En bateau, Lakevio !

19 octobre 2017

Au bout de la route...

 

celle de Pashk Pervathi, par exemple, que nous venons de voir, ou au terminus du chemin de fer comme celui que nous empruntons souvent, on trouve... l'automne à Paris !

Je n'oublie pas la promenade saisonnière que je vous offre chaque année.  De bonnes chaussures, une écharpe pour le vent léger et la brume matinale, un parapluie à portée de main car le soleil tend à se cacher après ces jours splendides... Ouvrez vos quinquets ! C'est chez moi...

 

Place Saint-Médard

automne paris Ramon Ward-Thompson marche du samedi place st medard paris

 

automne paris ramon ward thompson 77

 

 

La Sorbonne

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Quartier latin

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Bastille

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Le Chatelet

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La grande girafe (celle qui clignote)

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 C'est mélancolique et un peu humide mais c'est beau aussi.

 

Merci à Ramon Ward-Thompson

Ramon Ward-Thompson portrait in paris

peintre contemporain australien

 

Avec mes yeux :

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La Sorbonne - 16 octobre 2017

 

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17 octobre 2017

L'automne n'est pas une abstraction

 

mais Pashk Pervathi a une manière très abstraite pour l'illustrer...

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Peintre contemporain albanais., né en 1958.

 

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16 octobre 2017

Conte du lundi 80

 

feu rouge

 

Non mais c'est pas possible ! Je les aurai tous, ces bon sang de feux rouges !... C'est extrêmement rare que ce soit à ce point-là. D'habitude, j'ai le premier mais ensuite tous les verts s'enchaînent. Ce doit être à cause de Philibert, mon voisin qui est parti juste avant moi. Il roulait trop lentement !... C'est quand même étrange ! Un signe ? Peut-être un avertissement... Non mais, t'es sérieuse, ma fille ?...

Allons bon, c'est quoi ce bouchon ? ...

A l'intersection de la Swann street et de la New Hampshire Avenue, un accident. Deux ambulances sur le départ clignotent et mugissent. Un policier énervé me fait signe pour que je tourne sur la gauche, ce qui me ralentit davantage car je dois rattraper Dupont Circle et la Connecticut Avenue cinq rues plus loin. Comble du comble, lorsque j'arrive à Bethesda, ma place dans le parking est prise ; je suis vraiment furieuse. ! Je note le numéro de la voiture mais finalement renonce à m'adresser à Sally, à l'accueil du hall, vu la presse devant son bureau. Passant mon badge à toute vitesse, je me heurte à la barre qui ne s'ouvre évidemment pas. Gus présente le sien et nous passons tous les deux ensemble avec un clin d'oeil au gardien. Gus peut tout se permettre. Me prenant par le bras, il me considére : "Tu es écarlate, visiblement sur le point d'exploser. Tu es décoiffée. Ton manteau est de travers et ce classeur n'arrivera pas entier à l'étage. Tu devrais te refaire une beauté et reprendre tes esprits. L'enjeu est important, ce matin, non ?..." Et là-dessus il me plante. Gus est un mufle. Je crois qu'il m'aime bien mais franchement... c'est un mufle ! Je regarde ma montre : encore quatre minutes avant que la réunion ne commence... Je file aux toilettes : un peu d'eau sur les joues, peigne, rouge à lèvres, rectifier le manteau, rentrer les fiches et diagrammes dans le classeur... Je sors rapidement. Mais j'ai aussi besoin d'un café avant de monter : je ne pourrai pas le prendre en haut... Aller à  la machine à café du hall, qui marche pour une fois, et enfin, je prends au pas de charge la direction de l'ascenseur. Brusquement, sans voir d'où il déboule... je rentre en collision avec un malotru inconnu. Mon classeur voltige et les feuillets inondent le sol comme feuilles mortes, et pire, je dégouline de cafe latte vanilla... L'inconnu s'excuse, rassemble les pages et me les tend. Il m'accompagne aux toilettes dont je viens de sortir. Tandis que je brosse mon manteau que finalement je retire plus en colère que jamais, je l'entends me crier de derrière la porte combien il est désolé, qu'il est en retard pour un rendez-vous essentiel, qu'il ne connait pas encore très bien le building et a même oublié à quel étage il doit se rendre. En plus, il a sans doute pris la place de quelqu'un sur le parking. C'en est trop ! Bondissant comme une furie, je sors pour lui dire en plein visage " la mienne , sans aucun doute !" J'ajoute combien il est en dessous de tout, inconséquent, maladroit, totalement idiot et qu'il ne fera pas long feu dans son "nouveau" job ! Il a l'air vraiment navré et il me désarme complètement en me demandant de l'aider...

