En bateau, Lakevio !

28 juin 2017

Pluie d'été

 

Les grands disent : un peu... pour abreuver le jardin et rafraîchir la maison.

Les enfants, eux, disent : beaucoup ! c'est merveilleux !

Rain Joy

rain - let rain down 

rainy day abondance 8

rain artist daily 9

rain - summer rain - steve hanks

rainy day 55

rainy day - krystal brown

rain walking in the rain

rainy day 391

 

Vive l'eau ! 

 

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26 juin 2017

Lundi 64

 

colley whisson -A-Symphony-Of-Shadows-

 

Parfois un tableau vous renvoie à l'impression ou plutôt la certitude du déjà vu. Oui, j'ai connu ce petit banc de pierre. Il est toujours là, sous la petite fenêtre, à côté de la porte, dans le domaine de mon enfance. La porte beige n'a pas de marche et reste partiquement ouverte à longueur d'année. Enfin, en ce temps-là où les quelques rares voleurs ne dérobaient qu'une poignée de cerises, un peu de lilas ou un ou deux raisins dépassant de la treille !...

Ce petit banc est d'origine. Grand-père a dû l'installer lors de la construction de la maison, en 1925. Côté ouest. C'est celui où il se reposait en rentrant du jardin, où il déposait corbeille de fruits ou paniers de légumes pour la cuisine. Il est fait d'un gros morceau de lave de Volvic reposant sur deux plus petites pierres. C'est du brut. Derrière lui, la maison, vaste, sereine, active. La fenêtre, c'est la buanderie, fraiche du lavoir et du puits. Devant, l'immense étendue du jardin, le champ d'angélique, puis, plus tard, les rectangles tirés au cordeau des plantations et cultures saisonnières.

Quand on revient du bout du bout du jardin, ce petit morceau de terrain contre le mur, c'est déjà la maison. Parce qu'on y sent la présence des ancêtres qui se sont assis là à toute heure du jour des années durant. Un temps, on pouvait y trouver des galoches et le petit tas de terre grise et humide que le propriétaire avait soigneusement raclé sur le demi-cercle fixé à l'entrée. Pas de terre dans le cuvage ! Devant lui encore, si près, les meilleures cerises noires du jardin et toutes les herbes aromatiques que grand-père m'apprenait à reconnaître.

Sur le petit banc gris, j'ai goûté, j'ai joué à la dinette, avec mes poupées. Je les ai parfois oubliées pour les retrouver le lendemain le sourire sage mais les joues pâles et la robe fanée. J'y ai lu mes magazines tout juste déposés par le facteur, préférant le banc au perron moins abrité des passants. Ma mère y a brodé, ma grand-mère crocheté et reprisé. Mon grand-père y a roulé ses cigarettes de tabac gris et mon père fumé avec lui. Il a servi aussi de dépose d'outils le temps d'une réparation ou de dépôt de linge lorsqu'il était temps de rentrer celui qui séchait sur les fils au-dessus des buis et des aromates. On y plaçait alors la grande corbeille d'osier qui allait contenir le linge rêche et frais. Toutes actions rapides et Il ne fallait pas laisser traîner les choses qui n'étaient pas à leur place. Jamais le banc n'a été utilisé comme décoration pour pots de fleurs. Celles-ci se tenaient sagement dans les parterres ou le long des allées qui menaient au perron ,aux portes des garages ou au jardin. Mes grands-parents aimaient l'ordre...

Pour eux, ce petit banc, l'été, était un salon pour lire les nouvelles du journal et les commenter à la tombée du soir, un hâvre pour prendre le frais après le dîner, au crépuscule, jusqu'à ce que la nuit d'un bleu profond dévoile ses étoiles. C'était un lieu de conversations et de confidences.  Il conserve d'ailleurs tous les secrets qui y ont été partagés...

Ce petit banc, pour moi, c'est un morceau d'enfance.

 

Le petit banc, l'été 35.

été 35

Le banc, où pouvait s'asseoir trois personnes,  a sans doute été "allongé" avec des chaises pour la photographie de la maisonnée d'alors.  Il y a quatre générations. Mon arrière grand-mère, mère de mon grand-père, mes grands-parents maternels, mes parents et Fine, ma grande soeur, qui avait deux ans. Photographe inconnu.

