En bateau, Lakevio !

19 février 2018

Conte du lundi 96

 

couloumy anne francoise 70

J'ai poussé la lourde porte et je suis entrée. Je n'ai réalisé ce que je venais de faire que lorsque j'ai été engagée dans l'escalier... Comme si je me réveillais... Non, plutôt comme si j'entrais volontairement dans un rêve. Un rêve où on se retrouve dans un bâtiment inconnu, on gravit lentement un escalier. Quelque chose nous attire mais nos jambes sont lourdes et nous progressons difficilement. En fait, cette façon lente de monter marche après marche, presque au ralenti venait de la sensation d'étrangeté. Je savais ne pas être à ma place mais pourtant je montais encore et encore. Un palier, un deuxième, un troisième. Ma main tremblait sur la rampe. Le silence des lieux était épais, presque suintant. Un jour livide éclairait mes pas tandis que je passais devant les fenêtres qui visiblement n'avaient pas été lavées depuis longtemps. J'avais le temps de regarder sur quoi donnaient ces carreaux sur lesquels la poussière semblait s'être collée depuis des siècles. C'était une courette minuscule et étroite entre des murs sales. L'immeuble n'était pas abandonné. Parfois on percevait une odeur de cuisine derrière une porte, des chaussures attendaient leurs propriétaires à côté d'un paillasson propet, mais le silence. était envahissant..

Je montais ainsi lentement jusqu'au cinquième. Avant d'arriver au palier, je m'arrêtais, tentant de saisir l'idée fugitive que je sentais frémir. Quelque chose m'avait menée là. Je savais. Je devais savoir pourquoi... J'étais plongée dans mes pensées, repassant ce que j'avais fait avant d'arriver à la porte. Voyons, je marchais presque au hasard de cette ville que je ne connaissais que de nom, venue là en accompagnatrice d'une petite fille que je devais remettre à sa famille d'accueil. J'avais encore une heure à tirer avant le train du retour et j'avais décidé, profitant des pâles rayons de soleil, de me promener un peu à l'aveuglette dans les rues du quartier. J'étais entrée machinalement dans cet immeuble. Je n'aurais su dire quel aspect il avait de l'extérieur et pourquoi j'avais eu cet élan pour en pouser la porte. Mais voilà, j'étais au cinquième et...

La porte gris-bleu me sauta au visage. Je la reconnaissais. Enfin, je sentais, je savais que je la connaissais ; elle m'était familière mais lointaine, comme cette idée insaisissable qui rôdait dans mon esprit... Je m'approchais. J'écoutais. Toujours aucun bruit. Pas de chaussures sur le paillasson, pas de nom sur la porte. Toujours comme émergeant d'un rêve, je m'aperçus que j'avais pris la feuiile pliée coincée contre la porte. Je ne m'étais pas rendu compte de mon geste ! J'agissais en somnambule. Cela me troubla, mais lorsque je vis le nom écrit sur la feuille, je frémis. C'était mon prénom. Lisette. Un sentiment violent me saisit. J'aurais pu partir, descendre en courant l'escalier mais sans même ouvrir la lettre, je me mis à tambouriner sur la porte. C'était trop !

La porte finit par s'ouvrir aussi violemment que j'avais frappé. Qu'est-ce qu'il vous prend ? Une jeune fille avait ouvert et nous restâmes un temps infini à nous regarder. J'avais devant moi mon reflet et visiblement elle contemplait la même chose. Nous sentions notre peur. Nous étions rivées l'une à l'autre et j'avais envie de pleurer. Je me répétais que ce n'était pas vrai, que c'était juste un cauchemar, que je devais dormir quelque part dans la gare... Elle ne bougeait pas ; elle me mangeait des yeux. J'ai enfin pu montrer le papier que j'avais dans la main. Oh, vous m'apportez une lettre ? Mais elle ne la prenait pas, toujours occupée à me dévisager. Je dis : Lisette, c'est moi. Elle dit : Je m'appelle Lisette aussi. Je lui tendis la feuille pliée où se détachait, écrit au crayon gras, notre prénom. Elle ne la prit pas. Elle se retourna vers l'intérieur de l'appartement et appela : Maman ! Une silhouette sombre dont je ne pouvais distinguer le visage approcha. Elle tira Lisette en arrière et la porte claqua.