Sans perdre de temps, nous sommes enfin montés dans l'ascenseur. Je lui ai demandé chez qui il se rendait. "Parkles and Briggs". Cela me laissa sans voix car c'était là où je travaillais. J'allais dire combien c'était drôle et idéal pour lui d'être "tombée" sur moi lorsqu'un affreux pressentiment suivi d'un doute encore plus invalidant me fit pâlir et me donna l'envie de disparaître par la trappe, tout au moins le désir de descendre à l'étage suivant. Mais j'avais déjà appuyé machinalement sur le bouton 24 et de toutes façons, je devais absolument être au boulot ce matin, coûte que coûte... M'accrochant désespérément à mon dossier et avalant ma salive pour parvenir à être audible, je glisse : "Et vous êtes ?... La réponse fuse :"Thomas Briggs."

J'avais espéré que c'était l'homme de ménage, mais le costume me disait que ce n'était pas, ou alors, un chauffeur, un stagiaire, le bibliothécaire, un dessinateur, un coursier, tout mais surtout pas ça, .. Voici que j'avais traité d'idiot et d'incompétent... mon boss ! Simon Briggs devait nous présenter ce matin son fils Thomas qui prendrait la direction de la filiale qu'il créait et dont je devais être la documentaliste... Je ne sais plus où me mettre. Je prie pour que l'ascenseur tombe en panne mais inexorablement il monte lentement vers son but : les Bureaux Parkles and Briggs au vingt-quatrième étage ! Après un dernier sursaut, le voici immobile. Thomas Briggs me demande si je descends aussi. Je fais signe que non et appuie rapidement sur le 25. La porte se referme sur ma liquéfaction... Qu'est-ce que je vais faire ? Redescendre avec lunettes et perruque ?... Téléphoner que je suis malade ?... Lentement, blanche comme craie - facile lorsqu'on est rousse - je redescends par l'escalier, le ventre noué, les jambes caoutchouteuses... Je pourrais m'inventer une jumelle... Le manteau parfumé au caffe latte vanilla dit le contraire ; je le laisse sur les marches. Je pousse enfin la porte vitrée des bureaux P and B au bord de l'évanouissement : je vais donc être virée d'un travail que j'adore. Cette équipe est merveilleusement soudée et nous allions faire du si bon boulot ensemble ; j'en ai les larmes aux yeux.

"Mais qu'est-ce que tu fous, bon sang, hurle Gus en me saisissant par le bras et en m'entraînant vars la salle de conférences. Ils sont là ; on n'attend que toi !"

"Je ne peux pas."

"Arrête ! Foutaises ! Tu es la meilleure, tu vas lui prouver qu'on peut y aller à fond, Go, ma belle !"

Et je me retrouve, empourprée derrière mes cheveux si facilement reconnaissables, avec mon dossier dans mon classeur dérangé, bien en vue, devant onze personnes attablées dans un silence qui me paraît durer des siècles. Lorsque je lève enfin la tête c'est pour voir le sourire espiègle du boss. "Asseyez-vous avec nous, Sandy Wessler. On m'a dit grand bien de votre travail et je peux affirmer à tous...

Je ne vais pas vous mettre ici tout le discours de Thomas, mais simplement vous dire qu'il est franc, direct, gentil et plein d'humour, qu'il a souligné que grâce à nos compétences, notre habileté, notre intelligence, nous ferions du bon boulot longtemps ensemble et il a même ajouté à voix basse, en venant jusqu'à ma place pour prendre mon dossier...  "Et plus, si affinités !"

 

© Lakévio

 

 

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13 octobre 2017

Feu rouge !

 

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Robert Kenton-Nelson

 

 Au feu rouge, on a parfois le temps de penser...

Mais ne restez pas plantés jusqu'à lundi !

 

 

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12 octobre 2017

Matin d'automne

 

A la lumière rasante de l'aurore, les couleurs magnifiques de l'Esterel à l'air très automnal. Tout n'est qu'illusion. Quelques minutes plus tard, les arbres redevenaient verts, les murs roses et le ciel... bleu !

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10 octobre 2017

le soleil, c'est si bon...

 

Je trouve que la nuit est plus noire à Paris depuis quelques temps. Economie d'énergie ou simplement l'impression que l'atmosphère est bien sombre... Toujours est-il que si le jour arrive, imposible de tirer le rideau du ciel  Mais ça, c'est Paris ! Pas de doute, on est bien rentrés... Chéri, allume le chauffage !

Et avant de se mettre au rangement,  réconfortons-nous avec quelques rayons de lumière du Sud...

Souvenirs du tour du Cap Dramont avec de"jeunes" randonneurs.

