En bateau, Lakevio !

18 juin 2018

Conte du lundi 112

 

Katie Ohagan (8)

 

"Que peut-elle bien faire encore au-dehors, dans ce noir ?" demanda Ludovic en s'impatientant.

"Elle est sortie fumer une cigarette ." lui répondit sa mère.

"Je ne lui fais pas confiance ; elle a le vice dans la peau ! Déjà toute petite..."

Ludovic s'interrompit. Ce n'était pas très élégant pour ce pauvre Roger. Il connaissait sa femme mieux que personne ! Etait-il encore temps de recoller les morceaux, d'ailleurs ?... C'était peut-être un peu ridicule ce conseil de famille, un peu trop vieille France ... La belle affaire si Roger demandait le divorce ! Il ne serait pas le premier et sans doute pas le dernier ! Constance, la mal nommée, ne savait pas garder un mari. Il lui manquait une case dans la tête : la fidélité. Si encore, elle faisait ses coups en douce !... C'est pour éviter la honte à sa mère qu'il s'en était mêlé mais il en avait vraiment par-dessus la tête de jouer les chefs de famille...

Constance avait fumé la dernière cigarette du paquet, retardant au maximum le moment de rentrer. Elle écrasa consciencieusement le mégot sur le gravier. Elle regarda le ciel noir, écouta les buissons frémir sous la brise nocturne, croisa ses bras sur sa poitrine et se berça un instant en fermant les yeux. Elle entendait le clapotis du jet d'eau dans le bassin, une rainette lança son couac dysharmonieux. Combien de fois avait-elle perçu ses bruits dans son enfance ? Malgré la beauté de l'alignement des buis et des statues dans le parc de la grande demeure familiale, une ennui incommensurable l'avait toujours étreinte. Elle n'était pas de cette famille ! Elle ouvrit les yeux et s'éloigna. Ses pas crissant sur le gravier, elle retira ses chaussures. Lorsqu'elle atteignit le portail, elle se retourna pour voir si on l'avait entendue. La majestueuse villa qu'ils appelaient "castelet" n'avait qu'un oeil, celui du salon... Mais la lumière éclaira soudainement le perron et elle entendit au loin son nom. Elle s'enfonça dans le feuillage. Constance n'était qu'instinct et là il lui disait de se cacher, puis de filer. Elle ne savait même pas encore que ce serait définitif. Elle suivait ses impulsions. Elle ne se rappelait jamais la honte et les déboires. Elle était juste comme un papillon, attirée par la lumière, la musique, les paillettes, les néons. Tout était trop sombre par ici, trop tracé d'avance. Elle voulait rire, danser, improviser. Constance ne se retourna plus. Elle marcha droit devant elle, jusqu'à la route, jusqu'à la ville. Elle ne songea même pas que finalement aucune voiture n'était venue à sa recherche. Elle avait atteint le faubourg et se dirigea vers la vitrine illuminée du drugstore ouvert jour et nuit. Elle s'aperçut qu'elle avait laissé son sac à la villa. Qu'importe ! Elle se servit dans les rayons pour une retouche indispensable de maquillage. "Elle farda ses joues et ses lèvres, avec minutie; puis, ayant gagné la rue, marcha au hasard."

 

© Lakévio

 

 

 

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15 juin 2018

Jean, François et vous.

 

Katie Ohagan (8)

Katie O'Hagan

 

 - Commencez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Que peut-elle bien faire encore au-dehors, dans ce noir ?" Emprunt à Jean et sa divine Ondine.

- Terminez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Elle farda ses joues et ses lèvres, avec minutie; puis, ayant gagné la rue, marcha au hasard." Emprunt à François et sa Thérèse D.

- Entre les deux, casez ce que vous voulez !

 

Amusez-vous bien. lecture lundi !

 

 

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14 juin 2018

Plume, Hans et Fred

 

Mes enfants ont adoré ces histoires.

Hans-De-Beer-Le-Voyage-De-Plume

Hans de Beer-Plume en bateau

Hans de Beer - Plume au pays des tigres

 Hans de Beer 

 

 Elles me sont revenues en mémoire

lorsque j'ai vu les oeuvres de Fred Machetanz,

fred machetanz-photo

artiste d'Alaska (1908-2002)

 

fred machetanz 76

 

fred machetanz- 89

 

Fred Machetanz alaska

 

fred machetanz mighty-hunter

 

fred machetanz-long-day-fantastic-art

  

fred machetanz-macqu1

 

fred machetanz-macwh4

 

Sujet inspiré de mon dernier devoir qui nous emmenait... en Alaska ! 

