En bateau, Lakevio !

28 mars 2017

Psychanalyse

 

Pour les curieux (dans le bon sens du terme), le vrai bureau de Jacques Lacan.

lacan-bureau divan

lacan fauteuil

 

lacan dans son bureau

 

 

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27 mars 2017

Lundi 53

 

Aaron Westerberg

 

Allez, je ne tiens plus ; je le demande ! Qui est-ce donc ? Ce portrait, là... Qui avez-vous accroché sur votre mur, sous votre nez presque... Juste la longueur du divan ! Vous l'avez sous les yeux plus souvent que moi. Le connaisssez-vous ? Ce n'est pas votre fils ; vous n'avez pas de fils. Ce n'est pas vous - euh, quand vous étiez jeune ! - il ne vous ressemble pas. Votre frère, non plus !... Un ami ? Il vous est cher puisqu'il est ici. Vous l'appréciez.

Est-il mort ?... Peut-être... Il a déjà l'air mort. Enfin je veux dire, ailleurs, d'un autre monde. C'est-à-dire, indifférent à notre monde, non ?...

Vous voulez qu'on le voie. Pourquoi ?... Que voulez-vous montrer ? Sa jeunesse, sa fragilité, sa solitude ?... Il n'a pas l'air désespéré. Patient, je dirai. Stoîque, même. Il attend. Il attend sous la pluie. On dirait qu'il est sous la pluie, hein ? Je ne sais pas ce qu'il attend. Personne. Il n'attend personne. Il attend juste que le temps passe.

Il ne veut pas entrer chez lui. Pas encore. Peut-être que chez lui, c'est pire que la pluie glacée d'hiver. Là, maintenant, il a ce petit plaisir d'une cigarette, avant de continuer. Continuer... Remonter, sans doute. Gravir pesamment les marches et pousser la porte. C'est son quotidien qui lui pèse. Je pense qu'il est au chômage...

C'est juste que... J'imagine. Encore une journée de perdu. Des rendez-vous où on est cinquante à se présenter et qui ne donnent jamais rien. Et là-haut, il y aura le regard de la mère qui saura dès qu'il passera le seuil. Encore rien ! Et le mépris du père : "Fainéant ! A ton âge..."

Il n'a jamais répondu à son père. Cet homme n'est pas son géniteur mais celui qui l'a élevé et il lui doit beaucoup. Ce n'est la faute de personne s'il a eu un accident de travail qui le cloue au fauteuil depuis trois ans... Pour sa mère, il reste. Sinon, il irait chez son copain Frédo. 

J'ai dit Frédo, mais je voulais dire son meilleur pote. Frédo, c'est fidèle. Comme un chien qui remue la queue quand vous êtes triste pour vous faire sourire... Frédo, ça chante, c'est comme des notes de musique. Ré - do. Peut-être qu'il est musicien, ce gars. Auteur-compositeur. Il sait qu'il est bon. Il voudrait vendre  sa musique. Juste connaître le bon filon. Un nom...

C'est un artiste. Et il doit chercher un boulot de merde pour aider sa mère. Il ne se plaint pas. C'est juste un constat. Il faut qu'il le fasse. Son rêve, c'est juste pendant ce temps de pause. La pluie, il ne la sent pas, parce qu'il compose dans sa tête. Il s'en va... Il sait qu'il y arrivera. Il faut juste qu'il joue le jeu de la réalité actuelle mais dans la poche ou dans sa tête, il a une petite idée pour se sortir de ce bourbier...

 

- Bonne séance, Leslie, aujourd'hui.

- Merci Monsieur Lacan. 150, comme d'habitude ?...

 

© Lakévio

 

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25 mars 2017

Que faire, que dire ?

 

Tenir le mur...

Aaron Westerberg

 

 

Jusqu'à lundi !

 

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23 mars 2017

A la mi-carême

 

Carnaval à l'école !

Les costumes étaient prêts, ouf !

