En bateau, Lakevio !

18 septembre 2017

conte du lundi 76

 

Darren Thompson

 

 Je n'ai pas vu Paul, dit Sabine. Oui, mais il y avait Etienne..., répondit Natacha. Elles se hâtaient, en silence à présent, pour rejoindre leur lieu de travail. L'ondée était arrivée juste à point pour les libérer du poids de la cérémonie. Comme Natacha avait un parapluie, cela leur avait permis de s'éclipser rapidement. alors que les autres s'abritaient encore quelques instants sous les colonnades. 

C'était étrange, quand même de revoir Etienne... Il est sans doute venu parce que Paul ne venait pas...

Vous saviez que Paul ne viendrait pas ? s'étonna Sabine. Je croyais... Enfin, j'ai entendu dire... Au bureau, les bruits courent... s'excusa-t'elle.

Natacha n'avait pas envie de parler de Rachel. Sabine n'était qu'une collègue, pas une intime et puis, ce qu'elle venait d'apprendre. à propos de Sabine... Elle ne répondit pas et resta un long moment silencieuse, à se rappeler les heureux et moins heureux moments vécus avec Rachel... Celle-ci avait eu une longue histoire avec Etienne et tout le monde s'attendait à ce qu'ils annoncent leurs fiançailles. Au lieu de cela, le bureau du jeune homme, un matin resta vide, et Rachel elle-même ne parut que le surlendemain, le nez dans un mouchoir, disant qu'elle avait pris froid. Mais elle était un peu trop poudrée et maquillée et il n'y avait pas que son nez qui était rouge... A ce moment-là Natacha n'était pas du cercle pour connaître le vécu passionnel de Rachel mais suffisamment pour comprendre que les absences simultanées avaient un lien. Devant son air accablé, elle lui offrit un café et attendit de voir si la jeune femme voulait bien se confier. Et le trop plein finit par déborder. Rachel s'en voulait terriblement. Très amoureuse d'Etienne et en attente d'un futur partagé, elle l'avait pressé de s'engager. Après trois ans, quand même ! avait-elle ajouté. Ce fut pourtant le moment où il lui annonça qu'il avait accepté un poste en Uruguay ! Bien que ce fut une surprise totale car il n'avait jamais parlé de tels projets, il avait cependant proposé de l'emmener. Savait-il qu'elle avait mille raisons de refuser : ses parents, très âgés, sa soeur malade, et surtout, surtout, sa promotion récente et sa possibilité de carrière rapide ce dont elle avait toujours rêvé... Mais ce départ - Natacha savait que le mot signifiait "abandon" mais elle ne l'aurait jamais révélé à Rachel la carriériste - et ces changements dans ses propres plans, l'avait sérieusement bousculée. Elle la comprenait. Vraiment ? Pas tout à fait, parce qu'Etienne... si elle avait été à sa place, elle l'aurait peut-être suivi ; c'était quelqu'un de bien. La preuve, il était là ce matin...

Pensez-vous que Paul sera au bureau ?

La voix de Sabine la sortit un instant de ses pensées. C'est sûr, il y aurait fête à l'agence. Il faudrait malgré tout célébrer les promotions de l'année ! Natacha regarda Sabine et regretta sa bouffée d'amertume. Elle avait l'air si "innocente", l'air de ne vraiment rien savoir, à peine quelques ragots inconséquents dont elle se souciait peu.

Donc, elle ne savait pas que Paul ne serait pas là parce qu'il était parti se noyer dans le whisky d'Irlande. Paul, le cher Paul, Paul chéri, celui qui avait pris le bureau et la suite d'Etienne dans le coeur de Rachel. Ce que celle-ci affirmait en riant trop fort, suspendue au bras d'un Paul qui avait le parfait profil pour se faire manipuler. Qui aurait pu résister à la sublime Rachel qui ne supportait pas de ne pas avoir eu le courage de partir en Amérique du Sud ?... Natacha avait compris très vite à la crispation des lèvres qui se voulait pourtant légère, aux mains aux jointures blanchies sur les accoudoirs du fauteuil , aux bras qui ne s'ouvraient pas assez vite lorsque Paul venait surprendre Rachel. Elle se laissait aimer, elle avait besoin de lui. Elle l'avait même avoué à Natacha.

Elle ne savait pas que Rachel avait rompu brusquement la semaine dernière juste après que Paul l'ait demandée en mariage, elle l'avait aussi raconté à Natacha, en passe de devenir une amie proche grâce à sa disponibilité au bureau et son oreille attentive. Elle l'avait dit en riant à grand éclat et Natacha savait que c'était pour ne pas fondre en larmes. Sabine n'avait pas entendu ce qu'avait dit Rachel ce soir-là avant de rejoindre sa voiture : de toutes façons, je gâche tout, ma vie est foutue !...

