En bateau, Lakevio !

25 mai 2017

Ascension... dans les arbres !

 

Pas de repos pour Api et Mamette !

On enchaîne Ecosse, Paris pour l'anniversaire du Fils, Bourgogne pour garder la tribu parodienne... Mais quel bonheur de raconter, puis d'écouter, de se promener sous le soleil, jardiner, courir, escalader... Mal aux jambes, nous ?...

Parce qu'on a des jambes ?...

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Bonne fête et peut-être bon "pont" de l'Ascension.

 

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23 mai 2017

Scottish atmosphere

 

Du gris

Edinburgh Castle

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L'Hotel Balmoral et sa célèbre horloge qui avance de deux minutes

afin que les clients ne ratent pas leur train (la gare  se trouve juste en dessous)

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Depuis le North Bridge, Calton Hill.

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 Sur le royal Mile (Old Town) 

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St Giles Cathedral

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Croix celtique, Place du Château

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 Calton Hill et le Château de la reine, Holyrood Palace.

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 Holyrood Park

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Du bleu,

comme le drapeau de l'Ecosse flottant au vent qui chasse les nuages.

 

 Statue de Livingstone et monument à Walter Scott

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 Vue sur Old Town depuis Princes Street Gardens

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Sur le Royal Mile, bière, whisky, tartans et kilts à gogo sans oublier Nessie du célèbre lac...

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Depuis Calton Hill, vue sur Arthur's Seat dans le Holyrood Park (culminant à 250 m)

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Vue sur la ville et le château d'Edimbourg dans la vieille ville. 

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et l'estuaire, à trois kilomètres.

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En résumé : une ville qui a du cachet, mi-capitale, mi-ville provinciale.

Un superbe dépaysement.

 

 

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22 mai 2017

Lundi 59

Danielle Richard 4

 

Douze ans ! A cet âge, on ne traîne pas encore au lit à longueur de matinée. Elle avait l'habitude depuis longtemps de se lever de bon matin, sachant qu'elle serait la première à ouvrir les battants de bois puis la porte vitrée pour avoit tout à elle la prairie et le paysage. Elle venait là depuis qu'elle était toute petite, lorsque ses parents avaient acheté la bergerie et l'avaient radicalement transformée en un lieu douillet de vacances. Elle n'aimait pas l'intérieur, trop neuf, trop pratique, trop "pour de faux". Mais elle aimait les vieux murs extérieurs. Elle ouvrait donc les battants et espéraient toujours qu'il y aurait les petits moutons dans le pré. Parfois ils y étaient vraiment parce que, non loin, vivait encore André, le vieux berger dans une maison incommode. Mais la plupart du temps, c'est son imagination qui les amenait. Enfin, ce qu'elle aimait, c'était l'espace, le grand champ à l'herbe couchée par le vent parfumé des fenaisons ou des moissons. Ce qu'elle aimait, c'était la fraîcheur, l'air neuf qu'elle respirait à grands coups. Ce qu'elle aimait c'était les grands arbres au bout de la propriété qui cachaient la route et le village en contre-bas. Elle écartait les bras et prenait son envol jusqu'au noyer dont elle caressait et pressait le tronc sous sa joue. Puis elle remontait lentement, cueillant et suçant une herbe, contemplant la bergerie ancienne et s'imaginant bergère à puiser l'eau au puits et chercher le fagot de la première flambée comme elle l'avait vu faire par André, le berger... Elle rentrait. Il n'y avait qu'à appuyer sur le bouton de la machine préparée la veille pour lancer le café. Elle songeait à la vieille cafetière émaillée si sale dans la maison voisine tandis qu'elle installait le petit déjeuner de la maisonnée. Elle avait plaisir à le faire sachant que son père aurait ce petit coup d'oeil appuyé et ce sourire chaleureux en la remeciant. Puis elle sortait encore pour faire de la balançoire en attendant le réveil de ses parents. Il était bien rare que ses frères descendent avant eux...