 

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Le Cap Dramont - 5 Octobre 2017

 

 

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09 octobre 2017

Conte du lundi 79

 

David Hockney

 

J'ouvris les yeux sans bouger, savourant la chaleur du lit et le bonheur de ce bras autour de mes épaules... Je souris et me tournai pour le voir... Et là, je découvris que le lit était vide ! Le bras n'était qu'un souvenir de la nuit. J'en fus un peu désappointée ; il n'avait pas voulu assister à mon réveil ! Etait-il déçu ? Etait-il parti ? Allait-il s'enfuir en courant pour ne plus jamais me revoir ?... Qu'est-ce qu'il n'avait pas aimé ? Sûr que je ne suis pas tout à fait canon, pas vraiment une fille de magazine, un peu trop maigre et même un vrai sac d'os mais je ne le croyais pas comme ça ! Je le trouve si beau avec ses boucles et sa barbiche blonde qui chatouille lorsqu'il embrasse... Et puis, j'étais peut-être un peu retenue dans les choses de l'amour ; c'est difficile une nouvelle première fois. Mais je l'aime tant déjà ! Ce fut une si belle rencontre, juste comme ça !...

Nous étions à la terrasse d'un café sur le Boul'Mich, l'un à côté de l'autre, sans se connaître, sans se parler, plongés chacun dans un bouquin. J'étais à Paris, si beau en ce mois de mai. Ma soeur m'avait demandé de garder son appartement tandis qu'elle partait en voyage sachant que j'étais en congé de fac, ne présentant mon mémoire qu'en septembre. J'étais si heureuse de jouer les parisiennes. J'avais visité le quartier latin dont on parlait tant depuis les manifs ! J'avais vu la Sorbonne et toutes les librairies... Je n'avais pas résisté au plaisir de m'offrir un nouveau livre de la collection "Poésies Gallimard" : René Char, Fureur et Mystère, et je le goûtais comme un bonbon, roulant les mots en bouche plutôt que de savourer mon Perrier-menthe. Le serveur, affairé, se faufilait comme il pouvait entre les tables serrées et les consommateurs qui prenaient leurs aises sous le soleil. Il accrocha le journal du voisin qui tomba et son "pardon" me fit lever la tête.

Le jeune homme d'à côté avait rattrapé son quotidien qu'il reposait tranquillement sur l'étroite table. Je remarquai ses mains. Des mains divinement longues aux doigts fins. Mes yeux remontèrent à son visage. Je rougis car je constatai qu'il me regardait avec un sourire. Rapidement je fis l'inventaire de ses cheveux légèrement bouclés sur son col, ses yeux gris bleus un peu tristes, et je fixai, de plus en plus gênée mais sans pouvoir me détourner, sa bouche souriante. Je réalisai tout d'un coup qu'il me parlait. A moi. Il montrait le livre qu'il avait : "Nous avons le même !"...  Je me suis détendue et j'ai ri avec lui. Il m'a offert un café et nous avons bavardé... longtemps. Puis nous avons marché... longtemps aussi. Il avait presque toujours vécu dans ce quartier, en connaissait les ruelles et les anecdotes. Il m'a proposé d'aller au cinéma et nous nous sommes retrouvés rue Christine. Après la séance, il voulait que nous allions au restaurant et j'ai refusé comme une provinciale imbécile un peu trop sur ses gardes! Alors, il m'a raccompagnée chez ma soeur, rue Monge. Devant la porte de l'immeuble, nous nous sommes cérémonieusement serrés la main mais il s'est attardé à me caresser les cheveux.

- On peut se voir demain, si tu veux...

Je ne sais pas pourquoi j'avais si peur. Je crois que ma tête ne voulait pas savoir ce que mon coeur me disait déjà... Il était si beau, si gentil, si doux, si intelligent, si érudit, si... tout !... Oui, bien sûr que je voulais le revoir le lendemain ! J'attendais depuis si longtemps que quelqu'un vienne prendre place dans mon coeur blessé.

Le lendemain, nous avons marché main dans la main dans les Jardins de l'Observatoire et au Luxembourg, échangé notre premier baiser à la Fontaine Médicis. Nous avons dîné rue Monsieur le Prince et mon adorable compagnon m'a fait découvrir la Comédie Française ! Je crois que devait clignoter dans mon dos un coeur rouge avec l'inscription "in love" !... (En fait, c'est ce que me dira mon perspicace beau-frère à son retour de voyage sans rien savoir du tout !)