Miette, sur le banc en 1954. 

banc de pierre 1954

Photographie prise par Fine !

 

 

© Lakévio

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24 juin 2017

Le petit banc de pierre

 

de Colley Whisson

colley whisson -A-Symphony-Of-Shadows-

 

 

S'y asseoir pour attendre lundi...

 

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23 juin 2017

Au soleil, les gambettes !

 

Il fait chaud, chaud, sous les frondaisons bourguignonnes. Cela n'empêche pas les galipettes sur l'herbe du jardin. Donc, les filles en short !

Sur le modèle bloomer d'été des Nouveaux Intemporels pour Enfants d'Astrid Le Provost (mon livre de base préféré, simple et classique), voici de quoi montrer ses gambettes.

bloomer ete ALP - NIPK

 

bloomers filles juin 2017

bloomers ete filles juin 2017

 

Pour Douce, un extra, en plus d'avoir eu DEUX shorts, elle a reçu aussi une jupette, parce qu'il paraît que la choupette a une garde-robe estivale très, mais très... vide (le "j'ai rien à me mettre" d'une presque quatre ans... le "oui mais, c'était à ma soeur") !... Heureusement qu'il y a les Mamettes pour satisfaire quelques fantaisies et donner un peu d'avantage à la princesse du milieu !

jupette juin 2017 7

jupette juin 2017 9

jupette juin 2017 8

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22 juin 2017

Images pour vous rafraîchir

 

josep moncada 2

Josep Moncada 18

josep moncada 12

josep moncada 10

josep moncada-7

Josep Moncada

artiste peintre espagnol, né en 1967

 

38° à Paris, hier. 28° encore à deux heures du matin.

Prévu aujourd'hui : 36°

Tu vois, Mab, ça baisse. Si, si !...

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21 juin 2017

C'est la fête !

 

... de la Musique, pour certains.  

Mais du bruit aussi, du bruit souvent... (Ah le "metal rock" que pratiquait LeFils...) et le hardcore, blackmetal, punk, death metal, trash metal, noise rock (tout est dit !) grind, stoner, heavy metal, doom metal. !.. Si vous ne connaissez pas - vous avez eu un fils plutôt footeux que rocker ! - demandez à monsieur google ou allez sur youtùbe, votre expérience ne durera qu'un moment !...

Et de plus, comme je suis (presque) vieille, je peux faire ma ronchonchon et dire que je n'aime pas les fêtes sur ordre !

Mais aller au concert ou écouter mes petits enfants jouer du violon, de la guitare et chanter, j'aime ! Je suis une grand-mère.

 

musique richard ramsey - heart strings

musique little-girl-with-guitar-joy-nichols

musique Henri Lebasque - Marthe a la mandolinejpg

musique maxwell doig

musique janet chang Guitar girl

 

Fête de la Musique - 21 Juin 2004

Fete de la musique 2004

LeFils 

En ce temps-là, j'étais groupie !

 

 

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19 juin 2017

Lundi 63

 

portrait michail tsakountis

 

Vittorio Ercoleo Antonetti est né le 18 février 1911 à Catane (Sicile), de Anna Caterina Morellini et de Giuseppe Michelangelo Antonetti. Sixième enfant de la famille et seul garçon, il était fort attendu. Tout avait bien commencé pour lui. Né à l'aube après quelques heures seulement de souffrance pour sa mère, il fut porté triomphalement par son père jusqu'à l'église où il fut promptement trempé dans les fonds baptismaux par Dom Domenico. A six mois ses soeurs le promenaient partout. Lorna, la dernière, qui avait juste deux ans pouvait à peine le soulever. On s'extasiait sur sa robustesse, lui qui ne tétait que le lait de sa mère. Les commères l'embrassaient comme du bon pain, les grands-mères le faisaient sauter sur les genoux. L'échoppe de Giuseppe ne désemplissait pas tant on continuait à le visiter pour admirer le bébé et féliciter le père.

