04 juillet 2008
Une page de Colette...
ou le retour à la Vie littéraire !

Colette à la Treille Muscate, sa propriété de St Tropez
« Aucune route ne traverse Saint-Tropez, une seule y mène et ne va pas plus loin. Si vous voulez repartir, il faut rebrousser chemin. Mais voudrez-vous repartir ? »
"rien n’est pareil à ce Golfe, à ces terres heureuses, à leur verdure sans effort … Quel climat…C’est un miracle !"
O lumière! Le mur, au voisinage de tant de feux, rougit comme une joue. Je sais
maintenant ce qu'est le jardin provençal: c'est le jardin qui n'a besoin, pour
surpasser tous les autres, que de fleurir en Provence … c’est un miracle"

Sous les volubilis, le chat... de Colette ?

Colette et son chat - Photo de Walter Limot, 1934
02 juillet 2008
Mon autre capitale
ROME !
Rome nous verra souvent à partir de septembre car Blondine va s'y installer pour une année d'études... Nous lui souhaitons une "Dolce Vita"...

La même fontaine (Fontaine Trevi)...

plus de quarante ans après le film-culte !
Si nous devions nous expatrier, c'est sans aucun doute à Rome que nous choisirions de nous installer ! Nos racines, nos cultures sont si proches ! A nous les Fontaines, les Musées, les Parcs, les Places, les Eglises et... la gastronomie !

Piazza Navone (qui a un petit air de Montmartre, non ? )
01 juillet 2008
Paris Paris
Mes petites mains vont un peu mieux. Merci pour votre gentillesse.
Inconditionnelle de Paris, je suis !
Alors, je vous offre :
Un chanteur, une chanson, et... Paris !
29 juin 2008
Soleil couchant sur Notre-Dame
SOLEIL COUCHANT
Notre-Dame
Que c'est beau !
Victor HUGO
En passant sur le pont de la Tournelle, un soir,
Je me suis arrêté quelques instants pour voir
Le soleil se coucher derrière Notre-Dame.
Un nuage splendide à l'horizon de flamme,
Tel qu'un oiseau géant qui va prendre l'essor,
D'un bout du ciel à l'autre ouvrait ses ailes d'or,
- Et c'était des clartés à baisser la paupière.
Les tours au front orné de dentelles de pierre,
Le drapeau que le vent fouette, les minarets
Qui s'élèvent pareils aux sapins des forêts,
Les pignons tailladés que surmontent des anges
Aux corps roides et longs, aux figures étranges,
D'un fond clair ressortaient en noir ; l'Archevêché,
Comme au pied de sa mère un jeune enfant couché,
Se dessinait au pied de l'église, dont l'ombre
S'allongeait à l'entour mystérieuse et sombre.
- Plus loin, un rayon rouge allumait les carreaux
D'une maison du quai ; - l'air était doux ; les eaux
Se plaignaient contre l'arche à doux bruit, et la vague
De la vieille cité berçait l'image vague ;
Et moi, je regardais toujours, ne songeant pas
Que la nuit étoilée arrivait à grands pas.
Théophile Gautier
Premières Poésies
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Edit de 13 heures :
Désolée de ne pouvoir vous rendre visite sur vos blogs : petit accident domestique hier qui me prive temporairement d'une main et demie !
A bientôt.
27 juin 2008
L'été
Les quatre saisons - L'été
En été les lis et les
roses
Jalousaient ses tons et ses poses,
La nuit, par l'odeur des tilleuls
Nous nous en sommes allés seuls.
L'odeur de son corps, sur la mousse,
Est plus enivrante et plus douce.
En revenant le long des blés,
Nous étions tous deux bien troublés.
Comme les blés que le vent frôle,
Elle ployait sur mon épaule.
Charles CROS
Le Coffret de Santal
26 juin 2008
Cherche Doudou, désespérément !
Edit du 27 juin :
La chaîne de solidarité a permis d'avoir le nombre de doudous voulus ! C'est formidable !
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Non, pas le Doudou de Nénette !
Mais celui-ci :
Marque Jacadi
Si vous le reconnaissez ou en possédez un : Allez voir ICI
MERCI
25 juin 2008
Le soleil du matin

