En bateau, Lakevio !

18 août 2018

Soir d'été

 

Je voulais vous montrer un jardin sous le soleil ou bien...  un jardin sous la pluie ! et je me suis rendue compte que cela m'était impossible parce que cela me faisait trop penser à Mab qui nous a été si cruellement enlevée. Je pense que Maky, son mari, doit s'imaginer encore qu'elle est au jardin, sécateur en main, juchée sur l'escabeau... J'ai longtemps imaginé ma mère ainsi, assise sous le cerisier, admirant le bel ordre de ses parterres ou ses rosiers éclatants...

Il faut laisser le temps passer...

Alors, pour l'instant, voici ce moment de paisible éternité.

Tour d-Auvergne 2018

La Tour d'Auvergne - Août 2018

 

Sur une photo de Brunette, ces quelques mots :

 

Soir d'été

Lac immobile

Moment d'éternité

Quand tout se tait

Même les petits enfants fébriles

Devant tant de beauté tranquille.

 

 

 

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15 août 2018

Quand viendra le soir...

 

Bryan Larsen 32

Bryan Larsen 89

 Après m'être enivrée d'azur

Et baignée de soleil...

Bryan Larsen 24

Bryan larsen Deliberation-lg

 J'irai regarder les étoiles,

Je rêverai à ton ciel...

Bryan Larsen 82

Bryan Larsen 11

 Je recevrai le baiser de la nuit

Comme douceur de miel...

 

Merci à Bryan Larsen, pour cette brillante interprétation de l'été.

Bryan Larsen photoportrait

Artiste américain contemporain, (1975 - Salt Lake City).

Peintre romantique réaliste et futuriste, à vision positive.

 

 

 Belle Fête de l'Assomption à tous

Assomption de la Vierge Marie - Vitrail de leglise Saint Boniface de Burnhaupt le Haut

 Vitrail de l'église Saint-Boniface de Burnaupt-le-Haut - Haut Rhin - Alsace

 

 "Couronnée d'étoiles, la lune est sous tes pas

En toi nous est donnée

L'aurore du salut."

 

Bonne fête aux Marie.

 

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11 août 2018

A regarder en chaise longue...

 

Longues sont les journées d'été où on attend la fraîcheur du soir. Longues les ombres alors que le soleil darde ses rayons empoussiérés sur la ville. Ombres des persiennes sur le trop chaud divan de la sieste prolongée.

Après les ombres de l'hiver sur le sol neigeux, voici les ombres de l'été au coeur de l'étouffante cité...

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koen van der broek diagonale compositie

koen van der broek village park

 

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koen van der broek 3

Koen van der Broek_Bloomsbury_2015_sm0

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Oeuvres de

Koen Van der Broek

koen van der broek artiste belge

artiste peintre contemporain, né en 1973 en Belgique.

 

 

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04 août 2018

Fracas

 

Il est d'autres aventuriers de la mer. Les aventuriers immobiles. Ceux qui restent sur la rive, le pinceau à la main...

ruo li peintre chinois

Ruo Li est né en 1954 à Hunan en Chine. Après avoir fréquenté l'école des métiers d'art de l'industrie légère , il a ensuite été accepté dans la prestigieuse Académie des Beaux-Arts de Guangzhou . Il a enseigné en Chine mais un voyage aux USA changera son destin. Il est installé depuis 1989 en Californie. Les oeuvres que vous allez voir montrent donc des rivages américains. Voici ce que dit Ruo Li de son art :

"La peinture est un art du temps et de l'espace. Il montre un moment spécial d'un sujet. Dans notre vie réelle tout est constamment en mouvement et en mutation. Comment capturer le plus beau moment d'un sujet est un défi permanent et un objectif pour un artiste. "

 

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 Apaisement

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02 août 2018

Escapade en Normandie

 

Alors que je suis sous le soleil (de plomb) de la Méditerranée, je pense que j'aurais bien aimé la douceur de l'air normand...

nicolas odinet 81 

De café en restaurant...

nicolas odinet 5

 

Et de pliant en chaise longue...

Nicolas Odinet,(1953-

Nicolas Odinet secrets dinterieur-

nicolas odinet transat_rouge

 

 

Un peu de shopping !

nicolas odinet 12

 

 

Et la promenade du soir.

