Modigliani, le triste, le maudit.
Mon préféré...
Chance, j'ai eu rendez-vous avec lui à la Pinacothèque !
Avec lui et quelques autres... certains connus, d'autres moins qui furent autant de magnifiques découvertes.
Et cela grâce à Mr Jonas Netter.
Un homme très discret, inconnu du grand public.
Amateur d'Art mais sans fortune, il va s'intéresser à de jeunes artistes et commencer ses collections grâce à... un commissaire de police!
Pour une querelle de voisinage, Jonas Netter, se rend à la préfecture où il est introduit chez le commissaire Léon Zamaron. Il voit dans le bureau de celui-ci un tableau d’Utrillo, alors inconnu, qui le fascine. Il demande alors comment rencontrer ce peintre. Zamaron lui suggère de contacter un « marchand en chambre » un poète polonais du nom de Léopold Zborowski qui arrondit ses fins de mois en vendant les tableaux des autres...
Avec l'aide de celui-ci, il fit naître et prospérer des cercles de peinture, dénicha et soutint des artistes nouveaux et talentueux jusqu'à sa mort. Sans lui, Modigliani, Soutine, Utrillo lui-même, Derain, Kisling et de nombreux autres n'auraient existé. Sa collection est grandiose !
Amadeo Modigliani - Elvire au col blanc (Elvire à la collerette) 1917 ou 1918.
Huile sur toile 92 x 65 cm
Amadeo Modigliani - Portrait de Sborowski 1916
Huile sur toile 46 x 27 cm
Amedeo Modigliani - Portrait de la jeune fille rousse (Jeanne Hébuterne) 1918
Huile sur toile, 46 x 29 cm. Collection privée © Photo : Pinacothèque de Paris
Modigliani - Jeanne Hébuterne assise -
Amadeo Modigliani - Fillette en bleu. 1918
Huile sur toile, 116 x 73 cm. Collection privée © Photo : Pinacothèque de Paris
Modigliani - Fillette en robe jaune - 1917
Huile sur toile 92 x 60 cm. Collection privée
Amedeo Modigliani - Portrait de Soutine 1916
Huile sur toile, 100 x 65 cm. Collection privée © Photo : Pinacothèque de Paris / Fabrice Gousset
Chaïm Soutine - Autoportrait au rideau c. 1917
Huile sur toile, 72,5 x 53,5 cm. Collection privée © Adagp, Paris 2012 © Photo : Pinacothèque de Paris / Fabrice Gousset
Chaïm Soutine. L'escalier rouge à Cagnes. c. 1918.
Huile sur toile 61,6 x 41, 5 cm. Collection privée.
Maurice Utrillo - Place de l’église à Montmagny c. 1907 Huile sur toile, 54 x 81 cm. Collection privée © Adagp, Paris 2012 © Jean Fabris, 2012 © Photo : Pinacothèque de Paris / Fabrice Gousset
Maurice Utrillo - Eglise de Sermaize - c. 1914-1916.
Huile sur toile 50 x 65 cm.
Suzanne Valadon - Portrait de Gaby - 1917
Huile sur carton 46 x 33,5 cm
Suzanne Valadon - Trois nus à la campagne - 1909
Huile sur carton 61 x 50 cm
Suzanne Valadon - Sous-bois. 1914
Huile sur toile 55 x 46 cm.
Amadeo Modigliani - Portrait de Moïse Kisling - (Absent de l'exposition)
Moïse Kisling - Portrait d'un homme (Jonas Netter). 1920
Huile sur toile 116 x 81 cm
Moïse Kisling - La femme au pull-over rouge - 1917
Huile sur toile 93 x 65,5 cm
Amadeo Modigliani - Portrait de Pinchus Krémègne (Absent de l'exposition)
Pinchus Krémègne - 1930 - Céret
Isaac Antcher - Paysage de St Tropez - 1930
Huile sur toile 54,3 x 73,2 cm
Maurice de Vlaminck - Bouquet de fleurs - 1915-1916
Huile sur toile 65 x 54,5 cm
Maurice de Vlaminck - Bord de rivière - 1910-1911
Huile sur toile 55 x 78,5 cm
Renato Paresce - La maison derrière les arbres - c.1910
Huile sur toile 61 x 50,2 cm
Et aussi André Derain, Adolphe Feder, Michel Kikoïne, Eugène Ebiche, Henri Epstein, Zawado...
Une énorme collection à ne pas manquer car la plupart des oeuvres n'ont pas été vues depuis soixante-dix ans !
Eternellement, Rome...
Quand il s'agit d'aller à Rome, Blondine prend son chapeau et ses lunettes et part aussitôt !
Blondine sur le Palatin
Voici donc quelques souvenirs de son court passage à...
ROME
Jardins du Palatin
Colisée
Forum
Campo dei Fiori - Blondine au marché.
Piazza Navona
Piazza Rotonda et coupole du Panthéon
Teatro di Marcello
Place du Capitole - Statue de Marc-Aurèle
Piazza Santa Maria sopra Minerva. Statue du Bernin.
Ruelle du Trastevere
Santa Maria in Trastevere
Jardin des Orangers
Les brodeuses parisiennes
Je suis parisienne et je suis brodeuse et... je ne connaissais pas ce lieu de perdition qu'est la boutique
http://www.lesbrodeusesparisiennes.com
C'est grâce au dernier MCI que j'ai pu découvrir cet endroit plein d'idées et aux thèmes années 50.
