En bateau, Lakevio !

22 février 2017

La Quinta de Regaleira

 

et son jardin ésotérique initiatique.

L'idéal serait d'avoir une bonne journée devant soi, par beau temps évidemment et de prévoir un pique-nique pour visiter ce magnifique parc recélant bien des surprises...

Rendons-nous à Sintra.

Le palais de la Regaleira et les jardins du domaine (quinta) s'étendent sur 4 hectares. Ils ont été créés par Antonio Augusto Carvalho Monteiro aidé d'un architecte scénariste italien Luigi Manini entre 1892 et 1910. L'acquéreur suivant ne modifia que peu la proriété. En 1987, le domaine devient privé et fermé au public tant que la société japonaise propriétaire en a l'usage. Mais en 1995, elle sera rachetée par la mairie de Sintra et réouverte au public après d'importantes rénovations.

Pour quelqu'un de non averti, les jardins paraissent un joyeux fouillis de plantes, roches, grottes, tourelles, ponts, fontaines et cascades mais c'est un endroit très mystérieux et bien énigmatique. On dit même qu'il s'agit d'une demeure philosophale... Il paraît que l'endroit fut minutieusement choisi pour y créer ce décor. On y retrouve des symboles alchimiques et de la franc-maçonnerie, des références à l'Ordre des Templiers à qui le terrain avait appartenu jadis et à La Divine Comédie de Dante ainsi qu'un thème récurrent : la dualité. Homme/Femme, Homme/Dieu, Terre/eau, Obscurité/lumière, Sec/humide, parfait/imparfait... 

Donc vous entrez là dans cet univers de symboles et vous êtes invités à un parcours initiatique pour la connaissance de soi-même, une re-naissance, une purification.

On peut aussi s'y promener simplement mais avec quête ou sans quête, on repartira avec l'impression de n'avoir qu'un tout petit aperçu...

sintra regaleira 30

 Le Palais

 

sintra regaleira 35

 

sintra regaleira 37

 Tour parfaite

 

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 Lac de la cascade

 

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 Grottes

  

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 Puits parfait initiatique

  

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 Fontaine de Regaleira

  

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 Gardien de l'Enfer

 

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 Jeune fille à la coupe

 

sintra regaleira 43

 Allée des dieux

sintra regaleira 44

 

sintra regaleira 46

 

 

Pour en savoir un peu plus, je recommande de lire ceci : ICI

 

 

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21 février 2017

Les soeurs, c'est comme les chapeaux ...

 

Lorsque Miette fut une adolescente "caractérielle grave, hurlante, exaspérante et déjantée", ainsi que l'affirmait Fine, elle reçut, un jour d'anniversaire, cette carte de sa très grande soeur si sage... 

 

 

carte anniversaire 83

 

carte nniversaire 84

  

Après ce souvenir venu de l'autre côté du miroir,

quelques portraits de soeurs au travers des siècles...

Sir Thomas Lawrence (English painter, 1769-1830) The Fullerton Sisters

  

nicolas louis françois Gosse les deux soeurs

  

Leo Putz

  

Albert Herter (American painter, 1871–1950) The Bouvier Sisters

  

donaldmmattison - portraitofthedavicosistersbefore1934

  

Robert Sivell

  

1 Thomas Roland Rathmell (British artist, 1912–1990) The Sisters, 1953 Aberystwyth University Art Collection

 

 

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20 février 2017

La vérité vraie 48

 

Charles-W-Hawthorne -Three-Women-of-Provincetown

 

Bertha était l'aînée, Louisa, la cadette et Dorothée la benjamine. Elles avaient eu une enfance dorée, élevées par des nurses sous la férule de gouvernantes, confiées à des précepteurs, parlant français, allemand et russe, reçues à toutes les soirées enfantines du comté. Plus tard, elles goûtèrent à la joie des parties de tennis et des promenades à cheval dans l'immense propriété que Steven Richardson, leur père, possédait dans les environs de Philadelphie.

Bertha venait de faire son entrée dans le monde lorsque la catastrophe arriva. La menace était en fait présente depuis longtemps, du fait même de l'existence de Steven Richardson. Français d'origine - il avait américanisé son nom - et doué pour les affaires, il s'était incommensurablement enrichi à partir de peu. Il avait su plaire à la société de Philadelphie et épousé une jeune femme de bonne famille, Helena Stuart. C'était un habitué des cercles où il traitait ses affaires mais il avait aussi un secret. Il jouait...

