En bateau, Lakevio !

19 avril 2019

La Pause pascale

 

Et le Christ souffrit sa Passion...

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 Vendredi Saint

 

La Grâce du Silence

 

 

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18 avril 2019

La Cène

 

du Jeudi Saint.

le pain et le vin

Le dernier repas, la Première Messe.

 

Invitation festive à se souvenir.

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17 avril 2019

Notre-Dame de Paris

 

Notre Dame de Paris 20190411

Le jeudi 11 avril 2019

 

Voir les flammes ravager Notre Dame ce lundi m'a bouleversée comme beaucoup.

Mais notre Dame-Espérance a tenu bon. Le beau vaisseau des quais de Seine est blessé mais il n'est pas terrassé.

En cette Semaine Sainte les chrétiens vivent la douleur christique mais ils se tournent aussi vers la Résurrection.

Notre-Dame renaîtra aussi.

Quoi de plus beau que de contempler le miracle : Les rosaces ont tenu bon. Le Grand Orgue est toujours là ainsi que la Croix Glorieuse, l'autel et la Vierge Marie sur son pilier dans le choeur et la nef de Notre Dame.

 

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la vierge et lenfant notre dame de paris pilier sud est

 

Merci à nos pompiers et secouristes.

Très bel article d'Aleteia sur les statues symboles de Notre-Dame, sauvées : ICI

 

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16 avril 2019

Paris-village

 

La campagne à Paris.

paris campagne

Si, si, ça existe ! 

Voici Paris, XXème arrondissement, une ancienne cité ouvrière (1926)

reconvertie en quartier cossu...

 

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Prenez l'escalier...

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Eglise du Coeur Eucharistique de Jésus - Paris XXe (1936)

 

En descendant au Village de Charonne

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Un des plus petits cimetières de Paris. 

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 Saint Germain de Charonne - Paris XXe (XIIe, XVe et XVIIIe S.)

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15 avril 2019

Conte du lundi 147

 

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 C'était un soir ordinaire. Selma sortait de sa boutique de colifichets, fatiguée, désabusée...

Et puis il y avait eu cette ritournelle. L'air qui venait le plus facilement à l'esprit lorsqu'on était sur la Butte.  Le refrain, un air de guitare... Elle avait ralenti. Elle l'avait regardé tandis qu'il fredonnait assis sur le trottoir, juste devant le bar. Quand il avait levé les yeux sur elle, elle s'était perdu dans son regard. Des yeux d'un vert comme elle n'en avait jamais vu sous une chevelure de geai. Il avait souri puis fermé les yeux en continuant à jouer et elle avait pensé que lui aussi s'était égaré par temps gris à Paris.

- Ne partez pas ! lui avait-il dit, alors qu'elle avait fait trois pas pour s'éloigner. Je peux chanter pour vous toute la nuit...

- La nuit est encore loin ! avait-elle répondu.

La nuit est au fond de nous mais nous allons en faire jaillir les étoiles...

Selma s'était appuyée contre le mur pour écouter le garçon qui reprenait la chanson. Parfois des passants s'arrêtaient et cherchaient quelques pièces de monnaie mais elle s'aperçut qu'il n'y avait ni casquette, ni coupelle, encore moins d'étui à guitare où les déposer. Elle sortit son bonnet qu'elle avait dans son sac et le tendit. Sa lassitude était partie ; elle s'amusait... Le garçon chantait toujours.

- Tu ne trouves pas qu'elle est belle cette chanson ?... Dis, je crois que tu as quelque chose qui me revient.

Selma tendit le bonnet et l'étrange garçon en sortit les pièces pour les compter.

- Je ne fais pas la manche, tu sais. Mais je suis content que tu l'aies fait ; je peux te payer un café. Appelle-moi Bosco.

Bosco se leva d'un bond, souple dans ses baskets. Il était grand et dégingandé. La guitare d'une main, le bonnet dans la poche et la main de Selma dans la sienne, il l'entraîna à l'écart des ruelles passantes dans un petit troquet un peu sombre mais chaleureux grâce aux tables de bois usées et gravées de multiples noms enchevêtrés. Lui montrant BOSCO sur un côté, il avait dit : "Tu vois, c'est ma place". Mais plus tard un petit groupe de jeunes gens s'engouffra dans le café et chacun le salua d'un "Te voilà, Jeannot ! Où étais-tu encore passé ?" Il fit un clin d'oeil à Selma, interloquée. "Il paraît que je suis Jean de la Lune aussi ..." "Viens", ajouta-t-il et après avoir salué la bande attablée au fond, il sortit.