Voici ce qui est présenté dans ce numéro :
BOn, la carte bleue a chauffé et depuis j'ai bien occupé mes soirées !
Pour avoir le modèle, il faut acheter l'objet à broder mais vous avez le choix ! Ensuite à vous de reproduire ou inventer !
Voici mes premiers travaux :
Sac à rubans, trousse à dentelles un peu plus petite que le modèle à pois ; j'ai donc composé la broderie.
Le cadre derrière les trousses n'est pas une peinture mais un paysage brodé un fil sur un fil, il y a longtemps.
Les brodeuses parisiennes***
1 Rue François de Neufchâteau
75011 Paris
*** Attention horaires d'ouverture très particuliers.
Anniversaire
Aujourd'hui, nous fêtons l'Ascension.
Mais nous fêtons aussi l'anniversaire de mon fils.
Ariane Beigneux - A boy.
27 ans !
Happy Birthday, Fils !
Nu au M'O
Le Nu s'étale en ce moment au Musée d'Orsay.
photo Lauralou.canalblog.com
Degas est l'hôte des murs ainsi que l'académie de ses modèles mais il y a aussi quelques invités-surprises...
L'exposition veut montrer le travail du peintre qui travaille les postures de ses personnages. De nombreux dessins pour préparer les tableaux, plusieurs modelages en cire pour élaborer les sculptures. Des nus pour voir les articulations, les attitudes. Il est toujours intéressant de voir les esquisses, puis les tableaux où les personnages ont pris leur place... vêtus !
Le Nu académique était un apprentissage obligatoire d'un étudiant des Beaux-Arts. Degas a donc fréquenté à ses débuts ateliers et maîtres. Et puis il y a la fascination de la beauté des corps, des courbes pleines et gracieuses, l'hommage aux femmes, prostituées, employées ou bourgeoises. Il les a voulues non pas apprêtées mais intimes, dans le quotidien de la toilette, naturelles, sans poses ni forcément élégance et anonymes. Créations qui devaient rester confidentielles aussi - hormis l'exposition impressionniste de 1886 - puisque peu de ses amis y ont eu accès avant qu'on ne trouve, à l'inventaire de son atelier après sa mort, dessins, estampes, fusains, pastels, sculptures...
"C'est dans le commun qu'est la grâce" (E. Degas)
Femme couchée sur le ventre, la tête entre les bras. v. 1863-65. Etude pour Scène de Guerre au Moyen-Age.
Femme nue couchée la tête à droite. 1863-65. Etude pour Scène de Guerre au Moyen-Age.
Femme nue se coiffant. 1879-83
Femme nue s'essuyant. V.1891-92
Après le bain, une femme s'essuyant les pieds. 1886
Le Tub. 1885-86
Le Tub. 1886
Le bain du matin. 1883
Femme assise au bord de sa baignoire s'épongeant le cou. 1880-85
Femme au bain. V. 1895
Femme dans son bain s'épongeant la jambe. 1883-84
Femme sortant du bain. V. 1886
Femme se coiffant. 1887-90
Femme nue se faisant coiffer. 1886-88
Quelques surprises :
Auguste Renoir - Femme nue dans un paysage - 1883
Henri Gervex - Rolla. 1878
Henri de Toulouse-Lautrec. Rousse (La Toilette) 1889
Les Sculptures
L'ultime chef-d'oeuvre
De sa création à sa restauration : une bien attachante histoire... pour un tableau d'une beauté exceptionnelle. Je laisse aux experts divers l'art d'expliquer la construction en pyramide, la symbolique des gestes et le sens mystique pour seulement m'émerveiller devant la douceur et la tendresse qui se dégagent de cette oeuvre.
Voici donc l'avant-après :
Avant, de nombreux dessins, des cartons d'études pour la disposition des personnages, les visages, les chevelures, les plis du manteau, de la manche, les mains, les pieds, l'agneau...
Léonard de Vinci - Sainte Anne, la Vierge et l'Enfant avec un petit agneau, XVIe, plume et encre, 8,7 x 15,2 cm, Coll. Galleria dell'Academia, Venise
Le premier carton :
Léonard de Vinci - Vierge à l'Enfant avec Sainte Anne et Saint Jean-Baptiste enfant (dit aussi le Carton de Burlington House). Vers 1499-1500, craie blanche et pierre noire sur papier brun, 141,5 x 104,6 cm, Coll. National Gallery, Londres
Etudes d'après le second carton:
Atelier de Léonard de Vinci - Etudes du visage et de la coiffure de sainte Anne. A droite, " Etude pour la tête de sainte Anne" v. 1502-1503. Pierre noire sur papier blanc. Windsor Castle, Royal Library. The Royal Collection,© 2011 Her Majesty Queen Elizabeth II
Léonard de Vinci - Etude de la tête de la Vierge. Vers 1507-1510. The Metropolitan Museum of Art. New York
Puis les copies, à l'Atelier du Maître ou plus tardives
Atelier de Léonard de Vinci - Sainte Anne, La Vierge et l'Enfant jouant avec un agneau. Vers 1508-1513, huile sur bois, 177,8 x 114,3 cm, Coll. University of California, Armand Hammer Museum of Art, Coll. Willitis J. Hole, Los Angeles.