Tableau de Yves Donval
Le Soleil du matin doucement chauffe et dore
Le soleil du matin doucement chauffe et dore
Les seigles et les blés tout humides encore,
Et l'azur a gardé sa fraîcheur de la nuit.
L'on sort sans autre but que de sortir ; on suit,
Le long de la rivière aux vagues herbes jaunes,
Un chemin de gazon que bordent de vieux aunes.
L'air est vif. Par moment un oiseau vole avec
Quelque fruit de la haie ou quelque paille au bec,
Et son reflet dans l'eau survit à son passage.
C'est tout. Mais le songeur aime ce paysage
Dont la claire douceur a soudain caressé
Son rêve de bonheur adorable, et bercé
Le souvenir charmant de cette jeune fille,
Blanche apparition qui chante et qui scintille,
Dont rêve le poète et que l'homme chérit,
Évoquant en ses voeux dont peut-être on sourit
La Compagne qu'enfin il a trouvée, et l'âme
Que son âme depuis toujours pleure et réclame.
Paul Verlaine
La Bonne Chanson
23 juin 2008
Noces de Coton
Heureux souvenirs...
Bon anniversaire à Nénette et Doudou et que la vie leur soit douce tout au long de leur année de Coton !
21 juin 2008
Le Voyage de l'été...
Un jour dans le Paris Moderne...
De l'Est à l'Ouest, comme le soleil...
La Cité de la Musique
Détail
Intérieur
La Grande Halle de La Villette
Parc de la Villette
Cité des Sciences et de l'Industrie et la Géode

Le Palais Omnisports de Bercy (côté Parc)

Le Ministère des Finances (de l'autre côté du Palais Omnisports de Bercy)

La TGB 'Trrrrrrrrès Grande Bibliothèque" ou Bibiothèque Nationale de France

La Passerelle Simone de Beauvoir, entre la Bibliothèque et le Parc de bercy

Le Centre Pompidou dit aussi Beaubourg

La fontaine aux sculptures de Niki de Saint Phalle

Fontaine dans le Jardin du Forum

Les colonnes Buren au Palais Royal

La Pyramide inversée (Galeries du Louvre)