 

 

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13 juin 2018

C'est le gris Paris

 

... mais on peut aussi se promener sous les nuages...

en attendant un peu de ciel bleu.

56 Paris A 20180610

57 Paris A 20180610

 Augustin, sur le vélo de son papa, vous dit "Bonjour !" 

 

 

 

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12 juin 2018

Temps de grenouille !

 

Aujourd'hui, comme hier, c'est comme ça, à Paris...

Maximilian Damico - paris rain

Maximilian Damico - artiste tchèque.

 

Et on a perdu 8 degrés... 

 

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11 juin 2018

Conte du lundi 111

 

Harold Harvey The letter

 

Mademoiselle,

Nous avons bien reçu votre candidature. Malgré les excellentes recommandations que vous donnez, nous avons le regret de dire qu'il est possible que nous ne puissions donner suite à votre projet. Sans douter de votre formation et de vos compétences, permettez-nous de nous interroger sur votre place et votre rôle dans un lieu si étranger à vos habitudes, un climat si différent et si rude, un milieu rural peu raffiné, un confort tout relatif, des horaires difficiles, un ciel peu clément, un entourage aux manières cyniques et brutes qui vous changeraient bien de celles de la cité.

Nous ne doutons pas de votre bonne volonté, aussi, anticipant votre déception, nous vous prions de ré-examiner vos intentions pour être sûre du choix que vous ferez.

Bien à vous,

La Compagnie des Lascars

Anchorage - Alaska

 

PS : Elise chérie, mes frères ont absolument voulu que je t'écrive ceci mais ce n'est qu'une plaisanterie de gars boucanés un peu rustauds ! Lettre dictée avec bourrades, pressions et coups de règle comme dans mon enfance ! Mais rassure-toi, je t'aime et je t'attends. Réellement, nous t'attendons tous avec joie. Eux et leurs familles sont ravis de faire ta connaissance et que soit enfin venue au cinquième et dernier frère l'idée de se marier. Ils sont très envieux lorsque je leur parle de Paris...

Baisers tendres

Jay

 

 © Lakévio

 

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08 juin 2018

La lettre à Elise

 

Harold Harvey The letter

 Harold Harvey

 

On a tous envie de découvrir qui écrit à Elise !

On le saura lundi !

 

 

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06 juin 2018

Lu Cong, portraitiste

 

lu cong painter

 Artiste contemporain américain.

 

Né à Shanghai en février 1978, Lu Cong émigre aux États-Unis en 1989 à l'âge de 11 ans avec sa mère pour rejoindre son père. Diplômé de l'Université de l'Iowa avec des diplômes en Biologie et Art en 2000, Lu choisit de poursuivre l'art du portrait plutôt que la médecine.

Il a une approche originale du réalisme figuratif. Ses portraits ne se contentent pas de montrer la ressemblance physique . Ils capturent l'émotion du sujet. Il y a une profondeur, une interrogation, une interpellation qui invitent à s'approcher, à connaître, à rentrer dans l'authentique, comprendre l'indicible, l'inexplicable... C'est une peinture saisissante.

 "J'aime montrer leur lueur intérieure. C'est pourquoi j'aime qu'ils me regardent quand ils posent - cela leur donne l'impression qu'ils s'ouvrent à moi. Sans le contact visuel, c'est moins personnel; le sujet ressemble plus à un objet qu'à une personne. Et je préfère une palette pastel car elle donne un rendu plus vulnérable, plus délicat. "

 

Lu Cong, Lógi Cult (4)

 

Lu Cong 75

 

lu cong, painter 4

 

Lu-Cong_4600_600

 

lucong_contemporary_portraitpainting1

 

lu cong 42

 

lu cong-portrait-art-portrait-paintings

 

lucong_paint_146

 

Lu Cong Makena9

 

 

 

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04 juin 2018

Conte du lundi 110

 

marcos beccari 1

 

C'était un matin ordinaire sauf qu'on était en plein été et que Marie adorait cette saison, particulièrement entre mi-juillet et mi-août, époque où il n'y avait pas foule dans le métro.