Nicolas odinet 124

 

 

Merci à Nicolas Odinet,

peintre normand

 

 

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31 juillet 2018

Au revoir, Mab

 

 

Fenêtre sur l'Eternité

stanislas zhulovsky

Stanislas Zhulovsky

 

Bon repos, Mab, au jardin éternel.

 

 

 

 

 

 

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30 juillet 2018

Conte du lundi 118

 

sally-rosenbaum-thoughts-to-myself

 

Ø

 

Vincent,

Sache que je te hais ! Parfaitement, je te hais ! Je n'aurais pas cru que tu serais capable de m'humilier autant, de me faire traiter de menteuse, geignarde, la critique aux lèvres en permanence... J'ai peut-être parue dure à maints égards, jadis, mais tu sais très bien que j'étais dans la vérité. Tu es et tu restes un fainéant, un tire-au-flanc, un lézard, une limace, un vaurien. Année après année j'appréhendais l'arrivée dans les lieux à cause de l'état dans lequel tu les laissais avec ta bande d'amis plus tarés les uns que les autres. Année après année, depuis dix ans maintenant, j'écrivais cette lettre fâcheuse et exaspérée. J'ai bien du mal à changer et cependant...

L'herbe du pré rasée de près, la grille et les persiennes repeintes, la serrure huilée, le linge lavé et rangé, la vaisselle faite, le ménage idem et même un petit présent sur la table de la salle à manger... Que s'est-il passé ? Fred, Eddy, Manu et Damien s'ennuyaient ? Il a plu sur tes vacances ? Scrupules ? Sentiments ? Zèle ? Ce changement est-il sérieux ? définitif ? Mais peut-être as-tu un truc à demander ?... Tu serais assez dans le genre !

Là, je le dis clair et net : é-pa-tée l'aînée ! Sur le carreau ! Gilles a dû me réanimer ! J'ai cru être entrée ailleurs ! Pas de casse, les vitres claires, pas de chaussures puantes au rez-de-chaussée, pas de calgut suspendu dans la salle de bains... Détendue, la fille. Le luxe ! Enfin de vraies vacances !

J'ai hâte d'en apprendre plus sur ta dernière escale à la villa... Prends le temps d'écrire s'il te plaît !

Bises

Anne

 

PS :Plus humiliée que jamais, petit frère. La missive est écrite, tant pis ! Gilles m'a fait signe par la fenêtre, Claire avait récupéré la lettre que tu as laissée et elle la gardait dans sa tunique depuis avant-hier ! Sacrée gamine !

Quel ravissement ! Je suis si heureuse. Je te félicite, petit frère chéri. Envie d'en apprendre plus sur Isabelle ! Si tu as le temps et ta chérie aussi, venez le quinze ! Et vraiment, vraiment, dis-lui merci de l'entretien impeccable de la résidence même si tu as ta part dans le jardinage et la peinture ! C'est certain, tu n'as pas à t'en faire ; le lézard a de belles heures devant lui avec une fée pareille !

Baisers, baisers, baisers à ceux qui s'aiment.

La grande.

 

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27 juillet 2018

Correspondance en Villégiature

 

sally-rosenbaum-thoughts-to-myself

 

Consigne 1 : Une lettre en moins... (Gniark, gniark ! Je me suis bien amusée, pas vous ?...)

Je récidive en vous proposant Sans les O

Est-ce que cela sera plus facile ?...

A voir ! A tenter !

C'est assez tordu, ce truc, euh, assez bizarre !

Consigne 2 : c'est plus amusant de corser la chose, euh, de compliquer, enfin je veux dire d'épicer le dernier devoir travail avant les vacances !... 

Vous écrivez une lettre à votre frère dès votre arrivée en villégiature dans la villa héritée de vos parents. Villa que vous partagez avec lui chaque été, lui en juillet, vous en août... (là, je ne peux pas enlever les o...)

 

Lecture lundi.

Après, pause d'été, promis, ah zut !  euh... en vérité !

 

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26 juillet 2018

Mario Dilitz

 

Mario Dilitz _sculpture

 Sculpeur contemporain, né en 1973, en Autriche.

 

Mario Dilitz est le créateur d'une série de grandes sculptures en bois. Il privilégie un bois de grande qualité - tilleul ou chêne - en utilisant la technique du laminé collé, matériau délicat, organique et périssable. Il mêle ainsi le savoir faire du sculpteur traditionnel et des compétences techniques contemporaines. Ces statues, aux expressions faciales et au langage corporel réalistes, dégagent intensité et énergie. Mario Dilitz ne s'appuie sur aucun modèle, ses créations sont le pur produit de son imagination et pourtant chacun peut se reconnaître dans l'expression des émotions...