Les verrières du parc A. Citroën

Les jets d'eau intermittents dans le parc
Voilà ! C'était La Traversée de Paris, version moderne !
J'espère que cela vous aura plu (et que vous n'avez pas trop mal aux pieds!!!)...
Revenez une autre fois, pour un autre voyage, car Paris a plus d'unE tour dans son sac !!!...
19 juin 2008
Un adieu...
... à une amie qui vient de nous quitter.
Une intelligence rare, une générosité extrême, une écoute authentique dont elle avait fait son métier.
Ta famille, tes amis, tes patients ressentent un vide profond que ton chaleureux souvenir saura un jour combler.
Adieu, Marie-Claude.
Découvrez Kathleen Battle!
18 juin 2008
C'est sa Fête (2)
Résumé :
Yport. Un dimanche de beau temps. Une plage bien remplie.Les pompiers, leur camion et les gens debout, les yeux rivés sur le bleu de la mer déserte...
Sur la rive, nous marchons et nous scrutons les flots ... Les minutes passent lentement et dans ma tête, le leitmotiv : "Non, il n'est rien arrivé... NON !"...
Le premier à apercevoir LeMaître est Moreno, le fils de mon amie. "Là !" dit-il en pointant son doigt vers un point qui apparaît à l'extrême gauche de la falaise...
Ouf, il est vivant !
Le nageur, imperturbable, continue sa brasse - dont on dirait de loin qu'elle est immobile ! - sans remarquer les signaux et autres moulinets que nous lui adressons au bord de la plage...
Rassurée cependant, c'est on ne peut plus aimable que je remercie le pompier de sa sollicitude, n'omettant pas de rappeler : "Vous voyez, je vous l'avais bien dit : c'est un excellent nageur !"
Il me rétorque fort justement : "Vous savez, Madame, on peut toujours avoir un malaise et se noyer dans 50 cms d'eau"... Et il ajoute : "Je vais aller lui parler"...
Je suis dans mes petits souliers car je me demande ce qu'il va se passer à présent... Va-ton gronder LeMaître, lui mettre une amende ou lui demander de payer le déplacement???
Je rappelle que TOUTE LA PLAGE a les yeux fixés sur LeMaître... qui a fini par voir et entendre qu'on l'appelait mais qui n'approche toujours pas...
Pendant ce temps, à l'autre extrémité de la plage, un canot pneumatique des Secours de Fécamp approche. C'est le bouquet ! Le fou-rire nous reprend. Tout ça pour mon hippopotame si tranquillement lent et paisible!
Il fait donc une arrivée triomphale sur la plage d'Yport, sortant des ondes, tel Poséidon, escorté du bateau des pompiers -sauveteurs en mer de Fécamp, et attendu par les deux gentils pompiers d'Yport !
Mais pourquoi a-t-il donc mis tant de temps à approcher alors que le pompier l'appelait...
Parce que...
Il essayait de remettre rapidement son maillot de bain qu'il avait enlevé pour nager plus librement au large !!!!
Tout est bien qui finit bien, dans le rire et avec un bon vin pour fêter l'aventure.
MERCI AUX POMPIERS pour leur intervention et MERCI AUX GENS de la plage pour leur sollicitude.
17 juin 2008
C'est sa Fête !...
LeMaître, comme vous le savez, est diplômé es-hippopotamie...
Mais cette fois-ci, le temps d'un week-end, nous étions allés là :
Un hippopotame prend son temps et aime à faire durer le plaisir du bain... LeMaître ne se contente pas de se baigner mais NAGE !!! Et il nage toujours longtemps... Trrrrrrrrrrrrrès longtemps. Je dirai même des heures durant !
Donc, ça c'est lui...
Et ça, c'est moi !
Ceci est juste une mise en bouche, pour vous situer le décor !...
Donc, par une belle après-midi, sur la plage d'Yport, LeMaître annonce qu'il va aller nager... et me laisse son T shirt. . . Il poursuit sur les galets jusqu'au bord de l'eau et là, retire pantalon, chaussettes et chaussures qu'il laisse en tas sur la plage. Sans un frisson - un hippopotame n'a jamais froid - il pénètre dans l'eau transparente qui clapote sur les cailloux gris. Il s'avance difficilement sur les galets puis, après s'être mouillé le cou et les épaules, se jette à l'eau tout de go et trace tout droit dans la Manche...
C'est dimanche, il fait beau et la plage est bien remplie. Mais, comme toujours, il n'y a personne dans l'eau ! Donc, un hippopotame à la mer est une attraction rare !
Pour ma part, je suis ravie d'être avec une amie ; nous papotons et le temps passe allègrement...
Puis, il y a comme un fraîchissement de l'air... En regardant le ciel, j'aperçois un nuage... Un nuage ? Pas exactement !
C'est une brume de terre qui s'avance derrière nous. Elle descend de façon surprenante la falaise et se glisse sur la mer... Sur la mer où je ne vois plus depuis très longtemps le petit point noir qui me sert de repère : c'est là qu'est mon mari !
Première inquiétude. Va-t-il pouvoir revenir ?... La brume s'éloigne de la plage, survolant la mer, découvrant l'immensité si bleue et si profonde et si vide aussi ! Pas de tête brune en vue... Mon amie me rassure : LeMaître va bien finir par se montrer !
Soudain, remue-ménage et crissement de pneus sur la plage derrière nous : Arrivée des pompiers... Tout le monde regarde le beau camion rouge et les deux non moins beaux pompiers qui descendent... Nous aussi.
Un des pompiers arpente la plage; des gens l'appellent, discutent et montrent la mouvante étendue , puis... désignent le tas de vêtements que leMaître a laissé...