Il jouait gros. Longtemps il avait gagné puis il s'était mis à perdre, régulièrement et de plus en plus dangereusement. Il eut des dettes mais sur sa réputation et ses propriétés, on lui prêtait encore et encore. Puis, au bord de la faillite, il dut donner des gages, vendre des terres, céder des entreprises... Malgré les conseils avisés puis les avertissements, enfin les menaces de ses partenaires et autres associés directs et indirects, il en arriva à se démettre secrètement de la direction de son empire déjà fortement écorné. Pourtant, il continuait de parier et lorsqu'il en arriva à jouer la propriété familiale et la perdit, il se fit sauter la cervelle.

Ce fut un immense scandale dont Helena ne se releva pas. Elle se cloîtra dans une chambre chez ses parents, à Provincetown et ne s'occupa plus de rien ni de personne.

Bertha avait dix-sept ans, Louisa quinze et Dorothée douze. Il y avait aussi leur frère Charles qui en avait sept. La maison fut rachetée par bon papa Stuart et les enfants furent emmenés chez lui, avec leur mère, à Provincetown, pour échapper à la ruine et au scandale.

Bertha, qui avait un caractère bien trempé - ce qui faisait dire méchamment à bon papa Stuart que malheureusement elle ressemblait à son géniteur - détestait la solitude et le confinement au village, même si la vue sur l'Océan était à couper le souffle. Elle était résolue à quitter Provincetown dès qu'elle le pourrait et lorsque son grand-père voulut la marier, elle accepta même si le prétendant ne lui plaisait pas, uniquement pour quitter les lieux. Elle mit deux conditions au mariage : s'installer à Phila dans la maison de son enfance et emmener ses frère et soeurs avec elle. Elle ne céda pas aux oppositions et chantages du grand-père et obtint l'un et l'autre, grâce à l'époux choisi qui consentait à tout. Ce n'était pas un grand mariage ; il ne falllait pas être regardant si on voulait caser la fille d'un suicidé... Jacob était balourd mais bon ; il eut l'heur de mourir quinze ans plus tard, laissant une veuve de presque quarante ans qui avait su mettre fin aux commérages et restaurer l'honneur de la famille par une vie exemplaire. Elle n'avait pas d'enfant. Elle avait bien assez de ses soeurs et de son petit frère.

Soutenue par Bertha, Louisa, qui ne se maria jamais, devint l'adjointe indispensable de la direction de la Bibliothèque de l'Université grâce aux heures qu'elle y avait passé, son zèle et son érudition acquise dans les livres sans aucun professeur jamais autre que ceux de son enfance. Elle était tout simplement indispensable parce qu'elle en connaissait le répertoire par coeur ainsi que la place de chacun des ouvrages et souvent même les contenus, remarques, annotations et codicilles. Elle eut même l'occasion de discuter plus d'une fois et d'argumenter avec des professeurs émérites ou auteurs distingués invités à l'Université de Princeton car elle était devenue spécialiste de Réthorique et Philologie. Sa réputation extraordinaire effaça celle de son père.

C'est ainsi que Dorothée put profiter - tardivement, c'est vrai - de la place retrouvée dans la société en épousant l'homme de son choix, à trente-quatre ans : un estimable architecte qui fit fortune en bâtissant de somptueuses villas à Cape Cod qui commençait à devenir sérieusement à la mode.

C'est dans la propriété de bon papa Stuart dont leur mère, puis Charles avait hérité que ce tableau des trois soeurs a été peint. Pour leur frère qui venait, de trop rares fois, s'y reposer.  Personne, grâce au ciel, n'avait dans le sang les penchants de feu Monsieur Richardson, leur père. Charles, tombé fou amoureux de l'immensité et du tumulte des flots, terriblement solitaire, était devenu capitaine au long cours et naviguait à longueur d'années sur l'Océan... Il n'y eut pas de descendants.

 

© Lakévio

 

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18 février 2017

Les trois soeurs

 

Jamais deux sans trois !

Après les tableaux deux femmes, deux chiens, je vous propose le nombre trois !

 

Charles-W-Hawthorne -Three-Women-of-Provincetown

 Charles W. Hawthorne - Trois femmes de Provincetown

 

J'attends lundi avec impatience !