Chaque soir, bien sagement, il me raccompagnait rue Monge et je le plantais là, montant l'escalier, tremblante et désolée... Les jours passaient. J'allais le chercher à ses examens à Sciences-Po ou alors nous nous donnions rendez-vous au ciné, au restau ou dans ... une librairie. Nous déambulions jusqu'à point d'heure sur les quais ou dans les rues. Il faisait parler les poètes et, ma main dans la sienne, mon ciel était toujours étoilé même sous la pluie. Je sentais bien aussi qu'il se faisait chaque jour plus pressant et je ne voulais pas repartir sans que nous ayons eu notre nuit. Mais après, y aurait-il un après ?... J'avais bien envie de prolongations, voire de projets, mais lui ?...

Je venais donc, ce matin-là, de repasser nos premiers jours, les yeux fermés de terreur, dans l'étroit lit de notre première fois. Puis j'ai entendu du bruit dans la salle de bains et en me soulevant un peu, j'ai vu ses vêtements sur le fauteuil. Il n'était quand même pas reparti tout nu !... Il entra dans la chambre, pudiquement enveloppé d'une serviette de bain et s'assit sur le lit. Des gouttelettes perlaient encore dans sa barbe douce. Il prit ma main et se penchant pour m'embrasser, ses beaux yeux dans les miens, me dit :

- Comme tu es belle ! 

 

© Lakévio

 

"Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque.

 A te regarder, ils s'habitueront."

René Char. Les Matinaux. 1950

 

 

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06 octobre 2017

Heure exquise...

 

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David Hockney

 

Des idées ?...

Les coquines sont permises !

Mais attention, le secret sera levé lundi !

 

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05 octobre 2017

Fall

 

C'est ainsi que les Américains nomment la saison de l'automne, mettant l'accent sur la chute inexorable du feuillage...

C'est vrai, les feuilles, mettant tant de grâce dans leur dernier envol, comme dit Edmond Rostand, finiront sur la terre à tapisser le sol, colorant les trottoirs et les rues, les pelouses des jardins, les allées du bois, les vastes prairies, les vals, les rivages. Mais avant la chute, c'est un festival ! Avant de les piétiner, regardons-les flamboyer.

Prenons la route avec Richard Thorn.

Richard Thorn, photo

artiste américain qui excelle à nous montrer combien il aime chaque saison.

 

Travel in Fall

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03 octobre 2017

L'automne en gris

  

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 Les barques à Agay.

 

L'automne en bleu ! 

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 Port La Madrague, Presqu'ile de Giens, Var 

Septembre 2017

 

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02 octobre 2017

Conte du lundi 78

 

André Kohn peintre russe

 

Ça a débuté comme ça. La riche idée de Coralie d'offrir à son oncle pour Noël une figurine d'albâtre !... Et elle avait eu le malheur d'ajouter qu'il lui avait été dificile de choisir car il y en avait toute une collection !... Evidemment, comme oncle Gustave l'avait beaucoup appréciée, on avait, sur le coup, trouvé l'idée excellente. Immédiatement il l'avait installée sur une étagère de sa petite bibliothèque en bois précieux tout en annonçant qu'il faudrait lui trouver une place plus adéquate.

En fait, c'est dès le début de l'année que tout s'est gâté...Lors des voeux, Oncle Gustave nous montra fièrement le meuble vitrine qu'il venait d'acquérir dans lequel trônaient quatre statuettes. L'oncle était vraiment satisfait et tout en se frottant les mains, félicita encore une fois Coralie pour avoir été l'initiatrice d'une collection qui le passionnait. Si elle n'en était encore qu'aux prémices, elle promettait de longues heures de bonheur... La bouche de Coralie s'était arrondie d'étonnement et elle avait demandé à notre oncle s'il était absolument certain de la matière et de la provenance. Gustave avait rougi et tiré sa moustache. Naturellement, avait-il répondu d'un ton sec.

C'est alors qu'en aparté Coralie me dit :

- Tu sais combien coûte une seule de ces statuettes ? L'oncle est en train de faire une folie !

Quand elle m'eut glissé le prix véritable - elle l'avait eu au rabais, m'assura-t-elle - de son cadeau à l'oreille, j'en fus estomaqué. Je décidais de vérifier moi-même au magasin d'antiquités  et ce que Coralie avait annoncé était la parfaite réalité. Oncle Gustave avait donc une "danseuse" qui allait lui coûter fort cher...

Pendant quelques semaines, Oncle Gustave fut impossible à joindre. C'était tout à fait inhabituel car notre oncle ne s'absentait que rarement et nous étions inquiets en cet hiver de le savoir malade. Je décidais, à la mi-février, de passer chez lui, Boulevard Saint-Germain.. Berthe Polant, sa femme de charge, m'ouvrit volontiers et me rassura, m'affirmant que Monsieur était simplement occupé "à la boutique"... Quelle boutique ?... Madame Polant haussa les épaules ; elle ne savait pas où se trouvait la boutique de Monsieur...