Non, elle ne savait vraiment rien, Sabine, elle qui allait, à son tour, prendre le bureau et la place de Rachel car c'était elle, la "promue" du jour. Si elle l'avait su, elle n'aurait pas posé toutes ces questions et n'aurait pas été aussi tranquille, ... autant sincèrement affligée, pas dans notre milieu où l'on marche si facilement sur des cadavres se disait Natacha avant de regretter cette dure pensée.

Il ne fallait pas oublier que c'est de l'enterrement de Rachel qu'elles revenaient...

 

© Lakévio

 

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16 septembre 2017

Et à Saint Barthélémy, aujourd'hui...

 

 Rien n'est plus comme avant dans le petit paradis de mon Augustin...

Quelques nouvelles de cette petite île à laquelle nous sommes attachés par des liens familiaux.

 

Luis était passé en 1995 et il avait fallu une vingtaine d'années pour retrouver ce décor paradisiaque. (bien que déjà fortement altéré par rapport à "l'avant Luis")..

 

SB_Plage_Lorient_bungalow_20120527_1

 

St Barth 2016 06

De nombreux cocotiers avaient été déracinés. Le muret avait été placé pour prévention des eaux.

 

SB cabane surfeurs lorient jpg

Vous vous souvenez de la cabane des surfeurs sur la plage ?...

 

Irma est arrivée...

 

St Barth septembre 2017

Le vent et l'océan en furie ont emporté le sable. et dénudé la plage...

La terrasse du bungalow repose sur du vide et les cocotiers menacent le toit...

 

et la cabane de surf s'est retrouvée... sur le cimetière où reposent les ancêtres de Princess Lau.

(image empruntée à un instagrameur)

SB cabane surf cimetiere

 

Chanceux qu'il n'y ait pas de victimes chez nous mais le traumatisme est là. Il faut songer à présent à déblayer, nettoyer et réparer. L'aéroport étant enfin réouvert, ce matin s'envole une partie de la famille, via la Guadeloupe, pour évaluer et aider l'arrière grand-mère d'Augustin et les cousins sur les différentes propriétés dont l'une s'est complètement écroulée...

Et lorsqu'Augustin aura vingt ans, peut-être reverra-t-il son île comme il l'a vue en ses premiers mois... si un autre ouragan ne passe pas par là !

 

 

 

 

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15 septembre 2017

Dames en noir

 

Rentrée pluvieuse ?

Humeur sinistre ou joyeuse ?

 

Darren Thompson

 

Racontez lundi !

 

 

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11 septembre 2017

Lundi 75

 

Belinda Del Pesco (1)

 

Longtemps, je me suis couchée de bonne heure...

Moi ? Vous voulez rire ! j'ai toujours été un oiseau de nuit. Même quand j'étais gosse, dans cette chambre, justement. Ma mère me lisait une histoire, me donnait Amipanda, mon doudou qui est toujours resté là, allumait la veilleuse et, après un baiser, fermait la porte sur ce qui devait être une douce nuit... Lorsque je savais qu'elle parvenait au bas de l'escalier, je m'installais sur le rocking-chair à côté de la lampe et j'inventais des histoires pour Amipanda et la seule poupée que j'avais, offerte par mon grand-père. Je n'étais pas une petite fille à poupées. J'avais été, dans ma petite enfance, une rêveuse à elfes et lutins, mais j'étais rapidement passée aux batailles flamboyantes dans les galaxies lointaines, à la puissance laser, la chevalerie me laissant froide comme marbre. Donc, plus tard, j'eus à disposition de mes nuits, les héros de mes bandes dessinées préférées ou les personnages des feuilletons télévisés, Goldorak, les Chevaliers du Zodiaque, Olive et Tom, Jeanne et Serge, et, bien sûr, Willow, le Jedi, les Gremlins, sans oublier E.T ! Pas du genre girly, paillettes roses, Bisounours et autre Petit Poney et certainement pas Barbie ! ... Le désespoir de ma mère parce que j'étais et je suis restée fille unique.

Je me rappelle que je n'avais de copines que l'été. Parce qu'alors, j'allais traîner en vélo dans le quartier et qu'elles acceptaient de venir avec moi en pique-nique au Bois ou parfois à la piscine. Enfin, tout ça jusqu'à ce que Julien arrive.