 

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17 février 2017

Jure Kravanja

 

Jure Kravanja photographer

Jure Kravanja est photographe. Né à Celje en Slovénie en 1960. Il est diplômé en sociologie et pédagogie en 1984. Ce n'est que plus tard, vers la quarantaine, qu'il s'est intéressé à la photographie...

S'ils est dans la rubrique de l'atelier des peintres c'est qu'il traite ses photos de paysages comme des tableaux. Ses photographies deviennent féeriques, des lieux magiques dans lesquels on aimerait se fondre comme les reliefs qui sont adoucis et pourtant profonds et infinis, la brume légère, ensorcelante...

Jure Kravanja - black and white

jure kravanja - colourland

jure kravanja - lonely tree

jure kravanja - the old tree

jure kravanja walking on the dream

 

Jure Kravanja

Jure-Kravanja - stunning landscape

 

 

 

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16 février 2017

T... comme Templiers

 

T. comme Tomar.

Entre Lisbonne et Coimbre, se trouve Tomar, une ville riche d'histoire, surplombée par le Couvent des Templiers ou Couvent de l'Ordre du Christ, un lieu fortifié, bâti dès 1160.

Tomar forteresse

Tomar forteresse templiers3

 

Cette forteresse, à proximité du fleuve Nabão, fut construite pour sécuriser les frontières du jeune monde chrétien contre les Maures. Pour la première fois, on construisit des tours rondes plus faciles à défendre que les carrées. Les murailles enveloppaient la citadelle, elle-même fortifiée avec donjon et les habitations du village ainsi protégées. L'église ronde (rotonde ou charola) a aussi été bâtie au XIIème siècle.

Tomar rotonde exterieur 6

 

Lorsque l'Ordre du Temple fut dissous, les chevaliers se donnèrent un nouveau nom : la Chevalerie de l'ordre de Notre Seigneur Jésus-Christ (1319). Tomar est devenu le siège de l'Ordre en 1334.

 

La Rotonde (lieu exceptionnel) 

J'en suis désolée mais je crois qu'aucune photo ne peut rendre compte de la splendeur et la majesté du lieu...

La Rotonde était l'oratoire primitif des Templiers 

tomar rotiunda mosteiro del cristo

  

Tomar rotunda convento do cristo7

 

Tomar convento do cristo 9

  

Tomar rotonde 6

 

Tomar rotonde 5

 

Tomar rotonde

Entre 1510 et 1512 fut rajoutée la nef, de style manuélin.

On y entre par un portail latéral richement sculpté

Tomar porte eglise couvent du christ 57

 Cette nef est beaucoup plus dépouillée : contraste évident avec la rotonde attenante ! 

Tomar eglise manueline 87

 

Tomar eglise manueline 80

A l'extérieur, on peut admirer, depuis l'un des cloîtres, l'extraordinaire fenêtre de la façade ouest de l'église comportant tous les motifs du style manuelin.

Tomar eglise manueline 90 

Hommage aux navigateurs. Motifs de cordages, coquilles et coraux, arbre et racines, lampes militaires marines, ne pouvant jamais chavirer car enfermées dans une sphère mobile, des légumes comme des artichauts, embarqués sur les navires et protégeant les marins du scorbut.

Tomar la fenetre manueline 99

Tout an bas, un marin, le béret relevé, regardant fièrement le soleil.

TOMAR_FENETRE_MANUELIENNE_DETAIL_2

 

 

Les différents cloîtres

Tomar cloitre du cimetiere 70

 Le cloître du cimetière où étaient entrerrés moines et chevaliers

 

Tomar cloitre du lavage 66

 Le cloître de lavage, pour la lessive.

 

Tomar grand cloitre de D

 Le grand cloître

 

Tomar cloitre des corbeaux

Le cloitre des corbeaux

 

Il y a encore d'autres cloîtres, le cloître Sainte Barbara- ou Barbe), celui de l'Hostellerie, celui des Nécessités, le cloître Micha ainsi nommé parc que c'était là qu'on distribuait les miches de pain aux mendiants et pèlerins. Puis les cuisines, le "réfrigérateur", le réfectoire, les dortoirs... Il y avait aussi une bibliothèque mais le passage de Napoléon lui a été fatal...