L'année suivante tout changea. Tout d'abord, l'hiver fut rude et faute de nourriture consistante, le lait de Anna tarit. Ce n'était pas de bonne augure. Ensuite, les travaux d'embellissement de la ville requirent grand nombre d'hommes du quartier, trop heureux d'avoir du travail et la petite boutique de cordonnerie de Giuseppe fut peu à peu désertée. Seul Vittorio parvenait à faire sourire son père jusqu'à ce que celui-ci s'avisa que cet enfant gardait les yeux bleus...  De semaine en semaine, avec l'argent qui manquait dans le tiroir-caisse et la faim qui le tenaillait, Giuseppe se chagrina toujours plus. Il parlait peu, mais à la maison sans feu, il fixait son fils qui babillait. A l'échoppe, tout en travaillant pour s'occuper en attendant des jours meilleurs, il songeait aux yeux bleus, désespérément bleus de son fils. Il commença à regarder sa femme autrement, toujours sans rien dire. Il refléchissait, soupçonnait, la question le taraudait : d'où lui venaient ses yeux bleus ?... Au printemps, il eut quelques clients qu'ils scrutaient dès qu'ils passaient le seuil. Il avait un regard inquisiteur qui mettait mal à l'aise ceux qui le visitaient.  Il était de plus en plus sombre,  persuadé qu'il avait été trompé et il cherchait qui, dans la petite communauté du quartier, avait attenté à son honneur. Mais il ne rencontrait la plupart du temps que des paires d'yeux marrons ou noirs. Il ne pouvait plus regarder Anna en face. Il la fuyait, parfois même dormait dans son atelier. Ne trouvant pas de réponses à ses questions muettes dans le voisinage, sur un coup de tête et aussi parce que la misère suivait de près la pauvreté, il ferma boutique et partit sur les chantiers des rénovations de la ville. Il revenait parfois chez lui, rapportant trois sous, toujours plus taciturne, toujours plus amer. Avec les ouvriers, il se mit à boire et un soir des cris fusèrent des fenêtres de l'appartement d'Anna ; la vaisselle volait et bientôt, on vit la pauvre femme, échevelée et meurtrie, portant Vittorio, sortir de la maison en pleurs et le visage en sang. A la fenêtre, Giuseppe, aviné, n'était plus que rage et douleur. Lorsqu'il jeta une ou deux chaises dans les vitres, les voisins grimpèrent pour le calmer. Alors, enfin, il put le dire : "c'est une putana ; ce n'est pas mon fils..."

L'été fut torride. Giuseppe ne venait que rarement au quartier mais derrière chaque volet clos, on reparlait sans cesse du "soir du mari". Vittorio était un poupon plein de vie qui commençait à aller sur ses jambes. Même s'il ressemblait beaucoup à son père, tout le monde hésitait. Certains disaient que le cordonnier avait perdu la tête mais d'autres qu'il n'y avait pas de fumée sans feu. Même si Anna était connue comme probe et laborieuse, on commençait à trouver les yeux bleus de son fils étranges. Tout en venant lui confier leur lessive, les femmes tentaient de la sonder. On la plaignait car elle restait seule à élever ses six enfants mais certaines justifiaient presque l'attitude de Giuseppe : "il doit savoir des choses qu'on ne sait pas"...

Les années passèrent, la grande guerre arriva. Giuseppe y partit dès 1915, emportant son idée fixe et sa rancune au coeur sans même dire au-revoir à sa femme. Il ne la revit pas. Lorsqu'il rentra, ce fut sa mère qui l'accueillit ; on avait mis Anna en terre il y avait deux mois déjà. Auparavant, on y avait porté deux de ses filles. Mais les yeux bleus de Vittorio le narguaient toujours et Giuseppe demanda à sa mère pourquoi celui-ci n'était pas mort avec les autres... On n'avait pas eu besoin dans le quartier de ce commentaire pour surnommer Vittorio "Bastardo" ce qui ne fit que conforter le père dans son idée...