Selma, parce qu'elle n'avait pas envie de rentrer dans son minuscule appartement où personne ne l'attendait, et parce qu'elle se sentait bien avec lui, avait suivi Bosco. Ils ne disaient rien, ne se hâtaient pas. Il la tenait par l'épaule comme pour la réchauffer au jour qui tombait tandis qu'il regardaient les lumières de la ville s'allumer tour à tour depuis la terrasse du Sacré-Coeur. La cité sous leurs pieds s'embrumait et les cheveux de Selma se perlaient de fines gouttelettes. Bosco lui mit son bonnet. Il chercha où s'abriter - plutôt où abriter son instrument - et décida que le parvis de la basilique ferait l'affaire.  Ils s'assirent l'un en face de l'autre. Ils restaient les yeux dans les yeux et Selma sentait monter en elle une chaleur intense, une joie comme elle ne connaissait pas depuis longtemps. Bosco était grave. Il lui prit le visage dans les mains et le caressa doucement, lentement. Il ferma les yeux très fort comme s'il souffrait puis rapprocha son front du sien. Il chuchota alors : "Je t'ai connu dans une autre vie". Puis il releva la tête, tout joyeux, et s'accompagnant de sa guitare, chanta pour elle : "Baladin, Baladin, je suis le baladin, de la bonne chanson pour Margot et Lison... 

Entre deux nuages, la lune blanche monta dans le ciel. "C'est bientôt l'heure", dit Bosco. Ils repartirent dans les ruelles désertées par les touristes qui s'entassaient à présent dans les restaurants. Selma avait faim aussi. Elle offrit une portion de frites à son ami énigmatique. Ils dînèrent assis sur un muret humide sous les ailes d'un moulin.  Puis il se leva : "Il faut venir". Sans crainte, elle le suivit et le suivit encore, même lorsqu'il poussa la porte d'un bâtiment, et elle continua au long des couloirs lugubres et sombres jusqu'à un escalier bancal où un cordon grossier aidait à la montée. Enfin, il poussa une porte de vieux cuir rembourré. L'endroit sentait le bois et la poussière. A présent, elle marchait aggripée à lui jusqu'à ce qu'elle perçoive de l'air frais et une lueur agréable. Au-dessus d'eux, comme par miracle, scintillaient des milliers d'étoiles. Selma découvrit alors, étonnée, qu'ils étaient au milieu d'une petite salle de théâtre dont le toit s'était effondré. Bosco dit :

- Je n'ai pas besoin d'aller dans la lune, j'ai ça ! Et il montrait les trois rangées de vieux fauteuils délavés et la scène au plancher instable. Il invita Selma à s'asseoir sur un pauvre divan usé dans ce qui avait servi autrefois de coulisses et, sous la lumière de la lune, dans la douce clarté des étoiles, il chanta une autre chanson oubliée : la ballade des baladins. 

Les yeux de Selma  se mouillaient et Bosco vint boire à ses larmes. Ils s'endormirent serrés l'un contre l'autre sous une couette à la couleur fanée et qui perdait ses plumes...

La lumière pâle du petit matin les réveilla. Le jour était gris mais tout était vrai de ce rêve éveillé. Selma allait partir ; il le fallait.

- Attends, ma Brune, dit Bosco. Il lui tendit un parapluie  et chanta encore pour elle :

"Mais voilà qu'il flotte, la lune se trotte La princess' aussi. 
Sous le ciel sans lune, je pleure à la brume mon rêve évanoui !"

 

Selma, le soir-même et le lendemain et bien d'autres jours encore, eut beau chercher sur toute la Butte, elle ne retrouva jamais Bosco ni même le vieux théâtre effondré.

 

 © Lakévio

 

Pour écouter :

Baladin, baladin ICI

La ballade des baladins ICI

La complainte de la Butte ICI

 

 

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14 avril 2019

Dimanche des Rameaux

 

 

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Rameaux 2019 Hosanna

 

Très bon dimanche à vous qui passez là.

 

 

 

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12 avril 2019

Mais voilà qu'il flotte...

 

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John Salminen

 

"En haut de la rue Saint-Vincent, un poète et une inconnue,
S'aimèr'nt l'espace d'un instant, mais il ne l'a jamais revue.
Cette chanson, il composa, espérant que son inconnue,
Un matin d'printemps l'entendra quelque part au coin d'une rue."

(La Complainte de la Butte)

 

 

C'est de "l'espace de l'instant" que je voudrais que vous me parliez.

 

Histoire inattendue, éphémère, dès lundi !

 

 

 

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11 avril 2019

Nouveaux Contes de Fées

 

L'univers étrange et enchanté de

Titti Garelli

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Peintre illustratrice italienne contemporaine, née à Turin en 1948.