Je sursautai et je me rendis compte que la valise de ma voisine dans le hall de la gare venait de tomber. J'étais en effet dans le hall et il semblait bien que je m'étais endormie sur le banc. J'étais presque soulagée de m'être évadée de ce drôle de rêve lorsque je m'aperçus que je tenais dans ma main une feuille pliée sur laquelle était écrit, au crayon gras, mon prénom : LISETTE. En tremblant, je dépliai la lettre. Le papier était vierge.

 

© Lakévio

 

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16 février 2018

L'insaisissable étrangeté

 

couloumy annefrancoise 5

 Anne-Françoise Couloumy

 

"Il ne faut jamais éclaircir le mystère. De toute façon, un écrivain ne le pourrait pas. Et même s'il cherche à l'éclaircir de manière méticuleuse, il ne fait que le renforcer.

Patrick Modiano

 

 

N'ayez pas peur !

Je ne demande pas une dissertation en trois paragraphes sur la citation de Modiano !

Mais simplement d'écrire, à partir de la toile du jour, une histoire un peu, beaucoup, passionnément ...

ONIRIQUE ETRANGEMYSTÉRIEUSE...

 

Et le mystère s'épaissit... jusqu'à lundi !

 

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14 février 2018

Wingfield-Clements Glass

 

Même si on ne la fête pas, on ne peut ignorer que c'est le Saint Valentine's Day !...

Je vais donc vous présenter un couple qui fait un travail remarquable en sculpture de verre :

Leah Wingfield et Steve Clements

glass-steel-sculpture-leah-wingfield-steve-clements

artistes contemporains américains, nés en 1957 (Leah) et 1948 (Steve)

qui eux-même célèbrent le couple dans leurs sculptures

 

wingfield clements glass 66

wingfield clements glass 6

wingfield clements 4

wingfield clements 36

wingfield clements glass conversation 7

wingfield clements glass art

wingfield clements 9

wingfield clements 84

leur site  ICI

 

 

 

*** Bon, il se trouve que c'est aussi l'entrée en Carême, alors pas trop de gourmandises ce jour !

 

 

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12 février 2018

Conte du lundi 95

 

Jeff Rowland-1964-LetinRain

 

Vraiment, on n'aurait jamais pu imaginer un temps aussi pourri ! Pour un premier rendez-vous, ça la fichait mal... Toute la matinée, j'avais guetté le ciel, espérant une éclaircie après la terrible averse de huit heures cinquante. J'avais été heureux au déjeuner, lorsqu'il y eut une accalmie . Cependant, le ciel restait désespérément gris, roulant de gros nuages. Pourtant, lorsque je me rendis à la gare pour avoir le train de 14h22, je ne pris pas mon parapluie ; je suis de nature optimiste. Tatillon, peut-être, à ce qu'on dit, mais optimiste !

Je me suis installé dans le wagon 17 un peu moins bondé que les autres. J'ai trouvé cela de bonne augure car 17 est mon chiffre fétiche. Tatillon et... supersticieux !... A peine étions-nous partis que la pluie a cinglé les vitres, le ciel s'est obscurci de plus en plus ; on se serait cru en fin de soirée. Mais j'avais décidé de garder mon calme et ma bonne humeur et de ne songer qu'à cette rencontre. Un rendez-vous qui ferait peut-être mon bonheur pour la vie...

J'ai connu Edmée par les petites annonces... Et oui ! Tatillon, sans doute, mais incurable romantique. Le destin dans le journal ! Oh bien sûr, je les avais épluché depuis plusieurs jours, les annonces, lorsque j'ai choisi de répondre à celle-ci. Je l'ai encore dans ma poche parce que si Edmée est la femme de ma vie, nous serons heureux de nous rappeler ce moment. Annonce 138 du Quotidien du 7 octobre 1933 : "Coeur tendre cherche âme soeur esseulée. Jeune femme, 27 ans, blonde, yeux verts, modiste et modeste, voulant fonder foyer, cherche à rencontrer homme sérieux, célibataire, avec emploi solide et désir d'enfant. Au delà de 40 ans, s'abstenir."... 