Ce lieu est immense et absolument magnifique. Je recommande, absolument.

 

 

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14 février 2017

Amour, amour

 

Si ce n'était l'occasion de vous montrer une jolie collection de cartes anciennes, je ne m'attarderais même pas sur la Saint Valentin !

Quand on aime, ce doit être tous les jours la fête de l'aimé...

 

valentine 1d

valentine 6

valentine 3

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valentine 2

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valentine 7

valentine 4

 

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13 février 2017

La vérité-vraie 47

Barbara J

 

Suis mon conseil, Marcus. Comme moi fais semblant de dormir, prends l'air innocent. ne t'émeus pas de ses lamentations, puis de ses cris, enfin de ses jurons... On ne voit rien, on n'entend rien, on a le sommeil profond. Il est probable qu'elle va demander si on ne l'a pas vu... Mais ce sera sans conviction car elle ne peut imaginer que nous en sommes capables, elle ne peut pas penser que nous sommes coupables...

Car à peine si nous avons chapardé un bout de gras, un sucre par-ci, par-là, un biscuit léchouillé peut-être... Nous sommes bien nourris et de très gentils toutous dont elle raffole.

Ne bouge surtout pas, Marcus. Vois comme elle s'agite. Elle tourne, va, vient, regarde sous les meubles, soulève les coussins du canapé, ouvre le placard de l'entrée, revient. Jamais elle n'osera nous déranger. C'est bien, Marcus, ta respiration est très régulière. Je suis une sacrée chienne ! Une bonne fifille à sa maman. Elle ne viendra pas. Pourtant, elle s'approche et nous regarde. Elle soupire. Je sais qu'elle est perplexe, les mains sur les hanches et le sourcil relevé, elle frémit d'agacement et d'impatience. C'est le moment de la rassurer avec un petit gémissement comme si je rêvais. je suis très douée. Tu vas voir...

Là, tu as senti sa douce caresse ? Elle ne soupçonne rien. Rien du tout.

On frappe à la porte, Violetta. Qu'est-ce qu'on fait ? J'ai levé la tête ; elle court ouvrir. Il faut y aller ? aboyer? Oui, Marcus, on va aboyer de toutes nos forces et se jeter devant elle, montrer les dents. Puis on va se calmer et nous montrer bons toutous. On a joué notre rôle mais c'est quelqu'un qu'elle connaît, alors, on ne peut pas vraiment... Voilà, recouchons-nous tranquillement sur notre fauteuil parce qu'il ne faudrait pas...

Ecoute, il veut l'emmener mais nous avons fait en sorte pour que, de toutes façons, elle ne puisse pas sortir ! Comment ? Il veut rester là ?... Ah, ouf, elle n'a rien de chouette dans le garde-manger et se réjouissait tant d'aller au restaurant... Attends, Marcus, j'ai une idée. Surtout, ne bouge pas et continue à dormir.

...

Si tu avais vu sa tête quand j'ai porté dans ma gueule le paquet de croquettes à ce jobard ! Et elle a dit "bon chien" puis elle a ri. Comme elle a ri, tu as entendu ?... C'est bon signe. Il ne lui plaît peut-être plus autant que ça ! C'est que, on veut bien, nous, qu'elle se retrouve un maître, enfin, pour nous, le maître ! Mais pas n'importe qui ! Celui-ci, il est trop barbu, elle ne sait pas que ça chatouille ? Court sur pattes,  il n'a pas non plus le bras long pour tapoter la tête...

Bon, les voilà qui partagent un verre de vin... Ca va durer encore longtemps ? S'il savait combien elle est romantique et surtout indécise ! Celui-ci est bien loin du prince charmant. Elle ne voit pas qu'il lorgne le canapé... Et puis, il n'a pas eu un mot pour nous admirer, pour dire combien on était gentils et intelligents et ça, c'est impardonnable. Je suis sûre qu'elle a remarqué. Il n'aime pas les chiens, cet humain, je le sens, pas vrai Marcus ? Il n'a qu'une idée en tête. Toujours la même ! Notre maîtresse, elle n'est pas comme ça.

Et bien, il lui en a fallu du temps pour se décider à partir. C'est ça, l'ami, tu peux toujours dire "à une autre fois"... M'étonnerait qu'elle rappelle. Je la connais, elle doit se dire que c'est un signe du destin...