 

Irène est descendue. La table est mise, le café embaume. Irène pense une fois de plus que sa dernière est vraiment une gentille petite fille. Elle va jusqu'à la porte-fenêtre entrouverte : la balançoire est immobile. Elle attend un instant que la tête de la brunette surgisse du fond du pré. En général, Coline arrive dès qu'elle voit un de ses parents. Mais il n'y a que le silence et le frissonnement des grands arbres. Irène retourne à la table, se verse un verre de jus d'orange et un bol de café, beurre quelques tartines. Coline aura faim ; elle aime bien voir que sa mère pense à elle. Claude est descendu à son tour. Il cherche sa fille des yeux et interroge du regard sa femme qui hausse un peu les épaules... Ils entament le petit déjeuner. Mais soudain Claude se lève,l'absence  de  Coline lui pèse; il va la chercher. Il a fait le tour de la maison ; il ne l'a pas trouvée. Irène monte à la chambre de sa fille. C'est inhabituel mais Coline pourrait être fatiguée... Claude est allé voir dans l'appentis si le vélo y était ; il n'a pas bougé. Il court maintenant jusque chez André tandis qu'Irène prend la voiture sur la route du village... André la voit passer depuis les champs ; il pense qu'il est bien tôt pour les courses... En revenant, il tombe sur Claude. Non, il n'a pas vu la petite. Il n'y avait personne sur la route que le bêlement des moutons, le jappement de quelques chiens... Irène est rentrée inquiète, tremblante. Coline ne s'est pas montrée. Avec Claude, André et les garçons, ils ont arpenté les champs, les routes et les bois. Le soir, des villageois sont venus avec des lampes de poche et les gendarmes qui avaient dit d'attendre la journée se sont enfin montrés...

 

Irène est seule dans la maison. Elle est assise sur les marches, les battants de la bergerie sont poussés et la porte-fenêtre aussi. Il est encore tôt dans l'année et le froid du matin se glisse par la porte ouverte. Il y a maintenant trois ans qu'elle attend Coline chaque week-end, été comme hiver. La disparition a eu raison de son mariage ; Claude s'occupe des garçons qui sont étudiants maintenant et n'ont plus vraiment besoin d'elle. Tandis que sa petite, si elle revient, - quand elle va revenir ! - elle aura besoin de sa maman... André a fermé sa porte. L'affaire l'a beaucoup tourmenté car il a longtemps été sur la sellette. Au village, on la plaint. Le mystère reste entier. On a sondé les étangs, les rivières, les fossés. On a fouillé les maisons, les granges, les remises et dépendances. On a interrogé le facteur, les saisonniers, les rouliers. On a placé des affiches sur les arbres, les poteaux et les murs. Des messages ont été passés dans le journal et à la télé... Irène attend en frissonnant sur les marches, jusqu'au soir, jusqu'à ce qu'il fasse noir dans la maison, noir sur la prairie. Alors, parfois, on entend dans la nuit, résonner un grand cri :

- Coline!

 

© Lakévio

 

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20 mai 2017

Soleil du matin

 

 

Danielle Richard 4

 

Danielle Richard

 

Tiendra-t-il jusqu'à lundi ?

 

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16 mai 2017

Ecosse, écossez, écossais...

 

ecossais

 

Une virée au Marché Saint-Pierre ?...

Souvent ! Mais ce n'est pas là que je vais acheter du tissu écossais.

C'est directement à Edimbourg.

See you soon !