Ce qui m'a décidé à répondre, c'est son désir. Je veux dire qu'elle savait ce qu'elle voulait : une vie de famille. J'ai 39 ans,. Plus tout jeune mais je rentre encore dans les âges demandés ! Et moi aussi je veux une famille. A présent que mes parents ne sont plus là, je peux prendre le temps de chercher une bonne épouse. Ce n'est pas faute de fréquentations si je ne suis pas encore marié. Mes parents eux-mêmes, par deux fois, m'ont présenté une lointaine cousine, puis une dame introduite par des amis. Enfin, mes collègues, avant d'avoir eux-mêmes femme et enfants m'ont emmené quelquefois en goguette, mais ce n'est pas vraiment mon genre. Comme le réclame l'annonce, je suis quelqu'un de sérieux et pondéré. C'est cela, un brin tatillon, mais pondéré. Pour des raisons diverses, je n'ai pu trouver la bonne dans ces prétendantes... Trop vieille, un laideron laissé pour compte, des femmes écervelées ou un peu trop dévergondées, une qui vous aurait ruiné en quelques semaines, une autre qui... Bah, laissons, puisque m'attend Edmée.

J'ai un bon emploi de bureau. Oserai-je le dire, je suis même chef de bureau ! Cela devrait lui plaire. Je vais lui faire la surprise de mon salaire... 

J'ai répondu à l'annnonce le 10 octobre. Une lettre envoyée au journal pour faire suivre. j'ai eu une réponse le 21. J'ai été content du délai même si j'étais un peu impatient. j'ai trouvé que c'était bien qu'elle prenne le temps de la réflexion. Edmée a une belle écriture, large et nette. Elle se présentait et expliquait pourquoi elle utilisait les petites annonces. Une jeune femme nouvellement installée dans la ville, qui voit le temps passer sans espoir de rencontres... J'ai écrit dès le lendemain tant j'ai senti comme une vibration particulière en lisant sa prose si claire et habilement tournée. Jusqu'à l'hiver nous avons entretenu une correspondance. Nous avions échangé nos photographies et nous étions satisfaits l'un de l'autre. Je ne fais pas mon âge, ayant toujours pris soin de ma personne et je dois dire qu'Edmée est un joli brin de fille. Je suis sûr que le vert de ses yeux doit être magnifique.

Le 13 décembre, nous avions convenu de nous téléphoner et je l'ai appelée dans sa petite boutique à 12h55, à l'heure de la fermeture pour le déjeuner. Elle a une très jolie voix et elle m'a dit que la mienne lui plaisait beaucoup. Nous étions très intimidés : nous avons de tels espoirs !... Nous avons décidé alors de nous rencontrer aujourd'hui , 17 décembre, pour admirer les décorations de Noël, peut-être faire quelques emplettes ensemble et prendre un chocolat. Vu le temps, ce sera sans doute pâtisserie-chocolat ! Si j'avais su, j'aurais pris le train de 15h28 pour arriver à l'heure du goûter... Enfin, ainsi, nous aurons le temps de parler et nous apprivoiser...

Le train entre en gare. J'avoue être fébrile. Je ne me serais pas cru si impressionnable ! Mais diable, l'avenir est là ! ... Je rectifie ma cravate dans la glace du compartiment. Au moment où je prends mon chapeau, la pluie redouble. C'est très désespérant ! Tout à fait exaspérant si j'étais de nature nerveuse. Mais si je suis tatillon, je suis un être calme. Je me connais bien ; Edmée pourra avoir une totale confiance.

Avec ma main, j'efface la buée sur la vitre et tente de voir les quais. Aussitôt, j'aperçois le manteau rouge d'Edmée. C'est ainsi que je devais la reconnaître. Je remarque aussi qu'elle attend à l'écart, sans parapluie et je ne sais pas pourquoi j'en suis si heureux ! Du coup, je me précipite vers la sortie ; je crois même que j'ai bousculé quelqu'un ! J'ai sauté comme un très jeune homme dans les flaques et, tenant mon chapeau sous les rafales de vent et d'eau, j'ai couru, le coeur battant, vers celle qui m'attend...

 

© Lakévio

 

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09 février 2018

De la pluie...

 

 

Jeff Rowland-1964-LetinRain

Jeff Rowland - Let it rain

 

Noyés par le ciel, si généreux pour certains, si accablant pour d'autres, j'ose espérer que, malgré tout, vous serez totalement inspirés par la toile de Jeff Rowland...

Texte libre pour reposer les méninges.

 

La pluie chantera (peut-être) lundi !

 

 

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08 février 2018

Cadeau !

