à relire, à regarder des films, des photos, j'ai reposé les mêmes questions, et d'autres encore.
Et puis, comme des dizaines d'auteurs avant moi, j'ai essayé d'écrire ma mère."
Copyright JC Lattès
Prague - 1942
Une grand livre pour une très sombre Histoire.
Prix des Lecteurs 2012
Prague, 1942, opération « Anthropoïde » : deux parachutistes tchèques sont chargés par Londres d'assassiner Reinhard Heydrich, le chef de la Gestapo et des services secrets nazis, le planificateur de la Solution finale, le « bourreau de Prague ». Heydrich, le bras droit d'Himmler. Chez les SS, on dit de lui : « HHhH ». Himmlers Hirn heiβt Heydrich – le cerveau d'Himmler s'appelle Heydrich. Dans ce livre, les faits relatés comme les personnages sont authentiques. Pourtant, une autre guerre se fait jour, celle que livre la fiction romanesque à la vérité historique. L'auteur doit résister à la tentation de romancer. Il faut bien, cependant, mener l'histoire à son terme…
"Un écrivain qui accomplit la prouesse d’à la fois narrer l’Histoire authentique, tout en insérant sa vision du monde […].On trouve de tout dans HHhH : on y cite Tarantino, Chaplin, Bogart, les films de Fritz Lang et de Douglas Sirk."
Philippe Labro, Le Figaro.
L'Art dans la rue
A Paris, comme dans beaucoup d'autres villes il y a beaucoup de murs peints. Souvent des "trompe l'oeil" pour égayer un coin triste, donner une illusion d'espace ou de verdure. Et puis il y a malheureusement les graffiti qui enlaidissent encore plus la "téci", défigurant et salissant les immeubles comme autant de chewing-gum sur les trottoirs ou crachats sur la chaussée ou encore pipis de chiens au bas des murs... Pas toujours doués les graffiteux, plutôt jeunes chiots cherchant à marquer leur territoire.
Mais il y a aussi de vrais artistes qui manient excellement "l'Art de la Rue". J'en veux pour preuve ce mur changeant de la Rue des pyrénées dans le XXème. Il s'agit d'un pâté de maison qui appartenait à la RATP comme garage à autobus. Désaffecté depuis quelques années, ses murs ont été proposés comme autant de toiles gigantesques à des artistes qui manient l'art de la BD. Le décor change très vite ; il faut donc saisir l'oeuvre à peine née avant qu'elle ne soit recouverte par celle d'un autre artiste. L'art éphémère ne tient qu'à un clic de photo !
Visionnez donc, braves gens, ces éphémères traits, grâce à d'autres talentueux artistes photographes...
avril 2010
Décembre 2010
Mars 2011
Avril 2011
Mai 2011
Juin 2011
Octobre 2011
Novembre 2011
Décembre 2011
Vous en verrez d'autres ICI, ICI, LÀ ou LÀ
Ou sur Dailymotion, le mur en mars 2011
Mur des Pyrénées - Graffeurs en action - # 6 par 75018laurence
Ou encore sur Youtube, le mur entier en juin 2011
Lakévio, en bateau
Des nouvelles du Bateau…
4 années à naviguer en mer des Blogs,
A jeter l’ancre sur ma page
Et faire escale sur les vôtres.
Amasser des trésors d’Amitié
Et d’émotions partagées.
Alors, évidemment…
Je tiendrai bon la barre !
Lakévio
et bien sûr...
Edward Burne-Jones - Star of Bethléem
Belle épiphanie à tous.
Une année qui commence dans un fauteuil
... à la Comédie Française.
Evidemment, je vous en parle trop tard puisque le spectacle se termine demain... Et pourtant c'était une denrée rare, une de ces perles comme peut en produire la Comédie Française, capable du pire et du meilleur.
« Je ne puis faire mieux que d'en faire ma femme.
Ainsi que je voudrai je tournerai cette âme :
Comme un morceau de cire entre mes mains elle est,
Et je lui puis donner la forme qui me plaît.»
La mise en scène de Jacques Lassalle est délicieuse et pleine de trouvailles : Arnolphe a enfermé sa pupille, Agnès, - sitôt sortie du couvent où il la tenait depuis l'âge de 4 ans (!) - dans une maison sur une île. Evidemment on ne peut y accéder qu'en barque et elle est surveillée en permanence par les serviteurs Alain et Georgette. Séquestration et isolement parfaits. Il a décidé de la laisser loin du monde, dans l'ignorance, pour en faire le moment venu sa femme, dépendante et soumise... Mais évidemment, le sort en voudra autrement.