Gian Giacomo Caprotti dit Salai, Atelier de Vinci - Huile sur bois - 72 x 99 cm, Uffizi, Firenze
Cesare da Sesto (Atelier de Léonard de Vinci) - La Vierge à l'Enfant et l'agneau. 1510-1515, tempera sur bois, Coll. musée Poldi Pezzoli, Milan
Cesare da Sesto. Vierge à l'Enfant,sainte Anne et l'agneau, XVIe. Huile sur bois, 104 x 70 cm, Museo Nacional del Prado, Madrid
Bernardino Lanino - Vierge à l'Enfant avec sainte Anne et l'agneau. Vers 1543, huile sur bois, 158 x 108 cm, Coll. Pinacoteca di Brera, Milan
Atelier de Quentin Metsys - Vierge à l'Enfant dans un paysage. Musée national de Poznan.
Jan Sanders Van hemessen - Sainte Famille, XVIe, huile sur bois, 146 x 107 cm, Coll. Musée des Beaux-Arts, Valenciennes.
Raphaël - La Sainte famille à l'agneau - 1507. Huile sur bois, 282 x 21,5 cm, Coll. Musée du Prado, Madrid.
Le Maître de la Vierge aux balances - La Vierge aux balances. Vers 1510, huile sur toile, 95 x 69 cm, Coll. Musée du Louvre, Paris
Bernardino Luini - Vierge à l'Enfant avec sainte Anne, saint Joseph et le petit saint Jean-Baptiste. Vers 1520, tempera et huile sur bois, 118 x 92 cm, Veneranda Biblioteca Ambrosiana, Milano
D'autres représentations de la Ste Anne trinitaire (c'est-à-dire avec Marie et Jésus) sont proposées au visiteur. Tryptiques, statues de terre ou bois polychromes du XVe ou XVIème siècle,
Atelier de Jos Huntersumer - Sainte Anne trinitaire. XVIe, Tilleul, polychromie originale avec repeints partiels. Provenant de Wasserbourg, Haut-Rhin. Musée du Louvre, Paris
Bartolomeus Zeitblom - Sainte Anne trinitaire, Annonciation, Saint Antoine abbé. 1475-1500. Huile sur bois, Musée du Louvre, Paris
Certaines interprétations sont originales comme les vastes compositions suivantes :
Raphaël -La Grande Sainte Famille de François Ier - 1518, Huile sur bois transposée sur toile, 207 x 140 cm, Musée du Louvre, Paris
Pontormo - La Vierge à l'Enfant avec sainte Anne et quatre saints. XVIe, huile sur bois, 228 x 176 cm, Coll. musée du Louvre, Paris
ainsi que l'oeuvre magistrale de Michiel Cocxie que je n'ai pu retrouver (ni photographier, bien sûr !)
Une surprise attend aussi les visiteurs : il s'agit d'une copie de la Joconde, prêtée par le Prado, découverte cette année, de la main de Vinci ? ... ou d'un de ses élèves proches.
Atelier de Léonard de Vinci - La Joconde. Vers 1503-1516, huile sur bois, 76,3 x 57 cm. Coll. Museo Nacional del Prado, Madrid
Mais terminons avec Sainte Anne, tableau sur lequel Vinci a travaillé une grande partie de sa vie, de 1500 à sa mort, et qui reste malgré tout inachevé...
Léonard de Vinci - La Vierge à l'Enfant avec sainte Anne. Vers 1503-1519, huile sur bois, 168 x 130 cm. Coll. musée du Louvre. Paris.
Tant de grâce...
Paris - Rome
Pour mon inconditionnelle de Rome qui aime aussi cuisiner.
La distance est celle de Paris à Rome, vous l'aviez deviné.
Tablier du Marché St-Pierre.
Modèle de broderie d'après le livre ci-dessous :
Je sens que les envies de voyage en Italie ne vont pas tarder pour la ragazzina !...
Pastis, pétanque, bouillabaisse...
Blondine a la bougeotte, on le sait !
Aujourd'hui elle nous fait un petit clin d'oeil de ...
Marseille !
Panorama depuis Notre Dame de la Garde
Bonne Journée à tous !
Blondine
Orientalisme
Je l'avoue : je n'étais jamais allée au MAHJ... Et pourtant, de belles expositions me sollicitaient ! Car le MAJH est un Musée, le Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme.
J'ai raté celle-la
et celle-la
Mais grâce à mes amis HB et LGdA, j'ai pu découvrir celle-ci :
Théodore Chassériau - Juives d'Alger au balcon.
Un véritable voyage en Orient. Chatoiement et couleurs. Terre Sainte et Histoire de la Bible. Racines...
Eugène Delacroix - Mariée juive au Maroc, c.1852,
huile sur toile 47,3x40cm. Collection Ethel LeFrak et famille LeFrak
Théodore Chassériau - Jeune femme maure allaitant son enfant - 1850
Jean Jules Antoine Lecomte du Noüy - Le Samedi dans le quartier juif (Maroc) - 1885
huile sur toile, 146'5x114'5cm. Collection Albert J. Cohen
Vassily Vereshchagin - Le Mur de Salomon - 1885/86
huile sur toile, 45,5x60,5cm, Jerusalem, The Israel Museum.
Thomas Seddon - Jérusalem et la vallée de Josaphat depuis la colline du Mauvais Conseil - 1854/55.