Julien, c'était le garçon d'à côté. Il avait emménagé avec ses parents au début de l'année scolaire et j'avais remarqué que sa lumière restait longemps allumée dans sa chambre. Il n'allait pas dans la même école que moi mais je l'avais vu aussi dans son jardin. Un soir, je me suis installée à la fenêtre ; il faisait déjà froid mais j'avais envie qu'il me voit. Enfin, il est apparu pour disparaître aussitôt mais revenir tout aussi vite avec une lampe de poche et il m'envoyait des signaux !... Je suis allée chercher la vieille lampe de camping mais elle n'avait pas de pile à mon grand désespoir. Donc le matin, je l'ai guetté avant que son père ne l'emmène en voiture...

- J'ai vu les signaux

- Je sais. Alors, tu viendras ?

- Quoi ?

- Tu ne comprends pas le Morse ? Je t'ai demandé si tu pouvais aller dans ton jardin ce soir, près de la grille ?...

J'en étais si estomaquée que j'en suis restée muette. Mais à la nuit tombante, un pull sur le pyjama, j'étais au rendez-vous !

 

Ce fut la plus belle année de ma vie. De longues soirées collés à la grille qui nous séparait, ne sentant pas le froid, avec un parapluie lorsqu'il pleuvait, les yeux contemplant le ciel et les étoiles, à écouter ce que nous nous lisions à la lumière de la lampe de poche, de nos livres favoris. Nous entrions avec tant de facilité dans ces mondes imaginaires, nous revêtions nos combinaisons d'astronautes, entrions dans de puissantes fusées sophistiquées pour sauver des planètes en pulvérisant nos ennemis. L'hiver, nous allions chez l'un, chez l'autre mais l'atmosphère n'était pas la même et c'est avec un plaisir immense que, les soirs s'allongeant, nous pûmes nous retrouver dans l'un ou l'autre jardin. Ah... imaginer nos mondes déroutants et merveilleux dans les branches d'un arbre !...

 

Malheureusement, c'est aussi d'un arbre que Julien est tombé. Il ne s'en est pas remis. Son état nécessitait de tels soins que ses parents l'ont emmené dans une autre ville et je ne l'ai jamais revu. C'était aux vacances de Toussaint, loin de la maison, en Normandie... J'ai passé une année très difficile. Je pense que ma mère aussi. J'étais devenue mutique et anorexique. Je ne lisais plus, je crois même que je ne pensais plus... L'école a conseillé un psychologue. Comme je ne voulais, ne pouvais, parler de rien, la dame m'a fait dessiner. Au début, je n'en avais pas du tout envie. Et puis, j'ai commencé avec le crayon noir. Un pauvre soleil, un arbre tout sec... Rapidement, ma feuille à chaque séance s'est couverte de planètes autour du soleil, grises dans un ciel d'encre. Un jour, j'ai relié les planètes... Et le lendemain, une silhouette est apparue sur l'une d'elles. Mais je ne pouvais toujours pas en parler. Cette planète revenait sans cesse. Quelques temps après, j'ai eu envie de dessiner quelqu'un de vrai sur cette planète : un petit garçon, qui tenait quelque chose dans sa main. Ce quelque chose était une lampe et j'ai désiré prendre le crayon jaune pour montrer la lumière de la lampe et là, j'ai éclaté en sanglots. Je crois que j'ai pleuré longtemps. Et à la question, j'ai pu répondre :

- C'est Julien. Il m'appelle.

Ma mère a eu très peur. Je l'ai compris quand elle a décidé de bloquer la fenêtre. Alors, je lui ai dit :

- Tu sais, dans son monde, il va bien. Est-ce qu'on pourrait lui envoyer ce dessin ?...

J'avais dessiné pour Julien quelque chose de très inhabituel pour moi : un envol de papillons multicolores qui allaient le visiter "dans son monde". Ma mère ne savait pas où envoyer le dessin. L'école non plus ne savait pas. Aussi le dessin était resté dans un tiroir. Ma mère avait dit, comme la psychologue, que Julien savait certainement que je pensais à lui et que j'avais dessiné pour lui.

En ce matin de rangement pour cause de déménagement, je venais de retrouver ce dessin et le souvenir de cette année inoubliable et de mon ami Julien, tout m'était revenu en douceur, comme quelque chose de précieux, d'inviolable.

- Odiiiiiiiiiiiile !

- Oui, Maman !

- Ça avance, ces cartons ?...

Ben non, ça n'a pas beaucoup avancé. A vingt-quatre ans, j'étais repartie dans des galaxies lointaines, sur la planète de mon petit prince à moi qui avait toujours dix ans... J'ai refait nos batailles, puis j'ai soufflé sur les papillons pour qu'ils s'envolent encore une fois, destination connue d'eux seuls.

Ma mère va dire que je suis incorrigible, peut-être a-t-elle un peu raison.