 

mario dilitz - empty kingdom

 

mario dilitz 6

 

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mario dilitz 2016 photo Victor Lope



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24 juillet 2018

Menthe à l'eau

 

 

Tracey Sylvester Harris 7

Alors, elle est bonne ?...

Tracey Sylvester Harris 80

Délicieuse !

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Tracey Sylvester Harris watery_delight

Tracey Sylvester harris

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tracey-sylvester-harris 6

 

Alors, maintenant, un pastis ?...

Non, je maintiens : une menthe à l'eau !

 

Merci à Tracey Sylvester-Harris, qui nous met dans le bain !

 

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23 juillet 2018

Conte du lundi 117

 

Tracey Sylvester Harris_Luscious_Swim

 

Chloé avait l'habitude d'aller se baigner de bon matin lorsque la mer était encore fraîche. Bien avant que le soleil de plomb vienne inonder la crique, transforme l'eau en une chaude soupe et apporte son contingent de vacanciers sur le sable rosé. De la villa, elle connaissait un petit raccourci qui lui permettait, par les rochers verts, de gagner la plage. C'était un peu ardu, surtout au retour, lorsqu'il fallait escalader quelques rocs de porphyre, mais tellement plus rapide que le chemin interminable du Cap ! La lumière était alors absolument magnifique et l'eau si limpide, d'un bleu éblouissant, vous invitant à un plongeon immédiat. Et elle était seule. Absolument seule. Seule avec Le Chien qui l'attendait sur la plage.

Près de l'île, aucune vie encore sur les bateaux amarrés là. Dans le silence, d'une allure rapide, d'un mouvement fluide,  elle allait jusque dans l'ombre des voiliers puis elle revenait se laissant porter par la vague vers le rivage où l'eau était plus claire et déjà plus chaude. Quand les bateaux repartiraient, elle pourrait à nouveau faire le tour de l'ile...

Elle aimait la crique rose à cette heure. les ombres longues, les rochers qui l'entouraient et s'enfonçaient dans la mer, fermant presque son petit domaine. Parfois, pour se sécher, elle grimpait en proue de ce navire figé. Elle se blotissait contre la roche tiède, fermait les yeux, écoutant le clapotis des vagues en dessous. Elle pouvait s'imaginer à bord...

C'est exactement sur ce rocher-là qu'elle l'avait vu deux matins de suite. Bronzé, immobile, tête levée vers le soleil, séchant sa nudité. La première fois, il ne l'avait pas remarquée. La seconde fois, il l'avait vue rentrer du large à la nage. Il l'avait bien observée puis, pudique sans doute, il était retourné à la mer de l'autre côté.

Ce matin-là, elle avait d'abord vu le canot sur le sable et cela l'avait bien agacée. Mais elle avait décidé de ne pas lâcher son territoire. Puis elle avait pensé que des gens aussi matinaux qu'elle devaient être aussi inoffensifs que les pêcheurs du Petit Port. Et puis, elle avait Le Chien ! Ils étaient trois, à l'ombre des rares pins. Deux hommes et elle reconnut le plus jeune qui les accompagnait. Grâce à Dieu, il était habillé ! Visiblement ils s'étaient baignés, leurs serviettes séchaient au soleil. En descendant, elle entendit l'un des hommes dire : "Ah ! qui n'a pas eu envie d'un pastis après un bain de mer pris en Méditerranée ne sait pas ce qu'est un bain de mer pris le matin en Méditerranée." En passant non loin d'eux, elle entendit les verres s'entrechoquer et les rires des hommes. Elle se glissa silencieusement dans l'onde claire, ondulant sur les algues jusqu'à retrouver le sable et l'eau bleue. Elle nagea longtemps au large. Elle espérait qu'ils partent mais chaque fois qu'elle approchait, elle entendait les voix et les voyait, animés et joyeux. Elle se décida enfin à sortir.

Ils la regardaient venir, ruisselante, épanouie, le corps sculpté par son maillot mouillé. Statue vivante d'une admirable beauté. Chloé vit la bouteille et les verres et lui. Un des hommes la héla : "Un petit verre ?" L'autre dit : "Oui ! Mademoiselle, venez trinquer !" Et celui du rocher, dont elle avait vu la nudité, ajouta : "Sil vous plaît !" 