Ah, les humains, faut parfois les aider ! Quand elle sera couchée on ira chercher ses bottes dans le hangar à charbon et on sortira son sac de dessous notre coussin.

 

© Lakévio

 

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11 février 2017

Dialogue de bêtes

 

Ma dernière histoire évoquait un chien.

Je vous propose donc pour lundi prochain une histoire de bêtes...

 

Barbara J

Barbara J.C. Musch 

 

 

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10 février 2017

Henrique Oliveira

 

Henrique-Oliveira sculpteur photo

 

Il n'est pas portugais, mais brésilien. C'est un peintre sculpteur contemporain spécialisé depuis quelques années dans les oeuvres monumentales. Peu touchée par sa peinture ou ses sculptures, je suis surtout impressionnée par ses installations de bois couché. Il a exposé au Palais de Tokyo, à Paris, en 2013.

henrique oliveira bresil 67

henrique oliveira 01

henrique oliveira 1

henrique oliveira 76

Henrique-Oliveira-–-Desnatureza-2

 

henrique oliveira sculpture monumentale

 

 

 

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09 février 2017

A Porto, le Palais de la Bourse

 

Le Palacio da Bolsa n'a rien à voir avec la Bourse. On n'y suit pas les cours et les marchés.

En 1841, la reine Marie donna l'emplacement d'un cloître qui venait  d'etre détruit par un incendie à l'association des commerçants de la ville. Ils en firent le siège de leur association et ça l'est restée. C'est une association puissante, un peu comme la franc-maçonnerie, avec des règlements, des assemblées générales et un tribunal de commerce, bien sûr. Ce lieu peut être loué pour des événements, soirées, mariages... Il y a de la place, vous allez voir !

La façade ne laisse en rien imaginer la beauté de l'intérieur...

Nous avons, au rez-de-chaussée, la Salle des Nations, couverte par une immense verrière bleutée.

porto bolsa 15

porto bolsa 16

 

Les mosaïques du sol

porto bolsa 19

porto bolsa 20

Puis le Grand Escalier

porto bolsa 23 Grand escalier

 

et les galeries

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 qui conduisent à une succession de salles

 

La salle du tribunal

DSCN1128 porto bolsa tribunal

porto bolsa 26 tribunal place des jures

 

 La salle dorée

porto bolsa 35 sala dourada

porto bolsa sala dourada parquet 36

 

 La salle du président

porto bolsa 38 sala do presidente

 

 La salle des Assemblées générales

porto bolsa 39 sala das assembleias gerais

porto bolsa salle assemblee generale40

 

 Et la merveille des merveilles

Le Salon arabe

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porto bolsa 45 plafond salon arabe

 

porto bolsa 46

  

porto bolsa 47

 

porto bolsa 56

 

Pas moins de 18 kilos d'or sur les murs !...

Mais comme dit Rita, "même si j'en avais eu les moyens, je ne me serais pas mariée là, les invités auraient plus regardé les murs que moi !"

 

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07 février 2017

Aveiro

 

Cette petite ville, cité lacustre parcourue de canaux, est surnommée "la Venise portugaise"... Rita, notre guide, a dit "rien à voir, c'est bien plus beau chez nous et ça ne sent pas mauvais !". Laissons-lui son opinion - elle plaisantait et je suis une inconditionnelle de Venise - pour visiter un lieu qui a plus d'un charme.

Sans en avoir l'air, Aveiro est le troisième centre industriel du Portugal après Lisbonne et Porto. Mais elle continue à exploiter ses salines, ses prairies, ses rizières, ses champs amendés avec des algues récoltées au fond de la baie et transportées par bateau. La pêche y est aussi fructueuse.

En témoignent les azulejos du quartier des canaux

 

portugal aveiro azulejos 55

 

portugal aveiro azulejos 56

 

portugal aveiro azulejos 58

 

Sur les canaux, circulent en effet des barques ressemblant en plus coloré aux gondoles, les moliceiros. C'était ses bateaux à fond plat qui étaient chargés de récolter le goémon et de rapporter la cueillette des algues.