 

© Lakévio

 

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08 septembre 2017

C'est la rentrée à l'atelier !

 

Devoir de rentrée

Belinda Del Pesco (1)

 

Comme vous êtes forcément bien reposés...

Chut au fond ! Je ne veux pas entendre : J'ai randonné toutes les vacances ! j'ai trop nagé ! J'ai fait des claquettes, du ski nautique, de la planche à voile !, J'ai joué... au tennis, à la pétanque, au bowling, J'ai trop mangé ! J'ai reçu le monde entier, j'avais mes petits-enfants... 

Désolée, mes tout beaux ! Mettez vos tabliers et au travail, c'est l'heure !

 

Attention à la consigne du jour :

J'aime beaucoup ce jeu de l'émission "les Papous dans la tête".

Je propose donc

1) Commencez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Longtemps je me suis couché de bonne heure..." (emprunt à Marcel dans sa Recherche du temps perdu)

2) Terminez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Peut-être a -t-elle un peu raison ?..." (emprunt à André, l'Immoraliste )

3) Entre les deux, casez ce que vous voulez !

 

J'ai choisi fastoche, non ?

A vous de jouer, si vous le voulez !

C'est pour lundi.

 

PS : Cette année je posterai le tableau à histoires le vendredi.

(Un jour de plus pour composer ! Elle est sympa la maîtresse !)

 

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06 septembre 2017

Perses

 

Vous savez que j'aime les tissus.

En Anjou, mon amie Monique m'a réservé une visite faite pour me charmer dans un château d'une classe folle : Montgeoffroy, à Mazé (49). Bâti de 1772 à 1776  par le Maréchal de Contades dont les descendants vivent encore sur place.

 

DSCN1754

Une demeure habitée et inspirée. La marquise a du goût : la plupart des pièces ont été restaurées avec de magnifiques toiles perses de Pierre Frey  & Braquenié. Comme on ne peut photographier l'intérieur du château, un catalogue d'échantillons est mis à disposition des visiteurs mais, comme souvent, j'ai pu retrouver sur le Net quelques "vues d'ensemble". A vous de juger.

 

montgeoffroy fauteils-moissac-033-1

 

montgeoffroy salon 70

 

montgeoffroy fauteuils

 

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montgeoffroy chambre 5

 

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montgeoffroy braquenie

montgeoffroy chambre 232

 

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04 septembre 2017

Lundi 74

 

Aldo Balding-www

 

- Tu es sûre, Lila ? Tu as bien réfléchi ? C'est bien ce que tu veux ?... Décidément, ces vacances auront été désastreuses !... Je sais, c'est de ma faute ! Tu me l'as assez dit ! Je me suis excusé mille fois, déjà. Pardon, je n'aurais pas dû dire ça... Désolé. Vraiment, désolé... Mais je ne suis pas responsable de tout ! ...

Mais non, je n'accuse pas ta soeur ! Tu es quand même d'accord qu'elle ne nous a guère laissés tranquilles ! Toujours à nous chercher, me chercher avec ses piques assassines, à tourner autour de moi, à m'espionner. Comment tu appelles ça , son intrusion dans la salle de bains quand je prends ma douche ?... Oui, j'aurais dû fermer la porte... Mais quand même ! On était chez ta mère et c'est ta petite soeur !... Tu l'excuses toujours !

Oui, je sais, c'est pas ça le problème; Mais ça n'a pas arrangé les choses !... Je ne suis pas de bois, quand même ! Elle le sait bien et quand elle arrive en maillot dans notre chambre, hein ?... Toi même, tu dis qu'elle est fofolle... Je dirai plutôt perverse. Non, non, je ne noie pas le mouton ! Le mouton ?... Euh, je crois que tu me fais perdre mes mots... On revient à ses moutons et on noie?... Le poisson ! C'est ça le poisson.

Comment ça je fais mon imbécile ? Mais non, c'est que je suis tourneboulé, moi aussi. Je ne pensais pas qu'il arriverait une chose comme ça !... Je ne l'ai pas "voulu" ! Oui, c'est de ma faute. Je suis responsable, absolument.

OUi, c'est vrai, je m'échauffe, comme Serena ou comme ta mère...

Tu la connais ta mère ! Tu es la première à dire qu'elle préfère Serena, qu'elle la soutient toujours ! Désolé mais ta famille, purée, ras le bol !