 

Vite, un coup de soleil dans cette atmosphère saumâtre, euh, grise, enfin,... blanche !

Nous avons laissé le vilain mot en vacances et chipé un peu du...

 

soleil de Malte

 

Malte il kalkara Villa Bighi

 La Valette - les trois Cités - Il Kalkara

 

Malte Vittoriosa

 les trois cités - Vittoriosa

 

malte la Valette 65

 La Valette - Lower Barrakka Gardens

 

malte fortifications la valette et Upper Barrrakka Gardens

 La Valette - fortifications et Upper Barrakka gardens

 

malte Victoria campagne remparts

 Victoria

 

malte xendli

 Xendli

 

Malte Mdina et sa forteresse

 Mdina

 

malte Dwejra bay 6

 Dwejra

 

Malte Dingli 5

 Dingli

Malte fraises maltaises de saison

 C'est la saison... à Malte !

 

Malte Marsaxlokk12

 Marsaxlokk

 

Malte st pauls bay

 Saint Paul's Bay

Malte baignade 19

 

Et en prime Le Maître ès Hippopotamie !

C'est pas cadeau, ça ?...

 

 

 

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07 février 2018

Coup de blanc

 

Les parisiens sont heureux. Ils ont de la neige et pourraient presquer aller à ski au boulot ! 

D'abord, tous les parisiens ne sont pas si heureux. Nos invités, laissés sous tente ou sous porche, ne la trouvent pas bonne, la neige ! Ni les... enfin les... enfin ceux qui n'ont plus le pied très sûr et qui doivent chausser les crampons et mettre trois gilets et deux manteaux pour aller chercher le pain... Enfin pas heureux du tout les usagers des services de transports ! Franchement, j'en ai marre de cette époque où on se gargarise du génie électronique, du progrès, de la rapidité, etc... pour avoir la moitié du réseau en panne ! 

Beaucoup de gens sont à plaindre mais m'agacent quand même tous les grognons qui s'exclament à chaque intempérie : il pleut, il neige, il gèle, on n'a pas écopé, on n'a pas dénneigé., on n'a pas sablé... Mince, comme dirait la Merveille du Goût, on est en hiver, que diable ! On ne peut pas vivre dans un cocon ou du coton, les c... ! (ça rime) 

Bon, sur ce... quelques photos de mon jardin... en sucre !

 

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06 février 2018

Entre la neige et l'eau...

 

Le froid est là, la neige revient, la pluie ne cesse pas.

L'humidité nous entoure

Mais si le paysage s'embrume, il ne voile pas, hélas, les innombrables blessures du monde.

Février, le mois court le plus long de l'hiver.

Février, le mois de la mélancolie...

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Barbara benedetti Newton B 70

 

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barbara benedetti newton december

  

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barbara benedeti newton LavenderMarsh

 

Pastels de l'artiste américaine contemporaine Barbara Benedetti Newton

Son site : ICI

 

 

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05 février 2018

Conte du lundi 94

 

alfred de richemont - crepes-waffles-pancakes

 

Texte à trous.

(X, personne 1) et ( Y, personne 2) ...  

Ils ne ...  

Pourtant X ... mais Y ... 

Tandis qu'il ... , elle ... mais elle ne ... 

Parfois, elle ... , alors il ... 

Cependant, il ... ; elle ...

Souvent, ils...

Surtout lorsqu'elle... et qu'il... 

Mais, en fait, ils...

 

Adèle et Georges avaient le goût des bonnes choses. Ils ne juraient que par leur zèle créatif respectif ! Pourtant Adèle était prête aux concessions mais Georges se révélait puriste ! Tandis qu'il expliquait la recette parfaite du délice du jour, elle gardait son air narquois mais elle ne fit aucun commentaire. Parfois elle approuvait d'un sourire, alors il rougissait de façon si charmante ! Cependant, il était un peu sur ses gardes. Elle avait bien des fois changé d'avis ! Souvent ils avaient essayé une pratique inverse. Surtout lorsqu'elle arrivait affamée et qu'il avait, à cause de son appétit, déjà mis le couvert ! Mais, en fait, cette fois-ci, ils dégustèrent les crêpes si fines et jamais inégalées de Georges ... après leur longue après-midi d'amour.