 

portugal Aveiro gondoles-moliceiros

portugal aveiro moliceiros 48

portugal aveiro moliceiros 52

portugal aveiro saliniere 53

 

Pour notre plus grand plaisir, on peut voir dans ce même quartier, de jolies façades Art Nouveau.

portugal - Aveiro - Les maisons Art Nouveau

 

portugal aveiro maison 50

 

 portugal aveiro maisons 51

 

 

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06 février 2017

La Vérité-vraie 46

 

patricia freeman - trepidations

 

- Mais qu'est-ce qu'il a ce chien, à nous suivre comme ça ?... On sent la morue, ou quoi ?... Tu as vu, Josefa ?

- Je n'aime pas les chiens, Marisol ! J'en ai peur, tu sais bien... Ne t'arrête pas comme ça, ne le regarde pas. Il va bien finir par comprendre et déguerpir !

- Mais ça m'énerve ! Pourquoi nous ? Tu n'aurais pas par hasard des biscuits dans ton sac ?

- Pourquoi faire ? Tu veux lui en donner ?

- J'en étais sûre ! Tu as des biscuits ! Il doit les sentir... Va t'en, le chien ! allez, ouste ! Du balai ! On veut pas de toi, tu nous intéresses pas ! On te donnera rien.

- Il part pas, Marisol... Regarde, il s'approche ! Fais-le partir !

- C'est ton sac qu'il renifle ! Ah, ah, tu es drôle, si tu voyais ta tête !... Bon, allez, on poursuit.

...

- Il est encore là, Marisol...

- Mais ne t'inquiète pas ! Il a l'air d'un bon chien... Josefa, tu pourrais peut-être lui donner un biscuit...

- Mais, t'es folle ! Si je fais ça, il nous lâche plus... Et il va peut-être me mordre !

- Donne ! Regarde... Ah, il est content ! Il est pas mal, ce chien ! Un peu maigre et haut sur pattes mais il a une bonne tête.

- Non mais, je rêve ! Laisse ce chien, Marisol, et dépêchons-nous d'arriver au musée.

...

- Mince, Josefa ! Regarde, c'est fermé ! Tu t'es encore trompée dans les horaires ! Le lundi, c'est jour de fermeture, t'avais pas vu ?

- Je te ferai remarquer qu'on est mardi !... C'est fermeture exceptionnelle... Toujours pareil quand on veut faire quelque chose de bien dans cette ville pourrie !

- Eh, les pouffes ! On se joue les grandes dames ? On va à la culture ? Vous seriez pas mieux avec nous ? Une petite virée en scooter, qu'est-ce que vous en pensez ?...

- Ah zut, Marisol. Nous voilà bien avec cette bande de zozos ! On va encore être emmerdées...

- Laisse-moi faire. Donne encore un gâteau... Tiens, bon chien. Pour toi.

- C'est à vous, le chien ? Il est pas nourri, dites donc, et sans collier, encore !

- Oui, c'est à nous, le chien, et s'il n'a pas de collier, c'est pour mieux sauter sur qui ne nous plaît pas !... Attaque, mon chien !

  Le chien regarde Marisol et bat de la queue. Les garçons rient.

- Attaque, crie Josefa en montrant du doigt le groupe moqueur.

  Le chien suit des yeux le geste, il fait quelques pas, montre les dents et aboie. Les scooters démarrent.

- Et bien, tu vois, Josefa, tu es adoptée ! C'est a toi qu'il a obéi. Tu sais quoi, on va l'appeler Attack !

- Mais...

 

 © Lakévio

 

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04 février 2017

Quoi ?...

 

patricia freeman

 Patricia Freeman - Trepidations

 

Ben oui...  Quoi ? On le saura sûrement lundi !

 

 

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03 février 2017

Regards du Portugal

 

Je ne connais pas beaucoup la peinture portugaise mais en cherchant, j'ai été séduite par les yeux vifs, sombres et inquisiteurs des portraits de Sarah Afonso (1899-1983).