Cette demande appuyée la toucha. Le ton, la marque d'intérêt. Et puis, le fait que déjà Le Chien se tenait près d'eux, à battre de la queue, la gueule riante... Contre toute attente, elle s'approcha.

 

© Lakévio

 

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20 juillet 2018

Sous les pavés, la plage

 

 Drap de bain ou Etoffe de plage !

Tracey Sylvester Harris_Luscious_Swim

 Tracey Sylvester Harris

 

Votre histoire devra être "étoffée" autour de la phrase suivante :

"Ah ! qui n'a pas eu envie d'un pastis après un bain de mer pris en Méditerranée ne sait pas ce qu'est un bain de mer pris le matin en Méditerranée."

 

C'est Marguerite Duras qui nous le dit, dans Le marin de Gibraltar (1952).

 

Splash et Tchin, lundi !

*** Avis : Depuis mon Auvergne profonde, je ne sais si je pourrai mettre le lien de vos textes (liaison internet difficile entre les montagnes...) donc, signalez bien vos écrits. Merci.

 

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19 juillet 2018

Lumière des sous-bois

 

et antique balnéo des frais ruisseaux de nos campagnes.

fernando saenz pedrosa 67

 

fernando saenz pedrosa 1936 niña descalza

 

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Merci à Fernando Saenz Pedrosa

peintre hyperréaliste contemporain espagnol.

 

 

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18 juillet 2018

Je me suis mise au vert !

 

Mon bleu est d'Auvergne, pas turquoise des mers du Sud ou marine océan mais bleu du ciel si doux se reflétant dans l'eau limpide et fraîche des lacs sans fond et plans d'eau de chez nous.. De l'ombre et du vert. Joies familiales. Retour aux sources...

aqua dennis perin - in contemplation  

 

aqua dennis perrin - under the canopy

  

aqua dennis perrin 3

 

aqua dennis perrin hommage a Joaquin

  

aqua dennis perrin under-the-oak

  

Merci à Dennis Perrin

aqua dennis perrn portrait8

Peintre impressionniste contemporain américain. Boston.

Créateur de la Méthode Perrin pour apprendre à peindre. ICI

 

 

 

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17 juillet 2018

Et toujours, elle part...

 

Demain, je pars !

 

"Attention, le train XY2022, à destination de... laVille, va entrer en gare.

Eloignez-vous de la bordure du quai, s'il vous plaît..."

(Je suis une grande utilisatrice du rail !)

Fernando Saenz Pedrosa 33

 

Fernando Saenz Pedrosa15

 

Ces toiles me font penser aux gares TGV en rase campagne !

Mâcon-Loché,  Le Creusot, Avignon, Aix-en-Provence...

Un peu plus de monde sur les quais quand même !

 

Fernando Saenz Pedrosa

 

Fernando Saenz Pedrosa 29

Mais, avez-vous remarqué ?

Elle ne va pas toujours du même côté...

 

Les départs de Fernando Saenz Pedrosa

peintre hyperréaliste contemporain espagnol, né en 1947.

 

 

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16 juillet 2018

conte du lundi 116

 

Fernando Saenz Pedrosa Tutt'Art@ (37)

 

La jeune fille, sur le quai, c'est moi. J'ai l'air seule, mais je ne le suis vraiment pas. De l'autre côté, outre le photographe il y avait toute l'équipe du tournage. Du clappeur jusqu'au scénariste en passant par la caméra, la maquilleuse, le perchiste, etc...

Vous m'avez demandé de choisir une photo du début de ma carrière ; c'est celle-là. Non, ce n'est pas mon premier film. J'ai tourné dès l'âge de quinze ans. (Les dominos, 1967, NDR) Là, j'en ai dix-sept. Ce n'est pas le film qui a lancé définitivement ma carrière, celui-là est venu trois ans plus tard (Sur les barricades, 1970, NDR). Un film sur Mai 68 qui a eu beaucoup de succès comme vous savez. Ceci est une scène de Céleste et Azur. (1969. NDR)

Je l'ai choisie parce que j'ai un souvenir précis de ce matin-là. C'était l'été. Pour avoir la bonne lumière voulue par le metteur en scène, il avait fallu se lever particulièrement tôt. Nous attendions vraiment le train, je veux dire le vrai train, le premier de la journée qui allait s'arrêter dans la petite gare à cette heure matinale. Je n'avais pas eu de peine à me mettre dans la peau de cette jeune fille qui quittait sa famille pour retrouver son petit copain. J'étais très jeune et j'avais déjà quitté ma famille. Je comprenais la décision qu'elle avait prise, son courage mais aussi sa peur et son désespoir de tromper des parents aimants parce que je l'avais fait... pas pour un garçon mais pour le cinéma !