Thierry Ancisse campe Arnolphe, un homme tourmenté par sa passion jalouse, plus malheureux et pitoyable que grotesque. Un rôle immense - il est quasiment toujours en scène - qu'il tient à la perfection. Quant à la jeune Agnès (Julie-Marie Parmentier, déjà très remarquée dans Le Roi Lear (2006) et La petite Catherine de Heilbronn (2009)), loin d'être bête et aussi docile qu'on croit, on sent que la découverte de l'amour et de la liberté va lui donner des ailes et que Horace, son amoureux, (Jérémy Lopez) ne sera pas du tout à la hauteur...
Du grand classique. Costumes d'époque et une excellente diction avec un phrasé lent absolument parfait qui permet de faire sonner certains mots ou certaines phrases qui font mouche.
Photos Cosimo Mirco Maggliocca
NB : A partir du 11 Janvier, pour cause de travaux, la Comédie Française se déplace de quelques mètres dans les Jardins du Palais Royal, sous la très ancienne Galerie de Bois, dans un "Théâtre Ephémère" en... bois !
La fête est finie
Que pensez-vous d'une bonne vaisselle pour 2012 ?...
Norman Rockwell - Party's over or Happy New Year
Ben Kimberley Prins - New Years Eve
** Ce billet n'est absolument pas, résolument pas politique.
Quoique !...
Au Gui, l'an neuf
Je vous souhaite une très...
Walter Moras - Winteridyll
Que votre chemin soit beau et doux, lumineux et serein.
Peut-être aurons-nous malgré tout besoin d'un Ange...
pour veiller sur nous !
Saint-Sylvestre
Que vous vous prépariez à partager bulles et cotillons
George Hughes - Fixing father's tie
ou que vous restiez tranquillement à la maison pour un petit réveillon.
Constanton Alajalov - Giant Clock on New Year's Eve
2012
frappe à la porte !
Message du Père Noël
Chers amis,
Merci pour le chocolat, le vin chaud ou le verre de liqueur. Les rennes ont été heureux de trouver choux, carottes, navets.
Maintenant, pour nous, c'est repos ...
Tom Newsom
A l'année prochaine ! (Si vous êtes sages !)
Certaines choses ne changent pas
Le Matin de Noël
John Falter - Christmas Morning
Ben Kimberley Prins - Christmas Morning
Et l'an prochain... Noël sévère ? Noël austère ? Nous ne nous laisserons pas faire !
La page gourmandise de ce Noël ...
Garanti fait maison !
Bouchées à la pistache, Chocolats dans leur lit de nougatine, Calissons, Macarons à la framboise ou au praliné.
Et aussi, pour les tout petits :
Etoiles glacées
Sablés au miel
Aperçu de la table de Fête :
Joyeux Noël !
Gerrit Van Honthorst - Adoration de l'Enfant
JOYEUX NOEL à tous.
Je vous souhaite une douce nuit.
Sapins de Noël
... avec Le Saturday Evening Post et ses illustrateurs.
Celui de la Ville :
Stevan Dohanos - Tree in Town Square
Celui de l'église
Stevan Dohanos - Church Cristmas Tree
Celui de l'Hôpital pour enfants
George Hughes - Children's Ward at Christmas
Une pensée pour tous ceux qui ne seront pas chez eux la Nuit de Noël...
Sapins de Paris.
Deux mondes :
Celui de la conso
aux Galeries Farfouillette 2011 grâce à Shireece
Celui des écolos
Place Baudoyer - Paris IVème - Dec 2011 grâce à Gringoire
Attention
... aux petits curieux !
Pendant que vous courez les magasins
Stevan Dehanos - Bus Stop at Christmas
Il peut se passer ceci...
Richard Sargent - Truth about Santa Claus
Oups !































































































































