 

Le mousquetaire était content...

deguisement mousquetaire

deguisement chemise prince mousquetaire

 

 

Princesse Rosine passait incognito sous son domino...

deguisement cape de princesse

 

 

Douce était une coccinelle à coquer !

deguisement coccinelle

deguisement coccinelle mars 2017 10

 

Et même Triple B (BéBé Béatrice) avait accepté la charlotte !

deguisement petite fille modele

deguisement petite fille charlotte 04

 

 

Les enfants étaient heureux mais je dois dire que je me suis bien amusée à créer. Et si ce n'était les fournitures à bien mesurer et calculer pour ne pas retourner plusieurs fois à la mercerie, je dirais que ce fut aisé, aidée par les tutos sur le Net ou les livres que je possède déjà.

Chemise du Prince-mousquetaire : chemise d'Hansel (avec ajout d'un col dentelle) du livre Intemporels Contes de fées d'Astrid Le Provost

Coccinelle : capuchon et béguin du Chaperon Rouge des Intemporels Contes de Fées

Mousquetaire : tuto ICI, mais j'ai choisi de la gabardine de coton plutôt que du satin et j'ai froncé les manches après avoir visionné le film "Les Trois Mousquetaires" (1961). La croix est en feutrine et j'ai tout bordé avec un biais à cheval.

Robe de Charlotte aux fleurs, sur la base de la chemise de nuit des Nouveaux Intemporels Kids de Astrid le Provost

Charlotte de mon cru

Domino "à l'arrache" dans un vieux drap en immonde "faux satin", d'après ce tuto ICI. Je n'ai pas doublé la cape.

 

 

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22 mars 2017

Bleu blanc jaune

 

Pour célébrer le printemps, les bouquets, comme des sourires, d'Anne Cotterill.

Anne-Cotterill-in-her-art-studio-W

 

 

Anne Cotterill (1933-2010) Artiste peintre d'origine écossaise.

 

 

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21 mars 2017

Oui mais, à Rome...

 

il n'y a pas à dire, le printemps a des allures d'été...

 

Roma mars 2017 26

 In Trastevere

rome cour interieure mars

 

rome mars bar

Blondine au soleil ! 

rome mars sarah bene

 

Une dernière douceur avant de repartir...

roma arc en ciel jardin orangers 02

... pour bientôt revenir !

 

Rome un jour, Rome toujours !

 

 

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20 mars 2017

Lundi 52

 

Sally Storch Tutt'Art@ (34)

 

Il avait dit : "Viens, je serai au rendez-vous, au 115 de la rue du Loup. Viens, s'il te plaît. Sois en sûre, j'y serai !"

Estelle n'avait pas envie de se faire prier. depuis le temps qu'elle attendait !... Il avait suffi de quelques mots et elle s'était présentée, palpitante, haletante, au rendez-vous du 115, rue du Loup. Elle n'avait pris qu'un léger bagage mais elle avait mis du rose aux joues, relevé ses cheveux parce qu'il aimerait à les décoiffer. Elle avait passé sa jolie robe bleue à la jupe si large qu'un souffle léger suffisait à la soulever. Elle avait presque couru, pas trop pour ne pas déranger sa coiffure et abîmer ses escarpins : ne pas croire qu'elle n'était pas raisonnable. Ce n'était pas un coup de tête mais un grand coup de coeur. Il allait l'emmener, la transporter, lui tourner la tête, la faire frissonner et ne manquerait pas de froisser sa jupe. Il sifflerait, chanterait, la poursuivrait... La belle escapade jusqu'aux jours chauds !

Estelle s'était jetée sur la lourde porte et avait presque tourné la poignée quand un doute, une hésitation firent retomber sa main. Et s'il n'était pas là ? S'il s'était moqué d'elle ? S'il n'y avait pas de rendez-vous, si... Estelle porta sa main à la gorge, effrayée. Elle savait qu'on pouvait s'attendre à des revirements ou même... des tromperies sur le personnage ! On l'avait prévenue ; elle n'avait rien voulu entendre. Mais à présent, elle était bien assombrie. Elle regarda la rue déserte, si calme. Où était passée cette attente fébrile qui l'avait menée jusqu'ici ? Elle redescendit les marches, lorgna les fenêtres de la façade sur lesquelles passaient les nuages. Mais toujours le soleil revenait ainsi que le ciel bleu ; aussi reprit-elle espoir. Elle était au rendez-vous. Elle regrimpa les marches avec assurance. Dans la vitre de la porte d'entrée, elle chercha à apercevoir son reflet. Pourvu que sa coiffure ne soit pas dérangée. Elle se mordilla les lèvres, pinça ses joues pour que le rose, un peu dilué, refleurisse ; il fallait faire bonne impression. Voilà !