 

 

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15 mai 2017

Lundi 58

 

aldo baldwin

 

IL

A présent il guettait sa venue. Tous les jours, vers cinq heures, elle apparaissait de nulle part, fatiguée. On voyait qu'elle avait marché. Elle venait s'asseoir et commandait un thé. Dès le premier jour, il l'avait remarquée. ce n'était pas encore la grande saison et puis, elle était si blonde, si blanche, si classe... Un dame de cinéma... Pas comme celles d'aujourd'hui, non. Un peu comme ces films d'autrefois que sa mère lui avait montré avec la grande dame de Monaco... Comment s'appelait-elle ?... Cela lui était revenu : Grace Kelly. Il avait donc surnommé l'inconnue "Grace". Elle n'était pas américaine, pas italienne non plus. Elle était française. C'était toujours lui, Aldo, qui venait la servir. Depuis qu'il avait vu son front pâle, ses yeux tristes, il s'était épris de sa "Princesse Grace". Cinq fois elle s'était posée là, au café sous les arcades. Et il n'avait rien fait de mieux que lui apporter son thé, en s'attardant un peu en déposant la tasse et versant le breuvage. Ils n'avaient échangé que deux mots : "merci" et "prego" mais il avait vu son beau visage. Depuis combien il avait envie de toucher ses cheveux d'or, de l'enlacer, de la consoler de cette douleur qu'elle portait dans ces gestes lents et sur son lumineux visage. Mais il ne savait rien de la belle inconnue.

La première fois, il avait songé à une dispute, un chagrin d'amour ; elle avait tellement l'air d'attendre quelqu'un... Elle regardait souvent l'hotel sous les arcades en face et il espérait presque qu'il sortirait un jour un de ces types superbes, bronzés, musclés... "Ma chérie, pourquoi me fais-tu cela. rentrons s'il te plaît"...  Personne n'était venu. Pourtant il l'espérait pour elle et le redoutait pour lui. Il était bel homme aussi, charmeur comme un italien, l'oeil noir dans un visage fin. Un peu maigre, aurait dit sa mère. Mais il avait belle prestance. Elle ne le voyait pas.  Lui se rendait bien compte que lorsqu'elle souriait, elle avait le sourire tourné vers l'intérieur...

Demain était son jour de congé et peut-être qu'après-demain, la chaise en terrasse resterait vide... Il fallait qu'il ose. Qu'il lui propose de l'accompagner dans sa visite de la ville. Il y avait pensé. Il avait ses entrées au Palazzio Lercari, il pouvait lui proposer la visite...

 

 

 ELLE

Voici mon petit rendez-vous quotidien avec les souvenirs... Je l'ai retrouvée immédiatement cette petit place avec son hôtel caché sous les arcades. Malgré la douleur, j'avais besoin de revenir. Reprendre vie à la source... Quand Dominique m'a quittée, je me suis heurtée aux murs. Physiquement. J'ai vraiment cogné ma tête sur le mur. C'était tellement impensable ! Je ne m'attendais pas... J'aurais dû comprendre que la politique l'avalerait. Je ne voulais pas être avalée avec. Je voulais être la première ! Lui, il cherchait un carnet d'adresses, des... tremplins !...

Il faut que j'arrête de me torturer. J'ai un objectif : me laver de tout ça. Mes amis m'ont conseillé un voyage. Ils voulaient m'emmener très loin mais l'idée a surgi, s'est finalement imposée. Je partirai, mais seule. Avec la décision est venue la destination.

Je me sens bien ici. Un peu lasse et meurtrie mais calme et libre. Je suis en vacances dans mes souvenirs d'Italie... J'ai passé trois ans de ma vie ici ! En fait, j'en ai peu de souvenirs. Si, les odeurs... Chaque lieu a son odeur. Cette place en a une. Et puis il y a l'agitation autour de moi, le langage des mains, le belle langue qui roule. C'est comme un bain, une plongée dans l'indistinct et qui pourtant vous touche parce que vous l'avez déjà vu, entendu...  Les arcades m'ont sauté à la mémoire, sans doute à cause des photos. Je me suis soudain rappelé le jet d'eau sur les pierres de la cour, combien j'avais été fascinée par ces gouttelettes et les rigoles entre les pierres et le laveur qui sifflotait. Un souvenir vif et brillant comme l'eau qui gicle et j'ai souri parce que j'ai compris pourquoi j'étais venue ici...