Giuseppe mourut de la grippe espagnole en 1919 et la nonna resta pour élever les quatre enfants restant avec la maigre pension de guerre. Vittorio Bastardo grandit, houspillé, taloché par sa grand-mère, moqué, insulté, molesté par les enfants du quartier. Il se sauvait souvent et se battait encore plus. Nonna Maria demanda à ce qu'il soit placé loin de son regard; les yeux bleus la transperçaient rappelant le déshonneur de la famille, le malheur de son fils et la putana - là, elle crachait par terre - qu'il avait épousée. Vittorio retrouva son nom sur les flancs du stromboli, dans l'île du même nom, pour travailler dès l'âge de quatorze ans à la cueillette des olives. Il aima ces paysages arides, les plages noires si sauvages et la fureur du volcan. Il était seul mais content. Il calmait son ventre affamé avec le lait des chèvres et quelques poignées d'olives dérobées à la récolte, un peu de pain des paysans le soir avant de s'enrouler dans une mauvaise couverture sur la terre chaude à écouter ronfler le feu sauvage qui couvait dans les entrailles de la terre. Il ne se liait avec personne, supportait mal un toit sur sa tête et préférait les chèvres à ses frères de misère. Il se sauvait encore parfois, seulement pour grimper jusqu'au cratère et admirer le géant en colère. Ou bien il profitait de quelque camion pour descendre à la plage se baigner en solitaire. Il nageait loin, comme il pouvait, d'instinct. Il revenait s'étendre sur le sable noir avant de pêcher silencieusement et à la main quelque poisson qu'il faisait cuire au feu de bois améliorant son ordinaire.

La légende de Mussolini parvint à l'ile dans les années 30. Vittorio se mit à rêver de troupes et de conquêtes, et de barrer la route de ce maudit allemand, fauteur de guerre. Dès 1934, il s'engagea et alla occuper la frontière italo-autrichienne. Puis il suivit les mouvements de troupes au Liberia, erreur fatale du Duce qui eut pour conséquence de retourner la France et l'Angleterre contre l'Italie et pousser le pays à l'alliance avec Hitler. En 1936, Vittorio ne comprenait plus rien et se sentait trahi. L'année suivante, il suivit son régiment en Allemagne. Il était loin d'être ébloui comme son chef suprême. Surtout, une révélation, une évidence : ils avaient tous les yeux bleus...

On ne sait pas ce qui se passa réellement cette nuit-là, on en parla dans les journaux comme le coup de folie d'un soldat italien. Dans une taverne, une bagarre avait éclaté et Vittorio Antonetti avait tué au couteau trois soldats allemands. Vittorio ne put ou ne voulut expliquer son geste. Mutique et prostré, il attendit son éxécution dans la cour de la caserne. Il mourut sans un mot, sans un cri, ses grands yeux clairs fixant les fusils. Il avait vingt-six ans.

 

© Lakévio

 

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18 juin 2017

Fête des Pères 2017

 

En ce dimanche ensoleillé, le Prince des iles 

est tout juste rentré. 

De Saint Bartélémy en Ile de France...

D'une île à l'autre, nous l'avons retrouvé !

 

A

 Augustin, sous le soleil des Caraïbes

dans la salopette de Mamette.

 

Bonne fête à toi, mon Fils

Daniel Gerhatz

 et à tous les papas.

 

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17 juin 2017

Portrait

 

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire du Maître.

Une dizaine avec son chiffre fétiche : le 7 !

Dix fois sept, le 17 !

 

Pour lundi, je vais vous proposer un devoir un peu particulier.

Voici sept portraits d'hommes. Choisissez-en un et évoquez la personne,

qu'elle soit réelle ou imaginaire. Vous pouvez établir aussi une biographie.

Merci.

portrait jeremy lipking

portrait joel r

portrait john tarantola

portrait michail tsakountis

portrait Peihang Huang

portrait christy talbott

Portrait de Larry

 

A lundi !

 

PS : Je vous rappelle que pour connaître les artistes, vous devez cliquez sur la première photo pour les visionner en plus grand. 

 

 

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16 juin 2017

Mes cousettes estivales.

 

(Suite)

Mes petites filles se mettent au vert !

Après les robes de mai, les hauts de juin...

 

haut vert juin 2017 2 ans

 

hauts assortis filles juin 2017 - 8 - 4 - 2 ans

 

Modèle petit haut sans manches col volanté, livre Nouveaux Intemporels pour Enfants, Astrid Le Provost

Taille 8, 4, 2 ans

Tissu à la récup. trouvé par Brunette, 2 euros chez Emmaüs !

 

 

 

Et du bleu pour la houle, Méditerranée, Caraïbes, ou vastes océans...

 

haut nouettes juin 2017 8 ans

 

Haut à bretelles nouées sur les épaules, Livre Intemporels pour Enfants, Astrid le Provost.

Taille huit ans pour une grandette de bientôt sept.