Elle allait pousser la porte lorsqu'une vieille femme l'ouvrit et en sortit en la dévisageant de haut en bas et de bas en haut pour la faire rougir jusqu'aux yeux. Non mais, pour qui se prend-elle cette vieille carne ? Et, en plus, elle a un parapluie : Un jour comme aujourd'hui !... 

- Alors, vous entrez ou non ? dit la vieille femme.

- Euh, non, je sortais, répondit Estelle, contre toute évidence.

La vieille femme s'en alla en haussant les épaules et Estelle redescendit quelques marches, à nouveau désappointée. C'était à cause du parapluie. Elle les déteste depuis toujours et n'en a jamais. Elle est sûr qu'ils portent la poisse. Donc, la voici qui hésite... Ce n'était peut-être pas une bonne idée de filer si vite au rendez-vous, au coup de sifflet. D'ailleurs, elle aurait préféré la rue du Chemin Vert, c'était de meilleure augure. Elle s'assit. Est-ce qu'il l'attendait au moins ? Etait-il à la guetter derrière sa fenêtre ? Il pourrait descendre la chercher,  la respirer, la boire, la cueillir comme trèfle... Où allait-elle chercher tout ça ? Allons, c'était un beau jour, un jour heureux, un jour de fête, voici pourquoi elle était déjà enivrée. Estelle retrouve son sourire, se relève et défroisse en petites tapes son ample jupe. Elle saisit sa valise emplie d'espoir et de vêtements légers. Elle monte hardiment jusqu'au porche où un homme en pardessus et chapeau noir vient d'apparaître.

- Qui cherchez-vous, Mademoiselle ?

- Le Printemps, répondit Estelle, promptement.

 

Et maintenant, cher lecteur, vous avez le choix entre deux versions suivant l'humeur de votre ciel...

 

Alors, l'homme, ôtant son manteau et jetant son chapeau par-dessus son épaule pour montrer son bel habit vert, dit :

- Me voici.

 

Ou bien :

Alors, l'homme, remontant son col et soufflant dans ses mains, les pans de son manteau rabattus par une soudaine ondée glaciale dit :

- Je crois bien qu'il est encore resté à l'abri...

 

© Lakévio 

 

 

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18 mars 2017

Sur les marches

 

Elle attend...

Sally Storch Tutt'Art@ (34)

 

jusqu'à lundi !

 

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17 mars 2017

Mes "en-cours"

 

Sous l'aiguille...

Le temps presse !

Rendez-vous à la mi-Carême !

mi-carême deguisements enfants

Et j'irai les porter moi-même à mes Bourguignons !

 

 

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16 mars 2017

Véronique Paquereau

 

veronique paquereau 2014 photo

Artiste française, née à Lorient en 1965.

Fille et petite-fille d'imprimeurs, elle aime le papier. Elle en connaît les textures, les grains et elle les utilise pour ses créations de collages, pastels, acryliques. Elle mélange les techniques comme les couleurs. Elle peint aussi sur bois. 

Nous ne resterons pas les yeux fermés devant tant de délicatesse. J'aime la poésie et la sensibilité de son monde intérieur. On a l'impression qu'elle aime prendre son temps pour ressentir la matière avant de laisser filtrer les émotions retenues...

Véronique Paquereau vit et travaille à Nantes.

 

Véronique-Paquereau-12

 

veronique paquereau 701  

veronique paquereau 38

veronique paquereau eclat+de+verre+2+40

 

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veronique paquereau la-belle-cueillette-483x600

  

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veronique paquereau 52

 

 

 

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15 mars 2017

Par petites touches...

 

Le printemps s'approche.

Les cousettes reprennent !

 

Béatrice, première servie.

blouse printemps 18 mois 52

blouse printemps B 18 mois 53

 

Patrons : d'après la Blouse col claudine des Nouveaux Intemporels enfants

- Astrid Le Provost -

en 18 mois/2 ans, avec manches longues.

blouse B 18 mois 80

blouse B 18 mois 75

 

Utilisation des restes de tissu... Faire du neuf avec du vieux !