 

"Elégants et hiératiques, tant glaciaires que perturbants, ses portraits d'enfants se révèlent être la synthèse de multiples suggestions littéraires et cinématographiques. Les points de référence de cette galerie d'une beauté presque abstraite sont le récit préromantique et néo-gothique, la poésie romantique, le cinéma d'horreur et de fantaisie, du Nosferatu de Murnau à celui d'Herzog."

titti garelli Mariolino-e-la-Regina

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Titti garelli hibou

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titti garelli cigogne marie mouise de savoie

titti garelli - ophelia

titti garelli copie

 

 

Pour en savoir plus sur l'artiste : c'est ICI

 

 

 

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10 avril 2019

IL a UN an !

 

Le petit Vivien.

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On dirait le petit poupon de bonne figure

Tant il est rond, sage et câlin.

On lui souhaite donc belle aventure

pour sa deuxième année qui vient.

 

Joyeux Anniversaire , Vivien !

 

 

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08 avril 2019

Conte du lundi 146

 

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C'est par hasard que Desmond retrouva son ancien quartier. Il l'avait quitté bien des années plus tôt, fermement décidé à n'y jamais revenir, pensant alors qu'il n'en aurait jamais l'occasion puisqu'il avait traversé l'Atlantique... Et voilà qu'un avis de tempête avait fermé des pistes et cloué son avion au sol, l'obligeant à séjourner à Londres une nuit de plus. Il était prêt à retourner à son hôtel, à condition qu'il y eut encore de la place, mais il était un peu découragé à l'idée de reprendre le tramway pour regagner le centre des affaires. Il n'allait donc pas ignorer l'invitation de Robert Artman,  à lui-même et leur collègue Harry Drew, à venir dans la charmante pension de famille que sa soeur aînée Mabel tenait dans un quartier un peu éloigné.

Ce ne fut que lorsque le taxi s'engagea dans Birmingham Street que Desmond reconnut où il était. Sans qu'il sache pourquoi des larmes montèrent à ses yeux qu'il retint en fermant les paupières et lorsqu'il les rouvrit le taxi était arrêté... Il ne vit que celle-là, pile en face de la fameuse pension de famille. Il ne voyait qu'elle et des flashs de souvenirs l'assaillaient, tous plus douloureux les uns que les autres. Il lui tourna le dos, bien décidé à ne rien évoquer avec ses collègues ou la logeuse.

Toute la soirée, Desmond avait soigneusement éviter de mentionner qu'il était d'origine anglaise. Oui, il était déjà venu à Londres pour affaires, non, il n'en connaissait pas grand chose... Il avait été soulagé d'apprendre que Mabel n'était là que depuis vingt ans ; elle ne pouvait donc pas connaître la vie de ce quartier quarante ans auparavant. Desmond ne voulait d'ailleurs plus y penser.

La tempête l'avait réveillé au petit matin. Par chance, il dormait côté jardin, sinon, il n'aurait peut-être pas résisté à l'envie de regarder la rue de son enfance. Il ne trouva plus le sommeil. Il écoutait le vent mugir et la pluie frapper les vitres ...

Il était huit heures et le jour filtrait à la fenêtre lorsque Harry frappa à sa porte et le réveilla. Finalement il avait dormi et la tempête avait disparu. Tout le monde jubilait dans la salle à manger, soulagés qu'ils étaient, en faisant honneur au copieux petit déjeuner de Mabel. Tous, sauf Desmond plongé dans ses pensées sans avoir besoin de soulever le rideau pour "voir" la maison... 

Il se la rappelait plus pimpante, peut-être plus grande aussi. Il y vivait avec sa mère derrière la petite fenêtre sous les toits. Elle était la servante des gens qui habitaient là. Du plus loin qu'il se rappelle, il n'a jamais eu de père. Et dans sa petite enfance, il n'a jamais vu que sa mère auprès de son lit. Elle venait lorsqu'il faisait nuit et le prenait sur sa couche tout contre elle. C'est la seule douceur qu'il connaissait, aussi aimait-il la nuit et il guettait le tomber du jour depuis la petite fenêtre. Le reste du temps, il restait dans son lit. Il n'était pas malade ; il était caché. Au début sa mère l'attachait. Il ne devait pas faire de bruit, pas l'appeler, pas pleurer. Les nuits d'été, elle descendait par l'escalier de service et le promenait dans la rue pour qu'il prenne l'air. Les ombres étaient inquiétantes, les pavés du trottoir inégaux et il tombait, meurtrissant ses jambes frêles d'enfant manquant d'exercice et malnutri.