L'expression m'avait amusé mais je n'aurais pas dû. En sortant, j'eus l'impression que j'avais vu quelque chose d'inhabituel dans l'appartement. Je remontais donc l'escalier et sonnais. Berthe m'ouvrit. Je remarquai alors que l'entrée était singulièrement dépouillée. M'avançant, je découvris que le salon et la salle à manger avaient aussi été à moitié vidés de leur mobilier et que les miroirs et tableaux en avaient déserté les murs... 

- Mon oncle déménage ?

- Oh non, Monsieur Charles ! Il rentre tous les soirs de la boutique...

Trouvant cela de plus en plus étrange, je poussai la porte de la chambre de mon oncle. Elle était quasi vide aussi. Restaient le lit, une armoire totalement intransportable et un fauteuil placé devant la fameuse vitrine que Gustave avait achetée en fin d'année et dans laquelle se serraient... une cinquantaine de figurines d'albâtre ! Sorti furieux de l'appartement du Boulevard Saint-Germain, sur une intuition, j'appelai ma soeur Coralie depuis le café du coin, lui demandant l'adresse de l'antiquaire où elle avait trouvée la statuette et lui suggérant de m'y rejoindre.

Mon intuition était bonne : l'oncle avait négocié "la boutique" de l'antiquaire ! Notre surprise eut l'air de bien l'amuser. Il jubilait et se frottait les mains de contentement en arpentant l'espace fort encombré. Coralie était stupéfaite : sur les quelques meubles anciens, tables et commodes, dans les armoires et bibliothèques, il n'y avait plus que... des statuettes. Evidemment nous n'avons pu que l'accabler de reproches, parler d'extravagances, de folie, de désastre, de ruine. L'oncle se mit alors très en colère.

- Charles, je ne te dois rien. A toi non plus, Coralie. Pas plus qu'à Gilbert et Emilie. Vous n'êtes pas assez sentimentaux pour comprendre l'attrait et la joie que je retire de cette collection... Oui, j'ai hypothéqué mon appartement. Et certes, vous n'aurez rien, mais après ?... Je me moque des meubles de famille, et vous n'en avez pas besoin, non ? Et si vous pensez que vous retirerez quelque chose de ma collection... Rien ! Rien du tout ! Ah ah ! Mon notaire a charge de la transmettre à un musée... Voilà, c'est dit ! Maintenant, sortez et ne revenez plus !

Il nous ferma sa porte.

Nous avons essayé de lui envoyer amis et médecins. Nous avons pris conseil auprès d'un avocat et contacté notre notaire. Il n'y avait rien à faire. Nous téléphonions à Madame Polant pour prendre des nouvelles malgré tout mais bientôt elle eut ordre de ne pas nous répondre. Nous passions en cachette devant la boutique pour vérifier la santé de Gustave. Il dut nous voir car il fit mettre de grands rideaux sur la porte et les vitrines. Cela lui était égal de cacher le magasin au public : il ne faisait aucune affaire, il "collectionnait"... Nous en fûmes réduits à hanter les antiquaires, espérant le surprendre et cela arriva deux ou trois fois. Gustave n'était plus l'Oncle Gustave mais un vieillard fébrile et négligé, bavant devant la moindre figurine d'un "confrère"...

Un soir de novembre, la bonne nous avertit que notre oncle venait de succomber à une crise cardiaque.  Le matin même, le bris d'une de ses statuettes, la toute première, celle de Coralie, l'avait bouleversé. Il y avait vu un mauvais présage. Il s'était effondré dans son fauteuil et avait dit à Berthe Polant :

- C'est fini, je n'ai plus la main ; elles ne m'aiment plus...

Elle l'avait trouvé tout froid, au soir, en lui apportant son dîner.

A l'exception de la chambre, l'appartement du Boulevard Saint-Germain était entièrement vide. Nous apprîmes rapidement que l'antiquaire avait racheté l'hypothèque... Financièrement, il restait à peine assez au vieil homme pour régler ses funérailles.

En fait, Madame Polant déléguée par la famille avait été la seule à suivre le corbillard.

 

© Lakévio

 

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29 septembre 2017

La consigne, c'est la consigne

 

André Kohn peintre russe

André Kohn

 

 Jeu des Papous

1) Commencez impérativement votre texte par la phrase suivante : "Ça a débuté comme ça." (emprunt à Louis-Ferdinand, qui voyage au bout de la nuit.)

2) Terminez impérativement votre texte par la phrase suivante : "En fait, Madame Polant déléguée par la famille avait seule suivi le corbillard." (emprunt à Maurice des Grandes familles.)

Entre les deux, casez ce que vous voulez !

 

A vos claviers, lecture lundi !