Brunette ne m'en voudra pas.

 

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13 mars 2017

Lundi 51

 

Chris-Aggs-Echo & Narcissus

 

Le printemps arrivant fait toujours cet effet. Il suscite une légère euphorie... et souvent une vague d'achats. On se sent déjà d'humeur tendre et on imagine aisément se promener légère et court vêtue.

Ce matin là, Céline avait souri au jardin ensoleillé. Une nappe de narcisses avait éclos sous le pommier et le massif de jonquille s'épanouissait dans le parterre près de l'entrée. Elle n'avait pu s'empêcher d'aller en cueillir pour fleurir la cuisine où elle avait petit-déjeuné derrière la vitre toute chaude de ce premier vrai soleil. A présent, elle hésitait : jardinage ou shopping ? Un coup d'oeil pour voir ce que faisait Klaus, le voisin écolo, en sandales et chemise de lin été comme hiver et qui soignait sa propriété comme si c'était son bébé, la déciderait à aller tailler sa haie... Elle l'aimait bien le voisin. Il était drôle malgré lui. Il ne maîtrisait pas assez bien le français pour s'apercevoir des énormités qu'il disait. Ce jour, par exemple où il lui avait dit qu'on voyait ses "mamelles" sous son chemisier. Elle avait ri. Il était encore jeune et beau et... seul depuis que sa copine était retournée en Allemagne. Céline n'avait pas vraiment de vue sur lui. Elle avait bien dix ans de plus mais il l'amusait et elle ne s'était pas offusquée lorsque, désarmant de candeur et de confiance en lui, il lui avait dit, comme on flatte une vache qu'elle avait un beau cul. Surtout, il était de bon conseil pour le jardin et Céline aimait le sien autant que Klaus avait adoré et choisi ce morceau de campagne lorsqu'il était arrivé de Berlin.

L'après-midi, Céline n'avait pas résisté à l'appel du shopping de saison. Elle avait gagné Dijon sous un soleil magnifique qui lui avait donné des ailes pour sauter de boutique et boutique. Non qu'elle fut dépensière. Elle fréquentait de gentilles petites marques et s'achetait essentiellement des accessoires. Un joli foulard, une ample chemise pratique pour le jardinage, un tee-shirt pour mettre dessous et puis... que je vous dise, la passion de Céline était pour les dessous... Même si elle avait peu souvent l'occasion de les montrer, elle aimait savoir qu'elle portait de ravissantes choses, fines, seyantes, légères et dentelées, divines, voire coquines. Dans sa boutique préférée, elle avait choisi un adorable ensemble violine, soutif et tanga. Elle n'avait cependant pas résisté à la vue d'un autre ensemble dans un grand magasin en satin beige souligné de dentelle blanche... Sublime.

C'était celui-ci qu'elle avait envie de passer immédiatement. Elle se saisit du sac de papier brun et en sortit le paquet enveloppé de papier de soie. Elle prenait son temps pour déplier le papier car elle aimait bien les conserver pour les colis qu'elle envoyait à ses nièces. Mais soudain, stupeur et consternation... Ce n'était pas l'exquise chose de satin beige qu'elle tenait dans ses mains mais un boxer d'une célèbre marque américaine. Tout d'abord agacée, elle rit à la tête que devait faire l'acheteur de lingerie masculine en découvrant satin et dentelle. Elle hocha la tête avec compréhension en imaginant la femme du dit acheteur se demandant pour qui était ce présent. Elle espéra qu'il soit à sa taille, le monsieur s'en tirerait à bon compte s'il était intelligent. mais peut-être était-ce un compagnon... Et là, ce serait plus difficile à expliquer. "La caissière s'est trompée" ne marcherait pas forcément ! La barbe avec ce truc ! Céline n'avait pas envie de retourner à Dijon... Elle fit un tour en pensée de ses amis-amants essayant de se remémoriser leurs dessous ; conclusion : pas le genre ! Alors, elle eut une idée qui l'amusa beaucoup. Encore fallait-il que l'objet soit pur coton écologique ; il l'était. Donc... elle allait l'offrir à Klaus.