Un jour, il fut emmené au salon des maîtres. Il se rappelait le grand escalier ciré, les tentures au jaune éclatant, les meubles rutilants et les deux vieillards l'examinant, l'air dégoûté, derrière leurs binocles. Un grand événement se préparait, il devait aller à l'école. 

La surprise l'avait saisi lorsqu'il était arrivé en classe. Il n'avait jamais imaginé rencontrer autant d'enfants à la fois. Mais il était bien ignorant des pratiques sociales pour se lier avec quiconque. Et par ses réactions étonnées ou attardées sur des questions sans importance il fut bientôt la risée, puis année après année, le souffre-douleur de la classe. D'autant plus qu'il était loin d'être sot et avait soif d'apprendre pour se mettre au niveau. Il s'attirait la bienveillance de l'institutrice. Mais quels que soient ses efforts, il avait toujours une longueur de retard et on se moquait, le molestait à loisirs. Il laissait faire et même n'en a jamais rien dit à sa mère parce que ce dur contact, ces lâches mots, étaient le seul lien qu'il avait avec des enfants de son âge. D'eux, il apprenait beaucoup. Contre la méchanceté, la gentillesse. Face aux grimaces, le sourire. Les bourrades, les croche-pieds, les coups de poings laissaient l'impression que cela lui faisait du bien. D'ailleurs il songeait qu'ainsi on ne l'ignorait pas. Il n'y pouvait rien ; il avait le coeur bon.

Très tôt il avait compris qu'il devait se débrouiller par lui-même. C'est en écoutant les autres qu'il sut où aller pour trouver ce qu'il pouvait récupérer et revendre, le verre, le papier, la ferblanterie. A quelques rues, il proposait ses services pour disposer les étals, livrer le lait ou les journaux. Toujours plus loin pour ne pas subir le courroux et les coups des enfants du voisinage amputés de quelques sous par l'intrus.  Il donnait l'argent à sa mère qui s'en servait pour acheter quelques pauvres vêtements d'occasion et de rares friandises.

A onze ans, les maîtres de sa mère le placèrent d'office commis dans leur magasin Lace and Modesty. Il nageait dans un univers de rubans et de dentelles mais sa vie n'en était que plus rude. Il courait toute la journée, parfois fort loin d'un fournisseur à l'autre. Toujours seul et malmené par un patron exigeant, des employés débordés, des clients pressés, harassé et fourbu en fin de journée. Mais il avait un espoir... Une jolie dame, toute jeune mariée, l'avait remarqué et questionné. Son intérêt réveilla la conscience de lui-même et ses aspirations. O combien il aurait voulu rester à l'école et lire pour découvrir le monde... La jeune femme lui avait expliqué qu'on pouvait voyager pour découvrir le monde ! Elle-même était descendue un jour d'un grand bateau dont elle lui avait montré la photo. Elle lui parlait du vaste pays qu'elle avait quitté, des montagnes et de la lumière par-dessus les sommets. Clarté qu'elle avait perdue dans le brouillard gris londonien... Desmond commença à se dire qu'il devait lui aussi chercher la lumière.

A quatorze ans, il était prêt. Il était toujours joyeux de retrouver sa confidente. Il était résolu à la sauver et lui faire retrouver son pays. Même si depuis quelques temps, elle semblait plus heureuse car elle avait avec elle un petit être à chérir. Desmond aurait pu souffrir de jalousie car cet enfant était toujours dans les bras de sa mère. Elle ne l'attachait jamais dans son lit. Lorsqu'il en avait fait la remarque, la jeune femme n'avait d'abord pas compris et l'avait assuré qu'elle était fort attachée à son petit garçon. Ce n'est que lorsque Desmond lui montra les quelques billets qu'il avait mis de côté pour les emmener tous les deux de l'autre côté de l'Océan qu'elle réalisa l'abîme d'où le garçon sortait. Elle n'hésita pas et lui offrit, pour lui seul, un passage sur un transaltique pour New York. Et un matin, sans rien dire à personne, avec un petit bagage donné par la seule personne qui l'avait écouté et compris, Desmond partit...

 

Desmond sentit tout à coup les regards sur lui. Ses joues étaient mouillées de larmes qu'il essuya rageusement. Il se reprit et déclara qu'il avait passé une mauvaise nuit et dû prendre froid... Autour de la table, cependant, flottait le chagrin et l'absence... Desmond regarda devant lui, levant son regard jusqu'à la petite fenêtre sous les toits. Il regrettait énormément de n'avoir jamais donné signe de vie à sa mère.

 

© Lakévio

 

 

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05 avril 2019

La vie de quartier

 

Revenons à nos moutons maisons !

carel weight 2

En voici une, en voici deux, en voici trois !

De quoi nourrir une vie de quartier, n'est-ce pas ?