Huile sur toile, 67,3x83,2cm, Londres, Tate.
William Wyld - Le départ des Israélites pour la Terre promise, scène algérienne - Salon de 1841
Huile sur toile, 110x176cm, Lyon, Musée des Beaux-Arts. Photo Alain Basset.
Horace Vernet - Agar chassée par Abraham - 1837
Huile sur toile, 81x65cm, Nantes, Musée des Beaux-Arts
Théodore Chassériau - La Toilette d'Esther - 1841
Lawrence Alma-Tadema - Joseph gardien des greniers de Pharaon - 1874
Huile sur panneau de bois, 35x46cm, New York, Dahesh Museum of Art.
Edward Armitage - Le Festin d'Esther - 1865
Huile sur toile, 120X183cm, Londres, Royal Academy of Arts
William Holman Hunt - Jésus enfant parmi les docteurs au temple - 1886/1887-90
Aquarelle et rehauts de blanc, 65'5x125'5cm, Leicester Arts and Museums
James Tissot - La Malédiction dre Dieu - c.1895-1902
Gouache sur papier, 18,5x26,3cm, New York, Jewish Museum
Lesser Ury - Moïse sur la montagne (Moïse voit la Terre promise avant sa mort) c.1928
Pastel sur carton, 50'5x30'5cm, Berlin, Judishes Museum
Zeev Raban - Come to Palestine -1929
Affiche réalisée à l'intention de la Société pour la promotion dres voyages en Terre Sainte.
Lithographie, 99x63'5cm, Jerusalem, The Israel Museum
Chenonceau
Le dimanche de Pâques, grâce à des amis parfaits, j'étais là...
Et il y avait beaucoup de monde avec nous, parce que c'est un jour où l'on se promène en famille. Et puis il y avait les touristes, de France et du monde, les Russes, les Italiens, Hollandais, Israeliens. On entendait toutes les langues de la Terre et chacun profitait de cette belle journée fraîche mais ensoleillée en déambulant dans les Jardins et il fallait ruser pour obtenir une photo sans un bras, une main ou une tête !...
La Ferme du XVIème siècle.
Dans le château, ce fut pire ! Il y a de petits cabinets où on ne pouvait même pas entrer. De désespoir j'ai photographié la tapisserie murale !...
Tapisserie du Cabinet de travail de Catherine de Médicis
Allez, j'exagère ! Hormis la Galerie noire de monde et que j'ai retrouvé sur le Net pour vous la montrer vide, j'ai quand même réussi quelques photos souvenirs de cet immense cadeau que nous ont fait nos amis.
Photo Duchamp/Lemaire
Cette galerie a une histoire. A la construction du Château, ce n'était qu'un pont sur le Cher. C'est Catherine de Médicis qui eut l'idée de recouvrir le pont d'un bâtiment de deux étages afin d'agrandir sa demeure. Pendant la Première Guerre Mondiale, la galerie servit d'Hôpital militaire et pendant la Seconde Guerre, elle fut utilisée par les Résistants pour faire passer des gens de la zone occupée à la zone libre puisque le Cher séparait les deux zones.
Pour se rappeler de ce dimanche de Pâques, voici..
Chenonceau, le Château des Dames
Porte d'entrée : battant droit aux armes de Thomas Bohier, le fondateur du Château au XVIème siècle.
A droite, les armes de son épouse, Catherine Briçonnet.
Les voûtes du vestibule d'entrée
Fenêtre de la Salle des Gardes
La Chapelle
Vierge au voile bleu
Chambre de Diane de Poitiers, favorite de Henri II. Celui-ci lui avait fait cadeau de Chenonceau.
A la mort du Roi, Catherine de Médicis relégua celle-ci à Chaumont-sur-Loire et prit possession des appartements.
En témoigne ce portrait de la reine dans la chambre de Diane de Poitiers.
Portrait de Catherine de Médicis.
Chambre de François Ier
Cabinet italien
Carl Van Loo - Les Trois Grâces.
Plafond de l'escalier pour le Premier étage
Chambre de César de Vendôme
César de Vendôme était le fils légitimé de Henri III et Gabrielle d'Estrée. Il devint le proprétaire de Chenonceau en 1624.
Chambre de Gabrielle d'Estrées
Chambre de Catherine de Médicis
Chambre des Cinq Reines.(Les deux filles et les trois belles-filles de Catherine de Médicis) Le plafond arbore leurs armoiries.
Escalier pour le second étage
Chambre de Louise de Lorraine.
Après l'assassinat du roi Henri III, son époux, elle se cloîtra dans cette chambre qu'elle fit entièrement peindre et tapisser de noir.
Galerie du Second étage
Outre le Château, nous avons beaucoup admiré la décoration pascale et apprécié le feu dans certaines cheminées. Merci du fond du coeur, chers bons amis.
Du soleil dans mes bagages !
Quinze jours de grand mistral... Il paraît que cela rend un peu fou... En tous cas, le vent a retenu les nuages sur l'Estérel nous laissant profiter du soleil sur nos paysages favoris.
Je vous propose le tour du Cap Dramont, vous me suivez ?...
Départ du Poussaï : nous allons emprunter un petit sentier à l'abri du vent.
Attention aux racines !