Cette artiste, qui a rapidement terminé sa carrière pour s'occuper de sa famille, avait épousé... un artiste peintre : Jose de Almada Negreiros (1893-1970), qu'elle a beaucoup secondé. Ses enfants élevés, elle s'est un peu remise à la peinture notamment en illustrant des livres d'enfants.

sarah afonso almada negreiros peintres portugais

 

Sarah Afonso

sarah afonso autoportrait 1927

 

 

sarah afonso 52

 

 

sarah afonso - deux filles 36

 

 

sarah afonso 32

 

 

sarah afonso - madre-hija

sarah afonso almada negreirosavec leurs enfants - autoportrait en famille 1944

 

Almada Neigreros

almada negreiros - self-portrait in a group - 1925

almada negreiros 13

almada negreiros 46

almada negreiros portrait de fernando pessoa

 

Almada-Negreiros Double portrait (The artist and his wife Sarah Afonso), 1934-1936

 

 

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02 février 2017

Batalha

 

Le monastère de la "Bataille" (Batalha) ou Abbaye dominicaine de Santa Maria da Vitoria

portugal Batalha monastere dominicains 1402-1438

Edifié au XVème siècle pour célébrer une victoire miraculeuse des Portugais (bataille d'Aljubarrota - 1385) sur les Espagnols pourtant bien plus nombreux. L'enjeu était important car le roi Ferdinand Ier était mort sans fils pour lui succéder. Sa fille unique, Béatrice, avait épousé Jean Ier de Castille qui revendiquait le trône. C'est un fils illégitime du roi Ferdinand, Jean d'Avis, qui est sollicité par les nobles pour reprendre le trône du Portugal et sauvegarder ainsi l'indépendance. Les combats dirigés par Nuno Alvares Pereira succèdent à l'invasion des castillans...

Ce chef d'oeuvre d'art gothique et manuélin, qui fait office de panthéon, symbolise en effet l'indépendance nationale. Dans une des salles, la salle capitulaire, se trouve la tombe du Soldat inconnu qui contient deux soldats portugais morts, l'un en France, l'autre en Afrique, pendant la Grande Guerre.

portugal Batalha monastere dominicain

C'est un monastère dominicain remarquable pour sa construction et ses décorations architecturales. On y admire d'emblée la dentelle de pierre et la jolie couleur ocre qu'a pris le calcaire au fil du temps. 

portugal Batalha monastere

Le cloître royal (claustro real)

portugal Batalha cloitre royal

portugal monastere Batalha 7

 

portugal batalha cloitre royal lavabo

portugal batalha cloitre royal 91

portugal batalha detail cloitre95

Plus sobre, le cloître mineur, ajouté à la demande du roi Alphonse V.

portugal batalha cloitre mineur alphonse V 1433-1481

Les chapelles inachevées (capelas imperfeitas)

Panthéon rêvé par le roi Edouard Ier, resté inachevé après la mort de l'architecte.

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portugal batalha 211

 

 

 

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01 février 2017

Bonjour Février !

 

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31 janvier 2017

Óbidos

 

C'était un village oublié par le temps. Pourtant un très beau village médiéval cerné de remparts en parfaite conservation et couronné d'un immense château à tourelles et créneaux. Óbidos vient du latin "oppidum" qui veut dire ville fortifiée. D'origine romaine, la ville fut occupée par les Maures, venus faire du commerce et séduits par la douceur d'y vivre, jusqu'en 1148.  Fortifiée en 1527, la ville occupait la même superficie que maintenant. En 1282, le roi Denis s'y rendit avec sa jeune épouse Isabelle d'Aragon à qui il l'avait offerte. Depuis on dit que cette ville est "l'apanage des reines" et elle fut ainsi offerte à toutes les reines du Portugal jusqu'en 1833.

Puis, le maire eut l'idée de demander à ses administrés de peindre leur maison en blanc et de choisir le bleu ou le jaune pour mettre un peu de couleur. Cela eut beaucoup de succès et Óbidos est devenu un haut lieu du tourisme au Portugal...

Promenons-nous.

 

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 Rua direita, la rue principale. Il est 9h30 ; les boutiques commencent à ouvrir...

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Cette rue va de la porte de la ville jusqu'au château.

 

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 L'église Santa Maria.

En 1444, le roi Alphonse V y épousa sa cousine Isabelle, âgée de 8 ans.

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Les murs de la nef sont entièrement recouverts d'azulejos bleus du XVIIe.

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 Remparts et château-fort.