Les rideaux se soulèvent...

 

On attend les commères... lundi !

 

 

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04 avril 2019

La Collection d'Emil Bührle

 

Au Musée Maillol 

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Collection Emile-buhrle-expo maillol

Au printemps 2019, le musée Maillol accueille les chefs-d’oeuvre de la Collection Emil Bührle, l'une des collections particulières les plus prestigieuses au monde. Présenté pour la première fois en France, cet ensemble, réuni entre 1936 et 1956 à Zurich, propose un panorama de l’art français du XIXe et du début du XXe siècle.

Né en Allemagne, Emil Georg Bührle (1890-1956) s’établit en Suisse en 1924 et rassemble, surtout entre 1951 et 1956, plus de 600 oeuvres d’art. Pour la première fois à Paris, une partie de ces chefs-d’oeuvre est présentée et réunie au sein d’une même exposition.

Dévoilant une soixantaine de trésors de la Collection Emil Bührle, l’exposition parcourt plusieurs courants de l’art moderne : les grands noms de l’impressionnisme (Manet, Monet, Pissarro, Degas, Renoir, Sisley) et du postimpressionnisme (Cézanne, Gauguin, Van Gogh, Toulouse-Lautrec), les débuts du XXe siècle avec les Nabis (Bonnard, Vuillard), les Fauves et les Cubistes (Braque, Derain, Vlaminck), et l’École de Paris (Modigliani), pour finir avec Picasso.

 

IMG_20190321 Edouard Manet - Les Hirondelles 1876

IMG_20190321 Alfred Sisley Ete a Bougival 1876

IMG_20190321 Camille Pissaro Route de Versailles, Louveciennes 1870

IMG_20190321 Claude monet champ de coquelicots pres de Vetheuil c

 

IMG_20190321 Auguste Renoir Portrait de Mademoiselle Irene Cahen dAnvers - la petite Irene - 1880

IMG_20190321 Camille Corot La Liseuse 1845-50

IMG_20190321 Edgar Degas Danseuses au foyer 1889

IMG_20190321 Henri de Toulouse-Lautrec Messaline 1900-01

IMG_20190321 Paul Gauguin L'offrande 1902

IMG_20190321 Vincent Van Gogh Tete de Paysanne 1885

IMG_20190321 Cezanne Le garcon au gilet rouge 1888-90

IMG_20190321 Amedeo Modigliani Nu couche 1916

IMG_20190321 Picasso Nature morte aux fleurs et aux citrons 1941

 

 

Une soixantaine d'oeuvres incontournables.

cliquez sur les photos pour les visionner en plus grand.

 

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02 avril 2019

D'aiguille en aiguilles

 

Un ouvrage simple et très léger

en trois morceaux, sans boutons et lisière au crochet.

Modèle 53 Catalogue LANG 251 Mohair Luxe

laines lang mohair lame 53

 

A ma façon : bleu nuit et sans droderies.

gilet mohair lame B 1

gilet mohair lame B 2

même si le mohair n'est pas si facile à travailler...

et que tricoter lâche entraîne des aiguilles qui glissent et tombent...

et des mailles à remonter...

gilet mohair lame B 3

Enfin, on y est arrivé !

et Blondine aime la couleur, le toucher et le tomber.

 

 

 

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01 avril 2019

Conte du lundi 145

 

Fabian Perez CENISIENTAS OF THE NIGHT

 

Elle aussi a beaucoup de chagrin, dit celle que tout le monde appelait Tante Gaby. Capucine avait dû parler tout haut en attachant longuement son regard sur le veuf, écroulé dans un fauteuil. Elle montrait une petite dame permanentée, moulée dans une somptueuse robe de soie gris souris. Elle ne pouvait pas mieux lui aller. Tout était gris, même le teint, chez cette personne. Et son trottinement d'un convive à l'autre... Et le fard à paupières lorsqu'elle les baissait pour laisser glisser sur sa joue fanée une larme alors qu'on s'inclinait devant elle ou qu'on la serrait dans les bras. Le chagrin n'était pas feint. Simplement on avait le tragique grandiose, le deuil d'apparat dans cette famille... Capucine ne savait pas qui elle était et son lien de parenté avec la défunte...

La défunte, justement, reposait sur un lit aux volutes dorées , dans une chambre -  une chambre ? un salon, plutôt - qui devait bien faire 80m2. Au moins deux fois son propre appartement ! C'était une femme encore jeune, revêtue d'une magnifique robe longue de dentelle noire, chaussée d'escarpins de daim. Une rose rouge avait été déposée dans ses mains. Elle était impeccablement coiffée, légèrement maquillée mais parée de somptueux bijoux. Sur sa poitrine immobile, reposait, par exemple, un trois rangs de perles rosées de toute beauté...