 

© Lakévio

 

 

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02 février 2018

Chandeleur bis

 

2 Février 

Présentation de Jésus au Temple

et

Purification de la Vierge Marie, quarante jours après son accouchement,

ainsi que le veut la loi juive.

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Arent de Gelder 

Le cantique de Simeon - 1700 - Mauritshuis Museum, La Hague

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La Chandeleur

 

On reste dans la cuisine car...

aujourd'hui, on mange des crêpes !

alfred de richemont - crepes-waffles-pancakes

Alfred de Richemont

 

Bon Appétit !

Mais attention, avant de manger, il faut travailler !...

 

Sur cette heure délicieuse d'Alfred de Richemont, je vous propose un texte à trous. Il s'agit d'en trouver essentiellement les verbes ( au nombre de  15 ) qui animeront votre histoire. Faites un récit comme il vous sied, humoristique, sombre, scientifique, philosophique, ésotérique, voire érotique !... Biensûr, vous pouvez étoffer et compléter les phrases mais ne rajoutez pas de verbes.

 

(X, personne 1) et ( Y, personne 2) ... 

Ils ne ... 

Pourtant X ... mais Y ....

Tandis qu'il ... , elle ... mais elle ne ...

Parfois, elle ... , alors il ... 

Cependant, il... ; elle ...

Souvent, ils...

Surtout lorsqu'elle... et qu'il... 

Mais, en fait, ils...

 

A vous de jouer !

Dégustation lundi.

 

 

 

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31 janvier 2018

Le temps est à la neige...

 

Des photographies comme des peintures. 

heiden jamie 6

  

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Le travail phénoménal de Jamie Heiden, photographe du Wisconsin.

portrait jamie-heiden-photography1

Site web de l'artiste : ICI

Article expliquant la technique de l'artiste : ICI

 

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29 janvier 2018

Conte du Lundi 93

 

jorge santos-love-letters-submission

 

Dix mots à caser...

 

pourriture

dilettante

saumâtre

carpaccio

ecchymoses

roulage

tenture

équivoque

pourchasser

s'abstiendra

 

On s'abstiendra de commenter cette photo équivoque quant à notre état mental et physique. C'était une composition alors que nous en étions à pourchasser l'inspiration  suite à la proposition d'écriture de notre charmante voisine...

Charmante ? On n'avait pas vraiment pensé à ce mot-là, en vérité, au moment où on a découvert le tableau du jour ... Elle nous observait de derrière sa tenture. Si elle croit qu'on ne la voit pas !... Elle ne fait pas dans la discrétion ! On est un peu ses cobayes pour le jeu qu'elle a lancé. Elle aime voir en vrai son effet... Faut avouer, on était un peu écoeurés. Alors on en a rajouté aussi, côté mise en scène ! 

Jusque là, on pouvait participer en dilettante. S'amuser. Jouer avec les images et les mots. Mais là, je la trouve un peu saumâtre. Un vrai roulage dans la farine ! Facile, qu'elle disait ! Elle nous appâte avec des riens et puis d'un coup, paf ! Du vrai délire ! On se sent un peu comme si on pataugeait dans le carpaccio ! Ah, ben, tu vois, je t'ai fait rire, Isa !... Tant mieux, ça me détend les nerfs. J'en ai un peu marre de cogiter et de me faire fumer le cerveau ! Pas toi ? Sale pourriture, va ! Non, t'as raison, je vais trop loin. Mais j'aime pas être au défi, je préfère quand ça coule de source... Ouais, c'est vrai, c'est pas si drôle quand c'est trop facile. Tu sais, c'est pour plaisanter que j'dis ça ! 

Oui, mon frérot. On la fait marcher un peu en copiant au réel son tableau. On aime bien ça, hein, tourner les phrases ! C'est pas juste les intellos qui savent raconter des histoires ! Chacun son style. Pour les mots, on peut en trouver des virtuoses dans l'dico ! Juste avoir envie de causer ! Pas besoin de se faire des ecchymoses aux méninges ! Allez, attrape le chien et reprends la pose, comme sur le tableau, je la vois qui revient avec son appareil photo...

 

© Lakévio

 

 

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27 janvier 2018

Le cake aux fruits de Jeanne.