Je n'ai pas encore osé entrer dans l'hôtel. Je le regarde. La façade est intacte ; l'entrée me semble un peu différente mais c'est normal après tant de temps ! Je pense que je vais m'installer là, au moins quelques temps avant de chercher un appartement. Je suis sûre que cette ville sera féconde pour moi. Je ne leur dirai pas que j'ai déjà vécu dans ces murs. Je ne leur dirai pas que j'y ai passé trois ans de ma vie. J'admirerai ce qu'ils en ont fait et je les remercierai de m'offrir ce refuge, plus, cette possibilité d'un retour à moi-même. Je suis née à Beyrouth et je n'avais que six semaines lorsque mes parents ont fui le pays. C'est ici qu'ils ont été accueillis. Et j'avais à peine quatre ans lorsque nous sommes repartis pour Paris.

Entre temps, j'ai vécu et eu mes premiers souvenirs dans cet hôtel, qui appartenait alors à mon grand-père, Charbel Karam-Cenutti, italo-libanais...

 

© Lakévio

 

 

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13 mai 2017

Le voyage en Italie

 

aldo baldwin

 Aldo Baldwin

 

Rentrez lundi !

 

 

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12 mai 2017

Robes de mai

 

Trois robettes pour mes princesses qui seront de vert vêtues...

robe mai 91

robes mai 89

robe mai 86

robes mai 88

 

 

D'après le patron Eliette de Citronille.

patron Eliette citronille

Coupon de toile coton mélangé

(la couleur véritable est plus près de la troisième photo. C'est vert, sans aucun doute !)

 

 

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10 mai 2017

Il est temps

 

de s'offrir des fleurs

Georges Clausen apple-blossom

Georges Clausen 97

georges clausen 86

georges clausen 64

Georges Clausen PMP121

 

en attendant les lendemains qui (dé)chantent...

 

Merci à Georges Clausen, peintre et graveur britannique (1852-1944)

 

 

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08 mai 2017

Lundi 57

harold harvey

 

Qu'avait bien pu devenir Denise ?...

Depuis qu'il avait retrouvé, à l'occasion de son déménagement, ce petit tableau de son oncle Gaspard, Pierre se sentait humilié d'être ainsi taraudé par la question.

A l"époque on l'appelait encore Pierrot et c'était la dernière année qu'il portait des culottes courtes. C'était peut-être cela qui avait fait surgir ce sentiment d'humiliation. Les culottes courtes ! Comment être pris au sérieux quand on vous appelait Pierrot et que vous portiez des culottes courtes ! Pourtant ses sentiments étaient sérieux. Il était amoureux de sa voisine...

 ***

 - Denise, si tu suis les Moreau en promenade, couvre-toi, il fait encore frais ! N'ôte pas ton écharpe et ne marche pas pieds nus dans l'herbe !

Ils avaient roulé jusqu'aux premières pentes tachées de blanc et de jaune. Les parents, son oncle et sa jeune tante, s'étaient installés au soleil pour pique-niquer. Il leur avait été interdit de courir pour ne pas avoir un chaud et froid ; l'air était encore frais. Georges, Catherine et Florence s'étaient jetés sur les fleurs et Denise leur avait montré comment les cueillir avec une longue tige. A présent, c'était un concours entre eux. Pierre s'éloigna puis, contemplant la pente il eut une idée : se coucher et rouler, rouler tout en bas. C'était un dimanche ordinaire et lui se sentait tiraillé entre l'enfance et l'avenir. Il opta pour le jeu. L'herbe était fraîche et douce. Lorsqu'il se releva, en haut de la colline, les trois petits le montraient du doigt en riant et Denise souriait sous son béret. Il avait douze ans et Denise était son aînée de deux années. Tout ce que faisait ou pensait Denise était important. Pierre eut peur qu'elle se moque. Aussi décida-t-il de fanfaronner. Il remonta en courant et demanda : "Qui me suit ? C'est fabuleux !" Et il regarda Denise dans les yeux. Déjà un bouquet d'enfants dévalait en écrasant les hautes herbes. Denise ne bougeait pas. Aussi Pierrot s'allongea à nouveau et redescendit. Il entendait les trois gosses rire et ahaner pour remonter. Il resta allongé quelques secondes contemplant le ciel et allait se relever quand il fut violemment bousculé par un des enfants qui avait déboulé. Il pestait et repoussait le corps lourd dont il avait failli avoir une sandale dans la figure quand il réalisa que c'était Denise qui riait à perdre haleine. Il s'assirent et se regardèrent longuement le temps que sa colère s'en aille et que le rire cesse.