Il Giardino d'Amore, orchestre de chambre, avait été invité à jouer devant elle pour la veillée funèbre. Seul le mari etait à ses côtés lors du concert. Parfois il posait sa main sur les siennes. Il avait toujours les yeux clos et portait un véritable masque de souffrance qui faisait peine à voir. La famille était assise dans un salon attenant. Ils étaient nombreux et à présent qu'on servait petits fours et champagne, même les pièces immenses paraissaient étroites. On avait dû repousser le piano qui séparait les salons pour mieux circuler de l'un à l'autre. Capucine alla rejoindre Aurelia qui fumait une cigarette sur un balcon.

Elles restèrent en silence un moment tandis que le volume des conversations diminuait. L'air de la nuit était délicieusement doux.

- Il est terrible de mourir au mois de mai. L'air embaume.

- Je n'aurais jamais imaginé venir dans un de ces palais un jour, pas toi ?... Et surtout dans des circonstances pareilles !... Lisabetta a joué les pièces de Fauré avec beaucoup d'émotion ce soir. Elle est sensible à ce genre d'ambiance.

- Macabre, non ?...

- Généreux, plutôt ! Tu n'as pas trouvé que le Malher était un peu bâclé ? On n'aurait pas dû. Ça manquait terriblement d'âme. On attendait une interprétation plus éloquente, plus puissante, comme un adieu... 

- Certainement. Mais le Clair de Lune de Dino était remarquable. Bon choix, le Monsieur veuf.

- Ou bien c'était la dame qui avait du goût... Dis, tu as vu ses perles ?...

- Mmmm...

 

 

Une heure plus tard, elles marchaient toutes deux dans la nuit de mai, à pas lents, en silence, lorsque Capucine tira Aurelia par la manche :

- Je n'ai pas pu résister !...

Elle montrait au creux de sa main une boucle d'oreille avec une grosse perle rose entourée de diamants.

Au lieu de s'offusquer, Aurelia dit, sottement :

- Pourquoi une ?

- Parce que l'autre était déjà partie !...

- Tu n'aurais pas dû. C'est affreux.

 

Là-haut, dans son beau palais, le vieux monsieur auprès de sa femme endormie pour toujours, après un dernier baiser, songeait :

- Pauvres de vous qui dépouillez les morts...  Mais si vous croyez que je l'aurais laissée partir avec la quincaillerie du dimanche ! Tout est à la banque ; ce n'est que copie. Poisson d'avril !

 

 

© Lakévio

 

Mon poisson est un peu gros, mais si vous aimez la musique, je vous l'offre !

clair de lune claude debussy ICI

après un rêve  gabriel fauré ICI

adagietto symphonie 5 gustav malher ICI

 

 

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31 mars 2019

Un dimanche en couleurs

 

Encore un tour au jardin.

Un jardin gai et coloré comme les habits de Carnaval.

Un jardin enchanté. On y rencontre des créatures de contes de fées, on y sent un souffle, la puissance du rêve. Sans aucun doute, on y trouve son âme.

C'est ce que voulait son créateur, l'artiste André Heller, d'origine autrichienne et lui aussi séduit par le Maroc et Marrakech en particulier.

 

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Plus d'informations sur la création du Jardin : ICI

 

 

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29 mars 2019

un balcon

 

Fabian Perez CENISIENTAS OF THE NIGHT

Fabian Pérez - Cendrillons de la nuit

 

Pour une bouffée... d'air.

 

Nous saurons si la soirée a été bonne, lundi !

 

 

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28 mars 2019

Vilhelm Hammershøi

 

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au Musée Jacquemard-André.

 

Une fois n'est pas coutume ; je n'étais pas la dernière à aller voir la fabuleuse exposition sur le peintre danois ! Cela dit, ce fut quand même in extremis que je fus arrachée à ma tanière par mon amie Eva ! Une sortie impromptue, au débotté, parce qu'il faisait beau et que l'artiste le vaut bien !

En fait, depuis toujours, enfin très longtemps, j'aime ce peintre et ses représentations. Très symboliste, inspiré de Vermeer et Pieter de Hooch, parfait illustrateur des écrits de Maeterlinck, Stringberg, Ibsen et s'inscrivant dans la mouvance anti-impressionniste de Vuillard, Bonnard.