 

 

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28 septembre 2017

Rocky coastline

 

par Elaine Plesser

elaine-plesser-american artist

artiste contemporaine américaine

 

elaine-plesser - storm-approaching-along-the-central-california-coast

  

elaine-plesser - waves-crashing-on-shoreline-rocks

  

elaine-plesser - rocky-ocean-shoreline-two

  

elaine plesser - coastal tidepools

 

J'ai choisi ces oeuvres de cette artiste car bien qu'elle peigne l'Océan en Californie, j'y ai retrouvé des endroits familiers de ma côte rocheuse méditerranéenne qui peut prendre à certains moments de l'année des allures sauvages...

 

 

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26 septembre 2017

Douceurs d'automne

 

Un automne bleu avant d'être d'or... 

lac dramont sept 2017

 

le grand caou le dramont 65

 

le grand caou le dramont 68

 

 

le dramont cap esterel sept 2017

 

esterel le dramont 83

 

automne esterel agay 69

 

 Au Dramont - Var (83)

 

 

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25 septembre 2017

Conte du lundi 77

 

paul rafferty

 

 En cas d'urgence, c'était le raccourci. Ce matin-là, c'était évident. Le bus n'en finissait plus de se traîner parmi les voitures rue de Rivoli. Je suis donc descendue à Palais-Royal et je me suis hâtée vers les Tuileries. Traverser le jardin est toujours un bonheur, sauf sous un soleil écrasant quand on mange la poussière des allées ou par temps de pluie quand la terre colle aux chaussures. Ce matin-là, c'était parfait. L'automne naissant faisait resplendir les grands arbres. La lumière encore pâle de l'heure tombant sur les premières feuilles jaunies donnait à l'âme l'envie de palpiter. Tout en trottinant, j'admirais les frondaisons colorées. Les feuilles hésitaient encore à se laisser aller, s'offrant à un dernier panache avant l'heure du sommeil. J'aime l'automne et ses couleurs. Je humais l'air à grandes goulées, frais, légèrement humide et empli de senteurs et bien sûr je songeais à l'entrée en automne en Auvergne, le rougeoiment des vignes, les taches de couleur dans les vallées, le frémissement des arbres dorés, les tapis de feuilles mortes en sous-bois, les bouquets de feuillage illuminant le séjour, les marrons luisants dans la poche... J'ai souri à ces moments partagés avec ma mère qui trouvait que septembre était le plus beau mois de l'année.

Je m'étonnais encore du peu de feuilles dans les allées lorsque je vis le petit tracteur du jardinier et les tas bien alignés qui attendaient son passage. A Paris, la nature est rapidement domptée dans les jardins. J'eus soudain envie de nature sauvage et me promit d'aller au bois en fin de semaine. Puis j'aperçus un beau tapis orange qui avait échappé pour quelques heures encore au ratissage. Je ne résistai pas à l'envie de marcher dessus. Quittant l'allée pour gagner la pelouse, je découvris que deux petits enfants avaient eu la même idée. Le cartable sur le dos, ils couraient en soulevant les feuilles avec leurs bottes. Retrouvant mes six ans, j'allais jouer avec eux. Je les aidais avec leur mère à choisir de belles et larges feuilles pour apporter à la maîtresse. Lorsqu'ils partirent, je me rendis compte que je m'étais sérieusement retardée. Le musée allait ouvrir et je ne serai pas à mon poste au guichet... Il me fallait encore traverser la moitié du Jardin...

Je ne sais pas comment c'est arrivé. J'étais confiante dans ma rapidité et je courais, un bouquet de feuilles à la main. Le musée se dressait devant moi, j'étais déjà sur l'esplanade.  Soudain, je n'ai plus vu ni le bassin, ni les arbres, mais le ciel bleu qui basculait au-dessus de moi. J'ai senti une douleur fulgurante à la cheville et j'ai entendu le bruit que faisait ma tête sur le ciment, puis plus rien...

Je me suis réveillée dans l'ambulance. Un pompier me tenait la main que je lui ai retirée aussitôt, ne réalisant pas ce qu'il faisait ni où j'étais. Il me l'expliqua sans doute mais ce dont je me rappelle, c'est qu'il a dit :

- Vous étiez bien jolie, étendue sur la terre, recouverte des feuilles tombée sur vous. On aurait dit un tableau...

Machinalement je lui ai rétorqué : Millais ?

- Exactement, a-t-il répondu. Sans l'eau, mais tant mieux !... Et nous avons ri.