Une petite vue sur l'Ile en passant:
Des fjords, des pins, des rochers et de petites fleurs téméraires
L'eau claire
Les genêts
Etrange... quel est cet animal ?...
Seulement une racine !
Attention, on arrive au passage venteux
S'il y a des piquets, c'est pour protéger les zones ravinées par les intempéries de novembre dernier et laisser la Naure prospérer.
Arrivée sur Camp Long (du nom romain Campus Longus)
Paysages lunaires de lave et porphyre
Mistral et Méditerranée.
Et oui, ça souffle !... mais le soleil est là.
Le Dramont, 27 avril 2012.
Le jour du Muguet !
pour Grands et petits Bonheurs !
Bergère
J'ai parlé de ces heureux jours où je m'essayais à faire la bergère avec Germaine et Madeleine, mes amies. (je peux avouer maintenant que j'avais peur à la fois des moutons et des chiens !)
Dans le village où elles demeuraient, nous avions notre maison dont les murs s'ornaient de tableaux célébrant la vie à la campagne... Non, non, pas de toiles de Maître ! Mes parents avaient seulement eu la chance d'avoir un ami peintre, excellent copiste, qui a largement contribué à décorer les pièces de cette très simple et authentique Maison des Champs.
Un exemple au salon
La tonte des moutons (d'après Homualk)
Un autre en haut de l'escalier
Bergère filant au pied du Puy de Dôme (Homualk ?)
Voici d'autres bergères
Homualk - Jeune bergère
Georges Laugée
Georges Laugée
Julien Dupré
Julien Dupré - Jeune bergère gardant son troupeau
William Bouguereau - La jeune bergère
Louis Charlot
Burchard Galleries
Mario Montelaciti - Jeune bergère avec quatre moutons
Jean Le Du - Moutons à l'orée du bois (Visiter l'atelier de cet artiste contemporain ICI)
Je vous souhaite un très joli pont pour arriver au mois de mai.
Germaine, à la maison au toit de chaume...
carte postale Farou - La bergère et son troupeau (détail)
carte postale Eino - village aux toits de chaume (détail)
La Bergère :
Germaine, la maman de Madeleine, était aussi une véritable amie pour ma mère.
Pas une amie à la mode de la ville, thé et petits fours comme Madame P. ou madame G.. Plutôt une amie café au lait. Elle nous invitait dans sa vaste cuisine à prendre place autour de l'immense table de bois brut, dos à la fenêtre. Elle ne manquait pas de prendre un petas et nettoyer la table des restes de l'écossage des petits pois pour la soupe du soir ou des pelures de pommes dont nous sentions l'odeur de compote dans le faitout. Nous pouvions contempler la pièce au sol de pierre, le fourneau ronronnant devant l'ancienne cheminée, les fagots débordant des cageots, les bûches alignées dans l'âtre et les vieux journaux attendant d'allumer la flambée. Au fond une merveilleuse et gigantesque armoire en bois orange bien ciré et à ses côtés un superbe vaisselier garni d'assiettes richement fleuries. Entre la cheminée et l'armoire, sur le mur de droite, la maie, ô combien précieuse, qui renfermait les miches, la farine et les brioches.
Interieur limagnier
Sur le côté gauche, la porte de la souillarde qui gardait les jambons,les oeufs, les fromages et le beurre puis la grande horloge comtoise au cadran décoré de fleurs qui marquait l'heure de me renvoyer à mon foyer lorsque je m'attardais chez Madeleine. Enfin l'escalier qui menait à l'étage, souvent un simple grenier, trois marches et la porte qui masquait la suite pour garder la chaleur de la salle, et à ses pieds le seau qu'il fallait toujours tenir rempli. Pas d'eau courante, seulement le puits. Et Germaine, toujours active, toujours portant quelque chose : un torchon, pour la vaisselle, le pain ou la viande parce que c'était le jour du boulanger ou du boucher, un panier d'oeufs fraîchement cherchés, une corbeille de pommes tout juste cueillies, une botte de poireaux ou un seau de pommes de terre arrachés à la terre du jardin derrière la maison.Ou encore les bûches et les seaux d'eau. Pas question de gaspiller l'eau lorsqu'il faut aller la puiser plusieurs fois par jour !...
Si je me rappelle si bien de la "salle" de Germaine, c'est que j'y suis souvent allée et qu'elle était à la fois semblable dans l'alignement des meubles et différente de la nôtre, n'ayant subi ni décapage ou nettoyage, cire ou peinture. Chez nous, le plafond de la Grenadière était peint d'un joli gris avec une suspension de cuivre et un demi-globe d'opanile à l'ancienne.
Chez Germaine, il était noir de suie et une simple corolle blanche, qu'Ernest, le père de Madeleine, pouvait descendre lorsqu'il lisait le journal, couvrait l'ampoule.
Germaine n'était pas souvent assise. Seulement lorsque maman venait lui rendre visite. "Rentrez, rentrez, on sera mieux assises pour causer !" mais elle ne pouvait rester longtemps sur son banc. Elle s'excusait : "Bah, il y a toujours quelque chose à faire à la campagne!".
Chez nous aussi, lorsqu'elle osait échapper à ses tâches, elle apportait un ouvrage : quelque linge à ravauder, des bas de laine à faire pour Jean, son fils, ou un gilet pour Madeleine...