Reste de tissu déjà utilisé pour les robes assorties de Rosine et Douce et l'ensemble de baptême de Béatrice.

 

 

 

haut carreaux juin 2017 4 ans

Petit haut sans manches, Nouveau Intemporels pour Enfants, même créatrice. Taille quatre ans allongé.

Taillé dans une taie d'oreiller (achetée à la mauvaise taille !)

 

 #consommerautrement #jenejetterien #recup

 

 

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14 juin 2017

Demeures

 

Parfois étranges, souvent fascinantes.

J'aime les maisons et ce que les murs recèlent.  Quelle vie ? Quels secrets ?... La curiosité stimule l'imagination !

Je vous en propose quelques unes, dont de bien curieuses qui ont retenu mon regard.

david lussier

  

David Mesite

  

kate starling

  

Gaetane Lessard

 

belinda del pesco 7

 

Bethany Pinnock Brown

 

michael kotasek themigration

 

 

marc chalmé 77

 

marc-chalme-nocturne

  

sharon mac gauley

  

john caple

 Pour connaître le nom de l'artiste, cliquez sur la première photo et regardez-les en grand.

 

 

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12 juin 2017

Lundi 62

 

Robert Kenton Nelson

 

Lilette avait pris sa décision rapidement. La demoiselle de l'agence venait de partir ; elle était venue dire que les Tempête avaient signé. Drôle de nom que ces gens ! Mais Lilette n'avait que faire d'eux. Savoir d'où ils venaient, combien ils étaient et pourquoi ils avaient choisi sa demeure, tout cela lui était bien égal. La maison était vendue ; c'est ce qu'elle voulait. Elle n'aurait jamais cru que la chose se ferait si vite mais comme disait Caroline, la demoiselle de l'agence, la demeure avait du potentiel... Vaste, solide, bien entretenue, les pièces bien distribuées, deux salles de bains, coin toilette avec douche dans les chambres, cuisine spacieuse, salon lumineux, salle de jeux, cave et grenier aménagé, deux garages et un jardin suffisant pour des jeux d'enfants. Le quartier est calme, les voisins gentils. Le centre commercial, l'école et le lycée à dix minutes en voiture tout au plus. C'est pourquoi l'annonce n'était restée qu'une semaine... C'était fait. Bien fait. Plus à réflêchir et tergiverser. Faire ses bagages au plus vite.

Non, elle n'avait rien dit à personne. Seul Monsieur Ricard, de l'allée voisine, avait vu l'annonce et était venue la voir pour vérifier. Elle ne lui avait pas demandé de ne rien dire ; elle le connaissait et savait qu'il ne colporterait pas la nouvelle. Elle allait partir et n'en revenait pas tout à fait. La maison d'une vie ! Bâtie par Henri, à l'aube de leur vie à deux. Il avait vu grand, imaginant leur foyer peuplé de rires d'enfants et de cavalcades, les générations se succédant. Ils avaient vécu là avec Marguerite et Jean, ses beaux-parents, rejoints par Simone, sa mère. Quatre enfants s'étaient ajoutés aux adultes et finalement on avait même été un peu serrés avant que les rangs ne se délitent. Les plus âgés, puis les enfants, tour à tour. Pas la même destination, bien sûr ! Les uns au cimetière, les autres à leurs chères études puis leur nouveau travail, leur nouvelle famille. Enfin Henri, lui-même, avait pris la poudre d'escampette pour un ciel plus clair que le jardin assombri par la haie qu'il ne pouvait plus tailler... Dix ans qu'il avait déserté !

Et bien non, elle n'avait pas averti les enfants. Ils sauraient bien assez tôt sa nouvelle adresse. Elle avait pensé...

Elle avait mal pensé ! Ils le lui avaient dit : "il ne faut pas que tu vives en fonction de nous !"...  

La maison était si grande... Toutes ces chambres à peine occupées par les différentes tribus une fois l'an ! Elle avait cru, qu'au moins pour les vacances... Ou un week-end, pour les plus proches. Mais, même le dimanche, de banlieue à banlieue, quand il faut traverser Paris, cela fait perdre tant de temps ! Ils ont raison. Comme toujours. N'empêche !... Et bien voilà, elle les avait pris aux mots ! Va t'en vivre ta nouvelle vie, ma fille ! Finalement, elle espère que les Tempête ont beaucoup d'enfants. Quoique, de nos jours... Elle va aller demander à Caroline, à l'agence. Comme cela, elle aura la cave en moins à vider, avec tous les vélos et les cartons de jouets. Grand dieu, pourquoi donc a--t-elle gardé tout ça ?