De plus, elle pouvait aller au bureau en tenue décontractée, le boss était aux Maldives. Elle avait pris le temps de se faire un vrai café avec la cafetière chromée qui n'avait plus servi depuis longtemps. Du coup, elle l'avait nettoyée et à présent elle avait retrouvé tout son éclat. Comme c'était agréable de savourer un petit noir dans une jolie tasse... Elle avait songé à tous les matins où elle partait sans déjeuner et où Simone, la secrétaire, lui tendait un gobelet en carton avec une mixture infâme. Elle posait le tout sur son bureau après en avoir bu une gorgée et oubliait souvent de le jeter à la poubelle. Elle en était toujours navrée pour la femme de ménage lorsqu'elle rentrait chez elle le soir. Elle s'était aussi arrêtée chez le traiteur car une bonne odeur l'avait attirée et elle avait lorgné sur les petits farcis qui lui rappelaient son enfance en Provence... Finalement, elle n'avait rien acheté, songeant qu'il serait mieux de sortir, s'installer en terrasse ou au square en bas.

La rame arriva. Elle aussi semblait plus nonchalante que de coutume. Elle était presque vide. Un garçon était descendu et il n'y avait qu'elle pour monter. Elle compta les passagers du train entier ; ils étaient dix-sept. En s'asseyant elle eut un sourire en songeant à la foule pressée qui reviendrait bien assez tôt. Le signal de fermeture des portes retentit et elle fut étonnée de voir que même un jour de vacances un énergumène pressé parvenait à se faufiler entre les portes quasi fermées. Déséquilibré par son élan, il faillit atterrir sur elle. Elle tendit les bras pour se protéger et le retenir mais il la repoussa vivement et rajustant sa casquette à l'envers, lui envoya :

- Qu'est-ce t'as, pétasse ? Tu t'es vue avec ta gueule de musaraigne ?

Marie tourna la tête. Il valait mieux ne pas répondre. Les mal lunés, décidément, ne sont pas en vacances, songea-t-elle. Pourvu qu'il me lâche !... Mais le type, assez jeune, se dirigeait à présent vers un monsieur distingué. Elle le plaignit d'avance. Il était en complet veston malgré les 34 degrés promis et lisait un document. Dès que le gars fut près de lui, il envoya valdinguer les feuillets que le monsieur tenait. Offusqué, celui-ci tentait de se lever mais l'autre le repoussait sur son siège. Il avait saisi sa sacoche de cuir obligeant le monsieur à s'y agripper de toutes ses forces. Il avait réussi à se lever et semblait très grand et très maigre. Marie s'était levée, elle aussi, prête à tirer le signal d'alarme tout en se demandant si c'était judicieux de rester enfermée avec ce dingue...

C'est alors que la voix du machiniste retentit dans les hauts parleurs. Il s'époumonait à crier quelque chose. Les voyageurs s'étaient tous levés, inquiets et la bagarre avait cessé. Ils comprirent en se raccrochant de justesse aux poignées et aux barres : le train prenait de la vitesse et on était en train de rater la station...

- A l'arrière ! A l'arrière. Trop de vitesse ! Pas de freins !...

Il y eut des cris. Une jeune mère passa en hurlant tout en cognant sa poussette partout dans l'allée. Le monsieur distingué avait laissé son document sur la banquette mais gardé sa sacoche. Il poussait une lourde femme qui ne trottinait pas assez vite devant lui. Tous et même le dingue se retrouvèrent en queue de train. Il avait perdu sa casquette et roulait des yeux effarés sous une longue tignasse épaisse et frisée. Une toute jeune fille éclata en sanglots, tremblante, et Marie lui prit la main. La rame loupa encore une station puis fonça dans le noir. Tout le monde était tendu, sentant les soubresauts de la ferraille. Ils se raccrochèrent les uns aux autres lorsqu'il y eut un brusque tournant. Plusieurs voitures touchèrent la paroi et il y eut des gerbes d'étincelles qui les firent crier de peur. Le dingue s'était précipité vers la porte, et secouait la poignée en hurlant qu'il voulait descendre. Puis il y eut un énorme et long crissement. D'autres étincelles jaillirent depuis les roues. Quelqu'un avait enfin trouvé comment arrêter la machine infernale avec les freins de secours ou la technologie dite "de pointe". La rame était dans une station désaffectée. Après un moment de silence, le temps de reprendre son souffle et ses esprits, les passagers s'agglutinèrent devant les portes qui finirent par s'ouvrir. Des agents, des mécaniciens, la police, les pompiers, les ambulanciers arrivaient. Le type frisé avait sauté dès qu'il avait pu et, tel une anguille, avait réussi à se faufiler entre les uniformes. Une seconde de plus, il avait disparu.