Ne parlons pas de la mienne, tu veux ? OK, c'est pas mieux, même si ma mère t'aime bien et que mon père t'apprécie vraiment. Ce n'est pas ma mère qui nous aurait mis des draps déchirés pour notre arrivée. Ce n'est pas ma mère qui aurait servi tant de fois du poisson que je ne supporte pas. Oui, oui, bien sûr, on était à la mer... Mais tu le sais que je suis allergique ! Elle le sait aussi depuis cinq ans, non ?...C'est grave, ça ! Si ce n'était pas fait pour gâcher notre séjour.! Elle aurait sans doute voulu que tu viennes seule car systématiquement, quand je suis là, elle s'oppose à tout ce que je dis, encouragée par Serena. Parfois, c'est drôle je te l'accorde mais passer quinze jours sous ce tir nourri de critiques, j'en ai marre. Je sais que je dis ça à chaque retour, mais là, non, j'en ai vraiment marre ! C'est à cause d'elle si nous sommes partis si vite parce qu'elle se sentait mal et qu'elle pensait que ce serait sans doute la dernière fois qu'elle te verrait...  Tu parles ! Combien de fois, elle a fait le coup ?...

Mais non, encore une fois, je ne me cherche pas d'excuses ! Pardonne-moi, mon poussin. Je t'en supplie, tu ne vas pas me planter là quand même ?... On ne peut pas vivre comme ça ! Tu retournerais chez ta mère ?...

Ecoute, je reconnais : tout est entièrement de ma faute. J'ai commis une terrible erreur, j'en suis conscient. Mais on peut peut-être aller de l'avant ?...

Je comprends tout à fait. Tu es absolument dévastée.

Oui, comme l'appartement. Oui, j'aurais dû faire le tour de la maison pour voir si j'avais tout bien fermé... C'est tout à fait de ma responsabilité si on a été cambriolé pendant notre absence, les meubles brisés ou volés...

Alors, on va le choisir le nouveau canapé ?...

 

© Lakévio

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02 septembre 2017

Au retour, tout est différent

 

Aldo Balding-www

Aldo Balding

 

Si vous saviez !...

On se raconte lundi ?

 

 

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01 septembre 2017

Mamette à la fête !

 

En Bourgogne, Mamette s'affaire... Certes, c'est la rentrée : les fournitures de dernière minute avec les demandes riches et variées des enseignants, et aussi le cortège d'inscriptions et l'emploi du temps qui se remplit à toute vitesse avec les loisirs et activités en tous genres.

Et quand, en plus, il faut préparer, organiser, maîtriser l'annniversaire de l'aîné ( né en août ), il n'y a pas à chômer pour mener la troupe (la horde ?) de sauvageons tout juste lâchés des premiers jours de classe...

 

Nikolay Bogdanov-Besky

 

country gentlewoman summer (2)

Frances Tipton Hunter - bobbing-for-apples

 

happy birthday 26

 

 

 

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31 août 2017

School day

 

En avant-première

C'est Jour de Rentrée à Paray.

Nikolai Zhukov

 

L'heure de retrouver les maîtres et les amis, de faire de nouvelles connaissances, d'admirer le cartable neuf de Zoé et les chaussures vernies de Salomé, d'avoir la gorge serrée parce qu'on n'est pas dans la même classe que Joseph mais de se réconforter parce qu'on est dans celle de Damien, de sentir la bonne odeur de peinture fraîche de l'escalier repeint, de remarquer les murs vides de la salle de classe en attente des chefs d'oeuvre de l'année, d'écouter la première histoire, de retrouver ses marques dans les bras de Céline...

Vladimir Mukhin

Going to School - Ladybird books series 563 - by M E Gagg - illustrated by Harry Wingfield - First Published 1959

Elsie Hewland (1901-79) painted A Nursery School for War-Workers’ Children in 1941

 

Bonne journée à tous et à mes chéris en particulier !

 

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28 août 2017

Lundi 73

 

herbert badham peintre australien breakfast piece

 

Dans deux heures, c'est plié. Terminé. Je tourne la page.

Comme si elle avait deviné, Dotti a particulièrement soigné la table ce matin. Elle a posé le journal comme chaque jour depuis cinq ans. Mais ce matin, je ne l'ai pas ouvert. J'ai juste sorti de ma poche l'enveloppe que j'ai préparé pour elle et qu'elle trouvera en débarrassant... Je sais que je vais beaucoup lui manquer. Elle ne va pas comprendre. Personne ne pourra comprendre pourquoi je suis partie ce jour, en robe d'été et en sandales, sans bagage, en laissant la clé sur la table. Mais je suis tout à fait déterminée. J'ai mis tant de temps à me décider. A présent, c'est irréversible.