 

noel cake 2017

Cake 2017

 

Chaque famille a ses traditions. Enfant, j'ai toujours connu le cake de Noël de ma grand-mère. Je revois encore sa recette, copiée à la main et déposée dans son livre de cuisine... Elle avait écrit "caque", comme elle le prononçait, avant que les anglophones de la famille l'aient corrigée ! Il était abondamment garni et elle ne lésinait pas sur le rhum ! Artistiquement décoré de délicieux fruits confits dont les fameuses feuilles d'angélique que Grand-Père cultivait et vendait aux confiseurs de la région d'Auvergne qui nous offraient chaque année pour les fêtes une magnifique corbeille de fruits confits.

Nous servons encore le cake de Grand-Mère au goûter du Jour de Noël. Et d'autres fois aussi !

 

Ingrédients :

300g de farine, 250g de sucre, 150g de fruits confits en macedoine + une poignée de raisins secs, + quelques fruits confits assortis pour la décoration, 200g de beurre, 3 oeufs, une pincée de sel, 1 paquet de levure alsacienne, du rhum.

Préparation :

Chauffez votre four à 180°.

Placez vos fruits confits en macédoine ainsi que les raisins dans un bol, recouvrez-les de rhum mélangé à un peu d'eau. Vous pouvez aussi n'utiliser que des cerises confites + raisins secs et dans ce cas-là, remplacez le rhum par du kirsh. On peut aussi zapper l'alcool !...

Faites fondre à feu doux 200g de beurre, versez-le dans une terrine. Ajoutez le sucre et mélangez afin d'obtenir un mélange mousseux, ajoutez la pincée de sel puis les oeufs un à un. Mélangez le tout. Puis petit à petit, ajoutez la farine.

Retirez les fruits confits et raisins du rhum et mélangez-les à un peu de farine ce qui évitera qu'ils ne tombent au fond du moule à la cuisson. Ajoutez-les à la préparation.

Dans le rhum, versez le sachet de levure et ajoutez le tout à la préparation. Mélangez encore une fois.

Graissez le moule à cake. Ou bien, comme moi, chemisez-le avec du papier sulfurisé. Dans ce cas, graissez le papier !

Versez la pâte et enfournez pour une heure de cuisson environ. Lorsque vous voyez que le dessus du cake commence à sécher, fendez-le dans la longueur pour qu'il lève (dix, quinze minutes après le début de la cuisson). Surveillez votre four et placez une feuille d'aluminium sur le gâteau lorsque celui-ci a atteint une belle couleur. Vérifiez en fin de cuisson que le gâteau est cuit en plantant la lame d'un couteau ; elle doit ressortir sèche. Sinon prolongez un peu la cuisson en surveillant.

Attendez un peu le refroidissement avant de démouler votre cake puis décorez-le comme vous voulez avec les fruits confits assortis. Vous pouvez aussi utiliser des amandes effilées, de la pâte d'amande, des fleurs en sucre, voire un glaçage royal...

Ce cake peut se préparer un jour à l'avance ; il est toujours meillleur le lendemain !

 

Le cake 2016.

20161225 cake noel

Exceptionnellement, il était à l'orange. Jus frais pressé, écorces râpées et morceaux d'écorces confites.

 

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26 janvier 2018

Les dix mots à caser

 

 

jorge santos-love-letters-submission

Sur ce que vous inspire la toile de Jorge Santos, peintre surréaliste américain, vous voudrez bien placer les dix mots suivants dans votre texte en les soulignant ou surlignant. pour mieux les repérer.

 

pourriture

dilettante

carpaccio

ecchymoses

roulage

tenture

équivoque

pourchasser

s'abstiendra

 

Cogitez bien jusqu'à lundi !

 

*** Dans mon agenda, à cette date je devrais être en voyage... Je ne pourrai donc pas vous lire avant quelques jours. J'ai programmé ma propre histoire mais je vous demande de bien rappeler sur ma page, comme à l'habitude dans les commentaires, que vous avez participé et de mettre le lien de votre blog ou de la page précise où on peut lire votre récit que je me ferai une joie de découvrir à mon retour.

A très bientôt !

 

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24 janvier 2018

La galette

 

fugueuse...

patis

Dame Tartine a des ratés !!!

La frangipane maison ne s'était pas complètement échappée et c'était bon quand même mais original comme présentation ! J'avais essayé de sceller les deux plaques de pâte avec de l'oeuf (d'habitude, je fais avec de l'eau) je ne recommencerai pas ! Mes amis ont pensé que j'avais voulu innover et faire une galette "abstraite"... Ce sont vraiment de très bons amis !