Je n'ai pas vu la précédente exposition à Paris, (1997) mais je connaissais l'unique toile d'Orsay, qui est aussi présente à l'exposition du Musée Jacquemard-André :

Hammershoi - Hvile Repos

 Hammershøi - Repos

 

J'aime, vous le savez, les personnages de dos, énigmatiques. Et chez Vilhelm Hammershoi ou ses compagnons Carl Holsoe et Peter Ilsted, il est bien rare d'apercevoir un visage de face !

hammershoi interieur avec une femme arrangeant des fleurs dans un vase - 1900

 Hammershøi - Interieur avec une femme arrangeant des fleurs dans un vase - 1900

 

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 Trois tableaux de Hammershøi. La vie de tous les jours.

 

carl Holsoe Femme de l'artite dressant la table 1894-1898

 Carl HolsØe - Femme de l'artite dressant la table 1894-1898

 

peter ilsed interieur 1896

 Peter Ilsted - Interieur - 1896

 

Et puis, et puis... Il y a tous ces "intérieurs" quasi vides sinon emplis de lumière, qui semblent nous attendre, laissant toute la place à l'imagination. Des "qui, quoi, quand, comment, pourquoi" à l'envie...

Entrez sur la pointe des pieds et...

Bonne visite !

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 Carl HolsØe - Interieur

 

hammershoi interieur avec chaise windsor 1913

 Hammershøi - Interieur avec chaise windsor - 1913

 

hammershoi interieur avec pot de fleurs Bredgade 25 - 1910-1911

 Hammershøi - Interieur avec pot de fleurs Bredgade 25 - 1910-1911

 

hammershoi interieur avec rayon de soleil sur le sol 1906

Hammershøi - Interieur avec rayon de soleil sur le sol - 1906

 

 

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Vilhelm Hammershøi 

 

 

 

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26 mars 2019

La carte du mois

 

Celle du mois de mars et son enveloppe.

Envoyée à mes chers Parodiens

pour fêter le printemps.

carte du mois de mars 2019 2

Réalisée à l'encre aquarelle.

 

 Que votre Printemps soit sereinement beau.

 

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25 mars 2019

conte du lundi 144

 

Heather Buchanan newman-880

- Oui ?

- Allo, Chéri ? C'est moi ! Tu m'entends ? Tu es levé ? Moi, je suis au Supermarché. Je voulais te dire que je n'aurais pas le temps de passer au pressing. Tu pourrais y aller ? Tu sais, c'est pour ton costume. Il te le faut pour dimanche. Enfin, tu as encore le temps d'y aller d'ici samedi ! Mais je parie que tu n'es pas encore habillé...

- Non.

- Tu ne devrais pas traîner dans cet affreux peignoir rouge délavé même s'il est confortable. J'ai deviné, hein ? Tu es encore en peignoir. Et dans ton vieux peignoir ! Tu sais que je t'en ai acheté un autre. Je crois que tu ne l'aimes pas... Mais quand même, cet affreux peignoir rouge !... Enfin, passons. Un jour, je le jetterai... Bon, pardon. Passons à autre chose. Il y a beaucoup d'offres intéressantes ce matin au rayon charcuterie. Tu préfères de l'andouille de Vire ou du boudin noir ?...

- Mais, comme tu veux !

- Je sais que tu aimes beaucoup l'andouille de Vire. Elle est belle et bien fraîche. Mais évidemment, le boudin noir est moins cher et je pourrai te le cuisiner avec des pommes... Ah, il faut que j'aille voir s'il y a des canadas parce que les golden, c'est vraiment fade à côté...

- Ah bon !

- Je me demande si tu as du goût, parfois ! A chaque pomme sa destination, voyons ! Toi, tu es trognon comme une pomme mais on te ferait manger n'importe quoi !

- Mais non !

- Nom d'un petit bonhomme ! Les canadas sont magnifiques ! Attends, je te pose - façon de parler ! - le temps de mettre le sac de pommes dans le caddy. ...

... ... ...

Voilà ! Bon, je suis à côté des légumes maintenant. Dis donc, ... Comment ? ... Qu'est ce qu'il y a dedans ?   De l'oseille ? ... Ah, je ne sais pas si mon mari aimera cet acidulé... 

- Non

- Je te parle pas, mon chéri, Je parle au... marchand ! Tu n'aimes pas l'oseille, je le sais. Ah, oui, les légumes du soleil ! C'est bon mais ce n'est pas encore vraiment la saison, non ? - Minou, je parle toujours au marchand ! - Ah oui, je pourrai goûter aux endives ! Je prends des endives, Chéri ?...

- Pas cette fois.

- C'est non, pour les endives - Toujours le marchand, Minou ! - Dites donc, il y a du choix ! Nous, on aime bien les légumes verts. Et tout ce qui est choux. Particulièrement brocolis et choux fleurs. Mon mari les aime bien juste nature. Vous savez, à la cocotte, avec un peu de sel, pas trop. Et une lichette de beurre. C'est bon pour la santé et quelle saveur ! Au moins le vrai goût du légume... Je te prends le chou-fleur, mon chéri ?...