Les moutons
J'ai dit comme j'étais ravie lorsqu'elle m'invitait à l'accompagner garder les moutons avec Madeleine! On suivait le chemin au fond du hameau pour aller à la pâture.
Plus ou moins loin. Le pré n'était pas toujours clos et il fallait donc veiller à ce que les moutons n'aillent pas brouter de mauvaises herbes qui leur donneraient le gros ventre ou simplement l'herbe du voisin ! Pour cela, il y avait le chien Finaud ! "Vé la care !"... Je me rappelle et du cri de Germaine invitant son chien à aller chercher la brebis qui s'éloigne et des jappements de Finaud ainsi que le trottinement des moutons, qui, dociles et craintifs, se rassemblent en bêlant pour un moment au milieu du pré...
Germaine, laissant ses aiguilles, se levait parfois lorsque le chien ne parvenait pas à ramener les brebis. Un rien leur faisait peur: un souffle de vent dans les peupliers, un corbeau trop curieux, un moineau audacieux, un tracteur lointain. Quelquefois, il n'y avait rien à faire et elle nous appelait : "elles me feront tourner bourrique !" et c'était l'occasion de saisir le bâton et dévaler le côteau ensemble pour faire remonter le troupeau.
Et puis, toujours, il y avait le moment du goûter. Bien enveloppé dans un torchon, au plus profond du vaste sac de toile de Germaine, rustique comme j'aime : miche de pain bis et fromage...
C'est de ces goûters de bergère que j'ai mon goût pour le Saint-Nectaire...
Madeleine
Georges Brasseur
"Madeleine, c'est ma poupée..." disait une poésie de mon enfance.
Pour moi ce fut une amie. L'amie d'enfance que je retrouvais à chaque fois que nous allions aux Buissonnets où elle habitait.
Quand on est enfant il ne nous est pas possible de donner un âge aux gens que nous côtoyons. On n'y pense même pas ! Je ne me préoccupais donc pas de l'âge de Madeleine, je voyais juste qu'elle était plus grande que moi. Toute petite, lorsqu'elle passait avec sa mère et son chien, menant le troupeau de moutons au pré, j'étais accrochée au portail tandis que nos mères se saluaient et j'espérais très fort qu'elles proposent de m'emmener.
Madeleine jouait avec moi tandis que sa mère surveillait les moutons. Nous jouions avec de petites poupées fabriquées dans du carton que nous habillions avec des papiers de bonbons brillants et colorés. Les miennes n'avaient jamais de bras... Madeleine leur fabriquait aussi des chambres dans des boîtes de médicaments. Les boîtes d'ampoules avaient sa préférence parce qu'elles étaient plus hautes. Elle mettait du coton pour le lit, des feuilles comme couverture, parfois un morceau de tissu ou des brins de laine récupérés. Mais souvent elle retournait s'asseoir aux côtés de sa mère et, l'imitant, tirait du sac elle aussi un ouvrage en jetant un oeil sur Germaine pour voir si elle ne prenait pas ombrage du temps passé à jouer.
Plus tard, lorsque nous avons pu aller seules garder les moutons, je n'étais pas peu fière d'avoir un bâton en main pour taquiner les jarrets des brebis récalcitrantes. Bâton que mon père m'avait choisi lui-même sur le noisetier, taillé et décoré comme il le faisait dans son enfance. J'adorais répéter avec Madeleine : "Vène, Vène !" pour faire avancer les moutons et "Vé la care, Finaud !" pour envoyer le chien !
Parfois, elle venait "jouer pour de vrai" dans ma cour et nous faisions des parties de balançoire en nous racontant des histoires.
Georges Laugée - La jeune bergère
Un jour, j'ai découvert que Madeleine était grande. Bien plus grande que moi. Tout d'abord elle est allée dans un Collège professionnel où elle apprenait la couture... J'étais encore en primaire ! Puis, lorsqu'elle venait à la maison, c'est avec ma soeur qu'elle passait du temps ! Souvent autour d'un ouvrage ! Je me souviens très bien d'une chemise de nuit en cotonnade rose à fleurs !... J'étais déçue et je les regardais de loin, boudant sur ma balançoire...
Et puis, une autre fois, j'ai compris que tout était fini. Je n'aurais plus jamais Madeleine lorsque je viendrais au village. Madeleine allait se marier ! Je n'en revenais pas ! C'est elle qui me l'a dit lors d'une visite chez elle.
Elle allait partir s'installer dans le village de son mari, pas très loin. Je pourrai venir la voir si je le souhaitais....
- Tu te maries ? Mais tu as quel âge ?
- Dix-neuf ans !
- Mais tu es jeune ! Et il a dix-neuf ans aussi ton mari ?
- Non, vingt-six.
Alors là ! D'abord, elle était beaucoup plus vieille que moi ( juste cinq ans !) et elle épousait un vieux !!!
- Mais tu es sûre que tu veux te marier ? Il est plus vieux que toi !
Madeleine rit et dit en rougissant : "Mais, je l'aime ! Je suis heureuse de me marier."
Et elle ajouta ce qu'il ne faut jamais dire : "Tu verras, tu comprendras plus tard..."
Je ne voulais pas comprendre. Je me sentais trahie !