Ils ont apprécié aussi mes petits palets aux raisins :

patis

 

Pour les gourmands

Recette de franginane express sans crème pâtissière ICI

Recette des palets des dames ICI

 

 

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22 janvier 2018

Le conte du lundi 92

paris annees 50

 

Je ne sais pas si c'est une bonne idée. J'ai peut-être été impulsive !...

Mais je me disais que ça ne pouvait plus durer. Il fallait bien que je tente quelque chose !...

Et je suis sûre que Daniel parviendra à faire fondre son coeur. Daniel, mon chéri, avance s'il te plaît. Tiens bien ta balle. Maman ne peut pas la mettre dans son sac, il est trop petit.

Pour mon bébé, ce sera mieux. J'ai tant désiré ce moment. Je ne peux pas comprendre qu'on ferme ainsi la porte à la chair de sa chair ! Je n'en peux vraiment plus. Moi, d'accord, si on ne veut pas me voir ! Mais lui, le chérubin... Encore un petit effort, Daniel. On arrive au métro. Tu te reposeras sur mes genoux.

Au pire, on me fermera la porte au nez. J'en ai vu d'autres depuis quatre ans !... Mais peut-être, un sourire, une main tendue, un bon goûter... Je suis même prête à le laisser tout seul une heure ou deux... Regarde, mon chéri, on va dans le joli train sous la terre... Encore quelques pas.

Encore quelques pas et direction les beaux quartiers ! ...

C'est peut-être risqué...

Mais parfois il faut prendre des risques ! Je ne viens pas quémander. Je viens montrer.

- On y va maman, dans le joli train sous la terre ?...

Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je n'ai rien dit à Claude. Je ne voulais pas qu'il s'inquiète...

Mais ce n'est pas juste ! Et je ne vais rien demander. Nous n'avons besoin de rien. Nous ne ferons honte à personne. Daniel est aussi bien mis qu'un bébé du XVIème. Je l'élève bien en gagnant ma vie honnêtement. Il a même une nourrice ! Il connaît des chansons et sait compter. Mais il lui manque quelque chose d'essentiel. Et je ne peux supporter qu'on le lui refuse. Coûte que coûte il faut tenter. Il faut essayer. Sinon on ne saura jamais. Claude est si muet sur cet état de fait. Il a dit qu'il n'y avait rien à espérer, que ce n'était pas la peine d'en parler encore et encore. Mais je ne peux me résigner... Attention aux marches, mon bébé. On va aller doucement...

C'est parti ! Il n'est pas encore sûr que j'irai jusqu'au bout même si j'en ai envie. Une petite voix me répète que c'est inutile, que j'en serai meurtrie. Heureusement, Daniel est encore bien petit pour comprendre... Mais j'en entends une autre qui me pousse à la rencontre... On est dans le tunnel, Dany ! Vois comme le train va vite !

Peut-être un peu trop vite... Je n'ai pas assez réfléchi. Je ne voudrais pas blesser Claude. Je sais combien de fois il m'a dit que c'est une utopie. Il a bien renoncé, lui !... Moi, je ne peux pas. Je voudrais comprendre ! Allez, Bébé, il faut descendre. Nous sommes presque arrivés.

J'ai peur. Pas du rejet, il est déjà effectif,. Mais je voudrais voir, savoir, comprendre... La déception ? Quelle déception ? Le monde d'où je viens ? Très honorable, madame. Du courage et de l'or dans les doigts si ce n'est dans le portefeuille ! En 1954, tout de même !... Tu vas voir, madame, je vais me défendre. Je vais le défendre, mon Dany, si on m'en laisse l'occasion ! Viens, mon chéri, allons voir ta grand-mère !...

 

© Lakévio

 

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20 janvier 2018

Mes sapins de Noël au chocolat

 

sapins noel chocolat 8

Noël est passé mais ça peut toujours servir pour un goûter ! C'est une bonne base de brownies, bien moelleux. On peut ensuite ajouter à la pâte des fruits secs concassés, noisettes, noix, noix de pécan, etc... On découpe alors le gâteau en carrés, à servir tels quels ou avec une boule de glace à la vanille. Mmmmmmmmmm !