Est-ce qu'il s'en offusquerait ?...

 

© Lakévio

 

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11 mars 2017

Renouveau

 

Chris-Aggs-Echo & Narcissus

 

 

Le printemps s'annonce...

Intérieur -Extérieur

Vos nouvelles, lundi !

 

 

 

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09 mars 2017

Un petit tour

 

dans les Pyrénées.

Blondine, la voyageuse, a des fins de semaine chargées. Surtout lorsqu'elle doit traverser la France entière pour aller voir ses (nombreuses) amies disséminées aux quatre coins du pays.  Mais après trois ans d'abstinence, on comprend qu'elle n'ait pas refusé l'invitation à aller skier !

Montagnes Pyrénées, que vous êtes jolies...

 

luz ardiden 7

 Luz Ardiden et Barèges

 

Luz Ardiden jpg

 

luz ardiden 6

 

luz ardiden 8

 

Pyrenees Bareges

 

Passage à Lourdes

Pyrenees Lourdes

 

 Saint-Savin

Pyrenees st savin

pyrenees st savin chapelle

 

 Et sur les traces de Bernadette Soubirous, dans le village de Bartrès.

pyrenees Bartres bergerie Bernadette Soubirous

 

pyrenees village Bartres

 

pyrenees village Brtres bernadette Soubirous

Blondine, Pyrénées,  5 mars 2017 

 

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08 mars 2017

Flûte printanière

 

Je ne sais pas vous, mais mon ciel est gris.

Je suis en manque. Pas de rêves, mais de couleurs. Je me hasarde à vous faire partager mon attente du printemps en musique.

Avec Félix Mas.

 

Felix Mas - spanish painter

Peintre et illustrateur espagnol, né à Barcelone en 1935.

Grand spécialiste de Bande dessinée dans les années 60 (Lt Kane, Romeo de DC Thompson) Il a travaillé en Scandinavie puis aux USA où il a dessiné des histoires d'horreur pour les magazines Creepy et Vampirella(1972-1975). Il a vécu ensuite au Vénézuela où il est revenu à une peinture plus tranquille. Il semble qu'il vive à présent en Floride.

 

C'est le genre d'artiste que je trouve un peu maniéré dans sa forme d'expression (et terriblement japonisant) mais qui sollicite l'imaginaire et la création.

 

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Felix Mas 238

 

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Felix mas 517

 

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Felix mas 727

 

Felix mas 868

 

felix Mas Ideal-of-femininity

 

Felix Mas 332

 

 

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07 mars 2017

Un an !

 

P'tit Lu, mon frisé aux yeux bleus,

a UN an aujourd'hui.

Je n'en reviens pas ! Le temps passe trop vite...

Augustin 20170306-001

Mais en plus, Augustin fête son premier anniversaire tout rose et piqueté...

Il a la scarlatine !

 

 

 

 

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06 mars 2017

Lundi 50

 

john mckenzie 47

 

Nous dévalions l'escalier et butions les uns dans les autres sous le porche mal éclairé. Violette regardait la troupe puis, tirant la lourde porte cochère qui fermait mal, nous poussait à la rue. Là, elle prenait la main de Dahlia et de Lilas, vérifait que Marguerite et Jasmine avaient empoigné Narcisse et s'élançait au pas de course jusqu'à l'école. Nous étions toujours en retard. Pas facile d'être à l'heure lorsqu'il s'agissait de coiffer et habiller cinq filles, sans compter le petit frère qu'il fallait laver entièrement car il faisait pipi au lit. 

Nous habitions un immeuble de quatre étages dans une banlieue pas très jolie. Un immeuble bancal mais chaleureux où tout le monde se connaissait et où s'entassaient les familles nombreuses des années cinquante. Un immeuble gai où notre mère chantait avec la radio du voisin, échangeait des recettes magiques pour faire durer le frichti plusieurs jours avec Perrette, la voisine du dessous, où notre père était connu pour rafistoler la vaisselle cassée, réparer les bécanes et parfois jouer de l'accordéon quand il n'était pas trop fatigué.