Mon Dieu, Mon Dieu, je comprends tout... C'est LeMaître qu'ils cherchent ! Que penser ?, que dire ? que faire ?...
A vrai dire, je suis partagée entre l'angoisse de l'attente, la colère qu'il ne soit pas encore revenu : il y a près de deux heures qu'il s'est lancé à l'eau et la honte... Ben oui ! la honte... A présent, tout le monde est debout pour scruter la Manche et discuter de ce qui se passe... Le pompier palpe les vêtements du Maître... Je suis pétrifiée...
Il va falloir que j'aille dire que c'est mon mari qu'on cherche.. Et mon amie me dit lâchement : "tu y vas toute seule, je ne te connais pas!"... Un fou rire nerveux nous prend et je dois me calmer avant d'aller... d'une allure dégagée et confiante dire d'une façon détachée et souriante que c'est mon petit mari qui inquiète tout le monde...Mais qu'il ne faut pas s'en faire, c'est un excellent nageur qui tient les longues distances, qui a une grande habitude de l'eau FROIDE, qu'il est coutumier de se baigner dans les lacs de montagne et que, donc, il va réapparaître incessamment sous peu et que excusez du dérangement mais je n'ai rien demandé...
OUF, c'est dit !
Les gens qui ont appelé les pompiers sont un peu gênés et disent qu'ils croyaient qu'il était tout seul et qu'ils ne le voyaient pas revenir... Je souris bêtement à la ronde pendant que ma copine se marre... Le pompier dit qu'il va regarder le long de la plage et je le remercie parce que... Et bien parce que je veux y croire de toutes mes forces qu'il va revenir, LeMaître ! mais que, au fond de moi, j'ai toujours un petit peu peur... Il ne connaît pas DU TOUT cet endroit (moi, non plus !), il y a peut-être des courants... il a peut-être eu un malaise... Mais pourquoi il ne revient pas ? Hein, pourquoi ?...
Là-dessus, le mari de la copine arrive avec hâte et précipitation et dit d'un ton sinistre : "Quand j'ai vu les pompiers, j'ai tout de suite su que c'était pour leMaître"...
C'est pas lui qui va me rassurer !!! Il faut dire que LeMaître a plusieurs fois frôlé l'accident "définitif"en montagne et qu'il a déjà donné des sueurs froides au copain en question...
Et nous voilà partis arpenter , qui, la plage, et qui, le bord de l'eau, dans l'espoir de le distinguer sur l'eau ou de le voir revenir sur les galets parce qu'il sera sorti plus haut en amont... J'avoue que je n'en mène pas large sous mon allure vaillante et calme et que j'ai la gorge serrée!...
LA SUITE au prochain billet !
Pour vous faire patienter, voici LeMaître... ... ... un BEAU pompier !
15 juin 2008
Un père. Le nôtre.
Merci, papa, pour les "histoires inventeuses" !...
Tableau de Glen W Hill.
En souvenir du temps de notre enfance, une image sur le blog de Maman, trouvée ICI , pour toi.
Brunette, LeFils, Blondine
14 juin 2008
Les couleurs de la Vie
Coloriage sur la toile : Des coquelicots de toutes les couleurs et mille autres fleurs pour Anna et tous les autres...
...Tous les autres enfants atteints d'une tumeur, qui passeront encore cet été à l'hopital (pour certains en chambres stériles et coupés du monde durant plusieurs semaines ).
Grâce à Christine Géricot (professeur d'arts plastiques à l'Institut Gustave Roussel de Villejuif), voici une oeuvre magnifique signée d'Anna, 12 ans.
La première oeuvre à colorier en ligne que vous proposent les étudiants du projet "Gift'ITI" qui ont à coeur d'offrir à ces jeunes enfants malades, un été en couleur ! Un peu d'évasion dans leur quotidien, servie par des lecteurs de DVD portables que VOUS, NOUS, pouvons leurs offrir.
Pour le coloriage sur la toile (une zone de coloriage au choix + un don de quelques euros seulement)d'un clic ici: Un simple geste pour nous, un si merveilleux cadeau pour eux!
Pour une vie en couleur et pour en savoir plus c'est par ici.
***
Merci de faire connaître si vous le pouvez, ce projet très concrètement via votre blog. Prochainement, d'autres oeuvres magnifiques réalisées par ces enfants seront proposées au "coloriage".
10 juin 2008
Le torchon brûle !
S. O. S : COUPLE EN CRISE
Cela devait arriver !... J'ai eu un ultimatum !
"Mais qu'est-ce que tu f*** toujours fourrée devant ce p*** d'ordinateur à la c** ! M**** à la fin !..."
Ouh, là ! Il est un peu énervé le Monsieur... L'est pas poli, le Monsieur... Il est juste un peu délaissé le Monsieur...
Bon, faut comprendre... je vous ai parlé de la lessive, mais j'ai pas montré ça :
ni ça !!...
Ni ça !!!...
Je suis grillée !
Et comme un petit clic vaut mieux qu'un grand choc... (SOS, femmes battues, bonjour !)
ou pire...
je vous dis :
PAUSE
Mais si je ne suis pas revenue avant huit jours : PREVENEZ LA POLICE !
*** Au cas où les dépourvus d'humour passeraient par là... ceci est une aimable plaisanterie : je ne risque rien à traîner encore un peu ici, seulement une soupe à la grimace !
Mais, chuuuuuut, laissez-moi du temps pour LUI préparer SON anniversaire !
08 juin 2008
Dimanche en chanson
Juste pour vous, si vous le voulez bien.
Découvrez Anne Sylvestre!
07 juin 2008
Lavoirs et lavandières
En écho à certains souvenirs de mes amies,
ces images que nous partageons dans nos mémoires.