Il y a cinq ans, un matin comme celui-ci, je suis venue m'installer comme lectrice chez Frau Schmidt, une dame allemande vivant dans un très charmant village anglais près de Cheltenham. Je suis aussi allemande. Je m'appelle Hertha et j'ai 33 ans depuis deux mois. Lorsque je suis arrivée, j'étais insouciante et heureuse, emplie de passion pour les livres, la musique et... pour Gerhardt, le fils de Frau Schmidt ! Nous nous étions rencontrés à Ostende où nous étions en vacances dans le même hôtel. Coup de foudre qui illumina les cieux chargés de Belgique. Vingt jours d'ardent amour dans une chambre d'hôtel au papier peint argenté sur lequel s'agitaient nos silhouettes désarticulées et enflammées. Il était de Cologne et moi de Hambourg. Nous nous retrouvions chez moi dès le vendredi soir et nos fins de semaine étaient aussi belles qu'un ciel italien. Mais je n'avais qu'une envie  : cesser de faire le voyage et qu'il m'invite à m'installer avec lui. J'allais enfin à Cologne où il me trouva une chambre et un travail dans une librairie. Nous passions de longues soirées ensemble car il ne pouvait rester la nuit avec moi, craignant pour sa réputation de professeur au Gymnasium. 

J'ai eu l'esprit et le coeur rempli de lui deux belles années. Au début de la troisième, il m'annonça qu'il allait travailler en Angleterre parce que sa mère y était installée. On lui avait offert un très bon poste dans une Université. La solitude est mauvaise conseillère. Je n'eus de cesse de le rejoindre. Je recherchais où était sa mère. J'appris qu'elle avait avec elle une lectrice d'un âge canonique et une petite jeune fille à son service, Dotti. J'écrivis à la lectrice, offrant de prendre sa place pour qu'elle puisse retourner au pays. Je ne sais ce qui me donnait des ailes ; j'étais sûre de réussir ! Il n'y aurait rien entre moi et Gerhardt. Nous serions à nouveau réunis. Je le désirais de tout mon être et l'aurais suivi à l'autre bout de la terre ! C'était mon destin, me disais-je et sans doute n'avais-je pas tort.

Il y a trois jours qu'on a enterré Frau Schmidt. Il paraît qu'elle me laisse une petite fortune en bijoux et je sais pourquoi. Cette femme a été meilleure que ma mère. Elle a été plus qu'une mère, une véritable amie. En douceur, elle m'a aidée à me connaître, à m'affirmer, m'épanouir, à jouir de la vie... seule. Enfin, presque ! Frau Schmidt, en me recevant, avait immédiatement compris d'où je venais et pourquoi j'étais là. Elle a compati sans me le dire mais elle m'a menée à la vérité. La vérité nue et brutale et elle était là pour me tenir la main.

Lorsque Gerhardt me découvrit chez sa mère en Angleterre, j'en savais déjà plus sur lui qu'en deux années d'amour partagé. Il y avait d'abord eu ces portraits d'enfants que j'avais vus au chevet du lit de Frau Schmidt. Elle m'avait envoyé chercher un livre oublié dans sa chambre. A mon admiration, elle avait répondu que c'était ses petits-enfants... Je ne savais pas que Gerhardt avait un frère ou une soeur... Plus tard elle me montra un vieil album de famille où Gerhardt trônait en fils... unique ! Curieusement, je ne posais pas plus de questions, ni à Gerhardt qui venait nous voir tous les quinze jours, ni à sa mère. Nous filions alors visiter la région et plus rien ne comptait que sa présence et son amour. Puis vint la visite au photographe où j'allais chercher des portraits qui devaient être retirés et encadrés. Frau Schmidt m'accompagnait. Le photographe s'extasiait sur la beauté d'une jeune femme qui apparaissait sur plusieurs clichés. Inexplicablement, je me sentis tout d'un coup au bord de l'évanouissement. Je fixais les photographies et je sentais une main me tordre le coeur. Tout devint silencieux dans la boutique. Je n'entendais plus la conversation, ne percevant que le sourire narquois de la femme et cela revint brusquement comme si on avait crié à mon oreille : "Madame Gerhardt"...

Je n'en parlais pas plus, ne demandais rien à Frau Schmidt, n'exigeais aucune explication de Gerhardt. Je fus encore plus tendre avec mon amant, cueillant ses baisers et ses promesses comme miel.

Enfin, un petit carnet de moleskine apparut, qui traîna quelques temps à côté du téléphone. Il semblait oublié là, juste après un appel pressé. Il contenait une liste de prénoms féminins, suivis de numéros de téléphone , je reconnus le mien mais il y avait deux autres Hertha avec des numéros différents et sur chaque ligne des signes et des nombres... Je sentis sur moi le regard de Frau Schmidt et rougis de ma curiosité. Je reposai bien vite le carnet.