Nous courions tout le temps. Même au retour de l'école parce qu'il fallait aider la mère à mettre la table puis les plus petits à manger pour être juste à l'heure l'après-midi. Pour le goûter nous courions aussi parce que le premier arrivé avait la plus grosse tartine. Souvent la mère n'était pas là à cette heure-ci, elle faisait quelques courses ou aidait quelqu'un dans le voisinage ou encore gagnait quelques sous supplémentaires en faisant le ménage chez l'épicière. C'était donc moi qui coupait le pain et j'avais beau faire attention, il y avait toujours des protestations sur la taille de la tartine...

Moi, c'est Violette. Ma mère nous avait donné à tous des noms de fleurs. Elle disait à mon père qu'il n'avait pas besoin d'acheter un bouquet, elle l'avait en permanence à la maison. J'ai du mal à utiliser le "je". A l'époque, nous étions "nous" et au complet. Et puis, ce "je", comme je le déteste !...

Nous étions donc tout le temps en retard et ce mur n'en finissait pas. Il fallait gagner le pont pour traverser les voies du chemin de fer car l'école était de l'autre côté. Nous arrivions souvent quand tout le monde était déjà en classe. J'entends encore nos chaussures ferrées dans les couloirs. Il fallait se glisser à sa place, rouges d'avoir couru et de la honte de déranger et parfois subir les réflexions des maîtres.

Et puis un jour, la porte était entrebaillée. La porte du mur. Quelqu'un l'avait poussée. Nous nous étions arrêtés pour l'ouvrir davantage et regarder. Elle donnait sur les voies, bien sûr. On pouvait voir la gare vers le pont d'un côté et de l'autre, ce long serpent de fer qui gagnait l'autre banlieue plus cossue où nous n'étions jamais allés. Ce que nous avons vu, surtout, ce sont les maisons de l'autre côté et Marguerite montra le toit de l'école et son fronton au drapeau. Juste en face. Nous nous sommes regardées ; nous avions la même idée. Nous avons décidé de tenter le lendemain. J'avais treize ans et j'allais passer le certificat d'études...

Ce fut bien pratique ce raccourci. Le trafic n'était pas très important à l'époque même pour les trains de banlieue. Il n'y avait que quatre voies à traverser. Il falllait juste faire attention où on mettait les pieds et sauter les rails tous ensemble. A partir de ce jour, nous avons toujours réussi à arriver avant la sonnerie de l'école. Pendant trois mois.

18 juin 1954. C'était un vendredi. Jasmine portait une nouvelle robe donnée par l'épicière. Lilas récitait son texte pour le concours de poésies de sa classe et nous faisait rire car elle déformait certains mots. C'était un jour lumineux, presque l'été. Comme nous avions vu la réclame d'un cirque sur le mur, Narcisse voulait qu'on lui raconte les clowns, les éléphants, la musique. Il avait lâché les mains et faisait semblant de jouer de la trompette. Nous trois avions déjà passé les voies ; les trois autres étaient sur le terre-plein, juste au milieu. Je n'étais pas contente. On voyait Marguerite et Jasmine se débattre avec Narcisse qui ne voulait pas donner la main. Violette est retournée pour les faire traverser. Les filles sont passées mais Narcisse ne voulait rien savoir. Il voulait regarder les trains et justement il y en avait un qui approchait. Violette aurait dû serrer sa main...

Après, après... Rien ne fut plus jamais pareil. 

C'était un si beau petit garçon. 

Il avait cinq ans neuf mois et seize jours.

 

 

© Lakévio

 

 

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04 mars 2017

Devant le mur

 

Ou au pied du mur ?

 

john mckenzie 47

 

Décollez lundi !

 

Nota Bene  : Chers amis,

Si le tableau à disserter reste dans la rubrique "Un tableau, une histoire", le récit numéroté sera lui dans une nouvelle rubrique "Les Contes du lundi". 

Merci !

Lakévio

 

  

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03 mars 2017

Treacy Zizgler

 

treacy_ziegler_headshot

Peintre et sculpteur américaine contemporaine

 

Des toiles comme venues de contes lointains, un peu sombres et pourtant gourmandes en couleurs. Des maisons mystérieuses, attirantes. Qui sait ce qui se cache derrière la porte ?... J'avoue que j'ai hésité à vous montrer l'oeuvre de Treacy Ziegler, tant j'aurais aimé la réserver aux Contes du lundi !...