Le lavoir de Mareil - Marly (Yvelines)
Le lavoir de Goulven (Finistère)
Le lavoir de Groix (Bretagne)

Le lavoir de Hautvillers (Champagne)
Celui d'Antibes (Alpes Maritimes)


Et le fameux savon.
Les lavandières :

de Pissarro
de Deyrolle
de Monet
NB : Toutes ces photos ont été trouvées sur le Net. MERCI le Net !
Et un petit poème coquin de Victor HUGO
Sachez qu'hier, de ma lucarne,
J'ai vu, j'ai couvert de clins d'yeux,
Une fille qui dans la Marne
Lavait des torchons radieux.
Je m'adossais contre un pilier
Puis je lui dis "O Lavandière"
Blanchisseuse étant familier
La blanchisseuse gaie et tendre
Sourit et, dans le hameau noir
Au loin, sa mère cessa d'entendre
Le bruit vertueux du battoir.
Je m'arrête. L'idylle
est douce
Mais ne veux pas, je vous le dis,
Qu'au delà du baiser on pousse
La peinture du paradis.
05 juin 2008
Corvée de linge...
Version ados, c'est à dire, 13 - 27 ans...(plus, pour certains, je sais...)
Je ne parle pas de la lessive, ce n'est pas très difficile d'appuyer sur le bouton de la machine : les instructions sont au-dessus !
Par contre, mettre son linge DANS la machine est plus difficile; il faut se baisser et se saisir de toutes ces petites choses dégoûtantes qui jonchent le sol de la chambre...
Solution : mettre régulièrement (chaque soir, par exemple) le linge du jour DANS LE sac à linge
Curieusement, le sac à linge est toujours fort loin ou... introuvable !
RE-solution : un sac à linge pour chacun et dans LEUR chambre ! (Pas gagné, mais c'est mieux !)
Le sac à linge du Fils :
(Vide ! Normal, il en remplit un autre, ailleurs... qu'il rapporte encore souvent chez Maman...
Le sac à linge de Blondine :
(Une Blonde de presque 20 ans ne porte que des sous-vêtements ultra-légers et se salit très peu ! Voyez...)
Et quand on se marie, on emporte son sac à linge ! Voici pourquoi je ne peux pas vous montrer le sac de Brunette !
C'est ce modèle mais j'y ai brodé en grandes lettres beige sur l'écru " LINGE " (ben oui, j'allais pas écrire "pain", z'êtes bêtes !)
Les sacs ont été achetés dans la Boutique de Monique Lyonnet : La Croix et la Manière, 36, Rue Faidherbe, 75011 Paris
JOUR DE LESSIVE
je suis parti ce matin même
encore saoul de la nuit mais pris
comme d'écœurement suprême
crachant mes adieux à paris
et me voilà ma bonne femme
oui foutu comme quatre sous
mon linge est sale aussi mon âme
me voilà chez nous
ma pauvre mère est en lessive
maman maman
maman ton mauvais gâs arrive
au bon moment
voici ce linge où goutta maintes
et maintes fois un vin amer
où des garces aux lèvres peintes
ont torché leurs bouches d'enfer
et voici mon âme plus grise
des mêmes souillures – hélas !
que le plastron de ma chemise
gris,rose et lilas
au fond du cuvier où l'on sème
parmi l'eau la cendre du four
que tout mon linge de bohême
repose durant tout un jour
et qu'enfin mon âme, pareille
a ce déballage attristant
parmi ton âme - ô bonne vieille
repose un instant
tout comme le linge confie
sa honte à la douceur de l'eau
quand je t'aurai conté ma vie
malheureuse d'affreux salaud
ainsi qu'on rince à la fontaine
le linge au sortir du cuvier
mère, arrose mon âme en peine
d'un peu de pitié
et lorsque tu viendras étendre
le linge d'iris parfumé
tout blanc parmi la blancheur tendre
de la haie où fleurit le mai
je veux voir mon âme encore pure
en dépit de son long sommeil
dans la douleur et dans l'ordure
revivre au soleil
GASTON COUTE (1880 - 1911)
03 juin 2008
Ainsi font font font...
...Les petites marionnettes !