Je suis restée en observation la journée et la nuit à l'hôpital. Le soir même j'avais la visite de mon pompier dès la fin de son service et j'en eus beaucoup de plaisir. Mon compagnon me ramena plâtrée à la maison ; j'étais en congé de musée pour quelques semaines. Mais à peine deux jours plus tard je reçus un magnifique bouquet automnal et sur la carte qui l'accompagnait un numéro de téléphone avec un prénom : Marc. Je n'ai pas hésité longtemps parce que Daniel ne m'avait pas offert de fleurs, parce que je m'ennuyais, parce que Marc avait un beau sourire, parce que j'aimais l'automne... J'ai appelé et il est venu me voir. Il m'avait apporté un livre sur l'automne vu par les peintres. Il aime beaucoup la peinture et avant d'être pompier avait étudié aux Beaux-Arts. Quand je suis retournée au travail, il est venu me voir et depuis nous avons visité ensemble quantité d'expositions. J'ai quitté Daniel.

Ce matin, c'est le premier jour de l'automne. Il y a presque un an que j'ai rencontré Marc. Je sais qu'il m'attend devant la mairie du IVe. Mon bouquet, vous l'avez deviné, fleure bon ma saison préférée. Je m'installe dans la voiture de Flora, mon témoin ; je ne vais pas risquer de tomber à cause de ma cheville faible même si je sais qu'un pompier attentionné prendra soin de moi tous les jours de ma vie...

 

© Lakévio

 

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22 septembre 2017

Déjà...

 

paul rafferty

Paul Rafferty

 

Déjà l'automne !

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle...

Les souvenirs, lundi !

 

 

 

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20 septembre 2017

Un bonjour de chez moi !

 

Chez moi, il y a une drôle de bête...

J'ai une petite tête, un long cou et quatre jambes courtes. Qui suis-je ?...

La dame de fer ! 

 

TE Bernard Buffet

 

J'aime les regards du peintre qui la découpe, la décompose et la tord ou l'estompe

 

TE eiffel-tower-in-red-ryan-fox 

TE eiffel-tower-magic-irving-starr 

TE eifil-tower-blue-irving-starr

 

TE Seurat

TE Karen Tarlton

TE Robert Delaunay 7

TE Robert delaunay 1912 2

TE Robert Delaunay 1926

TE Robert Delauney 5

 

C'était un petit salut parisien avant de gagner le Sud... 

 

 

 

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18 septembre 2017

conte du lundi 76

 

Darren Thompson

 

 Je n'ai pas vu Paul, dit Sabine. Oui, mais il y avait Etienne..., répondit Natacha. Elles se hâtaient, en silence à présent, pour rejoindre leur lieu de travail. L'ondée était arrivée juste à point pour les libérer du poids de la cérémonie. Comme Natacha avait un parapluie, cela leur avait permis de s'éclipser rapidement. alors que les autres s'abritaient encore quelques instants sous les colonnades. 

C'était étrange, quand même de revoir Etienne... Il est sans doute venu parce que Paul ne venait pas...

Vous saviez que Paul ne viendrait pas ? s'étonna Sabine. Je croyais... Enfin, j'ai entendu dire... Au bureau, les bruits courent... s'excusa-t'elle.

Natacha n'avait pas envie de parler de Rachel. Sabine n'était qu'une collègue, pas une intime et puis, ce qu'elle venait d'apprendre. à propos de Sabine... Elle ne répondit pas et resta un long moment silencieuse, à se rappeler les heureux et moins heureux moments vécus avec Rachel... Celle-ci avait eu une longue histoire avec Etienne et tout le monde s'attendait à ce qu'ils annoncent leurs fiançailles. Au lieu de cela, le bureau du jeune homme, un matin resta vide, et Rachel elle-même ne parut que le surlendemain, le nez dans un mouchoir, disant qu'elle avait pris froid. Mais elle était un peu trop poudrée et maquillée et il n'y avait pas que son nez qui était rouge... A ce moment-là Natacha n'était pas du cercle pour connaître le vécu passionnel de Rachel mais suffisamment pour comprendre que les absences simultanées avaient un lien. Devant son air accablé, elle lui offrit un café et attendit de voir si la jeune femme voulait bien se confier. Et le trop plein finit par déborder. Rachel s'en voulait terriblement. Très amoureuse d'Etienne et en attente d'un futur partagé, elle l'avait pressé de s'engager. Après trois ans, quand même ! avait-elle ajouté. Ce fut pourtant le moment où il lui annonça qu'il avait accepté un poste en Uruguay ! Bien que ce fut une surprise totale car il n'avait jamais parlé de tels projets, il avait cependant proposé de l'emmener. Savait-il qu'elle avait mille raisons de refuser : ses parents, très âgés, sa soeur malade, et surtout, surtout, sa promotion récente et sa possibilité de carrière rapide ce dont elle avait toujours rêvé... Mais ce départ - Natacha savait que le mot signifiait "abandon" mais elle ne l'aurait jamais révélé à Rachel la carriériste - et ces changements dans ses propres plans, l'avait sérieusement bousculée. Elle la comprenait. Vraiment ? Pas tout à fait, parce qu'Etienne... si elle avait été à sa place, elle l'aurait peut-être suivi ; c'était quelqu'un de bien. La preuve, il était là ce matin...