- Sommes-nous arrivées au moment où je vous explique qui est mon fils ?... me dit Frau Schmidt. Parmi toutes ces jeunes femmes, vous êtes la seule à n'avoir rien voulu savoir et à vous être accrochée. Il ne le fallait pas. Il n'en vaut pas la peine...

C'était le bon moment. J'étais prête et même si mon coeur vola en éclats à l'intérieur, je hochai la tête et vint m'asseoir auprès de la vieille dame pour écouter et surtout, entendre... J'ai un caractère fier et comprenant que j'avais perdu mon honneur et mon temps, je me suis cuirassée devant l'humiliation. Je m'étais laissée tromper ; ce n'était pas de sa faute mais de la mienne. L'amour n'est qu'illusion et mensonge.

Pour ne pas rester les fins de semaine au cottage, je pris un travail de correctrice dans une maison d'éditions à Cheltenham. Ils avaient quelques auteurs devenus célèbres et qui par fidélité étaient restés chez leur premier éditeur. James Corbie étaient de ceux-ci. Un auteur attachant que je lisais en avant-première avec plaisir. Comme je lui envoyais parfois des notes, il prit l'habitude de m'écrire et tout au long de cette année nos échanges gagnèrent en confiance puis intimité.  Il a l'âge de mon père mais il est jeune d'esprit et si talentueux ! Ces derniers temps nous sommes devenus plus qu'amis. Ses lettres se sont faites tendres tout en restant très respectueuses et finalement il m'a offert de venir le rejoindre à Vancouver où il s'est établi. J'ai reçu le billet d'avion le matin du décès de Frau Schmidt.

Je suis tranquille : il sait tout de moi. Je ne l'aime pas mais je l'estime. C'est vers lui que je pars aujourd'hui.

 

© Lakévio

 

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26 août 2017

English breakfast

 

herbert badham peintre australien beakfast piece

Herbert Badham

 

Encore une belle matinée ; le week-end s'annonce bien.

Peut-être pas pour tout le monde !...

Racontez lundi !

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25 août 2017

L'enfant à la crinière

 

n'a peur de rien !

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Augustin en vacances - Août 2017

 

 

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24 août 2017

Retrouver le jardin !

 

pour les derniers jours de vacances avant de reprendre le chemin de l'école.

Cette année, mes parodiens prennent de l'avance : Rentrée fixée au 31 août ! Crèche, Moyenne Section, CE1/CE2 et CM2.

En attendant de boucler les valises, prendre soin du jardin occupe le temps et aide bien les parents qui retrouvent une nature sauvage et de nombreuses pommes à ramasser après un mois d'absence...

 

Mes blondes tourterelles

michael malm - girl in a garden

 Michael Malm

 

Watering The Onions by Maureen Dean

 Maureen Dean

 

dorothea sharp -among the flowers

Dorothea Sharp 

 

J'ai aussi un pigeon rêveur...

emily j

 Emily Harrington 

 

Bientôt plus de sérieux, moins d'insouciance,

A eux la Science !

 

 

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22 août 2017

Le bonheur de Douce

 

est de suivre sa soeur de trois ans son aînée ... Etre acceptée d'elle, partager les mêmes jeux, ne pas s'entendre dire qu'elle est "encore" petite... Et je la comprends si bien moi qui avais une "Fine" à admirer...

 

albin veselka 4

 

albin veselka 81

 

albin veselka 52

 

albin veselka -blueberries

 

Merci à Albin Veselka pour ces portraits qui évoquent si bien mes deux premières petites-filles, Rosine et Douce.

 

 

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21 août 2017

Lundi 72

 

Brocha Teichman -painting-of-sisters

 

Douce est rentrée en larmes dans la cuisine fraîche où se tient sa mère. Elle hoquète et des mots inarticulés sortent de sa bouche. De nombreuses perles roulent sur ses joues rebondies. Elle a vraiment l'air en souffrance. Brune lui demande de se calmer tout en cherchant du regard l'ombre de Douce, sa grande amie Clara. Comme celle-ci n'est pas là, elle a déjà compris et calîne sa fille en attendant la confidence :

- Clara, elle veut plus me causer !...

Brune comprend bien le problème. Douce lui ressemble. Ainsi nommée pour l'aider à, comment dire..., assouplir un caractère bien trempé ! Douce veut commander, prêter ou ne pas prêter, jouer ou embêter... C'est une adorable petite fille, blonde, jolie, intelligente et vive. Mais parfois trop et le geste dépasse l'intention... Clara a aussi son caractère. Quand on dit qu'elle est l'ombre de Douce, ce n'est pas qu'elle se tiendrait effacée, c'est seulement parce qu'elle est aussi brune que Douce est blonde et, surtout, parce que malgré les cris, les batailles, les disputes, elles sont inséparables depuis... la crèche ! L'une ne va pas sans l'autre. Elles ne sont pas encore bien grandes mais elles ont déjà beaucoup partagé.