- Pourquoi pas.

- Oh, pendant que j'y pense... Je ne l'ai pas noté sur ma liste mais je crois qu'il faut que j'achète des sachets pour le chat. Tu veux bien vérifier ?. Tu n'aimerais pas sacrifier ta côtelette pour Mimine, n'est-ce pas ? ah, ah, ah !

- Ah, non !

- Je n'ai pas de crayon pour le rajouter sur ma liste. J'espère que je vais m'en rappeler ! Tu pourrais peut-être me sonner dans vingt minutes. Enfin, il faudrait que ce soit avant que je passe en caisse ! Je crois que c'est un peu compliqué surtout si je suis en train de tout déposer sur le tapis roulant... Je vais faire marcher ma mémoire !

- En effet.

- Attends, il y a tout un tas de promos. Je vais voir si c'est intéressant et si on peut goûter, c'est encore mieux ! Je vais peut-être trouver le Maroilles de tes rêves ! Bien que ça empeste et que l'odeur dure, je suis prête, si j'en trouve, à te cuisiner un bon steak au maroilles... Qu'est-ce que tu en penses ?

- Peut-être.

- Ah non, ce n'est pas du fromage ! Je ne sais pas pourquoi j'ai cru que c'était ça ! C'est parce que c'est entre les légumes et la crèmerie ! Mais c'est des soupes. Je retourne voir, j'y étais tout à l'heure.Tu sais, quand je parlais au marchand. Il est bien sympathique. C'est pas un gars du supermarché ; je les connais tous. Ça peut dépanner, parfois, une soupe toute prête et ça économise du gaz... Il y a du choix ! Tu verrais ça !...

- Fais pour le mieux.

- Et puis, tu sais, on éviterait la corvée d'épluchage et on pourrait rester plus longtemps devant la télé à regarder un film... On est bien, hein, le soir, tous les deux sur le canapé, tranquilles...

- Oui.

- Mais tu sais, c'est pour ça que j'aimerais que tu te débarrasses de ton vieux peignoir rouge. Il est tout passé et plus doux comme avant. On voit la trame par endroit et ça me fait des marques sur la joue quand je m'endors sur ton épaule...

- D'accord.

- Bon, je vais les goûter, ces potages ! Attends, je te mets dans ma poche un instant. Ne quitte pas... 

... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... 

- Je crois que je ne pourrai rien manger au déjeuner ! Mais ne t'inquiète pas, Minou, je te préparerai une bonne salade. J'ai goûté et mes préférés sont courgettes/chèvre, endives/jambon, légumes verts et crème de champignons. Tu aimes bien la crème de champignons aussi, hein, Minou ?

- C'est ça.

- J'ai donc fait mon choix. Je vais prendre quelques soupes. Je vais bientôt rentrer en passant d'abord au rayon nourritures pour animaux. Tu vois, je n'ai pas oublié !

- A tout à l'heure.

- Allo, Monsieur ? Ne quittez pas encore ! J'ai une bonne nouvelle ! Je suis Marc Quillot, représentant des potages Lebig. En récompense de votre extraordinaire patience pendant que Madame votre épouse faisait son choix après dégustation, j'ai l'honneur de vous annoncer que vous êtes l'heureux gagnant d'un an de potages Lebig, soit trois packs chaque semaine. Car vous le savez, "le big bio mijoté, c'est de la pureté dans vos assiettes !"...

 

© Lakévio

 

 

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24 mars 2019

C'est le printemps.

 

Je vous emmène au jardin.

Un endroit incontournable à Marrakech :

le Jardin Majorelle, dans la propriété qui a appartenu à Yves Saint-Laurent. Le créateur-styliste l'avait achetée alors qu'elle était abandonnée et qu'un projet d'hôtel allait défigurer les lieux et supprimer le jardin. Celui-ci avait été crée par le peintre Jacques Majorelle  (1886-1962) qui, séduit pas la beauté et la douceur de vivre à Marrakech, avait acquis, en 1923, un terrain de 1,6 hectares en bordure de la palmeraie. Il y fera construire une maison, Bou Saf Saf, puis son atelier et achètera encore des parcelles pour agrandir son domaine. C'est en 1931 qu'il fera construire la villa cubiste près de sa première maison. Elle lui servira d'atelier et d'entrepôt pour ses grandes oeuvres.

 

Le Jardin Bleu

Le célèbre "bleu Majorelle", mélange d'outremer et de cobalt...

 

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Bou Saf Saf

 

 

 

 

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