C'est comme leurs livres. Elle va demander à Laurence, la dame de la bibliothèque, si elle les veut pour le coin enfants. Peut-être que les Tempête seraient intéressés par quelques meubles ?... Toujours ça de moins. Faut s'alléger ! Elle décida de rencontrer les Tempête...

 

Un matin, Lilette sortit dans le jardin. Devant sa porte, six personnes et un petit camion de déménagement l'attendaient ; les Tempête s'installaient. Elle laissa la porte ouverte et les regarda en souriant. Comme ils leur ressemblaient ! Il y aurait à nouveau la tempête sur la pelouse et dans l'escalier. Elle alla d'un pas décidé jusqu'à la mère de famille et lui tendit les clés. Au père, elle dit : "c'est une bonne maison, vous savez, au moins pour vos meilleures années !" Aux enfants : "il y a beaucoup de surprises pour vous, dans la cave. Et même au grenier !" Puis tenant ce qu'il restait de son ancienne vie dans deux petites valises, elle partit sans se retourner. Dans son sac, un billet pour New York qu'elle avait toujours eu envie de visiter.

 

© Lakévio

 

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10 juin 2017

Quartier résidentiel

 

Robert Kenton Nelson

 

Lundi, au boulot !

 

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08 juin 2017

Elégance

 

Jeannie Griveau

jeannie griveau - sculptrice

sculpteur, céramiste contemporaine française, nous offre ces petits pesonnages romantiques, élégants et aériens. Elle réalise avec délicatesse, en terre noire ou blanche, un monde de quiétude et d'harmonie. Voici un joli défilé de petits mannequins, tout en attitudes et grâce.

 

 

jeannie griveau 18

 

jeannie griveau 74

 

jeannie griveau 32

 

Jeannie Griveau_ceramic_artodyssey (7)

 

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Jeannie Griveau 26

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jeannie griveau

jeannie griveau 35

jeannie griveau 53

Jeannie -Griveau-R_4

 

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06 juin 2017

Sous le soleil

 

Créa-couture pour jeux en extérieur et repos.

Mon beau prince aux yeux bleus s'est envolé vers son île lointaine, emportant dans ses bagages cette petite salopette en chambray, modèle Hélie de Citronille - Astrid LeProvost

 

salopette Helie 2

salopette Helie mai 2017

 T. 12:18 mois 

 

Et sous la lune.

Quant à la mini princesse bourguignonne toute mignonne, elle peut profiter de la fraîcheur du jardin avant d'aller au dodo dans la tenue favorite de Mamette : bloomer et petit haut sans manches en coton léger, de la même créatrice.

 

pyjama Be mai 2017 6

T. deux ans. 

 

 

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05 juin 2017

Lundi 61

 

Darren Thompson

 

Les trajets en métro sont propices à tous les fantasmes. C'est ce que pensait Fabien en dévisageant ceux qui l'entouraient. Il inventait souvent des vies à ces compagnons d'infortune, serrés dans le métro bondé des heures de pointe. Pas moyen de lire. A peine pouvait-il se tenir à une barre coincé entre un sac d'écolier et un dos courbé. Trois stations épouvantables. C'était court mais horrible lorsqu'il fallait subir pressions et/ou odeurs. A Bastille, tout changeait. La plupart des passagers descendaient et avant que les autres ne se lancent à l'abordage, il avait le temps de se mettre près de la porte, tournant le dos à la horde nouvelle.