Jules Joseph Lefebvre - Marie la fiancée
Je ne suis jamais allée dans sa maison de dame. J'ai revu Madeleine en visite chez ses parents; elle attendait son premier enfant. Je l'ai vue promener son premier fils, puis son second. A chaque fois nous faisions un brin de causette mais je grandissais aussi. Ma vie, lorsque j'eus dix-neuf ans, était loin de ressembler à celle de Madeleine. C'est ma soeur qu'elle venait voir dans la cour de notre maison pour parler de leurs enfants.
De loin en loin nous avions des nouvelles. Elle a perdu sa mère, je me suis mariée et à mon tour j'ai eu des enfants.
Un jour nous nous sommes retrouvées, parce qu'après des années d'absence j'étais revenue un été passer des vacances au village. Elle venait voir Ernest, son père, très malade. Cette fois-ci nous avons terminé la soirée chez elle, à C. où elle s'était installée à la retraite de son époux ; elle était déjà grand-mère et j'ai pu enfin apprécier son mari.
Je sais qu'elle est veuve à présent. Je voudrais surtout lui dire qu'elle a compté dans ma vie et qu'elle m'a sûrement aidé à grandir.
Merci, Madeleine.
Un bonjour de...
villégiature...
Photo animée by LeFils. Cliquez sur la photo.
Beau temps mais grand vent.
A tous, à bientôt.
Histoire d'un autre temps
Le Dof.
Je vous parle d'un autre âge. Du fond d'un hameau perdu en Auvergne où presque chaque habitant avait un surnom et une histoire à ne pas raconter aux enfants. Mais vous savez comment sont les enfants... Les petites oreilles recueillent en passant bien plus qu'on ne croit !
Voici le Dof qui passe. Il s'appelle en réalité Adolphe. C'est un petit vieillard courbé, à la casquette décolorée vissée en permanence sur la tête, l'air malingre mais l'oeil vif et "jeteur de sort"... On ne le fait pas entrer chez soi et on ne rentre pas chez lui. Du chemin on voit sa belle maison à l'abandon. Belle parce que grande mais derrière les fenêtres il n'y a que poussière et toiles d'araignées et le soir il s'éclaire encore à la chandelle bien que les lignes électriques aillent jusqu'à sa demeure.
Jeteur de sort, on n'en sait rien mais en tous cas on s'en méfie. Le Dof vit seul. Il a trois ou quatre vaches souvent entravées qu'il mène aux prés avec une longue gaule sur son épaule. C'est bien qu'elles soient entravées; on l'entend venir de loin avec les gros pieux qui râclent la route et on peut faire rentrer les enfants à temps et fermer le portail, des fois qu'il lui prendrait la fantaisie de s'arrêter ou pénétrer chez vous ! Oui, on s'en méfie. Parfois, il ne rentre pas chez lui le soir mais dort dans un champ ou derrière une haie. Il ne faut surtout pas le réveiller ou le chasser; car alors il se met en colère et vous marmonne des choses qui sentent le soufre. On ne sait pas ce qui le retient là, à la belle étoile... D'autres fois il disparaît deux ou trois jours. Il n'y a plus de petite lueur derrière les carreaux de sa maison. Puis il revient, plus hâve, plus courbé pendant quelques jours...
Jeteur de sort ou possédé... On le salue mais il faut éviter de le regarder dans les yeux. Le Père lui parle parfois sur le chemin, devant le portail fermé ; ce n'est pas lui qu'il inviterait à boire le verre de vin ! C'est qu'il en connaît un brin sur les sorts au village ! Sa propre mère aurait pu empêcher tout chasseur d'avoir du gibier si elle avait voulu...
Le père pense plutôt qu'on a jeté un sort au Dof ; c'est un "pauvre homme"... Il le plaint mais le tient à distance. "Il a fait une mauvaise rencontre" dit-il parfois mais il n'en dira pas plus.
Un jour que Miette joue sur le chemin, elle remarque quelque chose qui dépasse de dessous la grosse pierre à droite du portail. A y regarder de plus près, c'est un billet. Un billet de 100 francs ! Elle appelle Fine, la grande soeur.
-On le prend, dis, 100 francs, tu te rends compte, c'est pas rien !
Fine réfléchit... Si le billet est là, c'est qu'on l'y a mis. Et personne au village ne serait assez bête pour donner 100 francs à une pierre !
-Tu n'y touches pas ! On va chercher le Père.
Le Père regarde le billet sous la pierre, puis regarde le chemin... Il ne dit rien. C'est la petite qui dit :
- C'est peut-être le Dof...
Alors le Père fait rentrer les enfants dans la maison. Puis il va chercher la pince dans la cheminée avec laquelle il va retirer les 100 francs. Il n'y aurait touché pour rien au monde ! Il passe derrière la maison et lorsqu'il revient, il dit simplement :
- Je l'ai brûlé.
Dans le grenier
Celui de la Maison des Champs.
On y accédait par la salle d'eau, au premier étage; ces vieilles fermes de campagne recèlent bien des surprises !...
Une grande porte de planches faisait office de mur dans cette petite pièce. Elle s'ouvrait facilement à l'aide d'un minuscule verrou. Le jour alors, qui entrait par la fenêtre de la salle d'eau permettait de gravir sans encombres le raide escalier aux marches vermoulues, velues de poussière et décorées d'antiques toiles d'araignées. On émergeait dans un univers très sombre aux ombres mouvantes, empli de courants d'air en hiver ou du bourdonnement des mouches en été.