 

Treacy Ziegler - beneath_an_ocean_like_a_sky

 

Treacy Ziegler - In a Small Blue Boat

 

Treacy Ziegler - island-shrine

 

Treacy Ziegler red

 

treacy Ziegler

 

Treacy-Ziegler - Early-Evening-Porch

 

Treacy-Ziegler - Intersection

 

 

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02 mars 2017

Bien-Assis

 

Je vous ai parlé, dans ma dernière "Vérité", du domaine de Bien-Assis. Si j'ai transposé avec ma maison d'enfance, isolée dans les années 20 dans les vergers, puis les champs d'angélique de mon grand-père, puis dans les terrains maraîchers, pour se retrouver peu à peu entourée de lotissements, ce domaine a existé. Et il est bel et bien, un jour, tombé sous les pelles et pioches des destructeurs. 

A Clermont-Ferrand, on l'appelait le Château de Bien-Assis.

Le premier château aurait été édifié au Moyen-Age. En 1652, il est acheté par Florin Périer, qui se trouve être le beau-frère de Blaise Pascal. Celui-ci, devenu parisien à l'âge de neuf ans, fit plusieurs séjours au château. Deux siècles plus tard, d'héritages en partitions, la bâtisse n'est plus que l'ombre d'elle-même. En 1845, la propriété, qui ressemble plus à une grosse maison avec entrepôt, est achetée par Amable Phelut, pépiniériste et fabricant de fruits confits et d'angélique, qui va la louer à la société Torhillon, Verdier et Cie, fabricants de caoutchouc.

En 1856, un incendie ravage une partie du vieux manoir, là où il y avait les ateliers de caoutchouc. Mais la bâtisse tient bon vaille que vaille et passe d'un propriétaire à un autre. Jusqu'à Monsieur Michelin qui, en 1912, pour agrandir son usine en plein essor et faire construire un nouveau pôle aux Carmes achètera l'ensemble du domaine et fera abattre la maison pour de bon.

Mon arrière-grand-père paternel, décédé en 1899, demeurait Chemin de Bien-Assis. 

Voici à quoi ressemblait ce domaine dans les années 1900 :

clermont Bien-Assis bâtisse

 

clermont bien assis 816_001

clermont bienassis sudouest

Clermont Bien-Assis vu du Nord-Est

 

Et ce qu"il en reste, transporté dans le jardin Lecoq (pour le souvenir de Blaise Pascal, dont la maison natale, au centre de Clermont-Ferrand, a aussi été rasée lors de la restauration de la cathédrale dans les années 1900 !)

1241060

Quant à l'église où "Blaize Paschal" fut baptisé, l'église Saint-Pierre, elle fut détruite par les Révolutionnaires en 1796. (Place de l'actuel marché Saint-Pierre) 

Pour en rester au souvenir de Blaise Pascal,  avait été posé, en 1962, à l'emplacement de sa maison natale, un monument rond et plat dont je me rappelle parfaitement. Il a été retiré en 1971 parce qu'il était trop souvent transformé en canisette ! Il n'a toujours pas été remonté. Les Clermontois n'auraient-ils pas d'idées ?...

clermont-ferrand monument maison natale blaise pascal

 

Blaise Pascal n'a vraiment pas de chance avec sa ville. Sa statue, inaugurée en 1962 pour trôner dans la cour du Lycée qui porte son nom, fut aspergée d'encre en mai 1968, puis ce pauvre Blaise eut les bras cassés lors des révoltes estudiantines de 1980. Elle fut retirée et jamais replacée ! Il restait, à Clermont, celle du square qui porte son nom, rue Saint Hérem, même si le socle en a été modernisé :

Clermont-Ferrand Blaise Pascal square rue St Herem

 

Enfin elle est réapparue, en 2013, au Musée d'Art Roger Quillot, dans l'espace dédié à Blaise Pascal, le Penseur, espace qui présente aussi la modélisation du Château de Bien-Assis.

 

 

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