- Tu as raison, c'est fabuleux ! Je n'ai jamais fait ça, tu sais !

- Pas possible ! Tu n'es jamais allée sur les pentes?

- Nous n'avons pas de voiture et je suis fille unique...

- Viens. Regarde, cette pente est encore mieux.

Pierre voulait l'éloigner des petits pour n'avoir ce moment qu'à lui. Ils grimpèrent donc la colline d'en face. La mère criait de ne pas s'éloigner mais Pierrot tenait la main de Denise et avec elle défiait la montagne. La pente nouvelle était raide. Se souvenant qu'il avait failli revevoir un pied sur le visage, il décida qu'ils enlèveraient leurs chaussures. Et ils roulèrent, l'un à côté de l'autre, puis l'un sur l'autre. C'était fabuleux.

Enfin, ils s'assirent, essoufflés. On n'entendait presque plus les cris des petits de l'autre côté. Pierre remarqua que leurs respirations s'accordaient. Il s'allongea pour savourer ce pur moment de bonheur. Il aperçut les fleurettes autour d'eux. Sa main chercha à en cueillir une, puis il vit la fleur de pissenlit. Il la lui tendit.

- Souffle !

Denise se pencha un peu pour souffler. Puis elle resta au-dessus de son visage. Son foulard frôlait le cou de Pierrot. Il en saisit les pans et attira la tête de Denise contre lui. Elle le laissait faire. Ils avaient le regard plongé dans les yeux de l'autre. Pierre sentait quelque chatouillement délicieux dans son corps et son coeur battait tant qu'il espérait que Denise ne l'entendrait pas. Elle était sérieuse, à peine rosissante. D'un mouvement léger, elle posa ses lèvres sur celles de Pierrot. Juste un instant. Et ça, c'était plus que fabuleux. Puis elle se releva.

- Il faut y aller !

Mais avant de remonter. Elle prit la main de Pierre et la posa sur sa poitrine naissante. Le garçon crut défaillir. Il rougit et pour masquer sa honte, monta le premier ramasser les chaussures restées là-haut. Au pique-nique, il n'osait plus regarder Denise. Quelque chose lui était arrivé de... d'électrique! Il avait envie de recommencer mais il était au milieu de sa famille et il mourait de honte.

 ***

 

Pierre savait qu'il avait songé longtemps à Denise. Curieusement, ils n'étaient plus partis en promenade ensemble ou alors il ne se rappelait pas bien. Ils étaient en pension. Lui, chez les Frères, elle chez les Soeurs. Il n'avait aucun souvenir des vacances suivantes. Enfin, pas de Denise. Mais de... comment s'appelait-elle, la fille du bord de mer ?... Paulette ? Bernadette ? Yvette ?...

Qu'avait bien pu devenir Denise ?...

 

 © Lakévio

 

 

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06 mai 2017

Garder l'esprit bucolique

 

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Harold Harvey - Cornish children 

 

Au moins jusqu'à lundi !

 

 

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05 mai 2017

Perplexe

 

Et ne me demandez pas pourquoi !...

Shiori Matsumoto artiste japonaise

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Sur des toiles de Shiori Matsumoto, artiste japonaise née en 1973.