Mais là, dans ce matin lumineux et frais, guettant le train, mon vrai moi a surgi avec force. Oui, je désirais monter dans le train, vivre ma vie, celle que j'avais choisie. J'étais la fille qui jouait l'oiselle mais je ne serai jamais l'oiselle qui tombe ou se fait plumer. Tout s'est joué à l'instant de l'arrivée en gare de ce train. L'enveloppe fragile de la fugueuse recélait une âme déterminée à s'en tirer. Je ne visais pas le succès ou la gloire, mais la liberté de mes choix, le goût de jouer, de représenter des émotions, de toucher le public. Etre sincère avec moi-même comme avec tous ceux qui me verraient parce qu'au travers des images, j'avais quelque chose à dire. Voilà, c'est ce matin-là que je me suis décidée à rester aussi longtemps que je pourrais dans le métier et ce pourquoi vous venez aujourd'hui m'interroger et me féliciter de ce Molière qu'on vient de m'octroyer. après le César obtenu il y a deux années.

Si j'ai des projets ? Des vacances en famille pour commencer mais à la rentrée, nous reprendrons les répétitions avec Alain Françon pour La Cerisaie.

Passer du cinéma au théâtre était évident. C'est souvent l'inverse. Au cinéma, on ne peut qu'anticiper le final, que les scènes, souvent tournées en désordre, révéleront. Au théâtre, on joue en fluidité et, pour ma part, j'aime le contact avec le public et l'échange immédiat des émotions.

Je vous remercie.

 

© Lakévio

 

 

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14 juillet 2018

Jour J

 

comme 14 Juillet

feu-artifice-14-juillet

/.../ 

"Le jour du quatorze-Juillet, 
Je reste dans mon lit douillet ; 
La musique qui marche au pas, 
Cela ne me regarde pas. " /.../

Georges Brassens - La Mauvaise réputation

 

Lui mais pas moi ! 

Fille et mère de militaires, je vibre à la musique "qui marche au pas" depuis toujours et chaque année ou presque, je regarde le défilé. Cette année, j'aurais même pu être dans les tribunes, mais c'est mieux devant l'écran... de l'ordi ! 

defile 14 juillet 2017 st cyr

Défilé 2017 - Photo LeFils

 

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13 juillet 2018

Rendez-vous à la gare...

 

 

Fernando Saenz Pedrosa Tutt'Art@ (37)

 Fernando Saenz Pedrosa

 

Elle part !

Peut-être en week-end, peut-être en vacances ? 

Ou juste au bal du 14 juillet...

 

Votre avis, lundi !

 

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12 juillet 2018

Figures Intimes de Corot

 

Corot-Le-peintre-et-ses-modèles-Musée-marmottan-Monet-Affiche

Bien sûr, je vais encore au Musée ! Moins qu'avant parce que je suis très snob et que la Culture n'étant pas pour les veaux, je déteste les hordes qui se pressent aux expos !

Je plaisante, copains, copines ! Enfin... à moitié ! Si vous n'avez pas vu les masses de visiteurs du monde entier aux guichets du Louvre, vous ne pouvez imaginer !...  Difficile en effet d'accepter de se faire bousculer et marcher sur les pieds pour voir un tableau, quand ce n'est pas devoir attendre que la foule du premier rang veuille bien ranger sa tablette pour apercevoir un morceau de toile... Je vous jure que c'est vrai ! Et quel besoin de photographier l'oeuvre alors que sur le net, on va trouver la tableau désiré, photographié par des spécialistes, qui plus est... Sinon, bien sûr, La Culture... c'est pour tous !

Donc, j'aime les petits musées, les expos tranquilles où on a le temps de s'attarder, regarder, revenir, arpenter les salles deux ou trois fois, histoire de découvrir des détails...