Voici pourquoi, il aimait particulièrement les périodes de vacances, les ponts, les jours fériés. Là, le voyage se faisait plaisir. Il avait le temps de baguenauder, de regarder les écluses et les ponts de Paris... Ou simplement, ses compagnes de voyage. Il allait au bureau, plutôt au travail, dans ce studio qui l'isolait de sa jeune famille et du monde pour écrire. Ce travail, il avait la chance de l'organiser comme il le voulait et donc de prendre le temps d'avoir...du temps, quitte à blinder aux heures de stress où il fallait absolument rendre copie. Fabien ne savait pas comment définir son métier : enchanteur de l'absurde, chroniqueur du temps qui passe, découvreur de formes rares, humaines ou non. Tout était objet d'étude, tout était sujet à examen. Il avait l'oeil et l'oreille. Son territoire n'était pas le café du commerce mais la jungle du métro, ses usagers, sa faune qui paraissait toujours dans l'urgence sauf les statiques aventuriers, les égarés prolongés, les installés éphémères. Rapporteur de son époque, fétichiste des rencontres subliminales ou dialogueur silencieux. Des jours à observer, des soirées laborieuses à imaginer, des nuits à mettre en ligne pour le journal. Son style était puissant et savoureux ; il pouvait affirmer qu'il n'inventait jamais, qu'il soulignait, révélait, accentuait parfois juste un peu. Et sa chronique plaisait. Il aimait sa liberté de travail et de ton et aussi, naturellement, les kopeks que ça lui rapportait mais il préférait rester l'auteur anonyme pour mieux atteindre sa cible, ce petit monde d'inconnus soudain mis sous le projecteur.

Ainsi pensait Fabien. La rame était entrée en gare ; le flot s'était déversé sur le quai. Immobile, les wagons attendaient le signal de fermeture des portes pour repartir. Mais le train ne s'ébranlait toujours pas. Un coup d'oeil pour estimer l'agitation des passagers et il sentit sur lui un regard. Levant le nez, il aperçut une jeune femme tenant un livre dans la rame d'en face, immobilisée elle aussi. Le simple fait de se tourner vers elle avait provoqué la baisse du regard sur les pages, regard portégé par de lourdes lunettes de soleil. Comme à l'accoutumée, sentant les fourmillements habituels de quand il avait ferré un sujet, il la détailla longuement, ce qui provoqua, de la part de la demoiselle , le coup d'oeil par-dessus les lunettes. Il lui sourit et par mimes lui montra qu'il était désolé de la fixer ainsi mais qu'elle était déjà dans son coeur... Il indiqua sa montre, haussa les épaules, fit semblant de siffloter comme le désinvolte qu'il prétendait être puis de courir pour rattraper le temps perdu. En face, la jeune femme souriait davantage. Elle avait fermé son livre et applaudissait sourdement. Il lui demanda de la même façon quelle était sa lecture et elle lui montra la couverture du livre. Une étude sur Léonard de Vinci. Chouette, une artiste ou une intello... Il lui demanda aussi d'ôter ses lunettes pour qu'il saisisse son regard ; elle s'exécuta en riant. Ses yeux bleus étaient rieurs et chaleureux. C'est alors que le signal retentit et que les portes coulissèrent. Ils se firent un petit signe d'adieu mais Fabien en profita pour montrer qu'il restait en attente...

A Ledru-Rollin, saisi d'une intuition, il descendit et reprit le métro en sens inverse. Il avait souvent de la chance quand il avait accroché un sujet ; il décida de rester sur la 8 et de repartir en sens inverse. Un beau coup à tenter alors que plusieurs lignes se croisaient à la station Bastille. Il piaffait car il sentait le projet. Les mots débordaient déjà bien plus que les sentiments. L'attente du métro, les phrases qui arrivent toutes seules, il nota quelques expressions au cas où. Enfin il repartit. A Chemin Vert, il descendit. La demoiselle da Vinci était là, lisant sur un siège du quai...

 

© Lakévio

 

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04 juin 2017

Jour de feu

 

Jour de joie

esprit saint vitrail 2017

 

Bonne Fête de Pentecôte .

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03 juin 2017

L'inconnue du métro

 

Darren Thompson

 Darren Thompson

Ferez-vous connaissance avant lundi ?...

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01 juin 2017

Matinées enfantines

 

Ces jours si tendres où nous les voyons vivre près de nous...

 

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morgan weistling - lilyrose

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morgan weistling 09

 

 

morgan weistling 06

Merci à Morgan Weistling, artiste peintre américain contemporain

 

 

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30 mai 2017

Jolly Judge and Co

 

Des enseignes de pubs, de tavernes et d'autres choses à Edimbourg.

 

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IDScotman

 

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IDGeordie

 

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IDGBobby

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