Tout à l'heure, sur l'escalier, Brune les entendait. Elles avaient chacune cueilli un bouquet. 

- C'est pour ma maman.

- Non, c'est pour la mienne !

- C'est pour ma maman, je te dis !

- Mais c'est pour la mienne aussi ! On n'a pas la même !

Elles se sont regardées et elles ont ri. Puis Clara a dit :  Non, c'est pour toi. Et Douce lui a répondu. : Attends, avec les miennes, on va faire une couronne pour toi. On dirait qu'on est des reines...

Un quart d'heure plus tard, Douce était venue bouleversée. Douce est hypersensible. Elle a du mal à trouver sa place dans sa grande fratrie et pourtant c'est Clara qu'elle a choisi. Clara, exigeante et déterminée, à la rude école de cinq frères aînés ! Brune rassure, console. Elles vont à la recherche de Clara dans le jardin. Elle tourne le dos, affligée, dans son coin. Brune l'appelle sur un ton enjoué. La petite fille tourne la tête, un peu sur la défensive mais confite de chagrin, les yeux rouges et le menton tremblant. Douce a reculé.

- Vous savez quoi, les filles, j'ai une idée, dit Brune. Vous avez chaud, on va jouer à s'arroser ! Enlevez les robes !

Elle a tourné le robinet et l'eau gargouille dans le long tuyau jaune. Voici le jet que Brune règle en fines gouttelettes avec son pouce.

- Courez ! je vous attrape !

Le jet s'élève, le tuyau tournoie, l'eau poursuit les petites filles qui courent sur l'herbe en poussant des cris de joie. Elles dansent et sautent sous l'eau fraîche, s'ébrouent, tentent de capter les gouttes qui filent entre leurs doigts. Et puis elles se heurtent dans leur danse. Elles s'arrêtent et se contemplent, ruisselantes, trempées, ravies. Elles se prennent les mains, puis s'étreigent sous le jet d'eau et continuent leur sarabande main dans la main. La dispute est finie.

 

© Lakévio

 

 

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19 août 2017

Comme une soeur...

 

Ou mieux qu'un frère :

Meilleur(e)s ami(e)s

Brocha Teichman -painting-of-sisters

Brocha Teichman - summer-on-the-lake

Brocha-Teichman

 

Qui a conservé son (sa) meilleur(e) ami(e) d'enfance ?...

Souvenir ou fidélité, en s'appuyant sur un des tableaux,

racontez pour lundi !

 

 

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18 août 2017

Surprise !

 

Oui c'est une belle surprise que la découverte de ce jeune créateur aux oeuvres surréalistes.

erik johansson portrait

 

Erik Johansson, grand manipulateur...

Photographe professionnel, né en Suède en 1985, vivant à Prague. Spécialiste de la photo retouchée. (Vous qui avez essayé Photoshop... restez assis !)

Erik Johansson peintre surrealiste

 

Il n'hésite pas à se mettre en scène dans des situations étranges...

erik-johansson-73456

erik johansson 56

 

erik johansson 3

 

erik_johansson_030

 

 

erik johansson 78

 

 

 erik-johansson-designboom-1800

 

erik johansson 6

Cliquez sur les photos pour les voir en plus grand. Elles valent le coup d'oeil !

 

Si vous en voulez plus, regardez ICI

 

 

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16 août 2017

Mea Culpa !

 

Lundi, la maîtresse n'était pas là !

Elle marchait, comme prévu, sur le sable en bord de Loire

 

Ile Behuard - Maine et Loire 39

 Ile Behuard

 

st florent le vieil - maine et loire 69

 Saint Florent le Vieil

 

Elle menait la vie de Château !

chateau de Gizeux 82

 Gizeux - Indre et Loire

 

chateau de Montgeoffroy - Maze 49

 Château de Montgeoffroy à Mazé,  Maine et Loire.

 

Peut-être même s'est-elle perdue dans les labyrinthes des sites troglodytiques les plus improbables...

troglo helice terrestre Warminski 23

troglo helice terrestre 30

L'Hélice Terrestre de Jacques Warminski à L'Orbière, Saint Georges des Sept Voies. (49)

 

 

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15 août 2017

15 Août

 

Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie.

 

Marie glorieuse

 

Salut, ô Reine,

Mère de Miséricorde

Ô clémente, ô tendre,

Ô douce Vierge Marie.

 

Bonne fête à toutes celles (et ceux !) qui portent "Marie" dans leurs prénoms.

 

 

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