 

 

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04 mai 2017

Bulbes de printemps

 

Il est extrêmement rare que je fasse du jardinage ! Je me suis contentée de remettre mon olivier dehors puisque les échafaudages sont enfin partis. je ne sais s'il aura supporté... Sur quinze micro-citronniers (j'avais bien réussi mes semis !) il en reste trois !... Et l'avocatier me fait pitié.

Donc, mes bulbes... sont autres ! Ceux que ma fille a bien voulu partager depuis la Russie ! Vous vous en contenterez.

J'avoue : la flemme m'a prise et devant l'avalanche de milliers de photos - toutes très belles - ( je sais, je vous appâte ) - qu'elle a rapportées, je n'ai pas le courage de composer des billets (c'est LeGoût qui va être content, visionner ma page ne lui bouffera pas sa "bande passante" !...) Trop de sollicitations et préparations diverses...

Mais voici quelques merveilles...

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La cathédrale du Christ-Sauveur

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Il y a plus de six cents églises de confessions chrétiennes à Moscou. Jusqu'en 1917, il y en avait environ 1600 ! Depuis 2011, le Patriarcat de Moscou et le maire Vladimir Resin ont un programme pour reconstruire les quelques deux-cents églises détruites pendant l'ère soviétique.

 

A Saint-Petersbourg : la Cathédrale Saint Sauveur du sang versé

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Un tout petit aperçu de ce qu'on peut admirer à l'intérieur d'une église orthodoxe...

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02 mai 2017

Changement de température

 

Lorsque j'étais sous les palmiers,

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Blondine, elle, n'avait que l'émerveillement pour la réchauffer...

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Ne vous fiez pas au ciel bleu, il fait -1° à Moscou ...

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Et il neige à Saint-Petersbourg !

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01 mai 2017

Lundi 56

 

ian ledward 47

 

De la ferme elle pouvait voir en contrebas le tracteur d'Etienne tracer les larges sillons pour les semis. C'était encore matin ; la brume venait de se lever et elle admirait la panoplie de vert et de brun sur la vaste étendue. Elle ne se lassait pas - et ne se lasserait jamais - du passage des saisons sur la terre. A présent, on pourrait entendre dans le creux du fossé le chant du ruisseau lorsque les oiseaux cesseraient de piailler le réveil matinal. Elle avait même vu, hier après-midi, des papillons sur la haie. Elle adorait cette fraîcheur encore âpre à la peau des matins d'avril. La promesse des beaux jours était là, dans le vert tendre des prés, la rosée bue lentement par le soleil, la terre grise, lourde et grasse soulevée par la herse du tracteur, dans les pâquerettes chancelantes du pré et le taillis se teintant de rose... Le tracteur ronronnait. Etienne avait tourné et revenait dans sa direction. Il la vit sur le porche et lui fit un signe de la main. Alors elle toucha son ventre qui s'arrondissait et sourit à son homme bien qu'il ne put voir vraiment son visage. Là aussi il avait semé, là aussi était une promesse...

Victoire était fière de sa grossesse et contente du chemin de sa vie. Heureuse plus que jamais depuis qu'elle avait épousé Etienne. Ce n'était pas gagné d'avance tout ça ! D'abord, parce qu'elle était de la ville. Enfin, même si c'était le bourg d'à côté, c'était une petite ville et elle était la fille du facteur. Celui-ci espérait que sa fille passerait un jour le concours des Postes. Elle avait été pensionnaire au lycée de la grande ville et y avait été bien malheureuse n'étant pas très douée pour les études. Ce qu'elle aimait, c'était accompagner son père sur les routes des villages et chaque été elle n'y manquait. De ce fait, elle connaissait les fermes et la plupart de leurs habitants.