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30 janvier 2017

La Vérité-vraie 45

 

Daniel Maidman - Rachel at the cafe

 

Le bleu de tes yeux m'avaient saisi. J'avais dix ans et tu venais de rentrer dans la classe avec tes longues nattes rousses et quelques taches de rousseur sur le nez. J'entendais à peine ce que disait Miss Helen - tu arrivais d'Irlande et  tu t'appelais Marcy trucchose - parce que mon coeur bondissait férocement comme s'il voulait sortir de ma poitrine. Mon pote Jimmy, assis à côté de moi, a alors dit : "Vise les yeux de la rouquine" et j'ai su que j'avais perdu mon meilleur ami ; je l'ai poussé violemment de sa chaise. Il est tombé et tandis qu'il se ramassait, j'ai crié à Miss Helen : "Il y a une place, ici !" Tout le monde a ri. Même toi, tu as souri...

Tu m'as souri et tu as regardé Miss Helen. Celle-ci, un peu interloquée, a quand même accepté : "Si tu veux, Harry".

Des années, nous avons été Marcy et Harry, les inséparables, malgré les moqueries et les coups de poing de Jimmy et les rires en douce des filles. Nous traversions la bourgade à grands coups de pédale sur nos vieux vélos pour bâtir des châteaux de sable au bord de la rivière, attraper, grenouilles, sauterelles et papillons, nager l'été, patiner l'hiver, passer à gué sur un tronc d'arbre, grimper sur le vieux château d'eau. Cette façon de plonger tes yeux dans les miens quand tu partageais ta pomme ou ta tartine, si tes yeux avaient été revolvers...

Ils m'ont tué deux fois, tu le sais.

La première lorsque tu as déménagé dans le Maine et que tu me l'as annoncé un après-midi d'été, le premier après-midi des vacances. Tu avais reculé le plus possible le moment de le dire parce que c'était un grand déchirement pour nous deux. Malgré la chaleur étouffante, tu avais les mains aussi glacées que le bleu de tes yeux. Tu avais beaucoup pleuré en cachette et je fis de même tout l'été après ton départ. Nous avions quinze ans.

La seconde fois, alors que j'étais si heureux de te retrouver à l'Université, nous avons été rejoints par ton petit copain d'alors. Je ne voyais que sa main sur ton épaule puis j'ai levé les yeux et j'ai reconnu... Jimmy ! "Tiens, Harry !" a-t-il dit, une vieille connaissance !... Je n'ai pas vu l'eau dans tes yeux, je la sentais dans les miens et ce maudit coeur au bord des lèvres... Je suis parti et j'ai évité ton campus. Nous avions vingt ans.

Quatre ans plus tard, l'année du diplôme, nous avons eu des cours communs. Depuis longtemps j'évitais les filles rousses et il y en avait trois dans l'amphi. Et tout d'un coup, une quatrième est entrée. Elle regardait les gradins, cherchant où s'asseoir et je n'ai vu que ses yeux. Je ne sais ce qui m'a pris mais je me suis levé et j'ai crié :"il y a une place ici !" Tu m'as vu. Tu as souri. Tu m'as souri et tu es montée rapidement jusqu'à moi. J'ai reçu tes yeux bleus droit au coeur. Tu as pris ma main sur le pupitre et tu m'as dit "Harry, mon ami"...

Jimmy avait disparu du campus et de ta vie. Moi, je me suis accroché, incrusté. Nous n'allions plus chasser la grenouille mais nous bâtissions des châteaux pour l'avenir.

Ce matin-là, je t'ai rejoint dans le café de l'autre bout de la ville où nous allions pour échapper à nos connaissances. Tu portais un chemisier assorti à la couleur de tes yeux. j'ai pris cette photo au moment où tu m'as vu. Dans ma poche, j'avais l'écrin et à mes lèvres la demande. Ce n'était pas très romantique mais je n'en pouvais plus d'attendre. Tu as dit oui tout de suite. Et j'ai su que je ne perdrais plus jamais tes yeux bleus.

Mais je viens de les perdre à jamais, Marcy. Ils se sont fermés pour toujours, mercredi...

Nous sommes tous réunis autour de toi aujourd'hui, notre famille et nos amis, nos enfants et petits-enfants... Près de moi, il y a Judie. Elle a dix ans, des nattes rousses et des yeux bleus qui me rappellent notre temps, celui de Marcy et Harry...

Voilà. C'est tout. C'est fini.

Je t'aime.

Adieu, ma Chérie.

 

© Lakévio

 

 

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28 janvier 2017

Nuances de bleu

 

 

Daniel Maidman - Rachel at the cafe

Daniel Maidman - Rachel, au café.

 

Le bleu de ses yeux valent bien une histoire !

A lundi.

 

 

 

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