Pensez-vous que Paul sera au bureau ?

La voix de Sabine la sortit un instant de ses pensées. C'est sûr, il y aurait fête à l'agence. Il faudrait malgré tout célébrer les promotions de l'année ! Natacha regarda Sabine et regretta sa bouffée d'amertume. Elle avait l'air si "innocente", l'air de ne vraiment rien savoir, à peine quelques ragots inconséquents dont elle se souciait peu.

Donc, elle ne savait pas que Paul ne serait pas là parce qu'il était parti se noyer dans le whisky d'Irlande. Paul, le cher Paul, Paul chéri, celui qui avait pris le bureau et la suite d'Etienne dans le coeur de Rachel. Ce que celle-ci affirmait en riant trop fort, suspendue au bras d'un Paul qui avait le parfait profil pour se faire manipuler. Qui aurait pu résister à la sublime Rachel qui ne supportait pas de ne pas avoir eu le courage de partir en Amérique du Sud ?... Natacha avait compris très vite à la crispation des lèvres qui se voulait pourtant légère, aux mains aux jointures blanchies sur les accoudoirs du fauteuil , aux bras qui ne s'ouvraient pas assez vite lorsque Paul venait surprendre Rachel. Elle se laissait aimer, elle avait besoin de lui. Elle l'avait même avoué à Natacha.

Elle ne savait pas que Rachel avait rompu brusquement la semaine dernière juste après que Paul l'ait demandée en mariage, elle l'avait aussi raconté à Natacha, en passe de devenir une amie proche grâce à sa disponibilité au bureau et son oreille attentive. Elle l'avait dit en riant à grand éclat et Natacha savait que c'était pour ne pas fondre en larmes. Sabine n'avait pas entendu ce qu'avait dit Rachel ce soir-là avant de rejoindre sa voiture : de toutes façons, je gâche tout, ma vie est foutue !...

Non, elle ne savait vraiment rien, Sabine, elle qui allait, à son tour, prendre le bureau et la place de Rachel car c'était elle, la "promue" du jour. Si elle l'avait su, elle n'aurait pas posé toutes ces questions et n'aurait pas été aussi tranquille, ... autant sincèrement affligée, pas dans notre milieu où l'on marche si facilement sur des cadavres se disait Natacha avant de regretter cette dure pensée.

Il ne fallait pas oublier que c'est de l'enterrement de Rachel qu'elles revenaient...

 

© Lakévio

 

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16 septembre 2017

Et à Saint Barthélémy, aujourd'hui...

 

 Rien n'est plus comme avant dans le petit paradis de mon Augustin...

Quelques nouvelles de cette petite île à laquelle nous sommes attachés par des liens familiaux.

 

Luis était passé en 1995 et il avait fallu une vingtaine d'années pour retrouver ce décor paradisiaque. (bien que déjà fortement altéré par rapport à "l'avant Luis")..

 

SB_Plage_Lorient_bungalow_20120527_1

 

St Barth 2016 06

De nombreux cocotiers avaient été déracinés. Le muret avait été placé pour prévention des eaux.

 

SB cabane surfeurs lorient jpg

Vous vous souvenez de la cabane des surfeurs sur la plage ?...

 

Irma est arrivée...

 

St Barth septembre 2017

Le vent et l'océan en furie ont emporté le sable. et dénudé la plage...

La terrasse du bungalow repose sur du vide et les cocotiers menacent le toit...

 

et la cabane de surf s'est retrouvée... sur le cimetière où reposent les ancêtres de Princess Lau.

(image empruntée à un instagrameur)

SB cabane surf cimetiere

 

Chanceux qu'il n'y ait pas de victimes chez nous mais le traumatisme est là. Il faut songer à présent à déblayer, nettoyer et réparer. L'aéroport étant enfin réouvert, ce matin s'envole une partie de la famille, via la Guadeloupe, pour évaluer et aider l'arrière grand-mère d'Augustin et les cousins sur les différentes propriétés dont l'une s'est complètement écroulée...

Et lorsqu'Augustin aura vingt ans, peut-être reverra-t-il son île comme il l'a vue en ses premiers mois... si un autre ouragan ne passe pas par là !

 

 

 

 

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15 septembre 2017

Dames en noir

 

Rentrée pluvieuse ?

Humeur sinistre ou joyeuse ?

 

Darren Thompson

 

Racontez lundi !

 

 

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