Il y avait ce grand domaine avec tant de dépendances, le tout très bien tenu, appartenant à Ernest Lagrange. Elle en adorait les grandes grilles blanches, les massifs fleuris, les murs rutilants, le cheptel reluisant, astiqué comme cuivre. C'était "Monsieur" Ernest... Il était accueillant ; un petit verre de liqueur était toujours offert au facteur et lorsque Victoire l'accompagnait on lui offrait un biscuit. Elle avait dit un jour qu'elle aimerait bien vivre là. Mais le père avait toussoté et remis sa casquette en place. "Certainement pas, ma fille. On ne sait pas trop d'où leur vient leurs sous aux Lagrange... Sûr que ce n'est pas uniquement de la ferme !..."

Il y avait aussi la charmante ferme de Germain à la sortie du village, sur la hauteur. Elle rappelait un peu les cottages anglais vus dans les gravures des livres de classe. Toute fleurie par Françoise jusqu'au chemin en bord de route et elle avait eu l'occasion de voir une fois cette vue superbe sur la campagne derrière la maison. Elle se rappela que son père lui avait dit qu'elle était tombée amoureuse de la maison avant d'aimer Etienne et c'était vrai ! Elle avait rencontré Etienne au bal du bourg, le 14 juillet, jour de son anniversaire. Elle ne le connaissait pas. Elle lui avait dit : "Cette fête, ces drapeaux, la fanfare, les lampions, les feux d'artifice, le bal,  tout ça, c'est pour moi." Elle savait depuis longtemps que ce n'était pas vrai mais son père lui avait tant raconté la fable! Devant l'air étonné d'Etienne, elle avait vite ajouté, de peur qu'il ne la prenne pour une demeurée : "C'est mon anniversaire aujourd'hui, j'ai dix-huit ans". Alors il avait ri et il l'avait embrassée pour célébrer. Lui avait vingt-sept ans et se trouvait être le fils de Germain et Françoise. Il avait étudié puis enseigné au Lycée agricole avant de revenir à la ferme.

Victoire sortit de son rêve en entendant renacler la machine. Comme si quelque chose s'enrayait. Elle leva les yeux juste pour voir le tracteur bleu se renverser. Il n'en finisssait pas de tomber et elle n'en finissait pas de crier, les poings dans sa bouche. En fait, elle ne hurlait pas. Sa terreur était muette. Elle contemplait l'horreur, s'imaginait l'horreur. Elle n'avait pas la force, pas le temps de courir en bas, de retenir, d'arrêter la machine. Le moteur crachotait toujours. Elle se rendit compte qu'elle se tenait là les yeux fermés comme ses poings. Elle ouvrit les yeux, regarda bien en face la chose de couleur bleue qui haletait sur le flanc au milieu du pré, mit ses mains dans ses poches puis lança à la maisonnée : "Germain, il faut descendre avec Joseph, le tracteur s'est renversé. Je vais appeler le docteur" Déjà les hommes se précipitaient dans la cour. Françoise avait lâché le bol qu'elle essuyait et fusillait dans le dos sa bru qu'elle détestait. Avant de rentrer, elle osa un dernier regard vers la concentration de malheur qu'était le tracteur. Alors elle vit. Elle vit se détacher de la masse bleue un grand gaillard sautillant, boitillant sur la prairie. Elle s'appuya au chambranle de la porte, s'autorisant à trembler et à laisser couler ses larmes : "Mon Dieu, il est vivant !"

En bas, les hommes s'étaient rejoints. Joseph avait arrêté le moteur. Victoire fut reconnaissante de ce silence. Elle se tourna vers Françoise et lui dit :"Il est vivant". La mère recommença à respirer. Elle tendit même une main pour toucher l'épaule de Victoire qu'elle effleura rapidement avant de se tourner bien vite vers son évier. Victoire alla chercher le balai pour ôter les débris du bol. Elle souriait en revenant une main sur son ventre. Dans sa tête, elle chantonnait pour l'enfant à naître : "Ton papa est vivant, petit d'homme !"

 

© Lakévio

 

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Porte-Bonheur

 

On en a besoin !