Marie s'assit sur un banc à côté du monsieur au costume.

- Plus de peur que de mal, lui dit-il, assez perdu de temps comme ça ! Je file aussi. Couvrez-moi !

Et Marie, resta, stupéfaite, attendant qu'on l'interroge. Elle pensa que c'était vraiment une matinée de dingues et sourit.

 

© Lakévio

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01 juin 2018

C'est au tour des dix...

 

marcos beccari 1

 Marcos Beccari 

 

Amis de province ou d'ailleurs, aujourd'hui, vous prenez le métro.

Amis parisiens, stressés, phobiques ou adeptes de la marche à pied, tant pis, vous aussi !

Dans votre sac, vous emportez dix mots à caser.

N'oubliez pas de les écrire en gras ou de les sou/surligner dans votre texte pour les repérer.

A vous de jouer, avec :

éclat

farcis

musaraigne

saison

s'époumonait

retentit

machiniste

poubelle

document

distingué

 

Videz votre sac, lundi !

 

 

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31 mai 2018

Orages

 

Ö désespoir... des roses !

 

orage renato mucillo

 Renato Mucillo

 

orage april gornik

 April Gornik

 

orage milan-melicharek - storm-clouds-

 Milan Melicharek

 

orage david taylor

 David Taylor

 

orage tony grote prairiestorm2

 Tony Grote

 

 

Aresteva storm

 

Précoces, répétitifs, violents, tonitruants...

Bon, moi, j'adore ! Augustin, un peu moins...

 

Pour que "a pas peur", une comptine de ma grand-mère :

Zim, les éclairs !

Boum, le tonnerre !

Ça gronde, ça roule...

C'est le p'tit Jésus qui joue aux boules !

 

 

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29 mai 2018

Chez Marcello

 

Fait chaud, fait lourd... J'ai soif !

Ouvrons le frigo...

marcello Barenghi guinness-3 (1)

 Ben non, j'aime pas !

 

Marcello Barenghi vodka

 Quand même pas, à c'te heure !

 

Marcello-Barenghi wine bottle

 Oui, mais... j'ai pas le saucisson et le fromage qui vont avec !

 

marcello barenghi red bull

 Beurk ! Non !

 

Marcello-Barenghi Fanta

 Ouch, trop sucré !

 

Marcello Barenghi sprite

 Mouaip... Quoi d'autre ?

 

marcello-barenghi-pepsi

 Ah non, je préfère l'autre...

 

marcello barenghi coca

 Zut, y'en a presque plus !

 

marcello_barenghi

 Ah, il y a ça... mais pourquoi "light" ?...

Bon, finalement, rien ne vaut un bon café frais !

marcello_barenghi macchinetta

Marcello-Barenghi coffee mug

 

Et quelques petites friandises...

Marcello-Barenghi-mnm

Marcello Barenghi gummybears

Marcello-Barenghi bounty-bar

 

 

Tout cela donne faim et soif, en effet, mais...

ce ne sont que les dessins d'un artiste formidable

marcello barenghi twix demo

 

Merci à Marcello Barenghi 

marcello barenghi- portrait

 artiste contemporain italien (1969)

dessinateur hyper-réaliste.

 

Site de l'artiste ICI

 

***N'oubliez pas de cliquer sur la première image,

cela vaut vraiment le coup de mieux voir le travail de l'artiste.

 

 

 

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28 mai 2018

Conte du lundi 109

 

poesie de la cafetiere nonsens

 

J'ose.

 

Mais je vous sens tout chose...

Et même un peu moroses

Je rosis, oui, j'en suis rose !

Et pourtant rien ne s'impose :

Seulement je propose...

Et voici qu'on se décompose !

Pourtant, la poésie à petites doses

Ce n'est pas comme une overdose !

N'allez pas risquer l'ankylose

Ou pire une scoliose

à rester sur un vers en hypnose

Prenez un peu de fructose

Et vous deviendrez vite virtuose...