 

Les ingrédients :

  • 100 g de sucre
  • 150 g de farine
  • 100 g de beurre
  • 1 c. à café d'extrait de vanille
  • 2 oeufs
  • 200 g de chocolat noir à pâtisser
  • 1 pincée de bicarbonate et 1 pincée de sel
Pour le Glaçage :
  • Un peu de blanc d'oeuf dans deux cuillérées de sucre glace et quelques gouttes de jus de citron. Si vous voulez un vrai glaçage royal épais, ne suivez pas les quantités données dans les recettes. Pour que le glaçage ne coule pas, allez-y par petites quantités avec le blanc d'oeuf. Vous devez obtenir une crème épaisse et très blanche.
  • des décorations en sucre ou des smarties pour imiter les boules.
  • des Mikado pour les troncs. J'ai utilisé des morceaux de pailles. cela ne se mange pas, c'est vrai, mais c'est très décoratif et ressemble aux cannes en sucre de Noël.
Recette :
Préchauffez le four à 180°.

Cassez le chocolat en morceaux, coupez le beurre en petits morceaux. Faites fondre dans une casserole à feu très doux. Mélangez à la spatule et retirez du feu lorsque tout est bien lisse. Si vous utilisez le micro-ondes : 1m30, puis, lissez au fouet.

Dans un grand bol, mélangez les oeufs et le sucre au fouet jusqu'à ce que cela devienne mousseux. Ajoutez alors le mélange beurre/chocolat. Puis la farine avec le sel et le bicarbonate. Mélangez rapidement jusqu'à ce que ce soit homogène. 

Beurrez le moule choisi. Si moule rond (22cm au moins) vous ferez huit sapins. J'ai choisi un moule rectangulaire pour en avoir au moins dix. Dans les deux cas, vous aurez des chutes à la découpe mais vous ferez comme moi, vous les mangerez ! C'est la récompense de la pâtissière ! (vous pouvez bien sûr partager avec les aide-pâtissiers !)

sapins noel chocolat 1

Enfournez 25 minutes (au moins. Ensuite, ça dépend de votre four, surveillez !)  Vérifiez avec le couteau si c'est cuit.
Laissez refroidir, puis placez le moule au réfrigérateur. (Je l'ai laissé toute une nuit !) Pourquoi ? Parce que c'est plus facile pour découper le gâteau ensuite ! (très moelleux veut dire difficile à retirer du moule et si vous voulez une séance de modelage à la main...)
Lorsque vous avez découpé et déposé vos sapins. sur le plat de service, faites le glaçage,. Colorez-le si vous le souhaitez, nappez ou enguirlandez vos sapins à la poche à douille. Ajoutez la décoration, smarties, vermicelles, perles, etc... Terminez en introduisant le tronc (mikado ou paille ou autre !)
Conservez au frais pour maintenir la pâtisserie jusqu'au service.

 

 

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19 janvier 2018

Paris sera toujours Paris.

 

Je ne suis pas parisienne, seulement d'adoption !

paris annees 50

 

Mais en ces années-là, un petit garçon arpentait les rues déjà, en compagnie de sa maman ou de ses soeurs. Cette photo m'a fait penser à lui...

Cette fois-ci, pas de rousse pour te célébrer, Monsieur Le Goût ! Mais une photographie qui j'espère te plaira.

 

Et à vous tous aussi, mes jolis, puisque c'est le devoir que je propose... à votre imagination.

Texte libre.

 

Lecture lundi !

 

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17 janvier 2018

Dame Tartine

 

Pour un Noël gourmand.

noel cake 2017

Le cake de Noël 2017

 

En son palais, plutôt sa cuisine, elle a pâtissé la dame. 

Chaque année, je fais un petit résumé des festivités autour de Noël mais le temps, le temps, mes amis !... Il file si vite ! J'ai dû demander aux enfants quelques clichés pour clore mon album 2017, je n'avais pas eu la possibilité de photographier. 

noel sapins chocolat

Sapins en Fondant de chocolat

 

noel cupcakes amande

 Cupcakes à la pâte d'amandes

 

noel tarte aux etoiles poire calissonsjpg

 Tarte aux étoiles. Pâte sablée, poires tranchées sur fond en crème de calisson

 

noel 2017 03

noel 2017 15

noel 2017 33

Et tous les sablés, citron, vanille, épices et les palets raisins, pistache

 ont été mangés avant d'être immortalisés ! 

 

Le Noël des Ours est passé...

  

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