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Anne Cotterrill

 

Joyeux Premier Mai (malgré tout) et bonne semaine !

 

Le Conte du lundi est en route.

 

 

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29 avril 2017

Un petit tour à la campagne ?

 

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 Ian Ledward

 

Revenez lundi !

 

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28 avril 2017

Mon ami Freud

 

 

La France n'est plus rose

La France est morose

Malgré l'humeur, un peu d'humour...

 

Freud

 

 

L'humour n'est pas antinomique avec la démocratie... elle en est même l'une des conditions... l'absence d'humour, c'est la dictature

( Stéphane Moriou) C'est sur sa page que j'ai trouvé l'image. Je n'ai rien inventé mais mon côté psy a été touché !

 

Bon, ben, bon choix Messieurs, bon choix, Mesdasmes, ou non-choix, comme vous voulez !

 

 

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27 avril 2017

Il a fait le clown

 

Toute sa vie, il a fait le clown.

Un merveilleux clown un peu triste (enfin, moi je les trouve toujours tristes, qu'ils soient "blancs" ou "Augustes" !) mais si talentueux et musicien. Beaucoup se rappellent encore son nom :

GROCK

villa grock - Grock, roi des clowns

Charles Adrien Wettach, dit Grock - (1880-1959)

Fabuleux artiste, jongleur et acrobate, reconnu par ses pairs comme le plus grand clown musicien. Il parlait six langues couramment et jouait de plus d'une vingtaine d'instruments. En soixante ans de carrière au music-hall, il a composé plus de 2500 mélodies. Il eut le malheur de plaire à Hitler qui vint trois fois voir son spectacle et Goebbels lui demanda de donner des spectacles dans les hôpitaux. En 1944, il put fuir et retourner en Suisse. Il sortit ruiné de la guerre et dut reprendre films et tournées. Dans les années 50, il revint en Italie et après des adieux à la piste, mourut dans sa grande villa le 14 juillet 1959.

 

L'escapade italienne, à laquelle nous avaient conviés nos amis,  avait pour but de découvrir sa maison, nommée Villa Bianca en l'honneur de sa fille adoptive, mais que tout le monde appelle à Imperia, la Villa Grock.

Pourquoi ce suisse d'origine s'est-il installé là ? Sa belle-famille vivait à Oneglia et il avait décidé de leur construire une villa dans laquelle il installa sa famille aussi dès 1930. Il faut dire qu'il y avait de la place : pas moins de 40 pièces !

Une partie de la villa a été transformée en Musée du Clown ; les effigies de Grock sont partout. Elle est entourée d'un parc absolument fascinant. On peut visiter ce lieu le lundi après-midi seulement. Comme nous y sommes allés un vendredi, nous n'avons pu voir que l'extérieur du parc et de la villa, d'ailleurs en restauration et restructuration, mais ce fut une étonnante et magnifique découverte à laquelle je vous convie. 

Les beaux palmiers du parc, entourant la pièce d'eau, ont subi malheureusement les attaques des parasites destructeurs des palmiers du Sud !

 

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Sept étages plus la tourelle (comme un mât de chapiteau de cirque)

sous laquelle se trouve une effigie du clown.

 

villa grock musee clown -Gio_Lagorio

 

villa grock imperia italia 88

 

villa grock museo-del-clown-ligurien

 

Une courte vidéo sur le talent de Grock : ICI

Un petit film sur ce fameux clown : ICI

 

 

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25 avril 2017

De l'autre côté

 

de la frontière, c'est l'Italie !

Une très jolie ville, moins touristique que San Remo mais si "italienne" !

 

Imperia (Ligurie)

Imperia est née seulement en 1923, de la réunion de deux villes, Oneglia et Porto Maurizio, seulement séparées par le fleuve Impero, d'où son nouveau nom. C'est le rattachement du Comté de Nice à la France qui en a fait le chef-lieu de la Province du même nom.

 

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