 

© Lakévio

 

 

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27 mai 2018

Jour de tendresse

 

Fête commerciale ou non, il est toujours agréable de recevoir un message ou un bouton de rose en ce jour.

 

Bonne fête à toutes les mamans,

d'origine, d'adoption, de coeur, d'âme...

 

Un baiser sur les jours fraîches, ou fanées, ou ridées...

A toutes celles qui ont aimé.

Tendres pensées pour celles qui ne sont plus.

 

Tina Petersen

 Tina Petersen

 

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26 mai 2018

La joie est de retour

 

bapteme MG

Collectionner les heures joyeuses pour combler la tristesse du vide et de l'absence, la désolation de la maladie des proches. Ainsi va la vie ; un jour nous ne serons plus... Mais en attendant, alors que nous ne savons ni le jour ni l'heure, vivons à fond les réunions, fêtes de familles et tous les bonheurs qui nous arrivent, ne serait-ce qu'un rayon de soleil qui entre par la fenêtre, la chaleur bienfaisante, une rose épanouie... Et quoi de mieux que le sourire des enfants autour d'un petit être, né à la vie et qui va devenir enfant de Dieu, ce jour, en la basilique de Paray !

 

Baptême de Vivien

26 Mai 2018

Bapteme Vivien 2018

 Mes cinq, dessin de Lakévio, d'après by bm ICI

 

 

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25 mai 2018

Rimes en tête

 

poesie de la cafetiere nonsens

 

 

La toile de Anne-Marie Heme n'est là que pour illustrer le sujet du jour.

Vous n'êtres pas obligés de l'utiliser pour la rime proposée !

Treize vers à la douzaine (douze plus le titre)

en ...OSE !

Versification libre mais certains sont doués pour les alexandrins, les quatains ou les sonnets,

donc, c'est comme vous voulez !

 

C'est sûr, nous serons tous applaudis,

dès lundi !

 

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23 mai 2018

Reflet et transparence

 

DarylGortner portrait

Daryl Gotner

Peintre photoréaliste américaine contemporaine.

 

L'hyper-réalisme m'a toujours fascinée parce qu'en fait il est vraiment très difficile de reproduire une photo. Comme l'artiste, j'aime les reflets et la transparence. J'aime aussi le choix des objets et leur couleur intense. Voici ce qu'elle écrit de son art :

"Je suis particulièrement attirée par les objets qui ont à la fois une couleur intense et qui offrent l'opportunité de peindre des reflets. Le verre, le métal, le cuir verni et le plastique présentent des miroirs fascinants à leur approche. J'éprouve presque autant de plaisir à peindre le monde éphémère des reflets qu'à peindre ces objets comme nature morte. Si vous regardez très attentivement, vous pouvez presque me voir en eux."

 

 

Daryl Gotner 5

 

Daryl Gotner 21

 

Daryl Gotner 22

 

daryl Gotner-candy-cookies-gcse-art

daryl-gortner-brillant-bings

Daryl Gotner 55

Daryl Gortner 4

Daryl Gortner 17

 

Daryl Gotner 73

Daryl Gotner-jaguar-e-type-jaguar-cars

 

 

Ceci n'est qu'un aperçu de son talent. Si vous aimez, je vous invite vivement à rechercher des informations sur le Net. Vous pouvez commencer par son site : ICI

 

 

 

 

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21 mai 2018

Conte du lundi 108

 

Theresa Rankin

 

J'habitais alors, étrangement, dans le ghetto de Venise. Je vivais seule avec mon père, un pasteur austère qui officiait peu, cerné par les quelques juifs du quartier et tous les catholiques du reste de la ville. Nous restions dans une maison de bois au bord d'un canal, trop chaude l'été, affreusement humide en hiver. Je n'avais pas de camarades. J'étais la fille sans nom ; la fille du pasteur... Je ne connaissais pas mon histoire, seulement que nous venions de Varsovie. Comme j'ai toujours connu Venise, je ne sais pas quand nous sommes arrivés ici...