Ce fut le cas, début juillet, au Musée Marmottan-Monet.

*** Je vous le dis tout de suite, l'exposition a été prolongée jusqu'au 22 Juillet. Parisiens, Franciliens, touristes, vous pouvez encore y aller !

 

Pourquoi "Figures intimes" ?

Parce que l'exposition est consacrée à une part "secrète" de son œuvre, les peintures de figures. Jean-Baptiste Corot (1796-1875) n'a pas réalisé ces figures pour les exposer. Il portraiturait ses proches ou ses amis ou les enfants de ses amis pour leur offrir en cadeau. Plus tard, lors de voyages, il s'exerça à croquer des personnages typiques et pittoresques, faisant poser ses modèles, mais n'envisageait pas de les vendre. Il s'agit plutôt d'études, dont il était parfois très fier et qu'il montrait volontiers à ceux qui venaient lui rendre visite, à son atelier.

Comme son premier nu, peint à Rome, en 1842., alors qu'il était déjà reconnu comme un grand peintre paysagiste.

Corot Marmottan 2018 Premier nu-Marietta

Jean-Baptiste Camille Corot - Marietta ou l'Odalisque romaine -1843

Paris, Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris 


 Elles n'en sont sorties qu'après sa mort pour être vendues, souvent à des collectionneurs américains. En revanche, les musées français possèdent peu de figures de Corot  Cette part de l'œuvre a été connue quand 23 figures ont été présentées au Salon en 1909, plus de 30 ans après sa mort.

 

Corot 1

Jean Baptiste Camille Corot - Madame Marie-Louise Laure Sennegon, (1816-1835),

soeur de Claire, plus tard Madame Philibert Baudot, nièce de l'artiste - 1831

Paris, Musée du Louvre, département des Peintures.

 

 

Corot niece

Jean-Baptiste Camille Corot - Portrait de Claire Sennegon, (1821 -?) nièce de l'artiste, future Madame Charmois" - 1837

Paris, musée du Louvre, département des Peintures

 

Corot moine lisant

 Jean-Baptiste Camille Corot - Le moine italien, assis, lisant -vers 1826-1828

Albright-Knox Art Gallery, Buffalo, USA

 

 

Corot femme a la faucille

Jean-Baptiste Camille Corot  - La Moissonneuse tenant sa faucille, la tête appuyée sur la main -1838

Boston, Boston Museum of Fine Arts

 

Corot femme a la perle

Jean-Baptiste Camille Corot - La Femme à la perle - vers 1868-1870

Paris, musée du Louvre, département des Peintures

 

Corot jeune fille grecque (Emma Dobigny modele)

Jean-Baptiste Camille Corot  - La Jeune Grecque - vers 1868-1870
Shelburne (Vermont), Shelburne Museum .

 

Corot jeune fille

Jean-Baptiste Camille Corot  - Zingara au tambour basque - vers 1865-1870

Paris, musée du Louvre, département des Peintures

 

Corot moine musicien

Jean-Baptiste Camille Corot - Le moine au violoncelle- 1874

Kuntshalle de Hambourg

Ce serait l'ultime oeuvre du peintre dont on a dit, parfois, qu'il s'était représenté lui-même.

 

 

 

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11 juillet 2018

Danse et Sculpture

 

annette+jalilova

Annette Jalilova

artiste contemporaine française, sculpteur.

Née après la guerre, c'est au terme d'une carrière de danseuse qu'Annette Jalilova s'est mise à la sculpture, dans les années 90.

Ses sculptures contemporaines se caractérisent par un style unique et innovant. La danse l'inspire pour transcrire le corps féminin en mouvement. L'artiste traduit ensuite ces mouvements en sculptures de terre patinée avec une ligne extrêmement lisse, sensuelle et pleine d'harmonie. Elle cherche à exprimer ce que tout être humain a en lui de profond et de sacré. Ces corps en mouvement ont un galbe, une dynamique et une perfection magnifiques. Ellles nous donnent l'envie irrésistible de les caresser...

Annette Jalilova - Rhuthmos

annette Jalilova sculpture

Annette Jalilova ALRESHA 2015

Annette Jalilova ARKAB 2013

Annette Jalilova MERAK 2006

 

Annette Jalilova TENDRESSE 2000-2017

Annette Jalilova SYRMA 2017

Annette Janilova 23

Annette Jalilova ATTENTE 2017

 

 

 

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