Une fois l'oeil accourumé à la demi-pénombre, on remarquait qu'un petit fenêtrou grillagé laissait passer suffisamment de lumière pour pouvoir détailler les objets qui reposaient là.
Photo Dominique Sachot
En face, rien d'intéressant : planches, briques, tôles, grillage, une vieille brouette sans roue.
Sur le Net.
Sur la droite, un tarare encore en bon état,ancêtre de la batteuse. Il semblait très massif ; on imagine la peine qu'on a dû avoir à le monter là ! A côté, une pile de vans, grandes corbeilles de paille décolorées. Et dans le coin en face, un autre tarare à manivelle, beaucoup plus vieux et plus gris celui-là. Les moissons d'antan...
Tarare
Van
Photos du Net
C'est sur la gauche que se trouvait le plus intéressant. Passons sur le mobilier démonté, lit de fer, lit-bateau, armoire... Il y avait surtout le coffre aux souvenirs dans lequel étaient soigneusement rangés le châle, le chemisier de fête brodé de perles et les coiffes de ma grand-mère, quelques vieux livres d'école, des images pieuses ; ce trésor magnifique que nous avons finalement en partie sauvé des rats.
Sur le Net
Photos de famille et vieilles cartes postales
Le fameux cheval de bois taillé par mon grand-père se tenait là aussi ainsi qu'un jovial marin en caoutchouc, oublié à la maison verte, celui de ma petite enfance...
Photo de Daniel Blaise - Juil 1979 - Le grenier.
J'y ai aussi retrouvé un ou deux magazines pour enfants achetés pour les vacances et qu'année après année je revenais lire là, à l'écart du monde des vivants mais environnée de la tendre vigilance des disparus. Les araignées me font peur, pas les fantômes du passé et il y en a de très accueillants dans cette maison. Je suis sûre qu'ils étaient contents de ma visite !
Dans la valise
Les vacances de printemps sont là !
Heureux ceux qui partent se mettre au vert.
ou... au bleu !
A mettre dans la valise les trousses de toilette* de Mamette !
* Pas évident, la toile cirée ! je vais à présent essayer la toile enduite, peut-être plus souple et malléable. Vous connaissez l'astuce pour les coudre ? Glisser un papier (de soie, journal ou même H !) sous le pied de la MAC sinon ça patine !
Bonnes vacances !
PS : Je suis passée au bleu moi aussi. Je ne pourrai pas vous rendre visite sur vos blogs mais je vous proposerai de la lecture ! Merci à Canal b. qui permet de planifier !
Richelieu
C'est sûrement un nom qui vous dit quelque chose !
Qui vous évoque quelqu'un, sans aucun doute.
Philippe de Champaigne - Trois portraits du Cardinal de Richelieu
Le Cardinal ! Evidemment.
Mais savez-vous qu'il existe une ville du même nom, construite à la demande et sur les plans du Cardinal lui-même (pour loger ses courtisans), en Touraine ?
Plan de la ville de Richelieu - Indre-et-Loire
Eglise Notre-Dame, place du Marché.
Toutes les maisons de la place et de la Grand Rue (ancienne Rue Royale) sont sur le même modèle.
Place du Marché, côté Halles
Porte de Chatellerault - entrée fortifiée de la ville côté Rue Royale
Place du Cardinal et Porte de Chatellerault
Il y eut un château, bâti sur le domaine où le Cardinal de Richelieu passa son enfance, et où il ne mit jamais les pieds...
Tableau
Lambert Doomer Le château de Richelieu vers 1670
Maquette
Il en reste fort peu de choses : le dôme d'un pavillon de l'aile sud, les pavillons d'entrée des caves et les canaux qui baignaient les murailles. Il fut bien sûr confisqué et vidé à la Révolution puis laissé à l'abandon jusqu'au moment où Napoléon le restitua aux héritiers. Ceux-ci le vendirent à un Sieur Boutron qui s'en débarrassa pierre à pierre si on peut dire puisqu'il le démolit pour en vendre les matériaux! En 1852, un acquéreur du domaine y fit construire un "petit château" dans un style très différent du palais de Richelieu pour y résider.
Il revint à la famille grâce au beau-père du 7ème duc de Richelieu qui racheta le domaine en 1877. En 1930, le 8ème duc légua château et domaine à la Chancellerie des Universités de Paris.
Pavillon subsistant du château. Photo de Mamoune-Marie sur Over-blog
L'Orangerie
Grotte de Bacchus - Cave troglodyte
Perelle - Les deux pavillons et la demi-lune.
Il reste donc un magnifique parc ombragé où on peut se promener sous l'oeil ravi du Cardinal !
Richelieu - Pâques 2012



































































































































































































































