Mon père s'enfermait souvent dans sa chambre pour écrire des sermons que personne n'entendrait jamais et moi, je passais des heures dans la cour surchauffée qui sentait le bois à regarder la maison d'en face. Nous étions séparés par le canal. Elle était du bon côté, toujours illuminée par le soleil et il y avait une gaieté folle de ce côté-là, une agitation, une palpitation. Les mères s'apostrophaient par la fenêtre, le linge apparaissait, disparaissait. Parfois quelqu'un chantait. Il y avait fête le dimanche... Bien sûr, je connaissais les enfants qui vivaient là. Moi, je les observais. Je peux dire que je les enviais pour la lumière, pour leurs jeux, pour cette vie chaleureuse qui m'était inaccessible. Eux ne me voyaient pas. Terriblement solitaire, je poussais leurs murs pour me faufiler dans une intimité que j'imaginais. J'étais Maria, Flavia ou Elena. J'avais des rubans dans les cheveux et la robe rose sur le fil était la mienne... Je mangeais la pasta dégoulinante de sauce, je tâchais ma robe et la mamma criait. Je me couchais avec ma soeur et m'endormais serrée contre elle après nous être battues pour savoir qui tiendrait la poupée...

Je ne voyais pas la maison lépreuse, seulement la lumière et la gaieté. Tout ce monde qui s'entassait, qui se parlait aux fenêtres, se croisait dans l'escalier... En classe, je m'appliquais et je réussissais mieux que les autres mais c'était normal, disait-on, j'étais la fille du pasteur... Mais je n'avais pas de robe rose sous le tablier noir de l'école. Mon luxe, pourtant commun et banal, était le noeud bleu au col du sarrau qui allait si bien avec mes cheveux blonds, la seule touche colorée de ma tenue. J'avais la permission de garder le tablier sur ma robe à carreaux parce que j'étais une petite fille sage qui ne dérangeait personne. J'avais la compagnie de mes rêves et de mes livres. Je n'avais pas le droit de parler avec Lucia qui venait faire le ménage et laver notre linge. Ceux de l'immeuble devaient aussi apercevoir les pauvres chemises usées de mon père et mes maigres dessous... Lucia n'avait pas envie de chanter lorsqu'elle venait chez nous.

J'ai encore passé des heures à écouter l'immeuble d'en face, le sentir vibrer. Peu de bruits ; c'est l'heure de la sieste. Mais je devine toute la vie endormie qu'il y a là-dedans. Le linge est immobile sur le mur. Il n'y a pas un souffle d'air et je cuis dans ma minuscule cour mais je ne rentrerai pour rien au monde dans la torride pénombre du logis. Je voudrais être une de ces mouches bourdonnantes et m'envoler jusqu'au mur clair, jusqu'à la fenêtre ouverte. Le canal miroite et ne sent pas très bon. Rien ne bouge. Le monde est silence et je suis seule au monde... Un frisson incongru me ramène à ma place. J'ai soudain envie de voir mon père. La porte de sa chambre est ouverte ; il est allongé, dans sa raideur, sur le lit. Un ombre soucieuse sur son visage me donne le courage d'approcher. Comme il est pâle ! Un élan me pousse à toucher ses mains qu'il a croisées sur sa poitrine. Dans la chaleur moite de la chambre, elles sont glacées. Je sors en reculant. Quelque chose vient de se terminer, je le sais. J'ai huit ans et je suis seule au monde pour de vrai. Mon père est mort. Il est six heures du soir, l'été...

Je suis sortie de la triste maison de bois. J'ai marché tranquillement jusqu'au pont et j'ai traversé. Je suis rentrée dans l'immeuble que j'ai si souvent longuement observé. L'escalier y était large et frais. Je me suis plantée là et j'ai commencé à crier.

 

© Lakévio

 

 

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20 mai 2018

L'Esprit.

 

Fête de Pentecôte

esprit-saint pentecote 2018

 

" C'est un Esprit de Pentecôte que nous envoie Jésus.
Donc ce n’est pas pour notre petit confort intérieur, pour nos états d’âme.
Il nous envoie vers nos frères.
Et en aimant Jésus dans nos frères, nous nous évangélisons parce que l’Esprit est en nous, et les premiers convertis, c’est nous. "

Pierre Goursat

Fondateur de la Communauté de l'Emmanuel

 

 Bon dimanche à tous.

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18 mai 2018

Le drap ou l'étoffe

 

 

Theresa Rankin

Theresa Rankin

 

Il est six heures du soir, l'été. 

Exercice où il s'agit d'étoffer votre texte autour de la phrase tirée du premier roman de Jean Giono - Colline - 1929.

 

 

L'été, c'est lundi !

 

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