Marionnettes à doigts de Colombie en laine. (Commerce Equitable)
Rappelez-vous... le Vide-Grenier ! J'en ai parlé ICI
J'ai acheté le Loup et les trois petits Cochons !
Et puisqu'on parle tricot, voici le premier ouvrage tricoté pour le futur bébé de Brunette : un petit manteau à capuche et pompons !
UN
ENFANT
Jacques Brel
Un enfant
ça vous décroche un rêve
ça le porte à ses lèvres
et ça part en chantant
Un enfant
avec un peu de chance
ça entend le silence
et ça pleure des diamants
Mais ça rit
à n'en savoir que faire
et ça pleure
en nous voyant pleurer
ça s'endort
de l'or sous les paupières
et ça dort
pour mieux nous faire rêver
Un enfant
ça écoute le merle
qui dépose ses perles
sur la portée du vent
Un enfant
c'est le dernier poète
d'un monde qui s'entête
à vouloir devenir grand
Et ça demande
si les nuages ont des ailes
et ça s'inquiète d'une neige tombée
ça croit que nous sommes fidèles
et ça se doute
qu'il n'y a plus de fées
Mais un enfant
et nous fuyons l'enfance
Un enfant
et nous voilà passants
Un enfant
et nous voilà patience
Un enfant
et nous voilà passés
Découvrez Jacques Brel!
02 juin 2008
Comment être...
... une grand-mère indigne !
Sylvie, dans La vieille dame indigne, film de René Allio
Offrez un cadeau de ce genre, par exemple !
Jeanne était au pain sec...
Jeanne était au pain sec dans le cabinet noir,
Pour un crime quelconque, et, manquant au devoir,
J'allai voir la proscrite en pleine forfaiture,
Et lui glissai dans l'ombre un pot de confiture
Contraire aux lois. Tous ceux sur qui, dans ma cité,
Repose le salut de la société,
S'indignèrent, et Jeanne a dit d'une voix douce :
- Je ne toucherai plus mon nez avec mon pouce ;
Je ne me ferai plus griffer par le minet.
Mais on s'est récrié : - Cette enfant vous connaît ;
Elle sait à quel point vous êtes faible et lâche.
Elle vous voit toujours rire quand on se fâche.
Pas de gouvernement possible. À chaque instant
L'ordre est troublé par vous ; le pouvoir se détend ;
Plus de règle. L'enfant n'a plus rien qui l'arrête.
Vous démolissez tout. - Et j'ai baissé la tête,
Et j'ai dit : - Je n'ai rien à répondre à cela,
J'ai tort. Oui, c'est avec ces indulgences-là
Qu'on a toujours conduit les peuples à leur perte.
Qu'on me mette au pain sec. - Vous le méritez, certes,
On vous y mettra. - Jeanne alors, dans son coin noir,
M'a dit tout bas, levant ses yeux si beaux à voir,
Pleins de l'autorité des douces créatures :
- Eh bien, moi, je t'irai porter des confitures.
Victor Hugo
L'Art d'être Grand- Père


































































